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V. Gl.ANDFS SÉBACÉES, LÉSIONS

t'O.TIMOTIOlV. La commotion est un ébranlement général du système nerveux aboutissant à la résolution cornidète, à la stupeur et au coma, et enfin à la mort. Mais lorsque l'ébranlement n'a pas été violent, les individusreprennent après vingt-quatre heures ouplus, toute l'intégrité de leurs fonctions. On étudie à part la commotion dii|, cerveau, et la commotion de la moelle. V. CervE-W, It: Moelle, Cérébroscgi'ie.

A la suite d'un traumatisme (chute, coupon opération), j; les malades restent parfois dans un état de stupeur iiiilrquée ; le pouls est petit, misérable, les malades paraissll I aliasourdis, ils s'endorment ou tombent dans le comiel meurent. Cet état est désigné dans la pratique anglaise i sous le nom deshock. ♦ !

Thérapeutique. — Les toniques et les excitants doiv?èiil|! être employés : ainsi le vin, l'eau-de-vie, l'acétate d'ain-j moniaque, la teinture de cannelle. Mais on devra recher-|, cher avant tout si les symptômes révèlent une lésions! du système nerveux.

Pour les commotions du cerveau et de ,1a moelle, on emploiera les moyens appropries. V. Encéphale, Moelle

COMPLICATIOXiS. Les maladies ne sont pas toujour simples, et elles sont compliquées, soit par une disposi tion antérieure de l'organisme, telle que la faiblesse, l'a némie, le scrofidisme, l'alcoolisme, le scorbut, l'hémo ptysie, la syphilis, la gastro-entérite, etc., ou par un maladie secondaire, telle que les vomissements dans le maladies cérébrales ou utérines; l'hydropisie dans les niô. ladiesdu cœur et du foie ; les ruptures de la plèvre, dai^' les maladies du poumon ; la péritonite, dans les malaw viscérales de l'abdomen ; les congestions dans les fié; vres, etc.

Toutes les maladies antérieures ou consécutives à ut état morbide principal sont des complications.

COMP

Thérapeutique. — Le médecin doit tenir compte des mplicalions que présentent les maladies pour diriger sa érapeulique selon les différentes indications offertes par s malades. — Dans certains cas, il n'a pas à s'occuper la complication, parce qu'on peut attendre la guérison l'état morbide pour la combattre. — Exemple : l'an- ^lose dans les rhumatismes, l'asthme, dans la bronchite guë, ou parce que la maladie principale étant prochaijment mortelle, la maladie secondaire n'est pas grand' lose dans l'ensemble de l'état morbide , ou enfin irce que la complication n'a rien de grave pour les mades. Ailleurs les complications modifient le traitement, )it parce qu'on ne peut les combattre par un traitement itiphlogistique, en raison de la faiblesse des malades, )it parce que, d'après leur nature syphilitique ou autre, les réclament un traitement spécial, soit enfin, parce i' elles obligent à recourir à des moyens différents de ;ux qu'on emploie contre la maladie principale. Dans un grand nombre de cas, si rien de relatif à la iblesse des malades ou à une diathèse spéciale ne s'y 3pose, il faut combattre les complications qui se présennt dans le cours des maladies, dès leur début, par des oyens appropriés, sans se préoccuper de l'état morbide imitif. — Ainsi fera-t-on pour la pneumouie de la rouîole ou des fièvres graves, pour l'endocardite dans la ilegmasie rhumatismale, pour la phlegmasia alba dons des femmes en couches, pour l'ophtlialmie de la vaole, pour l'œdème de la scarlatine, etc. COMPRESSES. On emploie en chirurgie :

1" Les compresses graduées, pliées plusieurs fois, de içon que les plicatures de plus en plus étroites, à partir u premier pli, forment un prisme triangulaire. Les com resses graduées servent pour maintenir les os fracturés, our soutenir des attelles, pour exercer une compression ar le trajet d'un vaisseau.

2° Les compresses longuettes, qui ne sont autres qu'un nge carré plié en deux. 'V. Pansement simple. Bandage

E SCULTET.

COMP

s. 137. — 1,1. Compresses fendues à Jeux et trois cliefs, employées pour les amputalicns, — %, 2. Compresses fendues pour pansements. Croix de Malto."

3" Compresses fendues, dont voici les plus emplovées Ig. 137) :

h° Le lint anglais, qui est une compresse sur l'une des ices de laquelle se trouve un tissu chevelu, analogue à de . charpie. Ces compresses se placent imbibées d'eau oide ou chaude sur les plaies.

COMPRESSEURS. Instruments destinés à exercer ne pression méthodique sur les parties.

Les compresseurs employés sont :1e garrot qui n'est aue chose qu'un ruban serré autour des membres avec un àtonnet.

Les compresseurs mécaniques des vaisseaux. V. Ané-

HYSMES ,

Les compresseurs mécaniques pour rapprocher les as, dans les cas de bec -de -lièvre compliqué par exemple.

Les compresseurs variés pour comprimer des tumeurs érectiles ou des kystes.

Enfin il y a des compresseurs qui servent d'appareils prothétiques ; par exemple le compresseur de Nuck qui comprime l'urèthre pour empêcher l'incontinence d'urine, l'appareil compresseur pour les hémorrhoïdes. V. Incontinence d'urine, Hémorrhoïdes.

COnPRESSIOIV. La compression est une action chirurgicale qui a pour effet de diminuer l'abord du sang artériel dans une partie et de favoriser le retour du sang veineux ; de suspendre la circulation dans une artère ; do favoriser la résorption de produits plastiques amassés dans un point ; d'empêcher l'accroissement d'une sécrétion anormale de sérosité dans une cavité close ; de faciliter la réunion de parties divisées ou décollées. La chirurgie se sert de la compression pour creuser un canal artificiel ou dilater un canal naturel.

La compression en thérapeutique est exercée avec des bandes de toiles ou de tissu élastique enroulées autour de la partie dont on veut régulariser la circulation. On applique sur la peau des poudres ou des topiques et l'on serre fortement avec les tours de la bande. Si l'on veut comprimer sur un seul point, on place des gâteaux de charpie serrés, des compresses graduées, des rondelles d'amadou, des plaques de bois, de plomb ou de gutta- percha, et l'on place par-dessus une bande roulée. La compression ainsi faite doit être renouvelée tous les jours.

La compression est encore appliquée à l'aide de ])andages, tels que les ceintures hypogastriques, les bas lacés, les bandages contentifs des hernies, etc.

Enfin on comprime avec des appareils mécaniques. V. Anévrvsmes, Hémorrhoïdes, etc.

Voici quels sont les cas principaux où s'emploie la compression :

Le phlegmon, les brûlures, les oedèmes, les varices, les anévrysmes, les tumeurs érectiles, les fongosités des plaies, les kystes, les tumeurs cancéreuses, les plaies étendues réunies avec des sutures ou des bandelettes de diachylon, les plaies des muscles.

Les abcès ouverts dont les parois sont décollées sont guéris quelquefois par la compression.

La compression peut diminuer les douleurs de certaines névralgies.

L'opération de l'anus contre nature, une opération de création d'un vagin artificiel , l'interposition entre les doigts d'un corps qui serre sur la commissure, sont des exemples de compression qu'on utilise en médecine opératoire.

Les accidents de la compression sont la douleur , les phlegmasies plus ou moins vives, et, quand les parties sont trop serrées, la gangrène. V. Gangrène.

Il est donc nécessaire, toutes les fois que l'on applique un bandage ou un appareil compresseur, de s'assurer si le bandage exerce bien la compression et si l'appareil ne serre pas trop sur de certaines places ; pour cela il faut se guider sur les douleurs éprouvées par les patients. Toutes les fois qu'un malade ressent des souffrances vives, défaites l'appareil et voyez s'il n'a pas trop comprimé et si les tissus ne sont pas meurtris.

Bien que l'on ne désigne pas sous le nom de compression les manœuvres destinées à réduire une hernie, il faut considérer le taxis comme une compression méthodique ; la compression est l'agent principal qui sert à la con-

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