‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 153 sur 612 · V. CÉRÉBnOSCOPlE · texte numérisé non relu

V. CÉRÉBnOSCOPlE

Très-variée dans sa nature, la congestion cérébrale prinitive peut être inflammatoire, hémorrhagique, active, pléhorique et chlorotique.

Les fortes congestions cérébrales sont aussi graves que rliémorrhagie du cerveau et peuvent entraîner la mort.

Thérapeutique. — La saignée du bras dans la congesion active et inflammatoire, ainsi que les sangsues et les entouses scarifiées à la nuque, sont les meilleurs remèes à employer au moment du mal ; mais pour le préveir, tous les mois six sangsues à l'anus, de temps à utre, le soir, 10 centigrammes d'aloès, la vie tranquille u grand air, dans des appartements frais, loin des granes réunions, des fêtes, des spectacles; le régime végétal, absence d'excitants alcooliques, tels sont les moyens à lettre en usage.

Dans les congestions cérébrales passives qui dépendent e la cliloi'o-anémie, il faut renoncer à la saignée et presrire les toniques, les ferrugineux, l'arsenic, l'hydrotliéraie, l'exercice et la bonne nourriture sont les remèdes u'il faut prescrire aux malades. V. Chlorose.

Coiigi'slion du foie. V. FOIE.

i Congestion pulnion:iIrc aiguë. Il y a une congestion ilnionaire aic/uè ou chronique qui n'est pas de la pneumonie que l'on nomme quelquefois engouement et hypcvémie limonaire.

Quand la congestion pulmonaire aiguë se fait rapide ent d'une manière active chez des sujets en bonne santé, ;termine la suffocation, la toux et l'expectoration aqueuse boudante, notablement colorée par du sang, c'est un remier degré d'apoplexie pulmonaire. Les malades peusnt en mourir.

Thérapeutique. — Il faut à l'instant ouvrir la veine et

f'gorger rapidement le système circulatoire. Il faut en finie temps appliquer des sinapismes aux membres inféeurs ou des ventouses ou même les ventouses .lunod, si [1 les a sous la main.

Il y a des cas au contraire où la congestion esl en lelque sorte passive et adynamique et se développe dans

cours des fièvres et des maladies pestilentielles. Cette ingestion est le premier degré d'une pneumonie seconùre.

La saignée est ici moins indispensable , et il ne ut y recourir que dans le cas dé pneumonie comcnçante. Il faut appliquer des sinapismes et des venuses au membres intérieurs; donner des boissons loucissanles légèrement Ioniques; donner l'extraitdequinlina à l'intérieur; du bouillon et de l'eau rougie, si la ivre n'est pas augmenlée par ces moyens. Généralement

ces congestions se dissipent avec l'élat général qui les provoque, et si elles passent à l'état de pneumonie, elles réclament alors les moyens que l'on emploie contre les pneumonies consécutives. V. ce mot.

Congestion |iiiInionuire clironique. La congestion pulmonaire clironique produit l'induration d'une plus ou moins grande partie de poumon et donne lieu à de la fièvre lente avec faiblesse générale, à de la malité incomplète, à de la faiblesse du murmure vésiculaire suivie d'expiration prolongée, à un peu de retentissement de la voix, enfin à tous les signes du premier degré de la tuberculose pulmonaire.

Thérupeutviue. — Les voyages, le séjour à la campagne, les boissons à l'oxymel scillitique, la teinture d'iode tous les deux jours sur la poitrine, les cautères et les vésicatoires sur le tliorax, l'arséniate de soude (5 à 20 milligrammes par jour), les fumigations aqueuses, les bains d'air coiriprimé; les eaux du Mont-Dore, de Saint-Ilcnoré, d'Enghieii, de Cauterets, de Luclion, d'Eaux-Bonnes, de Saint-Sauveur, d'Ems, etc., sont d'excellents moyens à employer contre la congestion pulmonaire chronique.

Congestion de la rate. V. RaTE.

Congestion de l'iitcrus. La congestion utérine est une maladie très-fréquente, à Vétat aigu, au moment des règles, par la fatigue d'une longue marche et par la station verticale prolongée ; ou à Vétat clironique à la suite des couches chez les femmes lymphatiques et affaiblies dont l'utérus est tombé dans un état d'hyposthénie particulier ou qui ont une chut-; de l'utérus. C'est une maladie sans gravité, longue et pénible, pour laquelle l'hygiène fortifiante et les toniques sont absolument nécessaires V. Utérus.

COl^ilCIXE. La conicine est Un alcaloïde volatil liquide considéré comme le principe actif de la ciguë. U a été employé contre le cancer, contre la coqueluche et la toux nerveuse. C'est un remède infidèle et presque abandonné. V. Can€er, Ciguè.

COXICITÉ DU inoi«lvo\. V. Amputations {Accidents des).

COXJOXCTiVE (CaNl,er de la). Outre les cancers de l'œil qui envahissent secondairement la conjonclivc, cette membrane est quelquefois d'emblée atteinte de cancer médullaire (Abernethy), fibro-plastique et gélatiniforme (Chelius, Mackensie), mélanique (Warlomont et Testelin\

Les cancers de la conjonctive se développent vite, ils sont mamelonnés et rarement pédiculés, ils saignent facilement, excepté le cancer mélanique; ils amènent la perte de l'œil, en arrière de la tumeur; ils se propagent enfin aux parties voisines, avec ou sans engorgemenls ganglionnaires à la région parotidienne.

Thérapeutique. — On enlèvera le cancer le plus vite possible ; on l'excisera avec les ciseaux ou le bistouri, suivant les nécessités. S'il y avait une hémorrhagio, on cautériserait avec le nitrate d'argent et le perchlorure de fer. Quand la vue sera entièrement perdue, on fera mieux d'enlever la partie antérieure de l'œil que de faire une opération incomplète.

Conjonctive (Cancroide DE la). Un petit bouton dans le voisinage des bords de la cornée, ou sur la conjonctive palpébrale devenant de plus en plus saillant, entouré d'une auréole hypérémique, et plus tard une tumeur rougeàtre bossek'-e excoriée à sa surface, ne suppurant pas, ne s'accompagnant pas de conjonctivite aiguë et indolente, est un cancroide primitif de la conjonctive.

CONJ

CONJ

Le cancroïde de la conjonctive gagne ordinairement en profondeur et peut perforer l'œil.

Thiim'peutiqm. — Si le cancroïde siège sur la conjonctive oculaire, on l'enlèvera le plus tôt possible, par une incision avec un petit couteau, et l'on enlèvera au delà des limites du mal.

Si le cancer siège sur la conjonctive palpèbrale, on sacrifiera une portion de la paupière, on enlèvera le cancroïde avec un lambeau en forme de V, et l'on réunira par première intention. Ou bien si l'on a enlevé beaucoup de la paupière, on taillera un lambeau quadrilatère sur la joue ou le sourcil, et on l'interposera dans le sens de la perte de substance de la paupière, comme dans la Ingophthalmie. V. Paupières (A6smce de la).

Conjoncti-vc (Chancue DE la). Il y a quelquefois des cliancres sur la conjonctive, mais jusqu'ici on n'y a vu que le chancre mou, avec ou sans adénite (A. Després), le pus d'une plaque muqueuse porté sur la conjonctive a pu y faire naître un chancre mou (A. Després). Dans ces cas, il existe une ulcération à bords taillés à pic reposant sur un fond enflammé. Dans les cas douteux on pourrait avoir recours à l'inoculation sur le malade. V. Chancre mou.

Thérapeutique. — La cautérisation avec le nitrate d'argent est suffisante pour guérir les chancres de la conjonctive. Quant aux adénites qui pourraient survenir, elles peuvent être traitées par une application de sangsues. Les applications de compresses d'eau blanche sur les paupières, les insufflations de poudre de calomel et de sucre réussissent bien à guérir les chancres mous de la conjonctive.

Conjonctive (CoRi'S ÉTRANGERS dela). Les corps étrangers caustiques de la conjonctive, tels que : chaux, potasse, cendres ou acide, quoiqu'ils ne séjournent que peu de temps sur l'œil, y déterminent des lésions graves. Une inflammation et des cicatrices vicieuses suivent leur inlroduction.

Un corps étranger inerte, des mouches, un grain de j)Oussière ou de charbon, introduits entre les paupières, développent une réaction vive en général, une conjonclivile traumatique aiguë ou chronique et des douleurs insupportables.

Il y a des conjonctivites simulées que les individus se donnent à volonté en s'appliquant dans l'œil des brins de charpie. V. Maladies simulées.

Les mouches déposent quelquefois des œufs sur l'œil d'un enfant et il sort des vers du cul-de-sac conjonclivnl (A. Bouilhet).

Une petite pierre entrée dans la conjonctive a pu s'enkyster (Wardrop).

L'injection de l'œil, un blépharospasmc, la photopholiie, les sensations pénibles du malade survenues brusqueuienl, font soupçonner qu'un corps étranger a été introduit dans l'œil.

L'examen sera fait après la constalalion de ces signes et l'on emploiera au besoin le chloroforme pour l'exploration si les soufl'rances du malade sont très-vives.

On tâchera de savoir (juel corps a pu être introduit sur la conjonctive.

Thcrapi'utirjiie. — Si le corps est visible sur la conjonctive oculaire, ou enlèvera le corps étranger, à l'aide d'un pli de linge, d'une aiguille, de papier roulé ou d'une cure lté.

Quand il s'agit d'un corps étranger inerte, tel qu'un grain de poussière, il suffit souvent, pour débarrasser le

malade, de soulever la paupière supérieure avec un doigt,i ■puis de monter sous elle la paupière inférieure et de frotter les deux organes l'un sur l'autre, et sur le globe de l'œ'il.

Si le corps est caché, après avoir fermé l'œil sain avecun bandeau, on renversera les paupières et l'on trouven le corps, en général, à un demi-centimètre au-dessous di bord libre des paupières. ()uand on ne le trouvera pas er ce point, on fera une injection d'eau tiède sous les pau pièces, à l'aide de la sonde d'Anel, et l'on répétera ces la vages jusqu'à ce que le corps soit amené sur les paupière; ou sur le globe de l'œil, où on le saisira.

Contre une inflammation menaçante, produite par les corps étrangers, une saignée de 200 grammes ou mieux une application de dix sangsues à la tempe seront faites, puis on traitera la conjonctivite si elle se déclare.

En cas d'introduction de corps caustiques entre les paupières, on lavera les yeux à grande eau "ou avec du lail pour enlever toutes les parties de caustique qui pourraient rester; mais comme il faut se presser, on emploiera d'abord le liquide que l'on a sous la main ; des compresses glacées seront ensuite maintenues sur l'œil ; et toutes les deux heures on instillera du lait entre les paupières.

Quand la cicatrisation de la brûlure commencera àst faire, on tiendra les paupières aussi écartées que possiWcl du globe de l'œ'il avec des bandes de diachylon. (In annw plat d'ivoire, même de plomb, sera interposé entre fel! paupières et le globe de l'œil.

Conjonctive (EntozDAIRE DE LA). L Cijstîcerque. S'v existe sous la conjonctive oculaire et palpèbrale une tu meur un peu mobile, arrondie, pâle, semi-diaphane ai centre, où l'on aperçoit un disque blanchâtre ou jaunâtre avec vascularisation périphérique, il y a lieu de croire qm c'est un cysticerque sous-conjonctival (Sichel, Arlt, Baum Hœring).

Thérapeutique. — On enlèvera la tumeur placée sou la conjonctive palpèbrale avec la pifice de Desmarre (V. Chalazion) ; on enlèvera la poche entière et l'on eau térisera. On enlèvera la tumeur placée sous la conjonctivi oculaire par dissection.

11. Filairc de Médine. Dans les climats chauds, le filain de Médine existe souvent au milieu du tissu graisseux d l'orbite et arrive sous la conjonctive, de préférence sou la caroncule; le ver généralement unique détruit les tis sus et cause une inflammation intense, ordinairement siii vie d'abcès.

Thérapentique. — On traitera les abcès par les moyen locaux : incision, et au besoin injection de vin aromii tique dans la cavité de l'alicès. Le ver est entraîné ave le pus.

Conjonctive (Épanchéments SOUS la). Épanchenm séreux, Chémosin sé-reux. ]À('$ h \\n état inflammatoire d' la conjonctive, les chémosis séreux arrivent parfois spon tanément ou se présentent après la résolution de laconjonc li\itesous forme d'un bourrelet, peu saillant et non dou loureux.

Des inflammations profondes de l'œ'il et de l'orbite on gendrent le cliémosis séreux.

Thérupeutiijue. — S'il n'y a pas autre chose que l'épaii cliement séreux dit cliémosis, on appliipieia sur \'(t' fermé un rond de toile, puis un gâteau de charpie, eln tour de bande large de 2 ccntimèires, qui sera serrée det rière la tête. On peut appliquer aussi la fronde de I-i»' breich (V. Bandages). Si ce traitement ne réussit pas. n

CONJ

CONJ

ratiquera des mouchetures sur le bourrelet séreux avec des iseaux courbes.

Épaachements sanguins ou -apoplexie de la conjonctive.

On voit quelquefois survenir spontanément chez les ieillards et chez les adultes, soit après des veilles, soit à \ suite de fatigues, soit à la suite de troubles menstruels, hez les femmes, des taches ecchymoliques sur les cononctives, qu'il faut considérer comme de véritables apoilexies.

Le scorbut, les congestions choroïdiennes (Desmarres), me contusion de l'œil, une fracture du crâne et de l'oriite, sont souvent la cause des épanchemenls sanguins ous-conjonctivaux. V. Fracture du crâne.

Thérapeutique. — Des compresses froides, des comresses trempées dans la teinture d'arnica, et le traitement énéralde ladiathèse hémorrhagique seront employés dans

(3 épanchemcnts sanguins spontanés, qui, du reste, peu- :nt être abandonnés à eux-mêmes, car ils se résorbent ut seuls. Pour les épanchemcnts traumatiques, V. CoNusjON, Fracture DU crâne.

Épanchements d'air. L'emphysème généralisé, oul'emhysème consécutif à une ouverture sous-cutanée d'une des ivités accessoires des fosses nasales ou du canal nasal, eut s'étendre jusque sous la conjonctive, et comme il est ire que l'air soit enfermé seulement sous la conjonctive I diagnostic de la lésion n'est pas difficile. La crépitation ropre à l'emphysème est un signe qui ne laissera pas de oute sur la nature du mal. V. Emphysème.

Th('ra])eutiqne. — Si l'emphysème de la conjonctive est 1 û à une déchirure des voies lacrymales, on comprimera I ir le sac,; et l'œil sera tenu fermé. V. Emphysème.

Épanchements de pus. Des abcès peuventse former sous i conjonctive, soit après une conjonctivite, soit après que i sclérotique a été traversée par le pus d'un œil suppuré, oit enfin par suite de la migration du pus venant d'un I! bcès de l'orbite.

' Thérapeutique. — Quand on constate un abcès de la "' )njonclive, si l'œil n'est pas perdu, on donnera passage , i pus, et l'on fera des lotions d'eau tiède.

Conjonctive (GRANULATIONS DE LA) [Trachome]. Hislo-

^ giquement les granulations de la conjonctive ne sont pas

;s papilles hypBrtrophiées. C'est une hypergenèse de

^1 jyaux des cellules du tissu cellulaire, ou si l'on veut ce

iiit des bourgeons charnus sur une muqueuse. C'est un

[sudat arrêté dans sa régression (Virchow, Wecker). Ce

i«| int peut-être des hypertrophies des follicules glandulaires

lit ; la conjonctive (Stromeyer). Ces lésions sont analogues

ifi 1 semblables aux véffélalions.

Granulations aiguës {Trachome aigu). Dans le cours une conjonctivite catarrhale, après une conjonctivite puilente, ou en vertu d'une mauvaise hygiène, du défaut

.jj ! soins et d'une habitation dans un lieu malsain, mal

jjj iré, on voit souvent apparaître de petites granulations anchàtres comme du tapioca cuit au milieu de papilles illantes, puis les papilles deviennent moins apparentes conjonctivite disparaît, les granulations se vasculari-

* nt et apparaissent sous forme de petites végétations conlentes rouge violacé, grisâtres quelquefois, et qui en se

l'f I trissant laissent une cicatrice.

" La conjonctivite palpéhrale est principalement le siège ( s granulations, qui s'y reproduisent par poussées suc- "'' • ssives .

Dans les granulations aiguës de la conjonctivite, les yeux

larmoient, sontdouloureu\, il y a de la pholophobic, les malades sentent comme un corps étranger roulant sur le globe oculaire, et il y a toujours un peu de conjonctivite hypémique avec sécrétion muqueuse purulente ; les paupières sonf un peu gonflées.

Les granulations de la conjonctive se compliquent souvent d'ulcères de la cornée, d'une vascularisalion rayonnée de cette membrane et d'un pannus, mais rarement d'iritis.

Thérapeutique. — On ne doit pas employer longtemps les collyres au sulfate d'atropine, chez les individus qui ont une tendance aux granulations de la conjonctive.

Les malades doivent changer de régime et de genre de vie, habiter un endroit bien aéré. Les granulations nées sous l'influence d'une irritation permanente disparaîtront avec la conjonctivite catarrhale causée par une mauvaise hygiène. Elles guériront quand on aura guéri la conjonctivite purulente qui a été l'occasion de leur développement; mais dans ces sortes de conjonctivite, tant qu'il n'y a pas d'excès d'inflammation et de complication menaçante, il faut laisser aller les choses ; les granulations disparaissent par le fait de la su[)puralion. On emploiera les collyres liquides de nitrate d'argent au cinquantième. On touchera les conjonctives palpébrales avee le crayon de sulfate de cuivre ou les crayons de sulfate de cuivre et de tannin. Dans les cas d'inflammation, même très-intense, ces moyens sont suffisants.

Les cautérisations avec le nitrate d'argent sont moins bonnes que les cautérisations avec le crayon de sulfate de cuivre.

Granulations chroniques [Trachome chronique). Les graiiulations aiguës qui ne paraissent pas liées à l'inftam-

Fiu'. 13S. — Graniiliitinns ilu-(mir|ni>s île lu cnii|oiii-liVf.

ination, les granulations qui s'établissent leiilemeut avec une réaction inflammatoire à peine appréciable ou longtemps après une conjonctivite, constituent le trachome chronique.

Le trachome chi-onique est constitué par des granulations néoplasiques ou des granulations mixtes.

Les granulations néoplasiques apparaissant sans inflammation sont disposées sous forme de granulationsgrisàlres , isolées, arrondies, sur la conjonctive oculaire et sur la conjonctive palpéhrale.

Les granulations mixtes formées de papilles nettement hypertrophiées (Uesmarres) et de granulations néoplasisiques naissent ou par suite d'une conjonctivite initiale, ou par suite d'une conjonctivite occasionnée par les granulations néoplasiques, et elles existent surtout sur la conjonctive palpéhrale. Ce sont là de véritables végétations. V. plus haut.

CONJ

CONJ

Des granulations diffuses irrégulières, sur une muqueuse dégénérée, se recouvrent souvent d'une couche dépitiiélium et se mêlent aux papilles hyperlrophiées en formant une niasse granuleuse disséminée sur toute la conjonctive palpébralc qui caractérise le trachome chronique.

Un pannus et des cicatrices sur la conjonctive coïncident fréquemment avec les granulations chroniques et les distinguent des hypertrophies papillaires de la conjonctivite purulente chronique.

L'aspect seul de la lésion de la cornée doit faire diagnostiquer les granulations de la conjonctive.

Le trachome chronique existe surtout sur les conjonctives palpébrales; lorsqu'il existe sur la conjonctive oculaire, il occupe le limhe de la cornée.

.\u début du trachome développé sans conjonctivite les malades ne souffrent pas : la îvéralite vasculaire est le premier indice des granulations, plus tard une conjonctivite apparaît avec ses douleurs caractéristiques, et sa sécrétion purulente ou muqueuse. A mesure que les granulations se forment, diminuent et se reproduisent, il survient : ou bien une oblitération des conduits lacrymaux et une xérophthalmie, ou bien une rétraction cicatricielle de la paupière, un cctropion ou un lagophthalmos ; les cils déviés se placent sur deux ou trois rangées, il y a distichiasis, et à la longue la conjonctive finit par être transformée entièrement en tissu de cicatrice. Les glandes de Meibomiusmême peuvent être réduites à de petits sacs remplis de matière calcaire .

Les deux yeux sont souvent atteints à la fois de trachome chronique.

La scrofule, les privations, la misère, un air impur, l'agglomération des individus et la contagion favorisent le développement des trachomes chroniques comme du trachome aigu ; dans ce dernier cas la contagion s'exerce au moyen du pus sécrété au moment des inflammations qui surviennent sur la conjonctive.

C'est de quinze à trente ans que les granulations chroniques sont surtout observées (Stellwag), tandis que les granulations aiguës ont été vues sur de très-jeunes sujets.

Thérapeutique. - Quand la maladie n'a pas encore fait de grands progrès, lorsqu'elle a débuté depuis peu de temps, un bon régime, des soins de propreté, le st'jour dans un pays sain, bien aéré, sont des moyens quelquefois suffisants pour la guérir.

Dans les familles ou dans les pensionnats, on isolera les sujets atteints de granulations de la conjonctive, et en vertu du même principe, il ne faudra pas réunir tous les individus atteints de ces maladies d'yeux dans un grand service d'hôpital.

On relèvera le moral des malades, on prescrira le traitement général antiscrofuleux, et les malades éviteront le contact de toutes les vapeurs irrilaiiles.

On cautérisera avec le sulfate de cuivre, non pour détruire les granulations, mais pour faire naître une conjonctivite destinée à vasculariser la conjonctive et à favoriser la résorption des granulations On renouvellera les cautérisations quand la vascularisation que Ton aura produite aura disparu.

Dans les granulations mixtes et diffuses, on cautérisera avec le nitrate d'argent en collyre.

P.au .listill.'.c 30 grammes.

Nitnile d ul-eiit '25 à 50 oeutisi-.iimiics.

Les douches de liquide froid pulvérisé sur les paupières renversées (Wecker) soulagent beaucoup les malades.

Les compresses d'eau chaude en permanence (de Graefe) sont destinées à favoriser la vascularisation des conjonctives.

On touche les paupières renversées avec le mélange à parties égales d'eau et de sous-acétate de plomb, dans le cas où les granulations sont recouvertes d'une couche épithéliale épaisse et ne sont pas accompagnées d'hypé-i rémie.

Les scarifications et l'excision des granulations ne sont faites que quand il y a du gonflement papillaire manifeste et que quand les granulations se sont transformées en masse pour ainsi dire polypeuse.

Les caustiques, l'acide nitrique, le nitrate d'argent pur, ne valent rien contre les granulations.

L'acétate de plomb en poudre sur les granulations forme sui' elles une couche métallique, ce qui est un inconvénient, les malades guérissent quelquefois, mais ils sont exposésà des rechutes.

L'inoculation du pus d'une conjonctivite purulente ou d'une blennorrhagie (F. Jaeger) est un moyen qu'il ne faut pas employer à la légère, car il est très-dangereux. On n'y ' aura recours que dans les cas de granulations sèches, gélatineuses, rebelles à tous les autres traitements.

Contre le pannus symptomatique qui se produit après la guérison' des granulations, on emploiera une solulim i faible de nitrate d'argent :

Eau distillée 15 grammes.

Nitrate d'argent 30 centigrammes. j^H

On sectionnera, au pourtour de la cornée, les vaissOTBI qui persisteront (Desmarres), par excision avec les ciseam courbes. V. Pannus, Kératite vasculaire.

On traitera les ulcères de la cornée comme ceux qui surviennent dans le cours d'une conjonctivite purulente, V ce mot.

Si, après la cicatrisation des granulations, il yatrichiasis ou distichiasis, on cautérisera le bord des paupières avet le fer rouge pour détruire les bulbes des cils, ou bien or excisera le bord libre de la paupière. Mais il vaut niiem traiter le trichiasis par une opération.

S'il y a rétrécissement de l'orifice palpébral, blépharo" phimosis, on incisera transversalement la commissure.externe, de façon que la peau soit coupée dans une étejdue de 8 millimètres et la muqueuse seulement dans w\ étendue de 6 millimètres, on tirera en haut et en bas siii les lèvres de la plaie, qui deviendra alors verticale; 1» muqueuse sera réunie à la peau par quelques points dt sutiu'e ; puis on fera un pli et une suture à la peau des pan pièi'es correspondant aux points où les cils sont le plu; déviés (Pagenstecher). V. Entropion, Trichiasis.

Conjonctive (HYPERTROPHIE DE LA). Conséquence habituelle d'une conjonctivite chronique ou d'une conjonclivile à répétition ou de la présence d'un corps étrange dans l'œil, ou d'un état anémique et scrofuleux, l'hyper trophie de la conjonctive se manifeste d'ordinaire pariu épaississement assez considérable des bourrelets situés dan' les culs-de-sac conjonctivaux et par de petites saillies su la conjonctive oculaire.

Les granulations dues à l'hypertrophie de la conjoncliv sont mamelonnées, ce qui les distingue de celles des trî chômes ou granulations simples, qui sont caractérisés pa des tumeurs isolées sur la muqueuse,

Le retour des conjonctivites est parfois un niodificateui de la vitalité de la conjonctive et une occasion de guérison mais il ajoute souvent à la maladie un élément de plus tl durée.

Thérapeutique, -— Il ne faut pas pratiquer rexcisiondit

CONJ

la muqueuse conjonctivale hypertrophiée, et l'on se bor nera à l'emploi des collyres opiacés.

CONJ

Eau distillée 30

Laudanum 10 :

grammes, outtes.

On modifiera le tempérament scrofuleux par les prépa râlions anliscrofuleuses.

Conjonctive (Kystes séreux de la). Des kystes d'une grosseur variable, rarement plus gros qu'une noisette, cir ponscrits, mobiles, transparents, contenant quelquefois du ;ang mêlé au cérum, naissent fréquemment dans la con onclive.

On ne peut les confondre qu'avec un cyslicerquo, mais 1 n'y a point d'auréole inflammatoire autour du kyste. Conjonctive (Entozoaires de lu).

Thérapeutique. — On enlèvera avec les ciseaux courbes a, plus grande partie du kyste ; on excisera ses parois, et on cautérisera la plaie avec le nitrate d'argent pour évi er la récidive ; on pansera à l'eau froide.

Conjonctive (LiPOME DE L.\). La graisse qui existe sous i conjonctive peut s'hypertrophier et former un lipome n reconnaît cette tumeur à sa coloration jaunâtre, à ses ïamelons muKiples et à son indolence. Le pinguécula et dermoïde sont en général uniques et réguliers. V. CoN- )NCT1VE {Productions dermoides de la).

Thérapeutique. — On enlèvera ces tumeurs lorsqu'elles ront isolables, en saisissant leurs parties saillantes, ans les cas de tumeurs multiples, on excisera la tuleur saisie par des pinces à griffes, avec des ciseaux jurbes, et l'on fera la suture de la plaie conjonctivale le Graefe) .

Conjonctive (PoLYPES DE la). Une végétation pédicue, pâle, l'osée, mamelonnée, naissant du tissu sous-conmctival, dans le repli semi-lunaire ou sur la caroncule, yant pour origine une papille conjonctivale hypertrophiée t donnant quelquefois lieu à des liémorrhagies (Sei(z), est n polype de la conjonctive. Un bourgeon charnu exubéint, consécutif à une plaie de la conjonctive ou de la lérotique, comme la fongosité qui recouvre parfois la aie de la strabotomie, comme les fongosités dans la plaie li résulte de l'ablation d'un chalazion, est encore une gétation polypeuse.

Tous les polypes de la conjonctive tendent à se pédicuer.

Thérapeutique. — On enlèvera la tumeur avec les ciaux, en ayant soin d'emporter avec le pédicule du polype le portion saine de la conjonctive, et l'on cautérisera la aie avec le nitrate d'argent. Des compresses d'eau froide ront continuellement appliquées sur l'œil pendant trois jrs, pour prévenir l'inflammation. Les bourgeons char- 1 s tendant à devenir des polypes seront cautérisés avec Ipiitrate d'argent.

Conjonctive (PRODUCTION DERMOÏDE DE LA). Comme conjonctive est unie à. la paupière avant l'ouverture des iix du fœtus, il arrive quelquefois qu'en vertu d'un art de développement, au moment où la scissure des pauvres a lieu, une portion de peau reste adhérente à la ijonctive et à la cornée (Ryba). Dans quelques cas, celle Ipduction dermoïde se recouvre de poils, tend à s'accroître à empêcher la vision. On la reconnaît à l'ensemble de •actères physiques qui la rapproche de la peau des pau- I| res.

Thérapeutique. — Le tissu dermoïde sera enlevé auss)t que l'on pourra le faire ; on aura soin surtout d'ext ire la portion qui occupe la cornée ; pour cela on fiOÛCHUI ÈT bESfRÉS. — 2« édit.

saisira la tumeur avec une pince à griifes, et on l'enlèvera avec des ciseaux courbes. On fera attention de ne point enlever trop de tissu sur la cornée ; mieux vaut laisser les couches profondes de la tumeur, qui s'atrophieront seules sans qu'il soit même besoin de recourir à des cautérisations énergiques.

Conjonctivc (RELACHEMENT DE la). Les conjonctivites chroniques, surtout celles qui ont été accompagnées de chémosis séreux de la conjonctive oculaire, sont souvent suivies d'un relâchement de la conjonctive qui forme alors des plis à la surface de l'œil (Middiemore).

Thérapeutique. — Si les malades ne souffrent point, n'opérez pas. Si le pli de la conjonctive existe en haut et tombe sur la cornée, on l'excisera d'un seul coup, et l'on tiendra les paupières fermées et recouvertes de compresses d'eau fraîche.

On tentera d'abord de tonifier la muqueuse par les collyres.

Etiu distillée. .

SuUate de zinc,

Ou :

Eau distillée. . . , ïeintnre d'ojiium.

30 grammes.

5 centigrammes.

Conjonctive (XÉROSIS DE LA) OU Xérophthalniie .

Rare à la suite d'un ectropion, très-rare h la naissance (Wardrop), ordinaire après la conjonctivite granuleuse et diphthéritique,le xérosisest une atrophie de la conjonctive, avec disparition des vaisseaux et des glandes. Il est caractérisé par une décoloration ouune desquamation furfuracée et des plicatures delà membrane muqueuse.

Les culs-de-sac de la conjonctive disparaissent en partie et forment une sorte de symblépliaron.

Thérapeutique, — Les malades laveront les yeux avec du lait tiède et se serviront du collyre suivajit :

Eau distillée 30 grammes.

Borax 10 centigrammes.

Teiutnre d'opium 1 gramliie.

S'il y a entropion , on opérera. V. Entropion.

CO\JO\CTIVITE DIPn I IIÉKITIQLE. La diphthérite peut se produire dans le cours d'une conjonctivite purulente (Wltarton Jones, Velpeau, Rouisson, Desmarres) ; elle peut exister comme maladie spéciale (Chassaignac, de Graefe, Wecker) ; on l'a appelée conjonctivite phlegmoneuse (Stromeyer) .

La conjonctivite diphlbéritique débute comme la conjonctivite purulente, seulement la conjonctive est jaunâtre, couverte d'ecchymoses, et il se fait des dépôts fibrineux dans l'épaisseur de la muqueuse et à sa surface, où ils sont très-adhérents.

Dans la diphlhérite conjonctivale, les sections faites sur la conjonctive et sur le chémosis oculaire ne font pas couler de sérosité, et laissent apercevoir la coupe d'un tissu jaunâtre.

En général, cinq ou six jours après le début de la conjonctivite diphlbéritique, la conjonctive rougit, devient turgescente; les paupières s'infiltrent, la suppuration survient par poinls isolés, et il y a véritablement alors une conjonctivite purulente qui dure plus ou moins longtemps.

A la fin de la conjonctivite diphlbéritique, quand la cicatrisation commence, le rétrécissement de la conjonctive, des adhérences et un symblépliaron peuvent se produire.

La conjonctivite diphlbéritique s'accompagne souvent

CONJ

CONJ

d\in sphacèle de la cornée qui s'infiltre et devient grisâtre, s'ulcère ou se nécrose ; mais elle s'ulcère quelquefois en gardant une certaine transparence, et en présentant des ulcères à facettes.

Les douleurs sont très-vives au début de la conjonctivite diphthéritique, puis elles diminuent dans la période de suppuration.

La dipluhérite conjonctivale est presque toujours liée à un état général ; elle s'observe épidémiquenient en même temps que les angines diphthéri tiques (Bretonneau); elle procède quelquefois de la contagion d'une conjonctivite blennorrliagique ou purulente simple. Elle arrive après une brûlure de la conjonctive, api'ès des cautérisations prolongées par le nitrate d'argent, et ici le nom de pblegmon sous-conjonctival donné à la maladie trouve sa justification.

Les fausses membranes diphthéritiques qui se produisent dans les conjonctives des enfants se montrent surtout cbez ceux qui sont atteints de syphilis héréditaires.

L'œil atteint de conjonctivite diphthéritique est presque toujours un œil perdu.

Thérapeutique. — 'On appli((uera deux ou trois sangsues à la tempe, à la racine du nez, et l'on en renouvellera l'appbcalion si cela est nécessaire.

On incisera la conjonctive ; les scarifications ne sauraient être trop multipliées, il ne faut pas attendre que la conjonctive soit vasculariséeetque le pus commence à être sécrété ; on appliquera des compresses d'eau glacée sur les paupières, par-dessus des compresses trempées dans l'eau blanche. Les cautérisations ne sont pas avantageuses (Desmarres, Wecker), à moins de vascularisalion évidente de la conjonctive.

On lavera les yeux avec le mélange :

Kaiu 300 grammes.

Taiiniii (Ht borax 50 centigrammes.

Ou bien avec :

Eau ordioaire t litre.

Acide plxéuique 1 gramme.

l'our injections, toutes les heures entre les .paupières.

Au début, badigeonner les paupières avec la teinture d'iode pure estun révulsif efficace qui peut arrêter la diplithérite conjonctivale (Wecker).

On donne quebjuefois le calomel à dose fractionnée, comme pour la conjonctivite purulente ; aux adultes, It) centigrammes toutes les deux heures ; aux enfants, 1 centigramme toutes les heures □.

Le tartre stibié à dose rasorienne est moins jjon (jue le calomel à dose fractionnée; il ne doit pas être donné aux enfants.

Les malades resteront au lit, observeront le diète au bouillon, et boiront une tisane délayante.

Lorsque la maladie est dans la période de réparation, on préviendra les adhérences par des pansements fréquents ; les lavages avec le lait ou la glycérine coupée d'iiau calmeront les douleurs et la sensation de sécheresse des yeux que ressentent les malades.

Conti'e la diphlhérite de la conjonctive oculaire, pour empêcher les altérations consécutives de la cornée, on toucliera les parties avec un pinceau imbibé d'un collyre au nitrate d'argent au cinquantième, et l'on neutralisera tout de suite avec l'eau salée, afin de ne point agir sur la cornée.

Conjonctivite purulente. {Ophtluilmie purulente

(Schmidt, Beer) ; Ophthulmie d'Éijijpte; Ophtlmlmie desi nouveau-nés ; Ophtlialmie blennorrliagique. j

Conjonctivite purulente aigué. La contagion directe opérée sur un œil sain, par le pus d'un œil atteint de con-j jonctivite purulente, ou le contact du pus virulent de Is' blennorrhagie ou du pus de nature variable, la malpropreté, la misère, la chaleur solaire vive et l'humidité ensuite, la poussière, sont les causes de l'ophthalmie purulente.

La conjonctivite purulente peut être épidémique et endémique comme l'ophthalmie belge et l'ophthalmie des armées.

Les culs-de-sac conjonctivaux, les conjonctives palpée braies et la caroncule sont les points les plus profondément atteints dans la conjonctivite purulente (de Graefe).i

La rougeur, l'injection générale de la conjonctivite avec points ecchymosés, cyanosés même, surtout chez les enfants ; l'infiltration séreuse du tissu sous-conjonctival ; la saillie et la turgescence d'une quantité innombrable depapilles de la conjonctive saignant facilement ; l'abondanci d'une sécrétion purulente ; quelquefois des fausses mem->i branes ; le chémosis palpébral ; la teinte terne de la cor-li née ; la marche extrêmement rapide de rintlammatilD,|: caractérisent la conjonctivite purulente. f |

Les souffrances de la conjonctivite purulenle ne sont\iij très-vives, à moins que la cornée ne soit atteinte, et ellereprennent alors avec plus de vigueur (Mackensie). Dan ces cas, il y a des douleurs circumorbitaires assej vives. [

La cornée participe souvent à l'inflammation de la coii' jonctive, elle se ramollit , se perfore et donne lieu une hernie de l'iris. Ou bien la cornée, entièrement ra molHe, cède, et l'iris fait saillie à travers la cornée et il a tin staphylôme rameux.

Dans la conjonctivite purulenle, l'iris peul aussi être al teint, alors une irido-choroïdite arrive, l'œil suppure, et y a un hypopion et l'œil se vide.

Le pus de l'ophtlialmie purulente est contagieux et ino culable.

On ne confondra pas l'ophthalmie catarrhale avec l'opl thalmie purulente ; la première ayant une marche leni et une suppuration faible, tandis que l'autre a une mardi rapide, et sécrète un pus abondant ; plus tard, une altf ration de la cornée est un signe univoque, il n'appartiei qu'à la conjonctivite purulente (Wecker).

Quand on soupçonne une conjonctivite punili nie, est important d'examiner toute la conjonctive en renvoi sant les paupières ; — chez les enfants, cela est difficile mais avec de la patience on y parviendra. — Chez li adultes indociles, on aura recours au chloroforme dai quelques cas. C'est le seul moyen de diagnostiquer la coi jonctivite purulenle de la conjonctivite diphthérilique dans colle-ci, il n'y a pas une turgescence de la muqueui qui existe au début de la conjonctivite purulenle. 11 fai aussi examiner scrupuleusement, pour distinguci' la coi jonctivite purulenle de la conjonctivite qui précède 1' granulations ; mais ici il n'y a qu'un traitement i peu diiféreul à instituer, les lésions étant presque \' mêmes

La diphthérite conjonctivale complique souvent \i conjonctivites purulentes dues au contact du pus blei norrhagique. line taie de la cornée, une cataracte, montrent accidentellement, suivant l'étendue de la prop;

CONJ

CONJ

ation de rinûammalion elles désordres immédiats qu'elle causés.

Thrfiipeutlijne. — Après avoir lavé l'œil à l'aide d'irrigaions d'eau tiède ou en faisant tomber un filet d'eau entre es paupières écartées, on cautérisera avec le crayon de litrate d'argent (Velpeau). On doit porter le caustique 'abord sur les culs-de-sac conjonctivaux et sur la cononctive palpéhrale au début de la maladie (de Graefe). lU lieu de nitrate d'argent, il vaut mieux employer un rayon composé de : nitrate d'urgent fondu, un tiers.; ?draie dépotasse, deux tiers (Desmarres), et on lavera après vec l'eau salée. Le crayon de sulfate de cuivre a l'avanige de cautériser fortement sans produire d'cscbare, mais rsque l'on s'en sert il faut cautériser trois fois par jour : chaleur de l'œil augmente, les larmes sont sécrétées en bondance, puis une amélioration innnédiale succède à s cautérisations. On cautérisera tous les jours. Lorsque schare causée par la cautérisation au nitrate d'argent, ce sel est employé, sera tombée, la diminution de la Lnirétion du pus et l'affaissement des boursouflements de muqueuse indiqueront le moment où il faudra cesser de uUériser. Les altérations de la cornée ne contre-indijent pas les cautérisations. Toutes les six heures on inillera dans l'a-il le collyre suivant :

Eau ilistilliiu. . .

Sitrute d'uv^eiit.

oO gi'auuiifs.

5U t'i'iitii;rttinmtîs.

fin

l'on neutralisera l'excès de collyre déposé dans l'œil ec «ne solution de chlorure de sodium. Des compresses eau froide (lîcer) ou d'eau froide mêlée à de l'eau blanle, seront maintenues sur les paupières fermées. Dans ntervalle des pansements et des applications de collyres, 1 lavera l'œil avec de l'eau à 10 ou 12 degrés.

Si le boilirsoutlcment de la muqueuse est considérable, 1 scarifiera légèremeiit après les cautérisations, et pour itretenir une hémorrhagie on lavera avec de l'eau ède ; ou bien on excisera avec les ciseaux courbes sur

chémosis conjonctival des lambeaux de conjonctive.

Dès que l'on constatera un trouble de la transparence

la cornée ou un ulcère commençant, on instillera six à lit fois par jour quelques gouttes du collyre suivant :

Knu distilliM' 10 graMiiiii;?.

SulfiUe ncntie il'ati'cipine 50 ccntisrarnmcs.

On fera même une ou plusieurs évacuations de l'bumeur ueuse (V. Kératites) (Sperino), s'il y a ulcère de la •née. On piquera la hernie de l'iris, et on l'excisera en listant sur les applications du collyre mydriatique ; on litera l'iritis et la rhoroïdite parles moyens appropriés, ces mots.

En général, la saignée, les sangsues à la tempe, ne sont s efficaces au même litre que les moyens locaux ; chez les fants, il faut toujours s'en abstenir. Les dérivatifs sur le be digestif, sauf les purgatifs salins sont efficaces ; le ire stibié (Travers) est dangereux.

L'œil sera tenu dans l'obscurité. 11 faut tout faire pour empêcher la contagion à l'autre 1 ; on fermera les paupières et l'on placera par-dessus le couche de coUodion ; à la première rougeur, on aura coursa un collyre nu nitrate d'argent au vingtième, apqué avec un pinceau.

Chez les enfants, pour éviter l'accolement des pauvres de l'œnl malade, on badigeonne le bord libi'e s paupières avec un pinceau trempé dans le mélange ivant :

3 {ji'aminci>.

Hmlu il amaniies douces l id..

l'i écipité iwigc 5 centigr-immes.

On renversera les paupières pour les cautériser, et les

injections pour les laver seront faites avec une seringue chargée d'eau ou d'eau et de glycérine.

Fermer les paupières et faire la compression (Slellwag) n'est bon que quand la maladie entre en voie de résolution.

On explorera la cornée plusieurs fois par jour ; pour cela, on se servira des élévateurs des paupières, qui permettent de bien voir.

On se rappellera que chez les enfants Vœ'û se vide avec la plus grande facilité, et que l'inflammation a une marche insidieuse. Dans ce cas, ou traitera comme chez l'adulte, et les nourrices laveront les yeux du petit malade avec leur lait.

Chez les individus qui sont atteints de conjonctivite purulente blennorrbagique, les sangsues placées à la tempe, à la racine du nez, sont plus efficaces que dans les autres ophthalniies, mais seulement tout à fait au début, alors que la contagion vient d'avoir lieu. Toutes les deux heures, les malades prendront 10 centigrammes de calomel, ou 5 centigrammes toutes les heures, et des frictions mercurielles seront faites sur les tempes, sur la poitrine , les bras et les cuisses, pour provoquer vite une salivation.

On cautérisera la conjonctive avec le sulfate de cuivre, de préférence au nitrate d'argent, surtout s'il y a menace de conjonctivite diphthéritique.

L'œ'il sain sera tenu fermé avec un bandeau ou des bandelettes de taffetas d'Angleterre recouvertes par une couche de coUodion élastique.

En général, le traitement par la salivation sera rejeté si le malade est faible. Ou se bornera aux purgatifs, aux cautérisations et au traitement local.

11 n'y a pas lieu de se préoccuper de rappeler les écoulements arrêtés, la conjonctivite blennorrbagique n'est pas une métastase.

Conjonctivite purulente chronvjuc. Il est rare que la conjonctivite purulente s'arrête seule : alors elle passe quelquefois à l'état chronique, et ce sont surtout les conjonctivites palpébrales qui offrent cette terminaison.

Les conjonctivites qui accompagnent les granulations spontanées sont des conjonctivites purulentes chroniques.

Il y a quelquefois des conjonctivites purulentes qui se manifestent d'emblée sous la forme chronique.

Dans la conjonctivite purulente chronique, la conjonctive épaissie, relâchée, rouge, parsemée de papilles hypertropliiées et de plaques blanches, offre des points plus enflammés qui apparaissent par poussées, la cornée est toujours un peu altérée, et c'est là un élément de diagnostic entre la conjonctivite catarrhale aiguë et la conjonctivite purulente chronique.

Thérapeutique. — Laver les yeux à grande eau ; cautériser avec le crayon de nitrate d'argent et de nitrate de potasse, avec le sulfate de cuivre, alternativement ou séparément. — Administrer, quatre à huit fois par joiu-, quelques gouttes du collyre suivant :

Enu ilistillée

Sniis-npiitato flp plnmlt.

Ou

l'.nu

S.lli:

te d..

cuivre. . ,

n jiaiiimrs.

5 oontigramiut'^

no lïrauinips.

30 oi>ulif;i-iUiin\c?

l'unjoiietivitc piisUiIeiise. La conjonctivite pustuleuse est une forme de conjonctivite simple dans laquelle les pustules se développent toujours au pourtour de la cornée. Le traitement de cette lésion est celui des pustules de la cornée (V Kératite"). Cette forme existe chez le» enfants qui ont une constitution sci'ofuleuse.

292 CONJ

ronfonctivîte simple. Conjonctivite simple hijpcrémiquc. Ordinairement causée, soit par une irritation de la muqueuse, soit par des vapeurs irritantes, soit par dos cils renversés, soit par des bléphariles glanduleuses, soit par un corps étranger resté dans l'œil, soit par une lésion du globe oculaire, soit enfin par des veillées prolongées, la conjonctivite hypérémique est constituée par le développement du réseau vasculaire et des papilles de la muqueuse, qui ne sont cependant pas encore des granulations franches.

Dans la conjonctivite hypérémique simple les malades éprouvent des sensations de picotement; la conjonctive est rouge, et le matin l'œil est baigne de larmes et de mucus.

Il n'est pas rare de rencontrer la conjonctivite hypérémique chez les individus atteints de catarrhe et chez ceux qui ont eu recours à des lunettes mauvaises ou mal appropriées à leur vue (Sichel, Desniarres).

Thérapeutique. — Le traitement consiste à prévenir les causes d'irritation et h diriger la guérison des lésions qui ont fait naître la conjonctivite. V. BLRPiiARtTES, Cho- ROïDriES, Corps étrangers, Enthopion, Kératitiîs.

Pour guérir l'hypérémie, on donnera des douches froides, à 12 degrés, sur l'œil fermé, avec un jet d'eau en arrosoir ( Wecker) .

On emploiera le collyre suivant :

Sulfite de zinc 30 centigrammes.

Eau ilistillée 00 à 120 giainines.

Eau de rose 30 id.

Ou :

Sous-océtate de [domb t centigramme.

Eau commune 75 grammes.

Lorsque la maladie dure depuis longtemps, on aura recours au collyre suivant :

liau distillée. 45 grammes,

Teinture d'oiiium 15 id.

Une goutte dans l'œil fous les deux jours ou tous les jours.

Eau distillée , 30 grammes.

rsitrate d'argent 25 centigrammes.

Appliquez à l'aide d'un pinceau sur les paupières renversées. On neutralisera le collyre avec un lavage d'eau salée (Wecker) C'est surtout pour les conjonctivites palpébraies, désignées sous le nom de blépharites que ce moyen est utile.

Conjonctivite simple, catarrlialc. OplithaJmie catarrhale. Un degré plus avancé de la conjonctivite hypérémique, avec sécrétion de larmes et de mucus, avec injection disposée par plaques, et quelquefois avec injection de la sclérotique, caractérise la conjonctivite catarrhale.

Si dans la conjonctivite catarrhale il y a quelquefois sécrétion de pus, en général, la sécrétion n'est pas abondante ; mais, pendant la nuit, le mucus ou le pus se concrète sur le bord des paupières, sous forme d'une croûte jaunâtre. La conjonctive palpébrale , la caroncule , la conjonctive oculaire, sont prises à la fois, ou isolément, et elles sont luisantes ou baignées sans cesse de larmes et de mucus.

Des picotements, une sensation de graviers dans l'œil, annoncent le début de la conjonctivite simple, puis ces symptômes disparaissent, la sécrétion arrive. La vue n'est pas altérée, si ce n'est passagèrement, lorsque du mucus passe devant la'^ornée.

La conjonctivite catarrhale chroni(jue n'est pas doulou-

CONJ

reuse ; il n'y a que de la gêne oculaire et une hypei^sécrétion muqueuse ; la conjonctive présente çà et là des plis, des cicatrices, et a une coloration laiteuse ou rouge bleuâtre; les conjonctives palpébrales sont le plus ordinairement le siège de cette lésion (V. Blépharites), el donnent naissance à d'autres altérations. V. Conjonctive (Xcrosis de la).

Il est extrêmement rare que la conjonctivite catarrhale aiguë ou chroni(|ue se complique de kératite et d'iritis, ce qui la distingue de l'ophthalmie puralente. Lorsqu'elle osl répétée, elle devient une cause d'inflammation des voies lacrymales.

Le catarrhe oculaire est peut-être contagieux, mais ce n'est pas démontré; il est épidémique.

L'exposition à des vapeurs irritantes, aux miasmes des fosses d'aisances, à un air vicié, la propagation d'une inflammation du visage dans les fièvres éruptives, l'érysipèle, causent la conjonctivite catarrhale.

La conjonctivite granuleuse simple débute comme la conjonctivite catarrhale aiguë, et c'est en attendant m jour ou plusieurs que l'on arrive à un diagnostic cèrtain.

Thérapeutique. — On éloignera les causes etteats d'inflammation ; on recherchera s'il n'y a pas de coîçi étranger entre les paupières, et l'on placera les malades dans un milieu hygiénique convenable. On appliquera des compresses froides ou tièdes lorsque les malades ne sup-' portent pas le froid. On purgera avec grammes de sulfate de magnésie ou de sulfate de soude.

Lorsqu'il est démontré que le mal est une conjonctivite catarrhale, on emploiera les collyres abortifs suivants :

Eau distillée. . , Nitrate d'aigent.

15 grammes.

15 centigrammes.

Appliquez comme pour la conjonctivite hypérémi(pe|i On continuera en appliquant le collyre suivant qui es' plus faible :

Eau dislillée.

Nitrate d'argc

30 grammes.

25 centigrammes

Polu' la conjonctivite catarrhale chronique, on prescrïf avec avantage le collyre :

Sulfate de zinc 5 ceutigranunes.

Eau distillée 15 grammes.

Teinture d'opium ou laudanum 10 à 20 gouttes.

Trois à huit fois par jour, quelques gouttes seromij instillées dans l'œil.

Si l'inflammation est limitée à la conjonctive palpéhrak on appliquera sur le bord libre des paupières un peu de! pommade suivante :

Axonge 3 grammes.

Huile d'amandes douces 1 id.

liioxydc de mercure hydraté 5 centigrammes.

Sous-acétate do plomb liquide 20 gouttes.

Quelle que soit la conjonctivite, les malades gardeH^' sur les yeux une compresse trempée dans le collyre l'acétate de plomb, et ouvriront plusieurs fois par jour Ii paupières, alin de laisser pénétrer le liquide dont les co» presses sont imbibées.

Les budiqeonnaqes de teinture d'iode au pourtour «s l'œil sur les paupières sont quelquefois très-utiles da" celle forme de conjonctivite.

Si le sujet est scrofuleux on aura recours aux prépar:^, lions antiscrofuleuses. ,

CONJ

CONJ

FORMULAIRE DES CONJONCTIVITES,

Collyre au nitrate d'argent.

Nitrate i.l'nig'i.'nt 10 à 20 « entigrammes.

Eau dibtillée 20 grammos.

(Réveillé-Parise) f+l.

Foucher a remplacé l'eau par la glycérine, pour les onjonctivites purulentes des enfants.

Collyre au nitrate d'argent.

Nitrate d'argent 2 grammes.

Eau distillée 30 id.

Contre la conjonctivite purulente (Velpeau) [+].

Les pommades au nitrate d'argent, 50 centigrammes à gramme pour 30 grammes d'axonge sont bien inférieu- 3s aux collyres.

Collyre au sulfate de zinc.

Sulfat.î de zine 0,25 grammes.

Eau de plantain 120 ^ id.

Mucila.^'C de pépins de coing 15 id.

(Janin) [+].

Collyre au sulfate de zinc.

Sulfate de zinc 15 centigrammes.

Eau de rose 90 grammes.

Laudanum 1 id.

(Hôpitaux d'Italie.) Collyre au sulfate de zinc.

Eau de rose

Eau distillée

SuH'ate de ziiic

Poudre d'iris de Florence.

Suci'fi candi

30 grammes.

90 id.

50 centigrammes.

'ja-i 60 id.

(Hôpitaux de Paris) □.

Collyre au sulfate de zinc.

Sulfate de zinc 5 à 15 centigrammes.

Eau distillée 30 grammes.

Laudannm 10 ."i 20 gouttes.

(Sichel.)

Pour les conjonctivites chroniques chez les enfants à institution scrofuleuse, ou à la fin des conjonctivites, on ait remplacer le laudanum par la teinture d'opium, 1 à grammes [T].

Collyre à la pierre divine.

Pierre divine 2 grammes.

Eau de rose 60 id

Laudanum 2 à 5 id!

(Hôpitaux d'Italie) □.

Pour les conjonctivites purulentes.

Collyre à l'iodure de zinc.

lodure de zinc.

Eau..

t gramme.

250 ' id.

Contre la conjonctivite granuleuse (Hays) □. Collyre d'acétate de plomb.

Acétate de plomb \

Alcool camphré .] ^ Soutins.

Eau de plantain 200 grammes.

i ondre de gomme adragant tiO " id.

(Scarpa)

Pour laver les yeux dans les conjonctivites et les kéra-

es chroni(}ues.

Ce collyre a été simplifié.

Acétate de plomb 10

Contre les conjonctivites chroniques ; ce collyre laisse elquefois des taches sur la cornée Q.

Collyre antiscrof uleux à la suie.

Suie 90 grammes.

Délayez dans :

Eau bouillante c{. s.

Filtrez et faites évaporer jusqu'à siccité. Étendez ce résidu ou extrait de suie dans :

vinaigre fort 70 grammes.

Ajoutez :

Extrait de roses de Provins ". . 15 déoigrammes.

Quelques gouttes de cette solution dans un verre d'eau tiède forment un collyre résolulif employé contre les conjonctivites des scrofuleux (Baudelocque) [+],

Collyre à la suie.

Infusion de roses ronges 125 grammes.

Extrait de suie i décigrammes.

Suc de citron 4 gouttes.

(Carron duVillards.) Contre l'ophthalmie purulente des nouveau-nés

Collyre au borate de soude.

Borate do soude 8 gramnioSt

(Rust) E].

Desmarres a fait un collyre semblable et y a ajouté de la glycérine. Ces collyres sont assez bons à la fin des conjonctivites.

Pommade à l'oxyde dem.ercure.

Oxyde de mercure porphyrisé 2 grammes.

AxoDge 30 id.

Créosote 10 gouttes.

(Tanesville) □.

L'oxyde de merciu'e peut être supprimé. Celte pommade n'est assez bonne que pour les conjonctivites anciennes.

Pour les conjonctivites chroniques, on emploie les pommades au précipité rouge modelées sur la pommade de Saint-Yves et du Régent [V. Cornée (Opacités de la), Blé- PHARITES]. La pommade de Lyon, et celle de Grandjean sont les plus simples, 1 à 5 grammes de précipité rouge pour 16 ou 20 grammes de cérat rosat ou de cérat simple E].

Pommade au précipité blanc.

Précipité blanc 2 décigrammes.

Laudanum 5 id.

Extrait de Saturne 5 id.

Axonge - . . 50 grammes.

(Rust.)

Pour les conjonctivites anciennes avec blépharites [+].

Pommade mercurielle.

Pommade mercurielle double iO grammes.

Strychnine 5 décigrammes.

Huile essentielle d'amandes améres. ... 10 gouttes,

Mêlez.

U grammes pour chaque friction. Cette pommade convient dans les conjonctivites et ophthalmies graves.

Pommade mercurielle.

Onguent mercuriel 10 grammes.

Extrait de belladone 10 id.

Uudc q, s.

Pour une pommade molle qu'on applique sur la tempe et les paupières pour calmer les douleurs \±].

(Hôp. de Paris, Sichel, Desmarres.)

COiySERVES. Préparation pharmaceutique, de consistance molle, et formée d'une substance végétale mise

CONS

CONS

en pulpe et unie au sucre. — H y a la conserve de cyiiorrhodoHS, A'absinthe, de tussilage, d'armoise, d'oranger, de mélisse, de genièvre, à'aidnée, de casse, de roses rouges, (Vangélique, etc.

On peut aussi faire une conserve de viande d'abord mise en purée et confite avec un peu de sucre, pour l'embarquer à bord des navires et pour secvir à la nourriture des armées de terre et de mer.

CO:^SOMPTIO!\I. Différents étals morbides peuvent entraîner l'amaigrissement, la dyspepsie et la fièvre hectique qui caractérise la consomption; ce sont: la phthisie tuberculeuse pulmonaire et laryngée, la pneumonie caséuse et ulcéreuse; la tuberculose des os, des ganglions mésentériques et des séreuses, le cancer des différents organes ; les phlegmasies chroniques de l'intestin, de l'estomac, de l'œsophage, du pancréas, du foie et des reins, mais ce sont surtout les maladies des voies digeslives et de ses annexes qui ont le fâcheux privilège de produire la consomption. V. Cachexie.

Tliéra:peutique. — On ne peut guérir la consomption qu'en faisant disparaître la maladie principale. Or, parmi les maladies qui produisent l'amaigrissement, la perte des forces, le dépérissement graduel et la fièvre heclique, la plupart sont incurables, et contre cette espèce de consomption il n'y a pas grand'chose à faire. Le séjour à la campagne, hi bonne nourriture, la purée de viande crue 200 grammes par jour, un peu de vin et l'usage des graisses ou de l'huile de foie de morue, des préparations toniques et ferrugineuses sont les moyens cà mettre en usage.

Quant à la consomption qui résulte de l'entérite chronique, de l'ulcère chronique de l'estomac, de certaines bronchites chroniques, des maladies curables de l'utérus, du foie, du rein et de la vessie, les moyens les plus convenables à employer pour la guérir sont ceux qui peuvent amener la guérisonde ces maladies.

C01V§0I]DE. Plante des borraginées, dont la racine mucilagineuse et astringente est employée en décoction, 8 grammes par litre d'eau, conire l'hémoptysie [+] et contre la diarrhée [+]• On en fait un sirop utile pour édulcorer les tisanes féculentes.

C01M.<*TIPATI0]\. La difficulté et la rareté des évacuations excrémentitielles constituent la constipation.

La constipation résulte de causes très-nombreuses et très-variées , qui sont : l'atonie intestinale résultant de l'alimentation insuffisante, de la chlorose, de l'hypochondrie, de l'excès de nourriture azotée, de l'entérite chronique érythémateuse, de l'abus des lavements tièdes, de la paresse du rectum , occasionnée par la négligence apportée à la défécation; — l'altération ou le défaut de sécrétion intestinale biliaire ou pancréatique qui accompagne la gastralgie, les maladies du foie ou du pancréas; — le spasme du rectum produit par des hémorrhoïdcs ou une fissure à l'anus; — les maladies aiguës ou chroniques du cerveau produisant la paresse de l'intestin; — les corps étrangers, les rétrécissements, les invaginations, les tumeurs du tube intestinal, l'imperforation de l'anus et les hernies étranglées ; — la paralysie de l'intestin, produite par les coliques de plomb ou toute autre cause, etc.

La constipation alterne souvent avec la diarrhée.

Dans la constipation, les excréments sont durs, ovillés, plus ou moins bruns et couverts de mucosités épaisses, en petite quantité ou en masses assez grandes pour faire 'des lambeaux longs d'un mètre, qu'on prend (piehiuefois à tort

pour des fausses membranes, et les évacuations n'ont lieu que tous les deux, trois, c[uatre ou six jours.

La plénitude dans le petit bassin, avec des douleurs vagues aux lombes et dans le ventre, la teinte plombée du visage, des malaises, la pesanteur de tête et la dyspepsie sont les conséquences ordinaires de la constipalion.

La constipation habituelle produit souvent des hémorrhoïdes, des fissures à l'anus, de l'entérite aiguë, de la typhlite, de la dyspepsie avec ou sans hypochondrie, et quelquefois le cancer du rectum.

Dans la constipation, la palpation du ventre au niveau de l'une ou de l'autre fosse iliaque permet de découvrir des matières dures accumulées dans l'S iliaque et dans le caecum, où elles forment des tumeurs plus ou moins volumineuses. C'est ce qu'on nomme des scî/6((te, quand elles sont d'un petit volume, et des tumeurs stercorales quand elles sont très-volumineuses.

Tant que la constipation ne dérange pas la santé habituelle, cet état n'a rien de grave, mais, dans quelques cas, il en résulte des accidents d'obstruction et d'inflaramation intestinale chronique, qui peuvent entraîner la mort.

Thérapeutique. — Dans le traitement de la constipatioi, il ne faut pas perdre de vue les causes qui lui ont don# naissance, car il en résuhe des indications curativcs impor: tantes.

On doit rechercher si cette disposition est produite par les corps étrangers, les tumeurs ou les invaginations de l'intestin, par les imperforations de l'anus et par les hernies étranglées (V. ces mots); car alors elle exige le traitement de chacune de ces maladies. — Il en est de même de la constipation qui accompagne la colique saturnine; mais en dehors de ces cas, il y a une constipation qui résulte de la paresse de l'estomac ou de la paralysie de l'intestin, et chez certains malades elle amène des accidents de rétention stercorale qui exigent un traitement spéciale! immédiat. ^

Dans la constipation par vice de sécrétion, par aton| ou phlegmasie chronique, le régime joue un rôle trèî important et doit être composé d'un seul repas de viand| d'eau rougie, de laitage, de fruits crus ou cuits, de fécif' lents et d'une grande quantité de légumes verts bien cuits ou en purée, tels qu'épinards, chicorée, carottes, navets, salsifis, choux-fleurs, céleri, choux ordinaires, etc.; enfin le raisin en grande abondance. Les malades devront en outre prendre des bains lièdes et faire de l'exercice à la campagne.

Des lavements froids ou émollients avec la graine de lin et la racine de guimauve ; excitants avec le gros miel, 60 grammes, le miel de mercuriale, 30 grammes; purgatifs avec le sel marin, 60 grammes, le sulfate de soude, 60 grammes, la décoction de feuilles de séné, 15 grammes, etc., devront être conseillés.

Des suppositoires de savon médicinal ou de beurre de cacao additionnés de 1 à 5 centigrammes d'extrait de belladone devront être mis tous les soirs pendant vingt jours dans le rectum. — On y pourrait mettre également une mèche de charpie enduite de pommade bella#' née (L. Fleury).

Des douches ascendantes rectales d'eau tiède ou iVcau minérale de Vichy, coupée avec moitié eau ordinaire, sont très-efficaces, et il faut les prendre pendant cinq à dix minutes une ou deux fois la semaine.

CONS

La belladone, donnée tous les soirs pendant longtemps à la dose de 2 à 5 centigrammes au moment de se coucher, est souvent très-utile dans celte forme de constipaion.

Application d'eau froide aux extrémités tous les matins au moyen d'une serviette imbibée d'eau I |.

Sirop de {leurs de pécher; il se donne à la dose de 30 à 60 grammes (Guy-Palin) 1+1.

Extrait de noix vomique, 25 milligrammes, trois fois par jour, ou mieux la même dose, associée à 25 milligrammes d'aloès et 25 milligrammes d'extrait do rhubarbe (Bault) dans la constipation par inertie de rinte.slin □.

On peut enfin donner les tisanes laxatives de petit-lait clarifié et non clarifié, une tasse par jour ; le lait d'ànesse ï jeun et la pulpe de casse ou de tamarin, 60 grammes dans un litre d'eau; les purgatifs tels que :

V huile de ricin, faite à froid, 30 grammes à jeun , dans du thé, du café ou du bouillon d'herbes {+].

La graine entière de moutarde blanche, ti'ois cuillerées ï bouche par jour dans un demi-verre d'eau f+l ;

Le sulfate de soude, UO grammes à jeun dans du bouillon d'herbes [+] ;

Le citrate de magnésie, 60 grammes à jeun dans du aouillon d'herbes [+] ;

]-a magnésie calcinée, une demi-cuillerée à liouche tous PS soirs, dans un demi-verre d'eau r++1 ;

U huile d'épurge, 15 à 20 gouttes dans un verre d'eau sucrée à jeun □ ;

Le sirop de nerpirnn, 15 à 20 grammes à jeun I I: La marmelade de Tronchin par cuillerées à bouche jusqu'à effet purgatif FH:

La teihture de scammonée, 10 à 30 gouttes dans une [tasse de bouillon d'herbes f+l :

La gomme-gulte, 10 à 30 centigrammes en pilules; Ucdoês, 20 à 50 centigrammes avant dîner FT+I : L'huile de croton, 2 gouttes dans une pilule de mie de ain E];

Sirop de roses pâles, 30 à 60 grammes par jour FR ; Huile d'olives sucrée, 60 grammes à jeun tous les ours [T] ;

La graine entière de graine de lin, deux cuillerées par |our dans de l'eau;

Le thé de Smyrne, — de Saint-Germmn, etc., une cuilerée à café le soir en infusion dans de l'eau tiède ;

Podophylline à 2 centigrammes par jour en pilules faites avec l'extrait de datura.

Podophylle 10 eentiyrnmmes.

Extrait de datuta stramonium dO id.

Pour cinq pilules.

A prendre une ou deux par jour au plus.

Eau de Pullna tous les matins à jeun, un petit verre à Bordeaux .

Électricité. Faradisation de l'intestin avec' le pôle négatif au moyen d'un conducteur isolé à l'exception de son extrémité libre, et l'autre conducteur humide promené sur le ventre pendant 15 minutes, deux ou trois fois par semaine. Le courant doit être modéré et l'on use en même temps de l'influence de l'exercice et du régime rafraîchissant (Althaus).

Ca,fé au séné qui purge doucement et maintient ensuite a liberté du ventre.

CONS

Follicules de séné 12 à 20 !

Calé en poudre jQ '

Eau bouillante 13()

Lait bouilli j20

Sucre 40

,rammes, id.

id.

id.

id.

L'eau bouillante est versée sur le café et sur le séné, et après une heure d'infusion on passe avec expression pour ajouter ensuite le sucre et le lait.

A prendre en une ou deux fois i-t- -t-i.

11 faut faire beaucoup d'attention dans l'emploi de ces purgatifs, car si l'on peut y recourir quelquefois, il serait imprudent de vouloir toujours s'en servir pour combattnî la constipation. Ces moyens finissent par irriter les voies digestives et produisent des entérites très-graves qu'on doit tâcher d'éviter. Le régime précédemment indiqué, les bains, l'exercice à la campagne, sont, en résumé, les moyens les plus utiles aux malades.

FORMUL.ilRE DE LA CONSTll'ATlON.

Huile belladonée.

Huile d'amandes douces 300 grammes.

Extrait de belladone 20 centigrammes.

Poudre de sucre 30 S'rammes.

Faire dissoudre. Une cuillerée par jour à jeun. (Bouchut )

Sirop de séné.

Séné 150 grammes.

Faites infuser dans :

Eau 1000 grammes.

Passez avec expression ; faites évaporer au bain-marie jusqu'en consistance sirupeuse ; ajoutez alors :

sirop de s\icre bouillant 1000 grammes.

Passez, ajoutez :

Rhum 150 grammes.

A la dose de 30 grammes, pour purger les enfants de quatre ans [+]•

Sirop de séné au café.

Séné 150 grammes.

Café torréfié 150 id.

Sirop de sucre 1000 id.

Epuisez le séné et le café jusqu'à s. q. d'eau pour obtenir 300 grammes de liqueur concentrée que vous mêlerez au sirop de sucre après l'avoir fait évaporer d'autant (Raudelocque).

Il se prescrit à la dose de ."ÎO à 50 grammes comme purgatif. Le café masque très-bien la saveur nauséabonde du séné FR.

Mixture purgative.

Scammonée en poudre 3 décigrammes.

Alcoolat de romarin 2 grammes.

Triturez dans un mortier de porcelaine, et ajoutez peu à peu :

Eau de fleur d'oranger 50 grammes.

Sirop de fleur de pécher 50 id.

A faire prendre en une fois le matin à jeun (Andry) m. Potion purgative.

Feuilles de séné 10 grammes.

Faites infuser un quart d'heure dans :

Eau bouillante 120 grammes.

Passez et faites fondre :

Sulfate de soude 15 grammes.

Ajoutez :

Poudre de jalap 1 gramme.

En deux fois le matin à jeun [+]•

296 CONS

Sedlitz powders.

AeiJe tartrlqiie 30 grammes.

Divisez en douze paquets dans du papiei' blanc.

Bicai'bonalL' de somle 30 grainmos.

Tortrate de potasse ot do soude 100 id.

Mêlez et divisez en douze paquets e dans du papier bleu.

On fait dissoudre un paquet d'acide dans un verre d'eau. On ajoute un paquet de sel. et Ton agile. Boisson gazeuse tempérante et laxative (P. de Sedlitz) [+]•

Poudre de Sedlitz composée.

Sulfate de magnésie en poudre \0 grammes.

Hioarbonate de soude 3 id.

Mêlez exactement.

D'autre part, dans un second paquet.

Aeide taririijue en poudre 2 grammes.

Mêlez les deux paquets dans 25 grammes d'eau, et prenez au moment de l'effervescence (Planche) \±}.

Potion purgative.

Amandes douées mondées n" 8.

Sucre 30 grammes.

Eau 100 id.

Faites une émulsion, d'autre part :

Résine de jalap 5 déoigranimes.

Sucre i gramme.

Amandes n° 1.

Gomme en poudre 5 grammes.

Triturez la résine avec le sucre, épistez avec l'amande privée de son épiderme, ajoutez la gomme, puis l'émulsion peu à peu. La résine est ainsi très-bien divisée. A prendre en une fois (Baratau) [+].

Lait purgatif.

Résine da scaranionée 4 déeigrammes.

Sucre blan'-' 10 grammes.

Triturez ensemble, et ajoutez peu à peu :

Lait pur 100 grammes.

Eau de laurier-cerise 3à4 gouttes.

En une seule fois pour un adulte (Planche). Purgatif laiteux.

Scammonée décolorée 60 centigrammes.

Lait de vache 120 grammes.

Sirop Je lleur d'oranger 30 id.

Pour une dose [+]•

Pilules anières.

Extrait de trèfle d'eau ) „

, , , , > aa 3 grammes.

— de rliubarbe j ^

Poudre d'alnès 2 id.

Mêlez, et avec quantité suffisante de poudre de rhubarbe, faites des pilules de 15 centigrammes ; une par jour ; embarras intestinal (Gall) f+l.

GoDmie purgative 10 à fiO gramme.".

Dans une tasse de bouillon dégraissé.

Émulsion purgative avec V huile de ricin.

Uiiile de ricin 23 grammes.

Jaune d'œuf n° 1.

Eau de menthe 10 grammes.

Eau commune 0-i id.

Sirop simple 32 id.

F. s. a. [Codex). A prendre en une fois le matin à jeun [+]•

Potion purgative.

lluûe d'amandes douces \

Huile de ricin | ua 30 grammes.

Sirop de guimauve )

Mêlez, A prendre en une ou deux fois [+].

CONS

Potion purgative,

Huile de l iein. 50 grammes.

Sirop de nerprun 50 id.

Eau do raontbe 50 id.

Mêlez, en triturant le tout avec un jaune d'œUf. En deux fois le matin à jeun [+].

Teinture d'aloés composé.

Aloès soeotrin 3G grammes.

Racine de gentiane 4 id.

Rluibarbe A id.

Zédoaire 4 id.

Safran 4 id.

Agaric blanc 4 id.

Thériaque 4 id.

Alcool à 21 degrés Cart. 17S8.

F. s. a. (dose : 10 à 50 grammes). Comme purgatif et stomachique \±i. (C'est l'élixirde longue vie.)

Hiéra picra (électuaire d'aloès).

Alnès 125 grammes.

Cannelle 8 id.

Macis 8 id.

Rac. cabaret 8 id.

Mastic 8 id.

Miel 500 id.

F. s. a. Vieil électuaire utile comme purgatif. Dose ; 2 grammes [+]•

Vin d'aloés.

vin d'Espagne 260 grammes.

Aloès 30 id.

Poivre de la Jamaïque ) , . ,

,,■1 ' >aa 4 id.

Gingembre /

Faites macérer pendant huit jours et fdtrez. Une oui lerée à bouche dans un peu d'eau sucrée

Élixir de Raulin.

Racine de gentiane

— de rhubarbe

Écorce d'orange amère ^ 3^ „,,3,„„,„,

Absmibe '

Teucrium ehama"di'ys

Kollicules de séué

Cascarillo I a • 1

, I , . ■ i aa 2 ul.

Aioes soeotrin (

Faites macérer le tout pendant huit à dix jours dans :

Alcool il 22 degrés 1000 grammes.

Filtrez et conservez. Une cuillerée à bouche avant chaque repas. Si cette dose prise ne procure pas quelques selles, on la réitère le lendemain [+]•

Potion d'huile de ricin.

Huile de ricin pure 50 grammes.

Jaune d'ieiif n" 1.

Infusion de bon café 125 grammes.

Sucre 30 " id.

F. s. a. A prendre à jeun (Righini) \±}.

Pilules d'aloés composées.

Aloès en pondre 30 grammes.

Extrait de gentiane 15 id.

fîuile de carvi 40 gouttes.

Sirop q. s.

Broyez ensemble jusqu'à ce que la masse soit parfaitement homogène. Faites des pilules de 15 centigrammes, A prendre une tous les soirs avant de dîner (Ph. Lond.) È.

Pilules aloés, myrrhe.

Alots CO grammes.

Sof'"» Ua30 id.

Myrrhe f

Sirop q. s.

Pulvérisez séparément l'aloès et la myrrhe ; broyez le tout ensemble pour former une masse bien homogène.

Faites des pilules de 15 centigrammes : 2 à 6, comme purgatif (Ph. Lond.)

CONS

Bouillon aux herbes imrrjatif.

Crème de tartre soluble 30 grammes.

Bouillon aux herbes lOOO id.

A prendre par verres à jeun de dix en dix minutes \±\. Boisson tempérante.

Crème de tartre soluble 10 grammes.

Nitrate de potasse 2 id.

Sucre .50 ;d.

Eau «OO Id.

A prendre par verres à jeun de dix en dix minutes [+]. Suc d'herbes purgatif.

Snc de bourrache et de chicorée 125 grammes.

Sulfate de soude 15 id.

A prendre en une seule fois, le matin à jeun [+].

Eau purgative.

Phosphate de soude 40 grammes.

Aride citrique 6 id.

Bicarbonate de soude 4 id.

Eau 625 id.

Dans une bouteille bien bouchée et ficelée. A prendre ir verres jusqu'à effet purgatif.

Cette eau est moins désagréable que l'eau de Sedlitz. Ile purge très-bien [+].

Émétique en lavage.

Émétique 2 centigrammes.

Bouillon d'herbes 1 litre.

A prendre par verres à jeun de dix en dix minutes

Lavement contre la constipation nerveuse.

Asa fœtida 12 grammes.

vinaigre ordinaire 30 id.

Miel.' <)0 id.

Eau id'orge 300 id.

Jaune d'œuf q. s.

Mêlez et faites s. a. une mixture émulsive aussi homoene que . possible.

Pour deux lavements qui doivent être administrés à une ure d'intervalle l'un de l'autre

Lavement cC huile de ricin.

Huile de ricin 50 grammes.

Décoction de guimauve 300 id.

F. s. a. Administrer en une fois le malin à jeun [+]• Lavement laxatif.

CONT

Huile de ricin

Miel commun

Décoction de guimauve.

■ ^ aa 30 grammes.

'. . 300 id.

Administrer en une fois le matin à jeun [+]•

Lavement de tabac.

Décoction de tabac, 1 à 2 grammes par litre d'eau tous s jours en lavement. V. Hernies. Ce lavement est danreux et peut empoisonner □.

Eaux minérales purgatives.

Eaux salines purgatives de Kisstngen en Bavière, 3 à verres par jour [T].

Eaux salées cdcalines de Wiesbaden (Nassau), 7 à 8 rres par jour [+]•

Eau purgative de Pullna (lîohème), 3 à 6 verres par ur S.

Eau purgative de Birmenstorf, trois verres le malia jeun.

Eau d'Alais (Gaid), quelques verres pendant quinze urs ou plus [+]•

Eau de Niederbronn, 1 à 2 litres par jour. Eau de Hambourg, 7 à 8 verres par jour. Eau de Carlsbad, k k 8 verres par jour.

COXTAGIOJW. La propriété qu'ont certaines maladies de se transmettre directement ou indirectement d'un individu à un autre constitue la contagion.

11 y a une contagion virulente produite par les virus ; miasmatique par les miasmes ; purulente par le pus ; parasitaire parles animaux et végétaux parasites (V. Bactéries), enfin nervosique par l'influence nerveuse.

La contagion s'opère directement ; soit par le toucher, soit par inoculation dans la syphilis, dans la variole, dans la morve, dans la vaccine, dans la rage, dans la scarlatine, dans le charbon, dans la rougeole ; mais elle se fait aussi à dislance par l'influence de miasmes répandus dans l'almosphcre, dans la variole, dans la scarlatine, dans les angines simples et gangréneuses, dans le croup, dans le charbon, dans la rougeole, dans le typhus, dans la fièvre puerpérale, dans la fièvre typhoïde, dans la peste, dans le choléra, dans la suette, dans les névroses qui sont des maladies infecto-contagieuses.

Tantôt évidente et incontestable, la contagion est souvent douteuse, car Vinoculation qui démontre expérimentalement le fait pour certaines maladies, telles que la rage, la syphilis, la morve, etc., n'est suivie d'aucun résultat fâcheux, dans les typhus, dans les angines simples et gangréneuses, dans la suette, qui sont bien certainement des maladies contagieuses.

La contagion s'effectue, soit par contact de la peau intacte ou écorchée avec un agent contagieux (virus, pus, miasme, végétal ou animal parasite), soit par le contact des mêmes agents avec les muqueuses gastro-inleslinale, pulmonaire, génitale ou oculaire, mais partout il faut que l'absorption fasse pénétrer dans le sang le principe contagieux morbifique.

Les principes contagieux ont une activité très-variable qui leur est inhérente ou qui dépend de l'idiosyncrasie des individus soumis à leur influence.

Les agents de la contagion sont fixes et inondables, comme les virus vaccin, rabique, varioleux ; volatils et non inoculables, comme les miasmes de rougeole, de la scarlatine, etc.; solides ou liquides, comme les croûtes de la variole ou le pus de la blennorrhagie ; morts ou vivants, comme les débris cellulaires de l'ophthalmie purulente les bactéries du charbon, du typhus, de la variole, ou les épiphytes et les épizoaires des maladies parasitaires. V. Bactéries.

L'action des agents contagieux dépend de l'idiosyncrasie et de l'immunité des individus qui, naturellement ou accidentellement, par inoculation antérieure ou par accoutumance au poison morbide, sont réfractaires à son action nuisible.

Dans beaucoup de cas les agents contagieux exercent une action locale avant d'être absorbés, et ce n'est qu'aprés quelques accidents d'inflammation tégumentaire circonscrite qu'ils produisent l'infection de l'économie.

Parmi les maladies contagieuses, les unes sont d'abord localisées et elles* ne deviennent générales qu'un peu plus lard, comme la syphilis, la diphthérite et le charbon : les autres sont d'emblée des maladies générales, comme la variole ou la scarlatine, les typhus, etc., les autres enfin font toujours locales, comme la blennorrhagie, l'ophlhalmie purulente, la teigne, la gale, le muguet, et les maladies parasitaires.

Sauf les agents contagieux parasitaires qui sont des êtres vivants, les virus et les miasmes sont des ferments qui

CONT

CONT

étant placés dans l'organisme se reproduisent au centuple en provoquant un état constitutionnel plus ou moins grave.

En général, les agents contagieux ne produisent pas deux fois le même effet chez le môme individu, et il semble qu'une première contagion préserve d'une seconde, car l'immunité contre les virus s'acquiert par leur inocula lion et par la maladie qu'ils engendrent.

Thérapeutique. — La contagion exige de la part du luédecin des prescriptions différentes selon la nature de l'agent contagieux dont on redoute les effets. C'est une prophylaxie et une thérajieutique spéciales dans la contagion virulente, miasmatique, purulente, parasitaire et nervosique.

Contagion virulente. Toutes les fois qu'un virus est déposé sur la peau dépouillée d'épidcrme ou inoculé dans une plaie faite volontairement, accidentellement ou par morsure, il faut faire couler le sang et laver ou sucer la plaie pour entraîner l'agent de la contagion avant qu'il ne soit absorbé et porté dans le torrent de la circulation.

Dans ce cas l'emploi d'une ventouse sèche est quelquefois très-utile.

Si la succion n'est pas employée et même après la succion, il faut cautériser la plaie avec le nitrate d'argent FR. — avec le fer rouge \±\ — ou en y déposant un peu d'acide phénique pur [+]■ On pourra cautériser encore en détruisant une partie de la peau voisine de la blessure avec de la potasse caustique, du beurre d'antimoine, du sublimé corrosif et mieux avec la pâte de Vienne. — C'est la cautérisation qui est le meilleur et le plus sûr des moyens à employer pour empêcher la contagion virulente de se produire, mais il faut qu'elle soit faite à l'instant de l'inoculation ou peu d'heures après l'accident. On l'emploie sur la morsure d'un animal enragé pour préserver de la rage, — au début du chancre pour empêcher la syphilis, - — dans la pustule maligne pour arrêter le charbon, — dans la vaccine dont on veut arrêter le développement, etc.

On peut aussi prévenir les effets de la contagion virulente en procurant à tout individu en bonne santé l'immunité au moyen d'une inoculation préventive, soit l'inoculation du virus dont on veut se défendre, soit celle d'un virus susceptible d'en neutraliser un autre. Ainsi l'on pratique l'inoculation du virus variolique ou mieux du cow-pox pour préserver les individus de la variole, — on inocule le claveau chez les moutons pour leur éviter la clavelée, et la pneumonie contagieuse aux vaches pour les empêcher de prendre cette maladie.

Contagion miasmatique ou infedo-contagion. Pour prévenir les effets de la contagion miasmatique, on a imaginé d'isoler les pays où règne une maladie contagieuse par un cordon sanitaire (V. ce mot), où les individus atteints de la maladie dans un lazaret (V. ce mot) et par des quai'antaines. Ces moyens sont généralement illusoires, car ils s'appliquent à des grandes contagions dont la cause est générale, mais il faut les employer ne fût-ce que pour l'effet moral qu'ils peuvent produire. Il y a cependant un principe d'hygiène qui semble en contradiction avec celte manière de faire et qui mérite considération, c'est la dispersion des foyers épidémiques et des malades atteints de maladies pestilentielles contagieuses. A cet égard, il faut s'expliquer. Ce moyen n'est applicable que dans les petites épidémies locales, bornées à une ville, à un camp ou à une prison lorsque le mal, évidemment contagieux, a une origine local ■;. Dans ce cas dispersez le foyer et vous arrêterez la propagation du mal, c'est-à-dire la contagion.

c'est ce qu'on fait dans la fièvre typho'ide, dans la rougeole : ou dans la scarlatine des pensionnats et pour le typhus i des camps, mais dans les épidémies qui courent d'un \ bout du monde à l'autre, et qui au même instant déciment , une nation, la dispersion des foyers épidémiques est chose impossible, et il ne reste plus que la ressource des cor- j dons sanitaires, des lazarets et des quarantaines. ;

Comme la contagion miasmatique se produit rarement deux fois sur le môme individu, on a également essayé de provoquer des immunités par l'inoculation du sang des maladies dont on voulait se garantir, mais il n'y a rien que de problématique dans ces essais, et tout cela est à revoir.

Les désinfectants de l'atmosphère sont très-employés i dans ces circonstances, mais il y a peu à compter sur leur emploi. On a allumé de grands feux sur les places publiques [+] (Hippocrale). On a fait des fumigations de chlore, de genièvre, de benjoin ou d'acide sulfureux produit par la combustion du soufre, — • on a placé du chlorure de chaux ou du camphre dans les appartements, jeté de l'aciè phénique, du chlore liquide ou du chlorure d'oxyde de sodirni || sur les murailles, mais tout cela est à peu près inutile. '

La fuite, en temps opportun, vers des lieux où n(^ règne aucune maladie, est en définitive le seul préservatif conlfp cette espèce de contagion.

Contagion purulente. Comme le contact direct est près- i que toujours nécessaire à la propagation du mal,^il 1 est facile d'éviter les maladies contagieuses locales 1 au contact du pus. Il n'y a qu'à ne pas s'exposer àîa ' contagion, et le mal ne vient pas chercher les individus. Ainsi il est très-rare que la blennorrhagie et l'ophthalmic purulente se produisent à distance et sans qu'il y ait eu du pus directement porté dans l'œil ou dans l'urèthre.

Contagion parasitaire. Les épiphyles de la Ipigiic (V. ce mol) ou de certaines maladies cutanées, elles épizoaires étant la cause des maladies parasitaires contagieuses , il faut attaquer ces principes contagieux par des moyens spéciaux, tels que le mercure, l'iode, l'acide phénique et les huiles essentielles de pétrole ou de lavande, Sachant la nature de l'agent morbifique, il est bien plus facile de lui opposer les moyens convenables de destruction.

C'est aussi dans la prévision de la nature paï asitaire du charbon et du sang de rate, maladies contagieuses parles bactéries du sang, que l'on enjoint de détruire et d'enterrer les animaux morts de ces maladies pour éviter la contagion du mal et pour éteindre les épizooties qui détruisent les troupeaux.

Contagion nerveuse. L'imitation étant le principe de la transmissiO'n de certaines maladies nerveuses qui régnent à l'état épidémique, telles que la folie, le suicide, la chorée, les convulsions, etc. , c'est l'isolement et la contrainte morale qu'il faut employer pour arrêter celti' forme de contagion. — Produites par un écart d'imagination, certaines névroses ne disparaissent que par un elTorl d'imagination, et sous ce rapport les espérances de la fui ou les terreurs produites par la menace sont de très-utilo moyens à employer.

Au reste, l'imitation, qui produit tant de névroses, ii's guérit de môme, et il suffit de voir ce qui se passe dan^ certains pèlerinages profanes et sacrés pour être convaincu de la réalité du fait. — Réunis dans un but de guérison:j^ les malades surexcités exaltent les vertus du lieu ou cellef du guérisseur en renom, et bientôt la guérison de l'un en-jj ii traîne la guérison de l'autre. Sous ce rapport l'imitalionr qui peut être la cause d'une foule de névroses, est unt

CONT

GONÏ

uissance avec laquelle doit compter la thérapeutique, car 1 li elle guérit le mal qu'elle a produit, elle peut défaire ce u'cUe a fait.

COi\'TI\El^CE. L'abstention volontaire ou forcée des apports sexuels a reçu le nom de continence.

Si la continence chez les deux sexes n'a souvent pas 'inconvénients, quelquefois, au contraire, elle produit hystérie et Fhypochondrie avec toutes leurs conséquences.

il y a dans la continence deux choses : un besoin phyque non satisfait et une soutTrance morale d'isolement.

Chez l'homme les besoins de l'amour physique sont plus mpérieux que chez la femme, et cela s'explique par la étention do la semence et par le repos des organes dont i fonction exerce une action sympatliique sur toute l'éco- :Omie.

Si chez la femme il n'y a pas de rétention séminale qui misse expliquer les inconvénients de la continence , il y a

sommeil des organes dont l'action est nécessaire à la limulalion de l'ensemble des autres fonctions, car il y a es femmes qui ne se portent bien qu'étant grosses ou ourrices. Cela est si réel, qu'il y a des femmes mariées ui, tout en vivant avec leur mari, souffrent de la contience, parce que le mari, ne voulant pas augmenter sa faiiille, laisse volontairement sa femme dans la viduité.

Thérapeutique. — Beaucoup de dyspepsies et d'hypohondries ou cl'liystéries et de névroses chez les deux sexes, lépendent de la continence et doivent se guérir par le mariage ayant ses effets absolus pour la propagation de 'espèce.

CONTRACTURE. Dans une sorte de tétanos local, ans fièvre, borné aux extrémités des membres, la roileur des doigts qui sont rassemblés du côté de la pulpe et a flexion des orteils caractérisent la contracture.

La contracture des extrémités se montre surtout chez p enfants, sans cause appréciable, mais on l'observe Mssi chez les adultes, dans la convalescence du choléra, e la fièvre typhoïde et de la dysenterie, pendant le cours le l'allaitement chez les nourrices et sous l'influence du loid ou des entozoaires de l'intestin.

On voit souvent la contracture des extrémités régner une manière épidémique.

lia contracture sans fièvre est une maladie essentielle, indis que celle qui est accompagnée d'un grand mouvelent féljrile est symptomatique d'une lésion des méninges, e la moelle et du cerveau.

La contracture apyrélique des extrémités dépend d'une ïection locale du système musculaire, et quand elle perste ou devient chronique, elle amène souvent l'atrophie la dégénérescence des muscles de façon à produire des fformités incurables.

Thérapeutique. — Lorsque la contracture est accomîgnée d'un état saburral de la langue et de symptômes embarras gastrique, il faut recourir à l'emploi des voitifs et les faire suivre par une légère purgation. S'il y a des vers de l'intestin chez les personnes atteins de contracture, il faut administrer des vermifuges. Les bains répétés, l'opium à petite dose, le musc, de à !\ grammes, le sirop de chloroform a ou d'éther, 15 k [) grammes, le sirop de belladone, 30 grammes, peuvent ■ndre de réels services dans la contracture des extréités.

La contracture essentielle des extrémités disparaît très-

souvent en quelques heures sous l'influence des applications de plaques et de bracelets de laiton sur la peau.

Injections hypodermiques iVatropine, à trois jours d'intervalle.

Sulfate neulre cVatroinno 5 ccrttigi'ummos.

Eau 20 gramiuos.

Faire dissoudre. Vingt gouttes de cette solution par injection. Dans les cas de contracture permanente.

CO:«TRilCTlIRES PUERPÉRALES DE L UTÉ- RUS. Les contractures puerpérales locales ont lieu pendant le cours de la grossesse (Dubois, Velpeau) dans l'utérus, qui prend des formes variables, et qui éprouve des oscillations dans l'abdomen (Miquel, Baudelocque). Ces faits sont très-rares.

Thérapeutique. — Soutenir le ventre avec une ceinture élastique, administrer une potion avec l'extrait de belladone à la dose de 5 centigrammes et des lavements opiacés ou belladonés :

Extrait de belladone.

Ean

60 centigrammes, 200 grammes.

Pour un lavement.

COI^TRAYERVE. Racine exotique d'une plante des urticées, dont la poudre, 1 à h grammes, et dont l'infusion, 30 grammes par litre, s'emploient comme stimulantes I I.

co^'TRE-POISOI\. V. Empoisonnements.

COXTREXÉVILUE (Vosges). Eau minérale alcaline, sulfatée, calcique, froide, surtout employée en boisson comme diurétique dans la gravelle \±\, le catarrhe vésical [+], la goutte atonique la chlorose El, les engorgements de l'utérus □, la dyspepsie et les maladies chroniques des voies digestives.

COXTRO-STIMULAXTS. Les contro-stimulants sont des remèdes auxquels on attribue la propriété d'agir en sens opposé des stimulants, c'est-à-dire des remèdes doués de la vertu de ralentir l'action de la contractilité capillaire locale ou générale.

Les agents qui ont la propriété de diminuer l'hypersthénie capillaire et nutritive d'un organe, ce qu'on appelle aussi le stimulus inflammatoire, sont contro-stimulants (Rasori).

Dans toutes les maladies inflammatoires, c'est-à-dire dans les phlegmasies aiguës, il y a dans l'organe malade les preuves matérielles de l'influence d'un excès de stimulus auquel se rapportent l'hypérémie active et les diff'érents exsudais inflammatoires. C'est dans ces états morbides que les contro-stimulants méritent d'être employés.

Thérapeutique. — Les contro-stimulants les plus usités sont :

1° La diète et la saignée.

2° Le froid. L'air froid, dans quelques maladies inflammatoires, telles que le coryza ou la bronchite ; l'eau froide en boisson dans certaines bronchites chroniques, dans la gastrite aiguë, dans l'angine granuleuse, etc., sont des sédatifs directs qui réussissent souvent beaucoup mieux que les boissons très-chaudes, sédatifs indirects qui n'agissent que par l'intermédiaire des actions réflexes. La glace, dans les mouvements nerveux ou symptomatiques d'une lésion de l'estomac, les applications d'eau glacée sur une partie atteinte de phlegmasie, ou sur le ventre en cas de péritonite aiguë; les irrigations froides sur la tête, en cas de méningite aiguë ou de congestion cérébrale; sur les parties atteintes de plaies par écrasement, dans les

CONT

CONT

fractures comminutives avec plaie sont d'excellents moyens d'empêcher les progrès du mal et de neutraliser l'action du stimulus inflammatoire.

Les bains de rivière el\es bains frais en baignoire diminuent con-ldérablement l'état de stimulus produit par le travail, par les veilles, par la fatigue excessive, et par certains étals dyspeptiques accompagnés de fièvre lente nerveuse.

3° La digitale. En donnant la digitale ù petite dose, 10 à 50 centigrammes de poudre (1 à 3 grammes de teinture), lis milligrammes de digitaline, on obtient un effet sédatif très-marqué de la circulation, et un ralentissement des battements du cœur qui ne se contracte plus que quarante à soixante fois par minute.

W Le sous-nitrate de bismuth. Ce remède est le controstimulant de la muqueuse gastro-inteslinale. A petite dose, de 10 centigrammes par jour, longtemps continuée, il guérit les anciennes phlegmasies de l'estomac et de l'intestin. Dans les phlegmasies intestinales aiguës, c'est à haute dose qu'il faut le prescrire, et l'on en donne alors de 1 à 5 et 20 grammes par jour (Monneret).

5° Le sulfate de quinine à haute dose est un contro-stimulant très-énergique de la phlegmasie. aiguë articulaire du rhumatisme. 11 guérit rapidement cette maladie à 1 , 2 ou 3 grammes par jour, et il fait tomber les battements du cœur à quarante ou soixante par minute.

6° La bryme, en extrait et en alcoolature 3 et l\ grammes.

1° Lavératrine à 5 et 20 ou 25 milligrammes. 8° Vémétique, le kermès et les sels d'antimoine. (V. ce mot.)

9° Les purgatifs.

10" Les diurétiques et \es sudorifiques sont les autres contro-stimulanls journellement employés en lliérapeulique.

COXTUSIOW Le choc d'un corps résislant sur les tissus, la compression énergique d'un point quelconque du corps, et le contre-coup qui se produit à la suite d'une chute, déterminent toujours une lésion plus ou moins profonde des organes qui est la contusion.

On peut définir la contusion : une plaie sous-cutanée (llicherand).

Les plaies par instruments contondants s'accompagnent toujours de contusion dans le voisinage de la plaie. V. Plaies.

Indépendamment des fractures, des contusions viscérales, des ruptures musculaires et des ruptures de gros vaisseaux, une contusion a toujours pour effet de briser un réseau de capillaires, de petites artères ou de petites veines, d'où il résulte un épanchement de sang plus ou moins abondant dans le tissu cellulaire ou dans une cavité séreuse ou muqueuse.

Dans le tissu cellulaire sous-cutané, la contusion donne lieu à une extravasion de sang qui se traduit : soit par une ecchymose de la peau, soit par une collection sanguine, qui se révèle par la présence d'une tumeur molle, fluctuante, non transparente, entourée de points ecchymosés, et développée immédiatement après le traumatisme, soit par une desiruction des tissus réduits en bouillie.

Dans les gaines aponcvrotiques des membres, la contusion détermine des infdtrations sanguines qui gênent les mouvements et qui se traduisent quelques jours plus tard par des ecchymoses qui suivent le trajet des vaisseaux ou

des nerfs et apparaissent au voisinage des articulations, !iu-dessous du point frappé. |

Les épanchements de sang profonds qui résultent d'une j contusion sont révélés par une tuméfaction uniforme, ' fluctuante, qu'on n'apprécie bien qu'en explorant dans le sens de la longueur des membres. V. Abcès.

Les gros vaisseaux contusionnés peuvent se rompre, et s'il s'agit d'une artère, la contusion donne lieu à un anévry^me faux primitif, ou traumalique primitif. S'il s'agit d'une veine sous-cutanée, une infiltration a lieu dans tout le tissu cellulaire; s'il s'agit d'une veine profonde, il y a un épanchement de sang mieux circonscrit.

Les nerfs contusionnés cessent souvent de fonctionner, et il y a, au moins momentanémeut, une paralysie, soit du sentiment, soit du mouvement, soit de l'un et de l'autre.

Les muscles contusionnés sont souvent déchirés sur « quelques points; s'ils sont entièrement rompus, leurs !■ bouts divisés sont séparés par des fibres musculaires morcelées, baignées dans un épanchement sanguin, qui ne ^ reste pas longtemps fluctuant, et est suivi de la production i d'une ecchymose plus ou moins étendue sous la peau,sni- > vant la profondeur où est situé le muscle.

Le périoste, les os contusionnés sont souvent le siè^ ( d'extravasations sanguines dans l'épaisseur du périoste ou li; sous le périoste, dues à la rupture des artères principales i de l'os,' et d'épanchements sanguins, dans le tissu spon- u gieux. Les lésions du périoste donnent lieu à des petites <! tumeurs dures sur les os recouverts de parties molles, à ' des petites tumeurs fluctuantes sur les os plats, recouverts i' par la peau seulement. V. Fractures.

Dans les articidations contusionnées ou comprimées, une luxation ou une entorse avec déchirui-e des ligaments peut se produire, mais si la synoviale seule est contusionnée, quelques vaisseaux se déchirent, et il en résulte simlement un épanchement de sang dans l'articulation, ce qui provoque souvent une hypersécrétion de synovie. V.Arthiutes.

Les viscères contusionnés présentent toujours deux états: l'infiltration de sang dans le tissu de l'organe, oiu bien la destruction de quelques-uns des éléments de l'organe, au milieu d'un foyer bémorrhagique. Dans ce second i degré, alors que la contusion a porté sur la périphérie de l'organe, il y a toujours une déchirure de l'enveloppe de l'organe et un épanchement de sang dans la cavité séreuse où est situé l'organe. V. Contusion du foie et Enciîphale [Lésion traumatique de V).

Les canaux excréteurs, les conduits muqueux contusionnés, peuvent être déchirés sous l'influence des contu-;j sions. V. plus loin.

La contusion, ou plaie sous-cutanée des organes et des tissus, est souvent compliquée immédiatement d'éjtanchcments sanguins étendus, et quelquefois de gangrène delà peau. Qu'il y ail infiltration ou épanchernent de sang, il y a une irritation locale, «ouvent suivie d'inflammation, de phlegmon, d'ostéite, d'arthrite, de phlébite, etc. Elle est eompliquée plus tard parla formation de brides sous cutanées ou de lésions chroniques, telles que la nécrose elles kystes hématiques ou les abcès froids. Ailleurs elle cause des rétrécissements, des paralysies, des hyperlropliics, suivant la structure et la fonction de l'organe contusionné. |i

Lorsqu'une contusion existe, il faut toujours rechercher

CONT

CONT

ivec le plus grand soin s'il y a une plaie à la peau, afin le la traiter aussi rigoureusement que la conlusion, car lans beaucoup de cas les accidents tiennent à ce que les nflammalions nées autour de la plaie cutanée ont retenti ur les tissus contusionnés.

Le sang épanché ou infiltré dans les tissus se résorbe '.n général très-vite, et une contusion sans désorganisation ]e la substance des organes n'a pas de gravité par elleluêmc. Certains épancliements se transforment en masses Tibrineuses (Velpeau, Virchow). Ou appelle aujourd'hui ;es lésions des hématomes.

Thérapeutique. — Une contusion réclame toujours un .raitement antiphlogislique, lorsqu'elle est étendue etlors- :)u"ellea été produite chez un homme robuste. En général, 1 faut préférer les saignées locales à la saignée du bras. 3n appliquera ensuite des compresses d'eau blanche, et le naïade sera tenu au repos absolu. Pour les contusions su- Derficielles, il faut se borner aux cataplasmes froids arrosés d'eau blanche ou aux compresses d'eau blanche; ;omme traitement général, on prescrira deux verres d'eau lePulInaoud'eaude .^edlilzct une tisane délayante; le repos ibsolu de la partie blessée sera imposé au malade. Aucun ailnéraire ne vaut ce traitement.

Quand cela sera possible, un grand bain sera toujours )rescrit avec avantage.

Lorsqu'il y a épanchement de sang, on comprimera avec .ine bande roulée, et l'on imbibera le pansement avec l'eau planche i+ +i ou avec la teinture ou la décoction d'ar- Ifiica [+1.

Racine d'ai'nica 8 grammes.

Eau bouillante 500 iiJ.

(Hôpitaux d'Italie.)

On fera une compression méthodique avec une bande oulée sèche jusqu'à ce que le gonflement ait un peu cédé, s'il survient de l'inflammation, si un kyste se forme, on mploiera les traitements appropriés. V. Abcès iiÉi\lAT(- JUES, Kystes iiématiql^es, Ostéite, Phlegmon.

Les épanchemenis de sang récents, ou peu anciens et nkystés, seront traités par l'application successsive de )lusieurs vésicatoires, et par la compression. Les épanhements anciens seront saisis avec les doigts de façon à aire passer, après la rupture du kyste, le contenu dans e tissu cellulaire. (Champion, de Bar-le-Duc, Velpeau.)

Les contusions des viscères, les anévrysmes, les fracures, les luxations, seront traités par les moyens spéciaux lui conviennent à chaque cas particulier.

FORMULAIRE DE LA CONTUSION Les potions et tisanes à prescrire sont : Tisane d'arnica.

Ôn fait infuser une pincée de fleurs dans une tasse d'eau )ouillante.

On suit encore la formule suivante :

Bols stimulants.

Camplire.. . .

Fleur J 'arnica.

Thériaiine. . .

grammes.

I Faites douze bols. A prendre toutes les heures [+]. Électuaire stimulant.

Poudre de racine d'arnica 50 grammes.

Pondre d'opium brut 5 ceuligrainmes.

Sirop de sucre ci. s.

Divisez en dix doses. Une toutes les heures, vantée ussi dans les cas de résorption purulente (+].

Teinture d'arnica aromatique.

Fleurs d'arnica 50 grammes.

Girolle ")

Cannelle ' aa 10 id.

Gingembre .-...)

Anis 100 id.

Alcool. 1 litre.

Faites macérer huit jours ; passez.

Une cuillerée dans un demi-verre d'eau sucrée, réitérée deux ou trois fois par jour, dans les cas de chute ou de contusion \±\. (Ane. form.)

Alcoolat vulnéraire.

Feuilles fraîches de basilic, feuilles de calainent, feuilles d'hyssope, feuilles de marjolaine, feuilles de mélisse, feuilles de menthe, feuilles d'origan, feuilles de romarin, feuilles de sariette, feuilles de sauge, feuilles de serpolet, feuilles de thym, feuilles d'absinthe, feuilles d'angélique, feuilles de fenouil, feuilles de rue, hypéricum, lavande, àâ 32 ; alcool à 21° Cart., 1500. F. s. a.

Stimulant général très-vanté. Dose, 8 grammes dans un demi-verre d'eau sucrée [+].

Les topiques à. employer contre les contusions des tissus sont :

La décoction de racine et de fleur d'arnica, l'alcoolat vulnéraire, et la solution de sel ammoniac ou carbonate d'ammoniaque.

Embrocations ammonicales.

Carbonate d'ammoniaque 30 grammes.

Faites dissoudre dans :

Eau 500 grammes.

Ajoutez :

Alcool 200 grammes

On en imbibe des compresses avec lesquelles on recouvre les parties contuses ou ecchymosées.

On remplace quelquefois Falcool par autant d'alcool camphré, et l'on alafornmle donnée par les auteurs sous le nom de fomentation ammoniacale camphrée des hôpitaux d'Allemagne (Swédiaur).

On se sert aussi de la fomentation de de Graefe. V. CÉ-

PHALEM ATOME

Eau d'arquebusade.

Alcool rcctilié I

r. 1 I- ? aa 7.^0 grammes.

Vmaigre d Orléans j °

Acide sull'urique faible 150 id.

Sucre blanc 200 id.

Mêlez et conservez [3- (Ancienne formule.) On applique des compresses imprégnées de cette liqueur sur les parties nouvellement contuses.

Page 1