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FORMULES DIVERSES

La science est encombrée de médicaments empiriques, conseillés contre les contusions. En voici quelquesuns :

Eau d'Alibour.

Sulfate de zinc ) ,

Sulfate de enivre ] 4 grammes.

Camphre 5 dccigrammes.

Safran 2 id".

Faites digérer le tout à une douce chaleur et en agitant le mélange dans :

Eau commune 120 giammcs.

Après vingt-quatre heures, filtrez et conservez. Préparation dangereuse, qu'on ne doit employer qu'avec précaution contre les contusions.

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Eau de boule de Nancy.

Boule de Nancy n" 1

Eau " dOOO giaumios.

Laissez macérer douze heures et employez comme il suit :

A rinlérieur, trois ou quatre verres par jour ; à Textéricur, en lotions, fomentations, etc. [Codex.)

Teinture balsamique dite Baume du Commandeur

Racine d'angéliiiue 15 graninics.

Hypericum 30 id.

Alcool à 31 desi-és 1125 id.

MviTl)e. ... ; 15 id.

Oiikin 15 iil.

Baume de Tolu 'W id.

lienjoin 9D id.

Aloès 15 id.

F. S. a. (Codex.)

Cette teinture, connue sous le nom de baume du commandeur de Fermes, est pure ou étendue de deux fois son poids d'eau.

Teinture aromatique.

Noi.\ muscades 90 £;rnmmes.

GiroOe CO ' id.

Cannelle , . . . 50 id.

Kleui'S de grenadier 50 iil

Alcool à 31 degrés 1000 Id.

Faites macérer pendant quinze jours ; passez. Cette teinture, connue sous les noms d'essence balsamique, est employée à la dose de petites gouttes, comme stimulant, dans l'eau sucrée et en frictions. [Codex).

Contusion de l'nlidomen. V. AbdOiMEN {Contusion de V).

Contusion des articulations. Epanchemenls sonfjuins des articulations. (V. Arthrites, Entorses, Luxations.) Les contusions articulaires produisent souvent un épancliement de sang pur dans l'articulation conluse, mais, en général, il faut qu'il y ait alors une fracture intraarliculaire ou une large ouverture de la synoviale. Le plus souvent il s'épanche une petite quantité de sang et une grande quantité de sérosité ; le sang reste un long temps fluide dans l'article ; il se coagule aux premières menaces d'inflammation.

Des douleurs assez vives, un gonflement de l'articulation dessinant la forme de la capsule synoviale et la difficulté des mouvements survenus peu à peu après une chute, caractérisent un épanchement dans l'article.

Lorsqu'on pressant sur les surfaces articulaires et en mobilisant les surfaces osseuses , on perçoit une crépitalion fine, analogue à celle que produit l'amidon pressé entre les doigts, on doit diagnostiquer un épanchement articulaire avec coagulation du sang.

Thérapeutique. — Tout à fait au début, lorsque l'accident vient d'avoir lieu, quinze sangsues ou dix ventouses seront placées sur l'articulation confuse, et on la recouvrira d'un cataplasme froid. A moins d'accidents inflammatoires un peu tranchés, en principe la ponction de l'articulation avec la lancette (Jarjavay) ne doit pas être faite, mieux vaut avoir recours aux vésicatoires volants et ensuite à la compression méthodique. Il est démontré que du sang coagulé peut séjourner sans danger dans une articulation.

Contusion di's hourscs séreuses. V. BOURSES SÉREUSES.

Contusion du cerveau. V. GeRVEAU, CÉEÉBROscoriE, Encéphale [Lésions traumatiques de V).

Contusion du foie, La contusion du foie produit

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l'ecchymose, Yinflammatioa ou la déchirure de Vorgane et 1 des conduits biliaires. '

a. Contusion. A la suite d'un coup reçu dans l'hypo- ,j chondre droit ou d'une pression excessive sur l'abdomen J ou sur la poitrine ; après une chute sur les talons, le p foie peut être le siège d'une contusion, c'est-à-dire d'un p épanchement de sang interstitiel.

11 est rare que la contusion du foie ne soit pas accom- i pagnée d'une déchirure de l'organe.

L^ne douleur vive à l'hypochondre droit, la congestion de l'anus, quelquefois une hémorrhagie anale chez les ! individus atteints d'hémorrhoides (V. Congestion uu foie), sont les seuls signes de la contusion simple du foie.

Un abcès du foie peut être le résultat de la contusion du foie (Société anatomique, 186^i).

L'ictère est chez quelques malades la manifestation de i l'inflammation du foie autour du point contus ou d'une péritonite circonscrite.

Thérapeutique. — Lorsque l'on peut supposer qu'il >] existe une contusion du foie, on appliquera quinze à vingt ! sangsues sur l'hypochondre droit et dix ou douze sangsues à l'anus ; le malade sera mis à la diète et conservera le repos le plus absolu. Un purgatif sera administré; seulement, dans les cas où un ictère menacerait, on provoquera les selles par les lavements avec le sulfate de soude, 12 grammes, et séné, 8 grammes.

b. Déchirure du foie. C'est surtout dans les chutes sut i les pieds ou sur les genoux que le foie se déchire et la rupture porte sur un point seulement de l'organe, presque > toujours au voisinage d'un des ligaments suspenseurs, ce qui amène la division du péritoine. Un épanchement de i| sang a lieu dans l'abdomen, et lorsque la déchirure a inté- ■ ressé à la fois la vésicule biliaire etle foie, il y a en même ji temps épanchement de sang et de bile et la mort est extrêmement rapide.

La congestion du foie (Forget), et la vacuité du tube intestinal au moment d'une chute favorisent la rupture du i' foie.

On ne diagnostique pas facilement une rupture du foie. De l'agitation, des douleurs abdominales mal caractéri- i sées, la pâleur, les lipothymies et les signes d'une hémorrhagie interne souvent peu tranchés ou très-incertains peuvent faire prévoir cet accident, mais le diagnostic reste > douteux. Il ne faut pas compter découvrir un épanchement dans l'abdomen, car ceux qui sont assez volumineux pour i être constatés ne laissent pas vivre les malades. Une ecchymose lombaire est rare; mais lorsqu'elle existe, elle peut mettre sur la voie du diagnostic.

Les déchirures du foie sont susceptibles de guérir (Pelletan) ; mais elles sont ordinairement rapidement mortelles.

Thérapeutique. — Une ou plusieurs petites saignées ' sont ici indiquées ; elles sont dirigées contre la rupture du foie, en s'adressant ainsi à l'hémorrhagie interne que les .symptômes révèlent, les boissons glacées, le repos absolu et la diète constitueront ensuite le traitement. Si une péronite menace, on appliquera un large vésicatoire sur tout l'abdomen.

c. Déchirures de lavésicu le et des canaux biliaires. Que la vésicule soit normalement située ou qu'elle ait contracté des adhérences avec les parties voisines, elle peut se rompre sous l'influence d'un coup ou d'une chute, et l s'ouvre dans le péritoine, y . Ssiimm [Êpanchamod de bile dans V) ou dans une cavité voisine.

Thérapeutique. — Ouvrir l'abdomen et aller chercher

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. vésicule pour y placer une ligature (Cliampaignac) ou Ltériser la déchirure au ferrouge (Amussat, Villardebo), mt des opérations auxquelles on ne doit pas avoir re- Durs, car l'épanchcment de bile n'est pas toujours mor- "1 (Treysse), et la péritonite peut être circonscrite (Fauonneau-Dufresnes). Pour le traitement, on se bornera à tlendre et à traiter la péritonite, lorsque les malades e succombent pas dans les premières heures.

Si la bile s'épanche dans le tube digestif, il n'y a pas s'en préoccuper, on devra seulement surveiller le déveppement de péritonites circonscrites.

Contusion des os. V. Os.

Contusion du poumon. Quand le thorax a été souis à une forte violence, qu'il y ait ou non des fractures côte, le poumon peut être contusionné, soit par preson directe, soit par contre-coup.

Des épanchements de sang sous les plèvres ou dans les iterstices celluleux des lobules du poumon, et un état lie l'on désigne sous le nom de congestion pulmonaire >nt la conséquence des contusions des poumons. Les contusions du poumon se produisent d'autant plus cilement que les individus soumis à un traumatisme ont poumon plus ou moins congestionné, ce qui arrive après 1 repas, un excès ou une grande fatigue. De la dyspnée, de la toux, des crachats sanguinolents, i râle sous-crépitanl fin, et quelques douleurs clans la sitrine, au niveau de la partie contuse, révèlent une conision simple du poumon.

Thérapeutique. — Le rep,os, une saignée chez les indidus pléthoriques, des ventouses scarifiées sur les points ouloureux ou sur le point delà poitrine qui a été contus, )nstituent tout le traitement.

Déchirure du poumon par une côte fracturée. Quand la ointe d'un fragment de côte brisée est appliquée contre le sumon, et déchire l'organe, il en résulte une hémo- [ysie, un emphysème un peu limité et une douleur cos- ,1e vive.

La constatation d'une fracture de côte, coïncidant avec 1 râle sous-crépitant et crépitant à grosses bulles, peret de reconnaître la déchirure du poumon.

Si la déchirure est étendue ce qui n'a guère lieu que land plusieurs côtes ont été brisées, il en résulte une rge ouverture du poumon et il y a de la suffocation, un fnphysème s'ctendant au loin et des hémoptysies abonmtes. V. Emphysème TRAUMàTiQUE et Poitrine {Plaie de).

Dcchinire du poumon sans fracture de côte. Bien qu'il y ait pas de fracture de côte, bien que la fracture de )te ne soit pas du côté où le poumon est blessé, le tissu ; l'organe et la plèvre peuvent être déchirés (Hewson) ;

compression du poumon pendant que la glotte est forée (Floquet, Gosselin) cause cette lésion ; des adhérences i poumon à la plèvre peuvent la faciliter.

Un épanchement de sang pur, de la dyspnée, du râle 'épitant, le souffle tubaire, puis les signes d'un pneumoorax et d'un hémopneumothorax (V. ces mots), sansfracre de côte du côté correspondant à la lésion font dialostiquer une rupture du poumon.

On ne confondra pas la rupture d'une caverne dans les ïèvres après un effort, avec une rupture traumatique, si hn tient compte des antécédents des naïades.

' Une pneumonie, une pleurésie, un hydropneumothorax, nt les complications habituelles des déchirures traumatiles du poumon.

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Thérapeutique. — La diète, le repos, l'immobilité et les antiphlogistiques locaux sont les moyens à opposer aux effets de la contusion des poumons. Il faut empêcher tout refroidissement et administrer des potions avec l'extrait de belladone, 0^'',05, ou avec l'extrait d'opium, O'^'' ,10, ou le sirop de morphine, 30 grammes, pour empêcher les accès de toux.

On traitera la pneumonie, rhydropneumotliorax etl'emphysème qui compliqueraient la lésion traumatique parles moyens appropriés. V. Poitiune {Plaies de).

€;ontusion de la rate.

a. Contusion. Après un choc ou une compression directe ou un contre-coup, dans une chute, la rate peut se déplacer (Devergie), et présenter dans son intérieur des foyers liémorrhagiques (Vigla). Cet état peut être le point de départ d'une fièvre insolite, et être suivi parfois d'un ictère, conséquences de troubles sympathiques du côté du foie.

Il est absolument impossible de diagnostiquer sûrement une contusion simple de la rate.

Thérapeutique. — En présence d'une douleur à la pression dans l'hypochondre gauche, après un coup ou une chute, il est rationnel d'appliquer douze ou quinze sangsues sur le point douloureux.

b. Déchirure de la rate. Toutes les causes susceptibles de contusionner la rate peuvent en produire la déchirure, et un épanchement de sang abondant a lieu dans la cavité péritonéale, dans les épiploons et dans la cavité péritonéale. .

Une ancienne tuméfaction de la rate favorise les ruptures de cet organe. (Morgagni, Playfair.)

Les ruptures de la rate tuent par bémorrhagie ou par sidération nerveuse (Sotis). Si un caillot obturateur oblitère la plaie, la mort peut arriver plus tard par suite d'une bémorrhagie secondaire ou d'une péritonite.

Chez les individus qui avaient antérieurement une lésion "de la rate, la mort survient comme dans un accès de fièvre pernicieuse.

Les malades atteints d'une rupture de la rate présentent une pâleur extrême accompagnée de sueurs froides et des autres signes des hémorrhagies internes, quelquefois de convulsions (Clayrel), et ils meurent rapidement, n'ayant offert pour tout symptôme local qu'une douleur extrêmement violente, augmentée par la pression et occupant tout l'hypochondre gauche. Ce sont les déchirures étendues de la rate et les déchirures qui ont lieu sur des rates déjà malades, qui se manifestent par cet ensemble symptomatique .

Lorsque la mort n'arrive pas tout de suite, les symptômes sont un peu différents : une douleur vive augmentée par la pression existe dans le flanc gauche et empêche tout examen plessimétrique ; une ecchymose existe parfois à la région lombaire et au tlanc, le pouls est fréquent et s'accélère un poule soir. Quelquefois le malade est dans l'anxiété, il a de la dyspnée ou de l'orthopnée, et s'il y a d'autres lésions dans le voisinage on constate d'autres symptômes, ainsi des douleurs abdominales vives caractérisent le début d'une péritonite circonscrite autour de l'épanchement sanguin abdominal (Broussais).

Thérapeutique. — Les petites saignées répétées chez les sujets robustes, les sangsues sur l'hypochondre gauche, les boissons glacées, l'immobilité absolue, sont indiquées. Le ventre sera maintenu par un bandage de corps peu

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serré. La diète absolue sera prescrite, et quand on commencera à nourrir le blesse, on lui donnera du vin, des légumes et peu de viande.

Si vous avez diagnostiqué une rupture de la rate, forcez le malade à garder le lit, au moins pendant un mois, pour qu'il ne se produise pas d'iiémorrliagic secondaire, sous l'influence d'un effort.

Coatusion du rein. Ou bien le rein est contus, ou bien il est déchiré ; dans le premier cas, il y a une infiltraliou sanguine dans une pyramide ou dans les colonnes de Berlin et dans la substance corticale. Dans le second, ' on constate une déchirure plus ou moins étendue, et elle existe vers la couche corticale, ou les pyramides, ou enfin dans le bassinet et les uretères.

La plupart des contusions simples du rein passent inaperçues, il y a seulement de la douleur qui se propage vers le cordon et qui est loin d'exister dans tous les cas, et quelquefois une hématurie , que l'on peut rattacher à une rupture du rein, parce que l'urine colorée de sang ne contient pas de caillots.

Le plus souvent on ne diagnostique la déchirure du rein que lorsqu'il y a une infiltration urineuse dans le flanc, dans les lombes et dans la région dorsale, rapidement suivie de gangrène (V. Plaies du hein), ou une péritonite suraiguë, ou encore un phlegmon périnéphré tique.

Thcrapeutvjue. — Vingt-cin([ à trente sangsues sur la région des reins, de grands bains, des cataplasmes froids, le repos absolu, la diète et peu de boisson sont le seul traitement à instituer.

On agira ensuite suivant les complications qui pourraient se montrer; ainsi un phlegmon diffus qui croît rapidement et révèle une infiltration urineuse (V. ce mot) sera traité par les moyens appropriés V. Abdomen [Epaiwhement d'urine dans I').

Contusion de l'ui-èilire. Uu coup sur la verge, Fintroduction d'une grosse sonde ou d'un dilatateur mécanique contondant l'urèthre, occasionnent des épanchemenis de sang dans la muqueuse uréthrale et dans le tissu spou-' gieux.

Si une inflammation se développe, ou s'il y a éraillure (le la muqueuse, les accidents fébriles ap[iaraissent immédiatement sous l'oi nic de lièvre ui éthrale ou de lièvre symptomatique d'un petit phlegmon circonscrit.

Un rétrécissement plus ou moins serré est souvent la conséquence d'une contusion de l'urèthre. V. UnÈTiiRE {Plaies de /').

Thérapeutique. — Des compresses d'eau froide et de grands bains sont les seuls remèdes à employer contre la contusion de l'urèthre; si les lésions de l'urèthre sont étendues et s'il y a rétention incomplète d'urine, une sonde à demeure sera laissée, ce sera le meilleur moyen d'éviter les fausses routes, si faciles à faire dans les urèthres contusionnés. V. UlU^TIlRE.

Contusion de l'utérus en ét»t dcgestntïon. Provoquées ou subies, les contusions de l'utérus mènent à l'avortement, que les violences aient été portées sur le ventre ou dirigées sur le col. V. Avoutement.

Une contusion de l'utérus gravide peut déterminer la nqitui'c de l'organe et le passage du fo'tus dans la cavité abdominale. Cet accident est en général suivi de la mort.

Contusion de la vessie. V. Yessie {Rupture de la).

Contusion par compression. La compression, bien qu'elle ne soit pas douloureuse, détermine à la longue les

différentes lésions de la contusion jusqu'à la gangrène (Velpeau). Cette variété de contusion existe dans les points où les membres reposent sur une partie dure. Chez les individus atteints de fracture de jambe, elle est fréquente au talon, lorsque cette partie repose sur le lit.

Thérapeutique. — On prévient les lésions produites par la compression des tissus en appliquant des cuirasses de diachylon sur les points qui poi'tent sur des parties dures; on les préviendra encore en plaçant les malades sur le matelas d'eau anglais (Demarquay). V. Bandelettes.

COIWALESCEIV'CE. L'état de faiblesse et de cliloroanémie qui succède aux maladies au moment du retour à la santé est ce qu'on nomme la convalescence.

Toute maladie aiguë un peu forte laisse après elle, pen- • dant un temps plus ou moins long, un état organique caractérisé par de la pâleur, de la faiblesse musculaire, de . l'excitabilité nerveuse, de la boulimie, de la constipation, des palpitations et un souffle cardiaque ou carotidien qui révèle l'anémie.

Faiblesse musculaire, susceptibilité morale et anémie, tels sont les principaux caractères de la convalescence.

Dans la convalescence de quelques maladies aiguës, notamment dans la fièvre typhoïde, il se produit quelquefc un amaigrissement rapide et subit du corps ot de la face, qui ne tarde pas à disparaître dès que l'amélioration k mal permet de nourrir les malades.

La durée de la convalescence, c'est-à-dire de l'anémie consécutive aux maladies aiguës, est en rapport avec la longueur de la maladie, sa gravité et l'énergie spoliative du traitement mis en usage.

La convalescence est souvent l'origine d'accidents nerveux plus ou moins graves : de spasmes hystériques ; de convulsions toniques (contracture) ou cloniques (chorée); de névralgies intercostales ou temporales ; de vésanies diverses ; enfin de paralysies sensoriales (anesthésie cutanée ou amaurose) et motrices, telles que paraplégie, paralysie générale ou paralysie du voile du palais.

Les paralysies et les névroses consécutives à la convalescence des maladies aiguës se guérissent en général assez rapidement.

On a observé les paralysies et les névroses douloureuses et convulsives à la suite de la diphthérile, de la variole, de la scarlatine, de la pneumonie, de la rougeole, de la fièvre typhoïde, de l'érysipèle, de l'angine simple, etc., sans qu'aucun germe persistant de ces maladies soit pour i rien dans la production des accidents.

Thérapeutique. — La convalescence exige des soins hygiéniques et pharmaceutiques particuliers. Une chaleur douce de l'air environnant ; une alimentation choisie, de fiicile digestion et de plus en plus substantielle ; de l'eau vineuse ; des vêtements bien chauds ; de l'exercice trèsmodéré ; le repos moral, enfin le séjour à la campagne, si cela est possible, telles sont les règles hygiéniques à imposer aux convalescents.

Je prescris habituellement quelques bains tièdes, de la tisane avec la macération de quinquina; de l'infusion de houblon ou de petite centaurée ; du vin ou de sirop de quinquina, GO à 100 grammes par jour; du vin d'aunée ou de gentiane aux mêmes doses; des pilules d'exirail de quinquina; des préparations ferrugineuses, telles que 1j hmaille de fer, 2") centigrammes; les pilules de Vallel, deux par jour; le sous-carbonate de fer, 25 centigrammes par jour; le sirop de pyrophosphate de fer, une cuillerée

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cors'v

matin et soii'; enfin les eaux minérales ferrugineuses de Passy, de Bussang, de Spa,. d'Orezza, etc.

•'onime régime on peut ordonner, en outre des aliments usuels, les fécules suivantes :

Dictamia.

Sucre 217 grammes.

Fécule 295 ul.

Crème d'épeautre 92 id.

Cacao caraque en poudre 31 id.

— maraguan eu poudre 31 ip.

Vanille 1

On mêle toutes ces substances ensemble, et l'on obtient une poudre d'un goût agréable et destinée à faire des déjeuners à l'eau ou au lait (Groult). Une à trois cuillerées dans l'eau ou dans 250 grammes de lait [±].

Chocolat au lichen.

Sucre en paiu 3500 srammos.

Cacao caruijuc de choix 3000 id.

Cannelle de Ceyian 30 id.

Extrait do lichen, sec, prive du principe

amer 300 i.l.

Se prépare comme le chocolat ordinaire avec de l'eau )u du lait (Tapie) \±].

Racahout des Arabes,

Cacao torréfié 15 grammes.

Fécide de pomme de terre ) ^.^ jj^

Farine de l'u j

Sucre GO id.

Vanille 2 id.

1, 2 ou 3 cuillerées dans 250 grammes d'eau, de lait )u de bouillon \±\.

Wakaha des Indes.

Sucre en poudre

Caclao mondé et torrélié. .

Vanille

Cannelle on poudre. . . .

Ambre ïris

rumuies.

id.

i id.

15 id.

3 décii^rammcs.

Pilez le cacao à froid, incorporez la vanille : triturez ivec le sucre, et ajoutez successivement les autres snbjtances en faisant du tout un mélange exact et pulvérunt.

Une cuillerée à bouche dans un potage au riz, au verlicelle, ou dans du lait.

Sirop de luit.

Lad nouvellement trait, écrémé et réduit

il moitié par l'évapiuration. ...... 6009 grammes.

Sucre 9000 ' id.

Eau de laurier-cerise 200 id.

Par cuillerées (Robinet); autant vaut prendre du lait rdinaire I j.

Pulamoud.

Cacao torréfié

Farine de riz. . .*

Fécule de pomme de terre.

Santal rouge

38 grammes,

• • ■ I aa 120 id.

Deux cuillerées à bouche cuites à l'eau ou au lait pour Il potage [+1.

Thériaque.

Cet électuaire, oh toutes les drogues jadis employées >nt venues se confondre, est encore très-utilement emoyé : il réunit les propriétés les plus contraires : on y marque des médicaments stinudants, astiingenl,'^, antilasmodiques et, par-dessus tout, l'opium. /| granmies de éria([ue ronfermcnl à peu près 5 centigrammes d'opium ■ut (Pjouciiardal). La thériaque procure le sonuneil comme )pium, mais elle n'a i>as comme lui l'inconvénient d'abate les forces, de diminuer l'appétit : dose, de 2 k !\ granies [+].

BODCHUT ET DESPRÉS. 2* édit.

l'otioH cordiale.

vin rouge. . 125 grammes.

Sirop de sucri' 25 id.

Teinture de caniudlc 8 iil.

Mêlez. Par cuillerées à bouche toutes les trois heures f+l.

Blanc-manger.

Gelée de corne de cerf 250 grammes.

Amandes douces blanchies 30 id.

Sucre 20 id.

Eau de fleur d'oranger 20 id.

Dans un mortier de marbre chaufl'é par l'eau bouillante, formez, avec la gelée encore chaude, les amandes, le sucre et l'eau de fleur d'oranger, une sorte d'émulsion que vous coulerez à travers un blanchet dans un pot contenant quelques gouttes d'alcoolat de citron (lîouchardat) E].

Poudre d'HaUj.

Sucre candi GO grammes.

Amandes douces mondées 20 id.

Semences de coings

— de pavots |

Amidon ) aa 10 id.

Gomme arabique i

— adragant /

Réglisse d'Espagne 5 id.

F. S. a. 2 à 6 grammes par jour

Convalescence de scarlatine et de rougeole. Garder la chambre trois semaines ou un mois, — de fièvre typhoïde, ne pas manger de choses indigestes, — de méningite, éviter les travaux d'esprit et les surexcitations morales.

Paralysies de la convalescence. — Ces paralysies doivent être traitées par les toniques, par les ferrugineux et localement par les douches de vapeurs prolongées et par l'électrisation au moyen des courants continus. V. Paralysies.

C;OM"Vl]LSIO:\'S. H y a convulsion partout où se produisent des mouvements involontaires, désordonnés, dans les muscles de la vie de relation, et ce n'est que du spasme lorsque ce mouvement apparaît dans les muscles de la vie organique.

Les convulsions sont toujours externes; mais il y en a qu'on appelle quelquefois internes, parce qu'elles se liassent à l'intérieur.

Les convulsions ont pour siège tous les muscles (convulsions générales), ou seulement un certain nombre d'entre eux (convidsions partielles).

Les convulsions accompagnées de roideur permanente, comme le tétanos, ont quelque chose de tonique, tandis que celles qui, à l'instar de la chorée, ne laissent pas un seul instant de repos, méritent d'être appelées cloniques.

Les maladies aiguës ou chroniques du cerveau sont la cause la plus fréquente des convulsions ; mais chez les fenmies et chez les enfants, elles se produisent très-fréquemment comme trouble sympathique du système nerveux.

C'est à rischémie ou à la congestion passagère locale du cerveau et de la moelle qu'il faut attrihuer les convidsions sympathiques, c'est-à-dire celles qui résultent d'un trouble de l'innervation vaso-motrice par action rellexe.

La chlorose et l'anémie, chez les albuminuriques ; l'intoxication meixurielle chronique ou saturnine ; l'intoxication par la strychnine et par les solanées; l'intoxication inareminalique; en un mol toutes les nosohémies (V. ce mot) peuvent pr'oduire les convulsions.

L'invasion d'une maladie aiguë, surtout chez les enfants,

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se révèle souvent par une violente convulsion. V. l'NiiU-

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