CORS
Jusqu'ici on n'a opéré les corps mobiles articulaires ijuc ur l'articulation du genou.
11 y a des corps mobiles des articulations qui ne cau-
Ienl aucune douleur. Ce sont surtout ceux qui sont pédiulés.
Thérapeutique. ■ — Une arthrite sèche et des corps nioliles multiples contre-indiquent toute opération, un corps iiobile adhérent encore ou devenu adhérent à la synoviale le doit pas être enlevé.
C'orps mobiles de l'articulation lemo>'o-(îl>iule.
,es corps mobiles de l'articulation du genou se révèlent ar une douleur vive subite, arrêtant les individus et cesiuil par le n^pos. Le corps mobile vient se placer dans le ul-de-sac inférieur interne de la synoviale, où on le sent juler sous le doigt ; une hydarlhrose, une arthrite sub- 'iguë, finissent presque toujours par compliquer les corps lobiles de l'articulation.
On ne confondra pas un corps mobile articulaire avec
Ile hyperthropie de la synoviale, et la saillie du repli du d-do-sac supérieur interne de la synoviale (Marjolin), ir ce n'est pas la place ordinaire du corps cartilagineu.x. ans les autres culs-de-sac, l'absence de mobilité du jyau résistant prouvera qu'il ne s'agit pas d'un corps obile.
.\vant de rien tenter, il faut établir ([ue le corps mobile >l libre, et qu'il n'y a point de lésion de l'articulation ca- Able de reproduire d'autres nouveaux corps étrangers.
Thémijeutique. — Si les accès de douleur sont séparés u' des intermittences pendant lesquelles on ne trouve is le corps étranger, on attendra et le malade portera une ^nouillère un |ieu scri'ée ; pour trouver le corps, on fera
I archer les malades; s'il est mobile, il viendra se placer uis le cul-de-sac interne de la synoviale. Si le corps mobile est facilement senti, on tâchera de le ire adhérer à la synoviale en le tenant fixé à la même ace, avec un anneau maintenu par des bandes de dia-
Iiylon (Middleton, Gooch). Boyer dit avoir réussi deux is ainsi ; mais si l'on ne parvient pas à fixer le corps ir la compression, et si le malade souffre on extraira le , rps.
I Pour cela, après avoir calmé l'inllammation de l'arlicu- ; lion par le repos, les grands bains et les cataplasmes, on li nènc cl l'on maintient avec les doigts le corps mobile au ; ;u d'élection ; une incision de 1 centimètre est faite à la eau à 3 centimètres au-dessous du point où est situé le Irps mobile; un bistouri long et étroit est engagé à plat ^\ r la peau et est conduit jusque sur le corps mobile où il " 1 1 arrêté alors ; la capsule est incisée on presse de haut i bas sur le corps mobile qui s'engage dans l'ouverture iil |te à la capsule ; s'il ne s'engage pas, on agrandit un peu t |uverturè de lacapside avec le bistouri, celui-ci est retiré, fl le corps mobile poussé hors de l'articulation est laissé g ms le tissu cellulaire (Goyrand^ d'Aix). On })eut retirer le ;jl irjps mobile immédiatement (Bonnet, de Lyon), mais cela ,t est pas toujours prudent.
ff Toutes les auti'es manœuvres opératoires sont insiiffintes ou dangereuses. Une bande roulée sera appliquée ir-dessus une petite pièce de linge, destinée à conqirier la plaie sous-cutanée faite à la synoviale au-dessus
^. i corps mobile sorti, le membre sera placé dans une
^ ■ lutlière et recouvert de linges trempés Uans l'eau blanche. Corps mobiles du péi-itoine. Outre les coi'ps fibreux
' : l'utérus, devenus pédiculés et libres dans la cavité idominale comme les articulations, comme dans la sé- ,
reuse du testiliUe, des corps mobiles, d'apparence cartilagineuse et fibreuse, existent dans le péritoine. En vient-il de la rate (Lebidois)? S'en forme-t-il sous le péritoine qui se pédiculisent et deviennent libres ensuite (Réclard)? S'en produit-il autour et aux dépens d'épanchements sanguins (Velpeau)"? C'est ce qu'il est difficile de dire ; en tout cas, il n'y a pas de traitement indiqué pour ces lésions^ qui ne présentent pas de gravité immédiate.
Corp.s mobiles de la tunique vaginale (Morgagni), Hunter). Si dans la tunique vaginale de petits corps pédiculés, durs (Chassaignac), formés aux dépens de follicules séreux sans doute, ou peut-être de tubercules enfermés dans un pédoncule séreux et passés à l'état crétacé (Broca), augmentent de volume, sans causer de gêne, on pourra les extraire.
Thérapeutique. — Une incision sous-cutanée sera faite, et le corps sera extrait par pression; cette opération sera difficile à exécuter, il faudra faire bien tendre la peau sur le testicule; on insistera sur le traitement par les compresses froides pour prévenir la vaginalite, ([ue l'on traitera, du reste, par les moyens ajipropriés.
fOKPS'i'ITRÉ (Maladies DU). Pour les opacités, voyez CiiOHOïDiTES, Synchvsis ; pour l'hydrophthalmie, voyez Gl.\^ucome; pour l'hyalite, voyez Glaucome Aic.u.
€OESET. U y a deux espèces de corset : l'un qui fait partie du vêtement de la fenune pour serrer la base de la poitrine et relever les seins dans un gousset spécial, et l'autre qui forme l'appareil mécanique destiné à redresser les déviations de la taille.
l'iy. lis. — eniset mL'ouiiii|iiL' contre les iléviutioiis du truiic, a.^isbiiiit |iai' pression oontiinieù l'aide d'un doulile ressort (Charriére). — Ê. Courroie louibaire, — F. Courroie dorsale.
Le corset ordinaire est un morceau de toile épaisse, résistante; il est garni d(,' tiges de baleine, ajusté stu- le corps, au-dessous de l'aisselle, et lacé dans le basdefa(,'on à étrangler la base de la poitrine pour rétrécir la taille.
Tant que les femmes n'emploient le corset que pour maintenir les seins à leur place, serrer la taille sans l'étrangler et pour soutenir les jupes afin de s'habiller décemment, le corset est une chose très-utile ; mais il devient très-dangereux dès que, par coquetterie, ou s'en sert pour serrer démesurément la base de la poitrine, de fa(,'on à empêcher l'expansion des poumons, à étrangler le foie qui garde la trace de cette empreinte, à gêner les digestions de l'estomac et à refouler l'intestin en bas, de façon à pro' duire l'abaissement de l'utérus.