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plus renounnés sont ceux de llossard, modiiiés par Jules tluérin et Charriére (fig. 148 et 149). C'est ce qu'on appelle aussi des ceintures mécaniques. Y- Hachis [Déviations du)^ Pleurésie chronique, Rachitisme.

Les corsets mécaniques s'emploient avec avantage pendant plusieurs années : dans quelques cas de rachitisme localisé à la colonne vertébrale ; dans quelques cas de pleurésie chronique chez les enfants; dans les déviations du rachis dus à la rétraction ou à la paralysie partie du muscle sacro-lombaire; enfin dans les caries vertébrales pour empêcher l'incurvation du rachis.

Les refroidissements, le catarrhe aigu ou chronique, la scrofule, l'herpétisme, la morve el la syphilis sont les causes du coryza.

L'éternument avec hypersécrétion de la muquiiuse nasale et l'écoulement de muco-pus par les narines, caractérisent le coryza.

11 y a le coryza aiyu catarrhal, et le coryzn dmniqae, le coryza fétide ou oz-éiie, le coryza tnorveux, le coryza syphilitique, le coryza des nouveau-nés et le cory za phlegmatique ou rbinoriliée (V. ce mot).

Thérapeutique du cor y zacatarrlud. — On peut arrêter à ses débuts l'inflammation aiguë catarrhale de la nm- ))rane muqueuse de Schneider, à l'aide de lotions froide^ et astringentes, assez fréquemment répétées, dans l'iiili rieur des narines, soit avec de l'eau froide, purement d simplement, soit avec de l'eau tenant en dissolution de l'alcool camphré, du sulfate de zinc, ou du sublimé, à dose extrêmement faible.

Eau ordinaire 100 grammes.

Sulfate de zinc. , . .50 oentisrammes.

Faire dissoudre.

2° Eau ordinaire 100 grammes.

Alcool camphré 15 à 20 gouttes.

Mêlez.

3° Eau distillée 100 .çrammes.

. Suldimé 10 centigrammes.

Faire dissoudre.

Respirations de vapeur d'iode métalliqtie toutes les heures pendant un quart d'heure.

Respirations de poudre de sous-nitrate de bismuth.

Amidon 15 s'rnmnies.

Sons-nitrale de bismutli 15 id.

A priser toutes les heures.

Il est très-avantageux de pouvoir juguler ou arrêter le coryza chez ceux qui en sont fréquemment affectés et qui s'en trouvent très-malades, lorsque ce mal est habituellement suivi de laryngite ou de bronchite.

Ouand le coryza est suivi de l)ronchile, la propagation semble se faire de proche en proche par les mucosités nasales qui coulent dans le pharynx, autour de l'épiglotte et irritent celte muqueuse comme elles irritent, au dehors des fosses nasales, la peau du nez et de la lèvre supérieure.

L'extension du coryza au larynx a surtout lieu dans Ip sommeil, à cause de la position renversée de la tête, qui facilite le passage des mucosités nasales dans la gorge. — On |»eut éviter cet inconvénient en se couchant sur le côté et eu cherchant à dormii', la face tournée vers h; sol. — Deux nuits ainsi passées avec des lotions astringentes dans le cours de la journée suflisc'nt poiu' guéi'ir le coryza à son début, sans transformation uliri ieure.

Si le coryza acquiert uni' inlensilt' le rende insupportable par l'obstruction plus ou moins complète des

COHY

CORY

fosses nnsales, il faut faire dans les narines des fumigations moUientes, à l'aide de vapeurs d'eau de guimauve ou d'eau de sureau.

Un médecin anglais, M. Williams, a conseillé, contre celte maladie, le même moyen que contre la broncliile, 'abstinence des boissons, mais ce remède, peut-être salutaire dans cette dernière maladie, est à peu près inutile dans le coryza, et, comme il est fort pénible, on peut se dispenser d'y recourir.

Des pédiluves sinapisés et des sinapismes aux jambes 5ont d'utiles auxiliaires dans le traitement de cette inflam- Tiation, surtout lorsqu'il y a de la pesanteur, de la douleur t de la congestion vers la tête.

2° Thérapeutique du coi'ijza chronique. — Lorsqu'il existe me inflammation cbronique de la muqueuse des fosses lasales, indépendante de la scrofule, de la syphilis, lu cancer ou de quelque lésion locale, il faut chercher à a détruire par la médication topique.

Du sucre en poudre, administré par prises, comme on ail îivec du tabac à priser, suffit quelquefois à modifie) la hiegmasie de la muqueuse et à diminuer la sécrétion ont elle est le siège.

Il vaut mieux adjoindre au sucre de la poudre de calolel et d'oxyde r'ouge de mercure, comme je l'ai fait prene quelquefois :

Sucre

(■.iili)m«l

Oxyde ronge de uiereiue.

20 grammes.

1 itl.

1 id.

On peut aussi prescrire avec avantage des lotions rèpéêes trois fois par jour, avec la solution suivante :

Std)^imé tO oentigTammes.

Teinture de musc 4 gouttes.

ICau distillée 400 grammes.

Ou bien :

Protoeldorure de mercure 120 centigrammes.

Oxyde rouge de mercure GO id.

Sucre en poudre ' grammes.

Mêlez exactement Ou bien :

(Valleix.)

lleutoclilorure de mercure.

Alcool rectifié

Kuu distillée

380 grammes.

Une cuillerée à café dans un verre d'eau chaude.

(Valleix.

Ou bien :

Ptdvre eiilit-lie. .

tUiiboiinte de fer.

G gi-ammes.

13 décigrammes.

A prendre en trois paquets par jour (Black).

On a, par analogie sans doute, cherché à guérir l'inanunation de la muqueuse nasale par le moyen qui réusit ordinairement dans les phlegmasies des autres muueuses. — On a conseillé l'usage du copahu et de la érébenthine : je n'en ai pas vu obtenir de bons résultats

n'en est pas tout à fait de même du poivre de cubèbe, ni compte quelques succès dans les mains de M. Black, e médecin le fait prendre à la dose de 6 grammes par Dur, en trois doses.

?)" Thih'ajmttique du cor)/ des nouveau-nés. — Lorsque coryza apparaît chez un nouveau-né et qu'il est assez iitense pour gêner la succion et nuire à l'allaitement, il hut changer le mode de nourriture des enfants et les lourrir en leur faisant boire du lait à la cuiller.

Dans le coryza des nouveau-nés, il faut nettoyer les naines iivec de l'eau d(^ guimauve, de l'eau de sun-au ou du

lait tiédi; — s'il existe des ulcérations dans les narines, il faut les modifier par des insufflations répétées trois fois par jour avec la poudre suivante :

(lalomel 1 gramine.

Sucre candi pulvérisù 15 id.

Mêlez.

Dans le coryza des nouveau-nés, si des fausses membranes bouchent les narines, il faut les détruire par des insufflations d'alun et de sucre :

Alun 3 grammes.

Piiudre de sucre 30 id.

Ou, si l'on préfère, et ce qui est beaucoup mieux, les cautériser avec le nitrate d'argent en dissolution et par injections, à l'aide d'une seringue de verre :

Nitrate d'argent 20 centigrammes.

Eau distillée 30 grammes.

Dans le coryza des nouveau-nés, on doit avoir soin de ne pas injecter trop fortement, pour ne pas faire pénétrer le liquide ni trop haut, ni trop profondément, ce qui poui'rail être nuisible. 11 faut, en outre, tout le temps que dure l'injection, maintenir les enfants la tête tournée vers le sol, pour que le caustique tombe à mesure qu'il est introduit.

Souvent, chez les enfants nouveau-nés, le coryza est de nature syphilitique, ce que l'on peut apprécier par les antécédents des parents, si on les connaît assez pour letu' adresser de pareilles demandes. Il faut user d'une grande prudence à cet égard, dans la crainte de troubler la paix d'un ménage, car une question de ce genre donne lieu à des récriminations rétrospectives, qui n'ont aucune utililé pour le médecin et qui peuvent même lui devenir fatales. — On peut, dans ces cas, s'adresser au père, encore fautil le faire avec ménagement, il faut surveiller la nourrice, et enfin examiner l'enfant, pour voir s'il n'aurait pas autour de l'anus, des parties génitales, dos excoriations de mauvaise nature, de l'eczéma, par exemple, ou des pemphigus syphilitiques. — Alors, sans rien dire, on fait une prescription en conséquence. On fait prendre à la nourrice ou à la mère de l'iodure de potassium à la dose de

I gramme par jour, ou à l'enfant lui-même, s'il boit à la cuiller. Dans ce cas, c'est à la dose de 20 à /|0 centigrammes par jour que le médicament doit être administré.

II vaut mieux cependant commencer par l'usage de la liqueur de Van Swieten, 5 à 8 grammes par jour dans une cuillerée à bouche d'eau sucrée.

Si l'enfant arrive à la période de suffocation et est menacé de mort par asphyxie, lorsque la phlegmasie atteint l'arrière-gorge, alors il n'y a pas :ï hésiter, et comme ressource extrême il faut proposer et pratiquer la trachéotomie.

h° Thérapeutique du coryza clironique fétide; ozène; punaisie. — ■ On emploie avec avantage, contre cette dégoûtante infirmité, les injections et les fumigations émollientes dans les narines, soit avec de l'eau de guimauve, de sureau ou du lait tiède, soit avec les vapeurs de ces plantes émollientes. Seulement il faut avoir la précaulion de répéter l'opération plusieurs fois par jour.

Contre l'ozène, Pdiazès employait l'oxyde rouge d'arsenic, incorporé à des poudres résineuses, et les faisait insuffler dans les narines, mais c'est un moyen abandonné, qui, d'ailleurs, pouvait être fort dangereux.

Dans l'ozène, on doit faire tomber les croûtes des narines avec de l'eau tiède ou avec du beurre, et les faire laver avec une décoction d'orge, de roses rouges, d'aigremoine, de petite centaurée, d'absinthe, de plantain et de morgeline, le tout mélangé à 121) grannnes de uiiel l'osal pour 500 grammes de liquide.

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