‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 170 sur 612 · CORS · texte numérisé non relu

CORS

COSM

Les lotions de sublimé à 10 centigrammes pour 300 grammes d'eau sont très-utiles dans l'ozène.

On emploie souvent contre l'ozone les fumigations d'orpiment et de cinnabre, mais c'est une médication à peu près abandonnée, à cause des dangers qu'elle fait courir aux malades. Fabrice d'Acquapendente et Scultet ont pratiqué la cautérisation des fosses nasales par le fer rouge dans certains cas d'ozène, mais c'est une méthode qui n'est applicable que lorsqu'il y a ulcération chronique de la muqueuse.

La médication astringente contre l'ozène est celle qui compte le plus de partisans et le plus de succès. — L'alun a été fort souvent employé en lotions ; on peut le prescrire de la manière suivante :

Alun 3 f^ranimes.

Enu d'orge 500 " i.l.

On a également employé : — le tannin, à la dose de 1 gramme, pour 30 grammes d'eau distillée ; — la décoction de quinquina ou de ratanhia, k grammes par litre d'eau; - — l'acétate de plomb liquide, quelques gouttes seulement dans de l'eau ordinaire pour former ce qu'on appelle vulgairement de l'eau blanche. — On peut employer également et avec avantage l'eau de chaux ordinaire, ou l'eau chlorurée, comme l'ont proposé Horner et Maclay-Awl d'après la formule suivante :

Cbloi'iu'Q de chaux ll(|uide 10 grammes.

Eau pure dOO id.

Le coryza chronique fétide se trouve bien des lotions aromatiques et résineuses, principalement du benjoin :

Teinture de benjoin quelques gouttes.

Eau pure q. s.

Pour avoir de l'eau blanchie.

On emploie souvent avec avantage contre l'ozène les insufflations de calomel et de sucre, ou seulement des prises de cette poudre fréquentes dans la journée :

f'iloniol 10 grammes.

Poudre de sucre 30 id.

Le coryza fétide qui se prolonge en dépit de tous ces moyens doit être combattu par des moyens plus énergiques, tels que la cautérisation avec le nitrate d'argent, des prises de cette substance en poudre associée à du sucre :

Nitrate d'argent pulvérisé i sramnio.

Poudre de sucre GO id.

Une prise matin et soir, ou bien des injections dans les narines de la solution suivante :

Nitrate d'argent 20 centigrammes.

Eau distillée 30 id.

pour trois injections par jour.

Cette médication est douloureuse, elle exaspère d'abord les symptômes du coryza, mais les accidents se calment et l'odeur ne tarde pas à disparaître.

Le meilleur de tous les topiques, celui qui a pour effet de désinfecter les narines, c'-est le permanganate de potasse en injections dans le nez à la dose de 1 gramme pour 100 grammes d'eau.

Permanganate do potasse 3 grammes

Eau distillée 300

Faites dissoudre, faire une injection malin et soir dans les tiarines.

5" TlUrapeutique du coryza morveux. — I,e coryza mor veux, épiphénomène de la morve aiguë et de la morv(; chronique, est IcilciiUMit grave par lui-même qu'il convient

de chercher à le modérer dans son essor. Nous Savons bien qu'il faudrait pouvoir neutraliser le virus morveux pour espéi'er obtenir un amendement dans le coryza spécifique de cette affection, mais réduits, comme nous le sommes, à être les spectateurs impuissants de cette maladie virulente, nous ne pouvons fjue pallier à ses manifestations. Cette forme de coryza doit enfin être traitée, comme les autres, par les agents topiques, émollients et astringents, dont nous avons déjà parlé.

6° Thérapeutique du coryza syphilitique. — Celui-ci, chez l'adulte, réclame absolument l'emploi de la médication spécifique. Outre les applications topiques nécessitées par l'état local, il faut administrer à rintérieur : — le protoiodure de mercure à 5 et 10 centigrammes par jour; — les pilules de Sédillot qui sont d'un excellent usage, deux par jour; — la liqueur de Van Swieten, ou enfin ~ riodure de potassium à 2, /j, 10 et 15 grammes par jour suivant la tolérance des sujets.

7° Thérapeutique du coryza phlegmatique, ou du, conj:.ii rhinurrhée. — Cette forme si rare doit être combaHiie par les injections astringentes mentionnées précédemment, et si l'écoulement muqueux était assez abondant pour compromettre l'existence, comme dans les cas de Morgagni, Lidloo et Sementini,-il devient nécessaire de recourir tamponnement antéro-poslérieur des fosses nasales.

COSMÉTIQUES. Les cosmétiques sont des .substancraromatiques employées pour entretenir les qualités de la peau. Ce sont :

1° Les acides, jus de citron, vinaigre simple ou aromatique, etc. ;

2° Les astringents, noix de Galle, tannin, alun, etc.; 3° Les matières colorantes, cochenille, carmin, orcanette ;

4" Les liuiles essentielles, eau de Cologne, eau de Portugal, etc. ;

5° Les baumes-résines, styrax, benjoin, etc. ;

6° Les corps gras, huile d'olive, huile de noisette, etc.;

7° Les graisses;

8° Les savons ;

9° Les substances minérales, telles que l'arsenic, le mercure, l'oxyde de zinc, le sous-nitrate de bismuth, le carbonate de plomb ou blanc de céruse, etc. , qui entrent dans la préparation d'une foule de compositions employées par ni la coquetterie.

Pommade de raisin.

Raisins frais bien mûrs, choisis, mondés. 250 grammes.

Huile d'amandes douces 509 id.

Cire blanche 250 id.

Racine d'orcanette 20 id.

Essence de roses 2 gouttes.

Écrasez le raisin, placez-le dans une capsule de porn'laine avec l'huile et la cire ; faites évaporer à une douci' chaleur, ajoutez l'orcanette, pressez, exprimez, el avani complet refroidissement mélangez l'essences de rosr- (Pieriot).

[ ntion de Locook.

Celte préparation est à liase de beurre de muscade, ^ sapoiiisé par l'ammoniaque, étendu d'eau de roses e( aromatisé à IVspril de romarin.

Aux cosmétiques se ratlaclient les parfiinis dont on se sert pour embaumer un upparlement ou le mouchoir.

COSM

Poudre odoriférante de Berlin.

^ gramines.

Musc 1 décisTfimnie

Benjoin

CasoariUo.

Storax calamité

Iris

Girofle

CauDelle

Roses de Provins

Fleurs de lavande J aa 24

— de grenade

Macis. . '

F.ssence de bergamote ï ^

— lie girolle J

— de camomille 4 id.

— de rose G id,

[ aa 16 aa 12

id.

iJ.

id.

id.

écigrammes

Mêlez pour une poudre dont on répandra une pincée sur une plaqUe chaude (Bouchardat) .

C/oMS fumants.

. Benjoin 04 grammes.

Baume de Tolu 16 id.

Laudanum 4 id.

Santal citrin 16 id.

Charbon léger 192 id.

Nitrate do potasse 8 id.

Mucilage de gomme adragant i|. s,

On brûle un 'de ces clous dans la chambre qu'on désire parfumer.

Bàtom aromatiques russes.

I aa 10 grammes.

Baume noir du Pérou.

Baume de la Mecque.

Baume de Tolu. . . .

Storax calamité. . . .

Benjoin en larmes. , , Poudre de cannelle. .

— de easearille. .

Poudre de g Sucre. . . , Vanille. . .

Mviso.. . . , Ambre gris.

Suectin.. . .

irofle.

Huile essentielle de rose.

aa 5

id.

id, id.

id.

aa 1

id.

id.

Faites une masse que tous diviserez en cylindres allongés, du poids de 16 grammes. On s'en sert pour aromatiser les appartements. En frottant ces cylindres sur une pelle chauffée, ils répandent une odeur aromatique et agréable. (Bouchardat.)

Viriaigre antiseptique.

Sommités sèches do grande absinthe.

Sommités sèches de petite absinthe. .

Romarin

Sauge \ aa 10 ]

Menthe

Rue des jardins

Fleurs de lavande ,

r:alamus aromaticus

Kcorcc de cannelle \

Girolle ' )

Noix muscade , aa o

Ail ;)

Camphre

Vinaigre radical (;4

Vinaigre très-fort, 400

F. s. a. (Bouchardat.)

Une cuillerée dans de l'eau pour lotions sur le visage. Vinaigre aromatique anglais.

Acide acétique très-eoncentré 65 grammes

'•fmp'i™ ■ 64 ' id.

Huile volatile de lavande 5 décigrammes.

— de girofle 2 iil"^

— de cannelle 4 jd,

Vinaigre aromatique fort.

Acide acétique concentré 200 grammes.

Camphre 20 ^ iil.

Essence de lavande "i

— de romarin ( na 5 iil.

— de girofle j

Cochenille pulvérisée 20 centigrammes.

Une cuillerée dans de l'eau pour lotions, sur le visage.

id.

id.

id.

id.

id.

. 125 grammes.

I aa 25 gouttes.

COSM 327 Sel volatil anglais.

(Sels de Preston Smelling, saJts.)

Carbonate d'ammoniaque transparent, . , q. s.

Remplissez les flacons avec le carbonate, puis comblez les interstices avec le liquide suivant :

Ammoniaque liquide concentrée..

Essence de bergamote

— de lavande

— de rose

— de cannelle [ aa 10

— de girofle j

Mêlez ; dans les vertiges spontanés ou qui suivent une légère excitation alcoolique.

Alcoolat de miel composé.

Miel de Narbonne ) ^-a

Coriandre j au 2d0 grammes.

Zestes récents de citron

Girofle

Muscade

Benjoin

Storax calamité

Vanille

Eau de rose

Eau de fleur d'orangei

Alcool à 85« c. (33° Cart.). . . ,

Faites macérer ces substances dans l'alcool pendant quatre jours ; distillez.

L'odeur de cette préparation est très-suave. On y ajoute quelquefois un petit nombre de gouttes de teinture de musc et d'ambre gris (Bouchardat).

id.

id.

na 15

id.

id.

aa 160

id.

id.

Eau sans pareille.

Alcool rectifié

Essence de bergamote.

— de citron. . , .

— de cédrat. , , Alcoolat de romarin. .

3000 grammes.

10 id.

15 id.

8 id.

250 id.

Mêlez, et distillez au bain-marie (Baumé), Eau de bouquet ou eau de toilette.

Eau de miel odorante 32 grammes.

Eau sans pareille 150 id.

Alcoolat de jasmin 18 id.

— de girofle ) , „ . ,

Eau de violette j "'^ 1"

Alcoolat de souchet long \

— de Calamus aromaticus ! aa 8 id.

— de lavande j

— de uéroli IQ gouttes.

Mêlez, Cet alcoolat composé a une odeur très-agréable (Baumé) .

Eau de violette.

Iris de Florence en poudre . , 50 grammes.

Faites macérer dans :

Alcool à 30 degrés 500 grammes.

Distillez au bain-marie (Bouchardat).

Eau de miel odorante de Londres.

Eau 1 liire.

Miel 30 grammes.

' ' " id.

Essence de bergamote Essence de uéroli.

Teinture d'ambre.

Teinture de safran

j aa 2

id.

id.

' Eau de lavande anglaise.

Alcool rectifié 755 gramme

Eau de rose 375 id.

Essence de bergamote 4 id.

Andire gris 2O centigrammes.

Ammoniaque liquide 2 grammes.

Musc. , 20 centigrammes.

Huile de lavande 15 grammes.

Fleurs de lavande 30 id.

Distillez pour obtenir 1 kilogramme de produit.

Essence de gingembre.

Gingembre gris i kilogratnnies.

Gingembre blanc 2 iil.

Alcool il 32 rlegiTs 33 litres.

Distillez pour obtenir 30 litres.

Essence de menthe anglaise.

Essence de menthe 8 griimmes.

Teint, piment de la Jamaïque 30 id.

Alcool il 40 degrés 350 id.

Essence royale.

Ambre gris 10 grammes.

Musc • 5 id.

Civette 5 id.

Essence de cannelle 1 id.

Essence de roses *i

Essence de bois de Rhodes > na 15 gouttes.

Essence de néroli )

Sel de tartre 2 grammes.

Alcool il 86 degrés 300 id.

F. s. a. par digestion. Décantez à mesure du besoin.

(Bouchard at.)

COTOIV. Produit qui entoure les graines du cotonnier et qu'on emploie en médecine sous forme d'ouate ou coton cardé contre les brxilures |T] et pour le pansement des plaies en guise de charpie {±].

Imprégné de nitre qui le rend plus combustible, il sert à la fabrication des moxas ; il sert aussi à préparer le coton- poudre, lequel entre dans la préparation du collodion.

COU (Plaies du). Les plaies superficielles du cou ne diffèrent pas de celles des autres régions. Tout le diagnostic doit porter sur la détermination de la profondeur à laquelle a pénétré l'instrument. La forme de l'instrument vulnérant, l'intégrité des fonctions des cavités et conduits naturels indiquent que la plaie est simple.

Thérapeutique. — Les plaies du cou guérissent par la simple position, et se réunissent facilement sous un pansement avec les bandelettes agglutinatives, et beaucoup mieux qu'avec des sutures (Dietfenbach) . Il y a' des plaies du cou qui sont suivies d'accidents graves. C'est principalement lorsque les plaies sont irrégulières, qu'elles sont suivies de phlegmon diffus et d'érysipèle, . — il en est de même après des blessures des veines et des lymphatiques.

Les plaies profondes du cou peuvent, lorsqu'elles traversent la région sus -hyoïdienne, pénétrer dans la cavité de la bouche. Ces plaies sont largement béantes, elles s'opposent à la déglutition ; les liquides introduits dans la bouche sortent par la plaie. Lorsque les plaies profondes siègent à la région sous-hyoïdienne, elles intéressent la trachée, l'œsophage, la cavité pharyngienne qui peut être ouverte ; l'épiglotte, ou même les cartilages aryténoïdes (Ch. Dell) coupés, tombent quelquefois sur l'orifice supérieur du larynx, et causent l'asphyxie (Goocb Houston).

Los plaies qui" intéressent le pharynx sont graves, parce qu'il y a une sensation de soif vive et une altération gangréneuse de lu muqueuse pharyngée.

Les plaies du r p, fuites par les individus ou.v-mêmes dans un but de suicide, ont presque toujours pour siège la région du cartilage thyroïde (Boyer), et les vaisseaux sont presque toujours respectés.

Thi rapeutique.— Quand une plaie intéresse le pharynx, on commence par introduire une sonde œsophagienne pour alimenter les malades, - on l'introduira par la bouche ou par le nez.

La suture des parties protoiidcs de la plaie doit être proscrite (Sabalicn. Quoique Quissac ait fait une suture unissant le cu tilage thyroïde à l'os hyoïde et ail réuni

ensuite les lèvres de la solution de continuité, mieux vaut réunir seulement les angles de la plaie cutanée, attendre qu'il y ait formation de bourgeons charnus et fermer alors la plaie par suttn-e (Nélaton). On placera la tête dans la flexion à l'aide du bandage figuré à l'article Lauyn\ {Plaies du). — Il est inutile de pratiquer la trachéotomie comme opération préventive, mais s'il y a suflocation cette opération est indiquée.

Si l'épiglotte bouche le larynx, on la tirera au dehors avec un fil ; mais si elle ne tient plus que par un pédicule étroit, on l'excisera.

Complications des plaies du cou. V. Plaies {Complications des) pour les complications de toutes les plaies en général.

1 0 Vl.aies des vaisseaux carotidiens et des veines jugulaires. Il résulte des larges plaies des vaisseaux du cou des hémorrhagies foudroyantes. — Les plaies des veines du cou permettent l'entrée de l'air dans le torrent de la circulation. V. Veines [Plaies des). — Les petites plaies des vaisseaux artériels causent plus tard des ânévrysmes.

Thérapeutique. — Les artères blessées peuvent être liées, si l'on arrive à temps (Michon) ; les veines ont été liées (Guthrie) (V. Air, entrée de l'air dans les veines), mais la mort n'a été que retardée après ces dernière.* ligatures, soit qu'elles aient embrassé tout le vaisseau, swl que la ligature latérale ait été appliquée.

2° Les nerfs sont intéressés dans les plaies du cou. Pour les nerfs superficiels, il n'y a rien de spécial. [V. Nerf.>! {Plaies des)]. Le plexus brachial coupé cause de la paralysie ou des contractures dans le membre supérieur. Les blessures des nerfs pneumogastrique et spinal causent des accidents du côté de la respiration et de la voix.

3" Le rachis et la moelle sont intéressés par les plaies de la région latérale du cou. V. Moelle.

lx° La plèvre et le poumon ont été blessés chez des sujets chez lesquels le poumon remontait dans le creux sus-claviculaire ; — l'emphysème sous-cutané, l'hémoply sie, les complications ordinaires des plaies de poitrine, font reconnaître la blessure du poumon. V. Plaies he poitrine.

5° Les plaies du corps thyroïde donnent une hémorrhagie abondante en nappe.

Tliérapeutique. — On ne peut arrêter les hémorrhagii'que par le tamponnement avec des boulettes imprégnées de perchlorure de fer; — s'il y avait en même temps plaie de la trachée on devrait faire la plus grande attention, afin qu'il ne tombe pas dans la trachée du sang coagulé par le perchlorure de fer.

6° Les plaies de la trachée et du larynx [\. Larynx {Plaies du)\ sont variables en étendue, et ont pour caractère principal la sortie de l'air par la plaie, ou sou épancliement dans le tissu cellulaire et l'aphonie.

Les plaies de la trachée peuvent être mortelles lorsipir des vaisseaux divisés versent du sang dans les condtiits aériens (Morgagni, Desbrosses).

Les piqûres de la trachée donnent toujours lieu à un emphysème du cou.

Les plaies transversales de la trachée s'écartent peu; elles se réunissent par la simple position lorsque l'on se borne à traitei' la plaie du cou, mais ce n'est jamais par première intention que la soudure s'effectue.

i Les sections complètes de la trachée sont lniijipiu's

ompagnées d'une rétraction que quefois Irès-considt'rile des deux bouts du conduit (Habicot) . Les plaies de la trachée sont suivies quelquefois de îumonie.

Thérapeutique. — Les plaies transversales de la trachée doivent pas être réunies par suture. Que la section soit nplète ou que la plaie résulte de l'action d'une arme eu, le traitement sera le même, on placera la tête dans flexion forcée sur le tronc.

Pour maintenir la tète fléchie, on se sert du bandage iqué [V. Larynx {Plaies du)], ou bien le bonnet des lades sera fixé par des tours de bande circulaires, un idage de corps entourera la poitrine et deux bandes es avec des épingles uniront en avant les tours de blides qui environnent le bonnet en bandage de corps efîfenbach) .

Contre les acidents inflammatoires on aura recours aux slgsues et aux compresses d'eau froide.

i la portion inférieure de la trachée se rétracte dans 1( médiastin, on y introduira une canule à trachéotomie ( ibicot).

)i la plaie reste fistuleuse, on traitera plus tard cet acci-

t. V. FiSTULc; DE LA TRACFIÉE.

1° Plaies de Vœsophage. Les plaies longitudinales de r sophage causent peu d'accidents et peuvent passer il perçues, tandis que les plaies transversales sont faciles

econnaître à cause de l'issue de matières alimentaires elle boissons au dehors, de plus on voit l'œsophage à nu dus la plaie, et on le reconnaît à sa situation.

Les plaies complètes de l'œsophage peuvent être suivies

la formation d'une fistule.

rhérapeiâiquc. — Les plaies longitudinales de l'œsopige guérissent bien (Guattani), sans qu'il soit nécessaire me de passer une sonde œsophagienne , les plaies nsversales guérissent par la simple position et l'usage ne sonde œsophagienne, les plaies complètes sont dans nême cas.

Contre les fistules consécutives, on se servira de la de œsophagienne pour pouvoir alimenter les malades ioen).

[Les plaies des autres parties du cou seront d'ailleurs tiltées comme il a été dit.

(^BCÈS FROIDS DU). V. ÂBCÈS et AtlTIIRirE CliRVl-

Dou E.

Dou (Phlegmons et Abcès du) .

■ibcés superficiels du cou. Les abcès superficiels du cou des abcès chauds consécutifs aune adénite aiguë, à un plbgmon développé autour d'une plaie du cou ou sous un a lirax. V. ces mots.

^hlegmons et abcès profonds du cou. Les abcès profonds cou sont dus à une adénite profonde qui elle-même est èsultat d'une angine ou d'une pharyngite, à un phleg- I du tissu cellulaire qui est à la base de l'épiglotte lal, Sestier), à une phlegmasie du tissu cellulaire du enfin on les observe après une blessure par une e ou par des instruments piquants (Velpcau).

l'hérapeutique. — (V. Adénite aiguë , PhliiGmon.) squ'il y a un phlegmon profond, un empâtement consiable de la région et menace de suffocation, on fera la îhéolomie et l'on débridera en incisant couche par che sur le point le plus rouge (Dupuytren), même quand y a point de fluctuation. Dans le cas où il y a adénite ligmoneuse, on peut attendre qu'il se soit formé du pus faire une incision prématurée ; — on incise, en géné-

ral, sur le boi'd antérieur du sierno-mastoïdion, et Ton attend, car le lendemain le pus se fait jour à travers la plaie ; — s'il ne sort pas encore, on écarte les tissus avec une sonde cannelée et l'on arrive sur le foyer purulent ; une fois le pus évacué, on place une mèche ou un tube en caoutchouc. On traite d'ailleurs l'état général comme pour les autres phlegmons et abcès.

Cou (Phlegmons et Abcès profonds les régions latérales du). Une inflammation du muscle sterno-masloïdien, un phlegmon autour de la glande thyroïde, un phlegmon difl"us du cou ou phlegmon large (Dupuytren), une adénite profonde, un phlegmon autour d'un anévrysme, causent des abcès. On reconnaît les premiers à une tuméfaction allongée, limitée à l'épaisseur du muscle sterno-cléidomastoïdien ; et les autres à une tuméfaction dilTuse, avec l'empâtement et tendance à passer à l'état chronique lorsque la santé générale a résisté aux premiers effets de l'inflammation.

Thérapeutique. — (V. Phlegmon, Adénite.) Lorsque les phlegmons larges du cou et les phlegmons diffus profonds ont fusé vers les médiastins, les incisions seront faites néanmoins, et l'on agira suivant les symptômes ])lus ou moins marqués d'abcès des médiastins. V. Médiastins.

Cou (Phlegmons et Abcès rétropharyngiens du). Les abcès phleginoneux rétropharyngiens naissent après une phlegmasie du pharynx, après une adénite péripharyngienne, après une arthrite cervicale aiguë et sous l'influence du froid ou d'un traumatisme (Mondière).

Une tumeur développée rapidement dans l'arrière-gorge, après l'existence d'un appareil fébrile et accompagnée d'un œdème du cou, produisant une suffocation croissante, donnant au toucher par la bouche la sensation de fluctuation, est un abcès rétropharyngien.

Les adénites rétropharyngiennes causent seulement de la dysphagie. On voit dans le pharynx une tumeur arrondie que l'on sent assez facilement.

En peu de jours les abcès rétropiiaryngiens acquièrent un volume considérable, oblitèrent le pharynx en produisant la dysphagie, la suftocation et quelquefois la compression des vaisseaux du cou donnant lieu à des phénomènes cérébraux comateux.

Les abcès rétropharyngiens s'ouvrent souvent seuls dans le pharynx, et le pus peut," en pénétrant dans les voies aériennes, produire l'asphyxie. Le pus peut aussi fuser dans le thorax (Petrunti) ou sortir par une ouverture au cou après tuméfaction et rougeur de la région cervicale.

Thérapeutique. — Tout à fait au début, on administrera un vomitif, on appliquera 15 à 20 sangsues siu' les côtés du cou.

Lorsque l'abcès est franchement fluctuant, on incisera avec un bistouri étroit, garni de linge jusqu'à 1 centimètre de sa pointe, on ponctionne d'abord, puis on incisera en coupant de haut en bas. Lorsque le pus est sorti, on place une sonde œsophagienne pour alimenter le malade, mais ou ne la laisse pas à demeure ; pendant cinq jours on se servira de la sonde œsophagienne.

S'il y a, outre les signes d'un abcès rétropharyngien, une tuméfaction à l'angle des mâchoires, on incisera les tissus couche par couche, et en disséquant jusqu'à ce que l'on arrive sur l'œsophage (Petrunti) avec une sonde cannelée, on ii'a à la recherche du foyer purulent.

Cou (Abcès réïropharyn(;iens chroniques du). Les abcès rétiopharyngiens chroniques sont le fait d'un abcès froid, consécutif à une adénite C'est au moins à celte

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