GRES
Les crampes du choléra sont passagères, se moiUrent toujours pendant la péi'iodc cyanique et difl'èrenl de la contracture cliolérique qui est permanente et qui ne se montre que peiidantla convalescence des malades.
Il y a des crampes singulières, occupant Findex et le pouce, observées chez ceux qui écrivent beaucoup, nommées crampes des écrivains, et qui. résultent de la fatigue des muscles employés à tenir la plume.
Thérapeutique. — On prévient les crampes en entourant la partie qui en est souvent le siège, ou les parties voisines, avec une chaînette ou un anneau de fer doux.
Les crampes et les contractures guérissent souvent en quelques minutes par des applications de laiton, sous forme de lames minces ou de chaînettes mises sur la peau.
Crampe des éei-ivaiiis. V. Main (Contracture de la).
1 Crampes d'estomac. V. GASTRALGIE.
1 CRANE (LÉSION TRAUMATIQUE DES OS DU). V. FRACTURE lU CRANE.
Tumeurs intra-cràniennes . Il y a dans le crâne des abès du cerveau, des tubercules et des kystes du cerveau t du cervelet, des anévrysmes, des artères du cerveau. V. Abcès du cerceau, Tubercules du cerveau], et des canlers, V. FoNGUS de la dure-mère.
En général, les tumeurs intra-cràniennes sont plutôt levinées que diagnostiquées. Elles causent de la compres- ;ion cérébrale révélée par du coma et de l'affaiblissement les mouvements. Une méningite est ordinairement le derlier signe d'une tumeur cérébrale.
Des troubles de la vision coïncident avec une tumeur u cervea,u ; le strabisme intermittent accompagne assez ouvent l'es tumeurs du cervelet. L'hémiplégie externe st presque toujours liée à une tumeur du mésocéphale. orsque la tumeur intra-crànienne occupe la dure-mère, y a des paralysies sensorielles dues à la compression du erf à la sortie du crâne.
CRAKSAC (Aveyron), Eaux minérales sulfatées, maniiiésiennes, arsenicales, ferrugineuses et magnésiennes oides. On les donne en boisson, en bains et en douches, a Source basse, où dominent les sels de magnésie, est irgative, tandis que la Souixe haute, manganésienne et rrugineuse, est légèrement tonique, aussi s'emploientles pour une indication différente. On donne ces eaux (US les engorgements du foie et de la rate (+], dans les aladies chroniques de l'intestin [3i dans la chlorose et ms les lièvres intermittentes rebelles □.
, CRAQUEMENT. L'audilion, dans une partie du corps, ;Lm bruit analogue à celui d'une fibre de bois qu'on brise institue le craquement, et il a une signification différente
Ion qu'on le constate dans le poumon, sous la peau ou
itre deux os.
Dans le poumon, les craquements ne peuvent se coniter que par l'auscultation à la fin de chaque mouvement spiratoire, et ils indiquent une congestion pulmonaire ronique, une tuberculose du poumon en voie de ramolsement ou une pneumonie chronique.
A la peau, les craquements se perçoivent par le doigt par l'oreille ; ils indiquent un emphysème du tissu cel- , aire sous-cutané .
Dans les articulations, les craquements indiquent une thrite sèche ou un simple défaut de synovie.
Des craquements au milieu d'un os indiquent une frac- I "e ou un décollement d'épiphyse, mais alors ce bruit | end le nom de crépitation. V. ce mol.
CRÈCDEl^ (Saône-el-Loire). Eau ferrugineuse acidulé froide.
CRÈME. Partie grasse du lait qui monte à la surface du lait reposé et dont on retire du beurre par le battaije. — On s'en sert en thérapeutique pour mettre sur les gerçures des lèvres et des narines [+], sur les croûtes de l'impétigo m. sur l'érysipèle \±\, et à l'intérieur, on la donne à la cuiller, à titre de corps gras, comme succédané de l'huile de foie de morue I I.
CRÉOSOTE. Principe extrait du goudron végétal. C'est un liquide oléagineux d'une odeur forte, peu soluble dans l'eau, soluble dans l'alcool et l'éther.
La créosote brûle légèrement la peau et y détermine de la cuisson. Elle blanchit les muqueuses et amène leur excoriation.
Étendue d'eau, elle y reste en suspension et ne s'y mêle qu'en petite quantité, formant un liquide astringent d'une odeur spéciale. — C'est un stupéfiant du système nerveux, un coagulant de l'albumine et du sang.
Elle a la propriété d'empêcher la putréfaction des viandes sans les rendre impropres à l'alimentation.
On l'emploie pure comme hémostatique □ ; à l'état d'eau créosotée comme stimulant et cicatrisant des plaies atoniques [T], enfin contre la carie des dents, avec du coton introduit dans leur intérieur [+]•
Elle se donne rarement à l'intérieur; dans ces cas c'est à l'état de pilules de 2 centigrammes, trois par jour.
CRÉPITANT. Au début d'une maladie aiguë des poumons, de petites bulles nombreuses sèches et fines couvrant la fin du bruit de l'inspiration pulmonaire constituent le râle crépitant et annoncent une pneumonie au premier degré (V. Pneumonie), contre laquelle il faut employer la saignée du bras et des sangsues sur le point malade.
A la fin d'une maladie aiguë de poitrine, le râle ci'épitant indique, au contraire, la guérison d'une pneumonie et il n'exige qu'un peu d'alimentation.
Quand les petites bulles qui couvrent la fin du bruit respiratoire sont inégales, humides et occupent l'inspiration et l'expiration, elles forment le râle sons-crépitant, caractérisent la bronchite capillaire et réclament plutôt les vomitifs que la saignée.
Dans les maladies chroniques du poumon, on entend quelquefois des craquements solitaires au sommet de l'organe, et il faut craindre alors un commencement de tuberculose pulmonaire.
Chez les sujets hydropiques, les râles crépitants qui occupent la base postérieure des poumons indiquent un œdème pulmonaire.
CRÉPITATION. Bruit formé par le frottement des deux extrémités d'un os cassé (V. Fracture), — par la pénétration de l'air dans un poumon atteint de pneumonie au début ou eu voie de résolution, — de bronchite capillaire (V. ce mot), — de pneumonie chronique, — enfin par la migration de l'air infiltré accidentellement dans le tissu cellulaire. V. Emphysème sous-cutané.
CRESSON. Plante des crucifères dont le suc des feuilles est employé contre la scrofule [+] et contre le scorbut, à la dose de 100 grammes par jour (+]. Il entre dans le sirop et dans le vin de raifort composés.
CRESSON DE PARA. Plante de la famille des synan-
tliérées [Spilanthes oleracea).
Elle renferme de l'huile essentielle acre et odorante, de