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lésion que se rapportent les trois observations connues de Desault, de Dupuytren et du Dublin médical, juin 1860, t. IV.
Ces abcès donnent lieu à des accidents qui ont tous les caractères des phlegmons et abcès rétropharyngiens aigus, à part la marche plus lente des accidents.
Thérapeutique. — Les abcès rétropharyngiens chroniques doivent toujours être ouverts par le pharynx. V. plus haut.
Cou (Abcès rétropharyngiens par congestion). Les abcès rétropharnyngiens par congestion sont rares. Ordinairement les abcès par congestion consécutifs aux lésions des vertèbres cérébrales suivent les plexus nerveux cervical et brachial (Bourgeaud Saint-Hilaire), et viennent se montrer dans le creux sus-claviculaire.
Au début d(^s abcès par congestion il y a un véritable abcès rétropharyngien, mais il passe inapcrçAi ; la lenteur de son développement ne donne pas lieu à des accès de suffocation comme les autres abcès rétropharyngiens.
Une arthrite cervicale, ou tumeur blanche des articulations des vertèbres du cou, ou mal de Pott cervical, existant en même temps qu'une tumeur du pharynx, permettent d'établir le diagnostic, abcès rétropharyngien par congestion.
Thérapeutique. — On traitera la lésion des vertèbres (V. Mal de Pott et Arthrite cervicale), et l'on n'ouvrira pas du côté de la bouche les abcès rétropharyngiens par congestion, car on a toujours le temps d'attendre qu'ils viennent faire saillie au cou.
Cou (Tumeurs blanches du). Les tumeurs blanches du cou sont des arthrites cervicales chroniques des articulations du cou, des caries des vertèbres ou des affections tuberculeuses de ces os. V. Arthrites, Os, Tubercules.
Les névralgies de la tête et de l'occiput, le torticolis, la compression de la moelle par déformation du canal rachidien, par affaissement de vertèbres à moitié détruites, sont les complications propres des arthrites cervicales.
Thérapeutique. — On traitera les arthrites cervicales et les tubercules des vertèbres par les moyens appropriés. V. Os {Tubotules des).
On préviendra la déformation du canal rachidien en maintenant la tête droite avec une gouttière de guttapercba, avec un collier rembourré, appuyé en haut sur l'occiput et le menton, en bas sur les clavicules. ' Si dans un mouvement brusque une luxation pathologique se produisait soudainement, ou, si, une vertèbre se rompant, la meoUe se trouvait tout à coup comprimée, on devrait, en présence d'une paralysie se généralisant incessamment, réduire les déplacements (Maisonneuve). Après avoir fait maintenir les épaules par un aide, le chirurgien exercera des tractions secondées par quelques mouvements de rotation en prenant point d'appui sur l'occiput et le menton, on place ensuite un collier. V. Colliers.
COUDES (Puy-de-nôme) Eau alcaline gazeuse froide.
COUEXîVE. Fausse membrane tibrinense déposée à la surface des muqueuses érodées ou de la peau dépouillée d'épiderme. Y. Diphthérite.
COUP DE FOUET. Rujtlure du muscle plantaire grêle. V. .Muscles et Tendons.
COUPEROSE OU ACIVÉ ROSACE A. Des pustules ouges prurigineuses, chaudes, du nez et des joues, se
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colorant après le repas et les écarts de régime, et amenant une congestion permanente de la peau, caractérisent la couperose. V. Acné.
COURBATURE. La courbature est une fatigue générale causée par un exercice violent ou un refroidissement, ou est le symptôme d'une maladie aiguë. Cette disposition est caractérisée par l'impossibilité de mouvoir les membres et par des douleurs musculaires. Il est rare qu'il y ait de la fièvre, à moins que les malades n'aient déjà un embarras gastrique ou ne commencent une maladie, V. Contusion, Rhumatisme.
Thérapeutique. — Repos. Tisane délayante et sudorifique, grands bains ; un purgatif, s'il y a embarras gastrique.
COURPIERE
dule froide.
(Puy-de-Dôme). Eau ferrugineuse aci-
COURS (Gironde). Eau ferrugineuse acidulé froide. COURTONER (Orne). Eau ferrugineuse froide.
COUSSII\S. Les coussins sont des sacs de grosse toile, allongés, remplis de balles d'avoine. On les emploie daas l'appareil de Scultet (V. ce mot). Il y a d'autres coussins qui sont longs, carrés, arrondis, en forme de pyramide e( qui servent à placer les membres dans une position élevée pour favoriser la résolution des inflammations , ou qui sont destinés à être interposés entre le bras et le tronc, pour aider à la réduction des luxations de l'épaule, et des fractures de la clavicule. V. Luxations, Fractures.
11 y a des coussins formés d'une ampoule de caoutchouf remplie d'air. Ces coussins sont bons pour soutenii' li's
Fig. 151. — Appnifil 11 iloiilili.' plan iiK'lini', l'ait avec dos coussins el îles courroies, pour l'racturo de la cuisse.
parties blessées, mais ils ne peuvent servir pour les appareils de Scultet.
On a fait autrefois avec des coussins des plans incliin'^ (Pott, Dupuytren).
cousso. V. T.t;NiA, Vermifuges.
COUTEAUX. Pour les amputations on se sert de couteaux droits, à un ou deux tranchants. Pour les cataractes et les pupilles artificielles, on emploie des couteaux spéciaux, couteau de Richter, de Beer, couteau lenticulnire. V. Amputation, Cataracte, Iridectomie.
COWPOX. Éruption pustuleuse du trayon des vaches, d'où .lenner a pris le vaccin. V. Vaccine.
coxai,gie(Arthrites et Ostéites péiu-articulairf.> de l'autici'lation coxo-fémorale, Coxarthrocace). coxalgie est un mol qu'il ne faut plus employer que comme
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in terme générique, car les arthrites à forme aiguë, et flus souvent les arthrites chroniques de l'articulation do I hanche, sont des coxalgies. Il n'y a pas de maladie spéiile à laquelle celte dénomination convienne, et le nom > tumeur blanche n'embrasse pas toutes les variétés arthrite désignées sous le nom de coxalgie. Une hydarthrose avec épaississement de la synoviale 'nletta, Brodie, J. Cloquet, Parise, Lesauvage), une aiovite fongueuse, une ostéite périarticulaire, ou une Uéite épiphysaire, une dégénérescence scrofuleuse du ssu osseux, une arthrite sèche, sont des coxalgies ou j'thralgies de la hanche (V. Arthrites et Ostéites). Il ne LUt pas oublier non plus qu'il y a des coxalgies avec altéition des os, qui ont débuté par une hydarthrose (Nélam).
I L'arthrite sèche est ordinairement, mais non exclusiveent, la coxalgie des vieillards. L'ostéite périarticulaire et I synovite fongueuse sont la coxalgie des enfants. L'hyd- [ throse ainsi que l'arthrite aiguë rhumatismale, au connire, semblent être la coxalgie des adolescents. Toutes les coxalgies ont des signes communs : le pli de , fesse, abaissé ou relevé, suivant la distension de l'arti- I jilation et suivant qu'il y a allongement ou raccourcissejjent du membre ; les douleurs dans les aines, augmen- I jes par la pression, la flexion de la cuisse sur le bassin, jKlduction et la rotation du membre en dedans, la courivo de la colonne lombaire qui forme une concavité ou \isrUure en arrière, enfin la douleur du genou, les variapns de la longueur du membre, et la difficulté ou l'imissibilité de marcher.
! /adduction est un mouvement instinctif du malade pour 'otéger l'articulation contre les mouvements et contre la ■ession exercée parle lit sur le grand trochanter sous le lids du corps (Bonnet), et cela est l'occasion d'une semixation par usure du bord de la cavité cotyloïde (Sabatier, iletta, Boyer).
Dans la majorité des coxalgies il y a de la douleur dans genou. Elle est due à une propagation de l'inflammation travers le canal médullaire jusqu'au genou, dans les téites périarticulaires (Richet), ou bien à une compres- )n et une irritation du nerf obturateur, dont les branches cminales viennent se répandre au voisinage du genou ruveilhier), ou bien à une lésion concomitante du genou onnet, Malgaigne), ou bien à une lésion consécutif 6 îessier, de Lyon), ou bien, et c'est ce qui est le plus mmun, elle tient à ce que les malades placent le genou |ns des positions forcées, ou le maintiennent longtemps |ns la môme position. Cette douleur n'existe pas chez les jdividus qui sont toujours couchés ou qui portent un apreil inamovible bien appliqué.
Au début des coxalgies, le raccourcissement du meme est apparent. Si l'on endort les malades et si l'on dresse le membre, on trouve qu'il a la même longueur e le membre sain. Pour obtenir ses longueurs sans avoir dormi le malade, on placera les deux membres dans la îme position, et l'on aura une mesure exacte en prent avec un ruban métrique la distance de l'épine iliaque térieure et supérieure à l'ischion, et en mesurant la itance de chacun de ces points à la tubérosité du condyle
I terne du fémur. On reportera ces mesures sur un tableau, formera avec elles un triangle, puis on comparera avec 5 mesures prises de la même manière sur le côté opposé iraud-Teulon). La bissectrice de l'angle répondant à I ngle inférieur du triangle représente là. longueur vraie membre. L'apparence de raccourcissement tient à le élévation du bassin qui bascule un peu en avant et à
une courbure de la colonne lombaire (Morgagni, Brodie), puis à l'immobilisation de la cuisse en demi-flexion sur le bassin. En relevant la cuisse jusqu'à ce que la colonne lombaire repose sur le lit, la position de la cuisse indique son degré de flexion réelle.
Lorsqu'il y aune luxation du fémur ou atrophie du col, ou une destruction de la tête fémorale, ou une altération de l'os des iles, le fémur remonte vers la fosse iliaque, et il y a un raccourcissement réel.
Il est des cas où l'allongement du membre a précédé son raccourcissement, et cette disposition concorde avec le gonflement du peloton adipeux de la cavité cotyloïde (Valsalva, Morgagni, Boyer), ou bien à un gonflement do la tête fémorale qui ne peut plus être contenue dans sa cavité (Rust), ou bien à une hydarthrose (Parise).
Les signes d'une hydarthrose coxo-fémorale sont la tuméfaction relativement énorme de la hanche, une fluctuation obscure et des douleurs locales peu vives.
Une arthrite fongueuse de la hanche se révèle par des douleurs vives et un empâtement de la région sans aug^ mentation sensible du volume du grand trochanter.
A la hanche, les ostéites périarticulaires sont presque toujours accompagnées de gonflement du grand trochanter ou de gonflement appréciable de l'os des iles par le toucher rectal.
Une coxalgie chez un vieillard ou chez un homme qui a passé soixante ans, peu douloureuse, donnant pendant les mouvements spontanés ou communiqués la sensation de craquements, présentant une déformation des extrémités articulaires, et quelquefois un gonflement promptement développé, caractérise l'arthrite sèche. Dans cette coxalgie, la hanche n'est très-douloureuse qu'à la longue.
Une douleur vive, aiguë, avec chaleur de l'articulation coxo-fémorale et d'oedème périarticulaire ou des abcès rapidement formés, caractérisent l'arlhrite aiguë de la hanche.
Les synovites et les ostéites périarticulaires suivent une marche lente et s'accompagnent à la longue d'abcès par congestion, ou d'abcès de voisinage, quelquefois de collection de synovie dans l'article ; les abcès s'ouvrent et donnent lieu à des fistules. Il y a des luxations dues à la destruction des extrémités osseuses. Les synovites qui se terminent heureusement laissent une fausse ankylose, les ostéites laissent une ankylose vraie. Les hydarthroses s'arrêtent quelquefois après que la tête fémorale a été luxée. Les synovites et les ostéites se guérissent par ankylose, les hydarthroses par la production d'une fausse articulation ou l'ankylose incomplète. L'arlhiite sèche ne guérit pas; il y a quelquefois luxation et fausse articulation entre les surfaces articulaires éburnées et recouvertes d'ostéophytes cartilagineuses.
En général, quand un enfant se plaint du genou et qu'il a de la peine à porter son membre dans l'abduction, faites attention, craignez l'invasion d'une coxalgie et examinez la hanche.
Une carie des trochanters, une ostéite du col du fémur, est souvent difficile à reconnaître, car les mouvements de l'articulation restent hbres, et, à cause de la profondeur de l'articulation, on ne peut pas préciser quelle est la lésion à laquelle on a affaire. On se rappellera que l'arthrite sèche n'existe pas chez les jeunes sujets, que l'hydarthrose y est rare et que les synovites fongueuses et les arthrites chroniques ont une marche lente, qu'elles ne s'accompagnent
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pas de gonflfmenl des extrémités articulaires, et que dans les ostéites périarticulaires les abcès ne sont pas longs à se produire. Si un abcès a été ouvert on explorera avec un stylet, et le contact d'un os à nu indiquera la lésion, l'examen chimique et microscopique du pus fournira aussi des éléments de diagnostic. V. Abcès froids.
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Contre les douleurs, on donnera les pilules suivantes :
Sulfate Jp qniriiiii' 50 oentinrammes.
Extrait d'ophmi 5 id.
(Hellingliam.)
Le traitement local des arthrites de la hanche repose sur une première indication, le repos de l'articulation. — ■
Fig. 152. — Gouttière Je Bonnet, avec appareil k suspeusioa.
On ne confondra pas les coxalgies avec la sacro-coxalgie, à cause du lieu où se fait sentir la douleur qui, dans cette dernière maladie, siège sur les côtés du sacrum, ni avec la carie du gi'and trochanter et de la crête iliaque qui laissent les mouvements de l'articulation coxo-f'émoralc libres.
Le tempérament scrofuleux prédispose à la synovite fongueuse et à l'ostéite pèriarticulaire, le tempérament arthritique à l'arthrite chronique simple. Les refroidissements, les Iraumatismes, prédisposent aux coxalgies aiguës ou arthrites aiguës.
Les enfants adonnés à la masturbation sont souvent atteints de coxalgie.
Un traumatisme tel qu'un coup reçu ou une chute sur la hanche, est souvent l'occasion du début des arthrites de l'articulation coxofémorale.
Il y a de fausses coxalgies, tels sont les rhumatismes musculaires de la hanche, ce qu'on reconnaît à la facilité des mouvements provoqués pendant le sommeil anestliésique. Ces maladies ont été quelquefois observées chez des hystériques.
Thérapeutique. — On opposera aux différentes espèces de coxalgie lu traitement des arthrites chroniques, des ostéites périarticulaires, de l'arthrite sèche.
On administrera les toniques, le vin de quinquina, le sirop d'iodure de fer, l'iodure de potassium à la dose de M centigiammes jiar jour.
On fera prendre des hains sulfureux, ou des bains de mer, suivant la diathèse des individus malades, on leur donnera une nourriture réparalrice.
On tentera d'obtenir l'immobilité par le repos au lit, \ci membres étant placés dans une gouttière de Ronnell (fig. 152), ou dans une mécanique articulée.
Fiff. 153. — 1. Gouttière double de Bonnet, pour — 2. Gouttière remijourrée.
fxai.L'ie
Si au moment où le chirurgien est appelé, le membre est déjà dans l'adduction, mais sans qu'il y ait ankylose, le malade sera soimiis au sonuncil anesihésique ; le membre sera redressé par des efforts manuels, pendant que des aides maintiennent le bassin, et placé dans la gouttière Bonnet ou dans l'appareil inamovible suivant : On placera une bande roulée à partir du pied et terminée piu" un spica de l'aine ; des attelles de carlon, et recouvertes d'attelles de fil de fer, seront placées de telle sorte que l'attelle e.xterne remonte jusqu'au liane. On recouvrira l'appareil ainsi commencé par une bande amidonnée
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(Bonnel, de Lyon), ou mieux dextrinée. Gel appareil a un poids relativeinenl- considérable, et c'est celui qui immobilise le mieux rarliculation de la banche.
Comme il est nécessaire de lever les malades de temps •n temps, il est bon d'avoir une gouttière Bonnet pour iiaintenir le malade dans son lit et une mécanique que 'on fait porter au malade lorsqu'il e lève ; le bandage inamovible a une upériorité à cet égard sur les deux ppareils précédents.
Il est ))on d'alterner les moyens de ontention du membre et de revenir la gouttière Bonnet, pour appliquer, il est utile, des vésicatoires ou des autères, ou la cautérisation ponctuée I. Guérin), ou faire des badigeon âges avec la teinture d'iode sur la égion de la banche.
Les abcès consécutifs à l'altération e la synoviale ou des extrémités arculaires ne seront pas ouverts prélaturémenl ; on les ouvrira avec un ■ois quarts ou un bistouri à lame étroite ; on fera imméiatementune injection iodée, et les malades conlinueronl usage des mécaniques et de la gouttière Bonnet ; on fera ne fenêtre à l'appareil inamovible si ce moyen de conîntion est préféré. Les fistules seront traitées par les initions iodées répétées.
Si ces derniers moyens ont été employés, si l'articulation se déforme, s'il y a luxation, ce qui est impossible, si le traitement a été bien suivi, la réduction ne sera tentée qu'avec les appareils mécaniques et à l'aide des crémaillères qui font graduellement mouvoir les segments de mécaniques les uns sur les autres; les appareils modernes,
Fig.. 155. — Mécanique articulée à crémaillère, pour les malaJes qui se lèvent.
imités de celui de Raspail(fîg. 155), valent mieux que les appareils à extension continue de Humbert (de Morlay),
Fij. 456. — Appareil de Martin.
F. Martin (fig. 156) el Pravaz. Il ne faut rien forcer, sous peine de réveiller les phénomènes inflammatoires.
S'il y a ankylose fibreuse, le malade étant endormi, on arrivera avec un appareil à extension, à moufles, à mobiliser l'articulation, pour la placer dans une position plus favorable ; on renouvellera les tentatives, de façon à re-
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dresser j)rogressivemoiil. Un ))lacera ensuite le membre clans un appareil inamovible.
Etant donnée une arthrite fongueuse avec altération des os, abcès et fistule, doit-on agir? Faut-il réséquer la fête du fémur (While) ? Si l'on n'est point sûr (et cela est impossible à établir) qu'il n'y a que le fémur qui soit malade, (enfer une résection c'est faire une opératiun exploratrice, et il y a des opérés qui en meurent. Il n'y a qu'un seul cas où la résection soit acceptable, c'est quand l'extrémité supérieure du fémur gonflée permet néanmoins les mouvements de l'articulation, et quand des abcès par congestion s'étant développés en peu de temps, il est évident qu'il y a une lésion osseuse.
Pour faire la résection de la hanche, voy. Résections.
Désarticuler la cuisse (Stephen Smilt) est une opération qui a, dit-on, donné seize cas de guérisonsur trentedeux amputations ; mais cette assertion vient de loin et mérite d'être contrôlée.
Il faut dire des désarticulations el des résections de la hanche, qu'on ne doit les tenter que quand la vie des malades menacée autorise des tentatives désespérées (Velpeau) et quand il n'y a pas de nécrose étendue de l'os iliaque.
Quand une coxalgie cesse d'être douloureuse, on enlève les appareils el l'on se comporte différemment suivant que les mouvements sont conservés, ou qu'il y a ankylose.
«. Si les mouvements sont conservés, on fera faire de bonne heure de l'exercice, le membre étant placé dans une mécanique; les douches, le massage et les frictions aidant, le membre repi'endra peu à peu ses fonctions et ne s'atrophiera pas. L'appareil à mouvement de Bonnet est insuffisant ; mieux vaut faire usage de mécaniques à crémaillères qui donnent des mouvements limités et gradués progressivement. Les procédés lents sont préférables ; on continuera l'usage do l'appareil mécanique longtemps encore après la cessation des douleurs.
h. Si les mouvements sont al)olis, si l'ankylose est Osseuse, le membre étant droit, il ne faut rien faire ; s'il est ankylosé à angle droit avec le tronc, on tentera de réduire par les moyens indiqués pour le redressement. Mettre à nu le fémur, scier le grand trochanter à sa base (Rhea Barlhon), ou le scier avec une scie fine à travers une ])efile incisioH par une demi-méthode sous-cutanée (Langenbeek), sont des opérations proposables. Mais comme on a produit une fracture du col par des efforts violents de réduction, qu'il n'a pas été observé d'accidents jusqu'ici dans deux cas connus (Nélaton, D. Després), et comme il y a eu ensuite des mouvements, on est autorisé à tenter de produire les fractures. C'est chez les sujets âgés de plus de dix-huit ans seulement que ce procédé peut être employé. On placera immédiatement après le membre dan^s l'extension, — le malade sera mis dans une gouttière Honnet; • — on préviendrait la réaction infiammatoire qui pourrait survenir par des cataplasmes émollienls el des sangsues.
Lors(|u'on n'emploiera pas ces moyens, on fera porter des a[ipareils prothéliipies, qui auront pour elfel d'allonger le membre, de diminuer la courliure lombaire; pour cela les malades useront d'un appareil prolbétique ; le pied ne devra pas louiher le sol, il sera élevé d'une hauteur propoi'lionnelle à l'angle formé par la cuisse avec l'axe du bassin.
lùi ;■(•;//« (ji'iimdc, nu début de la coxalgie on prescrira rinunobilifé de l'articulation malade par le repos au lit et un Iraitemenl général anliscrofuleux. Si l'on a diagnostiqué la lésion de la coxalgie, voici le traitement local qu'il faudra faire :
Les hydarthroses seront traitées par les vésicaloires, — la ponction de l'arliculalion (Camper, Baucr)ne peut guère être admise que pour ce genre de coxalgie.
Les cautères, la cautérisation ponctuée au fer rouge, conviennent pour les ostéites périarticulaires et les synovites fongueuses. — Le repos, assis ou couché, suffit dans l'artlunte sèche. Les arthrites rhumatismales avec l'œdème et les douleurs vives de l'arthrite aiguë seront traitées pur les applications de sangsues et de ventouses. Mais on aura soin en même temps de prévenir la flexion et l'adduction de la cuisse par des appareils mécaniques ou des bandages; — un des meilleurs bandages au début des coxalgies consiste à attacher ensemble les deux jambes séparées par un coussin (Bouvier).
Les bains de mer, les douches d'eaux minérales et les boissons sulfureuses sont indiqués dans la convalescence des coxalgies; — on enverra les malades spécialement au.\ eaux qui conviennent aux tempéraments goutteux, arlliiitique, rhumatismal ou anémique. Les eaux de Baréges, île Bourbon-LarchambauU, Cauterets, Bagnoles, Ralaruc, en-Savoie, Aix-la-Chapelle, Wiesbaden.Tœplitz, Gurgitellu, sont les sources auxquelles on peut avoir recours le [iliis généralement.
Coxalgie hystci-iqiic. — La contracture musculairu donne lieu quelquefois à une déformation semblable M celle des arthrites de l'arfi-culation fémorale, ou de \M coxalgie, et on l'a rattachée à l'hystérie (Rrodic, Robert)* elle a le caractère des coxalgies avec liydarlhrose ou synovite, mais on l'en distingue par l'exploration pendant le sommeil anesthésique. Une fois que la malade est endormie, on trouve que son articulation est entièrement libre.
Thérapeutique. — Endormir les malades avec le chlornforme ou avec le chloral hydraté, redresser le membre et le tenir étendu, faire des frictions et des massage* sur l'articulation, constituent fout le fraitemenl. l,c,s malades seront ensuite envoyées aux eaux de Luchoii, Bourbonne, Balaruc ou Wiesljaden.
cox.%KTiiROC,ici<;. V. Coxalgie.
€RA€IIAT. Matière liquide formée ou parvenue daiile pharynx et dans les bronches d'oii elle est rejetée au dehors. — Les ci'achafs indiquent |)rcsque toujours uin.' maladie des organes respiratoires, mais ils jieuvenl dépendre d'une lésion voisine comnuuiiquant avec la cavilé des bronches.
Les crachats sont plus ou moins abondants : scrwd.t dans la bronchite capillaire el dans la bronchorriiée ; muqueux dans la bronchite chronique ; striés de sttnij dans la bronchite aiguë ; eiisanylautes et rouillés dans la pneuniDnie ; albumino-muqueux dans la coqueluche ; puruh'iii'' dans les abcès dû poumon et dans la phthisie; qaïujrénau infects dans la gangrène du poumon, etc.
C'Ri\>IPE. — Une contraction subite, passagère cl douloureuse des muscles de la jambe ou du pied, ilu menton ou des mend)res, constitue la ci'anqic
Les crampes sont essentielles ou symplomatiipie.-, l'I l'ésultent d'une fausse position des membres, ou d'un effort musculaire considérable, ou de la conqiression d'un nerf, d'une excitation nerveuse centrale pi'oduife par un (toison tel que celui du choléra.
Le> crampes essentielles (|ui vicnucnl souvent la nuit, au milieu du sommeil, sont le résultat d'une fausse position des membres.
Les crampes de la grossesse résultent de la compression du plexus sacré par l'utérus en gestation.
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