‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 174 sur 612 · CROC · texte numérisé non relu

CROC

cire blanche. . .

Beurre de cacao.

! .m 15 cvammes.

Faites fondre et ajoutez :

Huile d'amandes douces fiO iî'f;immes.

Puis après refroidissement :

lîssence de roses 6 gouttes.

On emploie cette pommade matin et soir sur les crevasses.

Autre dite pommade rosat.

Graisse de porc lavée à l'eaii de rose. . 1000 grammes.

Pétales de roses pûlcs 2000 id.

Racine d'orcanctte 32 id.

Etendre sur les crevasses le matin et le soir. Autre ou Pommade de cétine.

Blanc de baleine 20 grammes.

Cire blanche 5 id.

Huile d'amandes douces 40 id.

Autî'e avec le baume du Pérou.

Axouge 30 grammes.

Baume du Pérou 3 id.

Mêlez et ajoutez :

opium 5 centigrammes.

Autre avec le goudron.

Axonge 15 grammes.

(Joudron de Norvège 5 id.

Autre avec le miel bouilli.

Onctions de miel chauffé au four jusqu'à eonsistanre mileme et dont on a enlevé l'écume.

(Testelin.)

Poudres absorbantes.

Employer la poudre d'azotate de bismuth, de lycopode, V amidon, et de vieux bois.

Il est quelquefois très-utile d'avoir recours aux appliations de baudruche gommée.

CRISE. Dans le cours des maladies, avant leur guérisou u aux approches de la mort, on observe fréquemment es phénomènes morbides qui coïncident tantôt avec une isue favorable, tantôt au contraire avec une terminaison icheuse. Ce sont les crises.

Il y a de bonnes et de mauvaises crises, mais en général 3 mot crise s'applique aux changements des maladies qui nnoncent une terminaison favorable.

Les phénomènes réputés critiques sont les épistaxis, le ux hémorrhoïdal ou menstruel, leptyalisme, la sécrétion puqueuse des urines, les sueurs, les parotides, certaines ruptions cutanées, telles que l'herpès, les furoncles, les jhcès, etc., et souvent, en effet, ces phénomènes indijuent une guérison prochaine.

Les crises ont surtout lieu dans les maladies aiguës, et 1 est rare de les découvrir dans les maladies chroniques ; nais il y a des cas de blessure envenimée dans lesquels l'éruption prolongée de furoncles successifs peut être conidérée comme un phénomène critique.

Hippocrate disait que les crises avaient lieu à des jours letermmés, principalement dans les jours impairs, tels [ue le septième, le quinzième et le vingt et unième jour, nais, de nos jours, ces assertions n'ont guère trouvé que les contradicteurs.

; Les crises sont complètes loi-sque l'amélioration qui les m est immédiate, tandis qu'elles sont au contraire iacom-

i BOUCHUT ET DESPRÉS. — 2* édit.

piétés lorsque, après leur apparition, la maladie reste longtemps sans se terminer.

Thérapeutique. — Le médecin qui doit se faire ministre de la nature, et qui doit observer la marche des phénomènes, pour favoriser leur manifestation tant qu'ils peuvent être utiles aux malades, ne doit pas se hâter d'agir au début des maladies par un traitement perUirbateur, à moins qu'il n'ait la certitude de juguler le mal par une médication abortive. U faut en général laisser les maladies aiguës suivre leurs phases naturelles, sans les soumettre à une médication intempestive plus nuisible qu'utile.

Ceux qui connaissent la marche naturelle des maladies aiguës et qui savent s'abstenir des remèdes violents ou perturbateurs pour diriger les phénomènes morbides selon les lois de la nature, sont les véritables médecins.

Agir inconsidérément et violemment au début des maladies quand le diagnostic n'est pas bien établi, uniquement pour combattre des symptômes dont on igftore l'origine, est une folie, et lors même qu'on sait ce qui va se produire, il faut encore être très-réservé dans sa thérapeutique pour ne pas troubler l'apparition de phénomènes indispensables ou des crises. Tant qu'on n'aura pas trouvé le moyen de guérir instantanément une rougeole, une scarlatine, une variole, un accès de fièvre intermittente, etc., il vaudra mieux favoriser l'apparition de l'exanthème, ou la fin de l'accès, que d'intervenir à l'aide d'une méthode perturbatrice.

Si le médecin n'a pas en son pouvoir le moyen de juguler une maladie, c'est-à-dire de l'arrêter presque instantanément par un spécifique, ou seulement le moyen d'en modérer l'intensité et par cela même d'en hâter la guérison, qu'il se garde bien de faire une médecine de symptômes qui n'est souvent bonne qu'à fatiguer les malades, qu'il suive l'évolution des phénomènes morbides en calmant la douleur et en soutenant les forces pour favoriser l'apparition des crises qui pourraient se présenter, mais qu'il n'aille pas au delà s'il ne veut pas compromettre la vie des malades. Agir à propos, s'abstenir quand on ne sait pas ce qu'on va faire ou lorsqu'une crise salutaire se montre, voilà la véritable médecine.

CRISTjtLLIIV (Plaie du). Lorsque la capsule du cristallin est blessée, ou bien elle se cicatrise et donne lieu à la formation d'une opacité, ou bien la capsule reste ouverte, l'humeur aqueuse en contact avec le cristallin le dissout, et il se produit souvent une réaction inflammatoire, des douleurs ciliaires et une injection périkératique avec chémosis séreux de la conjonctive. V. Plaies de la

COBNÉE.

Tliérapeutique. — Si une cataracte capsulaire se forme et s'il n'y a pas de douleurs, on attendra.

Si le cristallin se gonfle et si la déchirure de la capsule augmente, de façon que le cristallin se ramollisse de plus en plus, on fera sortir le cristallin (Desmarres) par l'extraction linéaire (V. Cataracte) ; — il sera utile, dans les cas où la réaction inflammatoire a été vive, de pratiquer en même temps l'iridectomie. V. Choroïdite suppurative et Glaucome.

CRISTALLOIDITE. V. CRISTALLIN {Plaie du).

CRITIQUE. On donne le nom de phénomènes critiques aux accidents qui annoncent la terminaison heureuse ou défavorable d'une maladie, et jours critiques les époques où paraissent les crises. V. Crise, Age critique.

CROCIIEir. En médecine opératoire, on connaît les

crochets mousses en forme d'S, qui servent à écarter les

338 CROU

lèvres d'une plaie où l'on fait une ligature et au fond de laquelle on dissèque une tumeur : on se sert encore d'un crochet mousse pour accrocher un muscle que l'on veut couper. On se sert de crochets ou érignes pour tenir immobiles les tumeurs que l'on dissèque. On se sert de crochets fins pour pratiquer Firidectomie par déchirement. V. Ligature, Strabisme.

En obstétrique, on se sert d'un crochet mousse dont le bout est terminé par une olive ; il est employé pour accrocher le pli de l'aine et amener les jambes du fœtus au dehors, dans les cas de présentation du siège.

On se sert d'un crochet pointu pour attirer les diverses parties du fœtus broyé par la céphalotripsie.

CROTON TIGLIUM. Arbuste exotique des euphorbiacées, dont les semences servent à faire l'huile de ce nom.

Cette huile s'emploie comme purgatif [+], deux à trois gouttes en pilules avec de la mie de pain, ou pour frictions révulsives matin et soir sur la peau, à la dose de vingt gouttes jusqu'à l'apparition d'une éruption miliaire fine[T]- Dès que l'éruption est faite, on la fait sécher avec un papier brouillard enduit de cérat, ce qui s'effectue en trois jours.

CROUP. Des fausses membranes sécrétées à la surface du larynx enflammé caractérisent le croup.

Le croup est deux fois plus fréquent chez les garçons que chez les fdles.

On observe le croup à l'état sporadique ou épidémique, mais dans ce dernier cas il est toujours la suite de l'angine couenneuse ou gangréneuse maligne (V. ce mot), ou de la scarlatine.

Le croup vient par degrés à la suite d'une angine ulcéreuse et couenneuse ou d'une laryngite aiguë, et ce n'est qu'au bout de deux ou trois jours qu'il conduit à la suffocation et à l'asphyxie.

La sufl'ocation subite avec toux rauque et sifflante, venant au milieu de la nuit chez un enfant qui s'était couché l)ien portant, n'est qu'un faux croup. V. Faux croup.

Ouand vous entendrez une toux voilée, rauque, sourde, suivie d'un sifflement métallique , avec fièvre, chez un enfant dont la voix est éteinte et qui respire péniblement, dites : c'est le croup.

Quand chez un enfant alteint de croup, la toux et la voix éteintes accompagnent une respiration bruyante , râpeuse, serratique, il faut craindre les accès de suffocation, l'asphyxie et la mort.

La toux et la voix éteintes avec respiration bruyante, râpeuse, serratique, présagent des accès de suffocation, et bientôt après l'asphyxie.

11 y a des croups asphyxiques dont les fausses membranes font périr en bouchant le larynx, et des croups qui tuent sans asphyxie, par empoisounement, lorsqu'à lieu la résorption des produits purulents sécrétés dans l'arrièregoige cl dans le larynx.

Le croup otfrc trois périodes : la première dite d'exsudation, caractérisée par la formation des fausses membranes ; la raucité de la toux et de la voix finit avec les accès de sufl'ocation qui caractérisent la seconde , dite spasmodiqne; et la troisième, asphyxiqiie, débute lorsque se manifeste de rancslhésie légumenlaire, avec ou sans cyanose.

L'anesthésic, à difl'érenis degrés, est la mesure de l'asphyxie produite par le croup, et quand ce symptôme

CROU

n'existe pas du tout, on peut être sûr qu'il n'y a pasi| encore d'obstacle absolu à l'hématose (Bouchut).

Le croup s'accompagne souvent d'une albumimirie, qui tient tantôt à la congestion rénale produite par l'asphyxie, tantôt à une sorte d'empoisonnement analogue à celui qui résulte de l'infection purulente des plaies (Bouchut).

On trouve quelquefois à l'autopsie des enfants morts de croup, des taches de purpura, des noyaux d'apoplexie pulmonaire, des infiltrations purulentes dans les lobes pulmo- ' naires, et enfin des abcès multiples du poumon ou du tissu cellulaire qui ne sont que des abeés métustatiques.

Dans le croup, l'asphyxie a lieu tantôt d'une manière apparente avec cyanose et suffocation, tantôt d'une façon \ latente, sans sufl'ocation ni cyanose appréciable, et c'est \ Vanesthésie seule qui montre l'imminence de la mort et la nécessité de la trachéotomie. •

Le croup arrivé à la période des accès de sufl'ocation pi d'anesthésie complète, est presque toujours mortel.

Ouvrir la trachée d'un enfant atteint de croup avant l'apparition d'un commencement d'anesthésie, c'est faire une opération prématurée, parce que l'on combat une; asphyxie qui n'existe point. A |j

Thérapeutique. — Le traitement du croup est mitmi ou chirurgical. ^ f

Le traitement médical du croup est très-utile dans Va première et la seconde période, c'est-à-dire jusqu'au moment des accès de suffocation; à la troisième période ses succès sont incertains, et, en cas d'asphyxie avec anesthésie, il f:mt recourir à la trachéotomie.

A ses débuts je traite le croup par les vomitifs à liauti dose, surtout le tartre stibié (15 à 30 centigrammes dan un julep diacodé), en ayant soin de faire manger les en fants et de ne pas leur faire boire trop de tisane. ■

Les chances de succès dans le traitement du crou|" dépendent en grande partie du peu d'extension des faussoi membranes de la muqueuse laryngée, car si l'on doitespe. rer beaucoup d'un enfant chez lequel la pseudo-membram est limitée au larynx, les chances sont moindres lors que les fausses membranes ont envahi les grosses bronches et elles sont à peu près nulles lorsqu'elles occupent le bronches capillaires.

De nombreux spécifiques ont été vantés contre le croup les uns comme altérants, capables de modifier la fore vitale, et de neutraliser ses elfets, dans les production plastiques, — les autres comme spécifiques.

Le calomélas rentre dans la première catégorie, il a été 1 médicament favori de Bretonneau. On le donne à haute dos et à dose fractionnée, 15 et 20 centigrammes parjour, che les petits enfants, 50 centigrammes chez des enfants plu âgés, et plus encore chez les adultes [3- On y joint quel quefois les frictions mcrcurielles sur la poitrine, dans l'ai: selle, la face interne des bras et des cuisses. Cette niéili cation doit favoriser l'expectoration et le rejet des fausse membranes. La toux diminue sous son influence et pren son caractère spécial à mesure que cesse la gène de I respiration. Malheureusement, chez les enfants soumis cette médication, on observe de nombreuses garderolx et une fluxion des gencives, salutaire seulement lorsiju'Hi n'est pas portée trop loin. Dès que les évacuations alvim sont trop considérables, il faut cesser l'usage des merci riaux afin de ne pas jeter le malade dans un état de fa blesse trop prononcé. La salivation est difficile à provoqui chez les entants à la mamelle. Lorsqu'elle existe, en pci juger que riiitoxication niercurielle l'st fort intense, et faut interrompre l'usage des médicaments pour ne pasèli

CROU

le témoin d'accidents fort graves, tels que la gangrène de la bouche et la nécrose des os maxillaires, accidents observés par liretonneau.

On a aussi conseillé l'usage du mlfute de mivre, et, en Allemagne, ce moyen a été souvent suivi de succès, quel- (jucs expériences faites en France déposent en sa faveur. Il faut le donner de la manière suivante :

Snlfato do cuivre 20 opntigrammn?.

Pondra de sncvo 00 Si ummcs.

pour diviser en deux paquets et faire prendre à cinq minutes de distance. Il en résulte un effet vomitif qui ne peut qu'être avantageux.

Le sulfure de potasse a été très-vanté (Lobstein, Fritze de Magdchourg, Maunoir de Genève, etc.). On le donne à la dose de 60 ou 90 centigrammes dans un look à prendre en vingt-quaire heures, mais en même temps on donne de temps à autre un vomitif aux malades, Sous cette influence, la toux devient rapidement plus humide, et l'on constate bientôt une véritable amélioration.

Les médecins qui ne veulent point de ces spécifiques et qui prétendent suivre logiquement leurs idées en thérapeutique, ont été conduits à combattre le croup par les anfiphlogistiques. Il fut une époque où l'on ne croyait pouvoir mieux faire qu'à l'aide des émisswns sanguines, mais l'expérience a singulièrement affaibli cette prétenlion. Les omissions sanguines ne réussissent pas dans cette circonstance comme dans les inflamnialions ordinaires. — Elles ne sont utiles que chez les enfants forts et vigoureux orsque la réaction est très-intense, et que, dès le début, a respiration se trouve tellement gênée que la suffocation est immiiiente. Elles sont en général dangereuses chez es jeunes enfants qui sont loin d'offrir la même force de nonstitulion que les enfants plus avancés en âge. Toute- Cois, .si l'on pense avoir besoin de recourir à ce moyen, il est préférable d'employerla saignée du bras que les émisions sanguines locales. Ces dernières ont l'immense inconl'énient d'exciter les petits malades, par la frayeur qu'elles eur occasionnent. Le spasme qui en résulte nuit encore à 'exercice des fonctions respiratoires et favorise le dévcoppement de l'asphyxie. Ensuite, pour les appliquer, il àut coucher les enfants sur le dos, la tète renversée en rrière, position qui, à elle seule, suffit à occasionner la uffocation. Ensuite le cou est la région du corps de Tenant où il est le plus difficile d'arrêter l'écoulement des liqûres de sangsues. On ne peut le comprimer dans cette laladie sous peine de gêner l'entrée de l'air dans la poirine. Les sangsues coulent alors avec abondance ; il en ésulte un état anémique fort grave, et quelquefois même es syncopes suivies de la mort.

Il faut donc mettre la plus grande réserv-e dans l'emploi es émissions sanguines chez les enfants atteints de croup.

Elles ne sont applicables que chez les grands enfants et liez les adultes, encore ne faut-il pas les pousser jusqu'à fncope comme l'exigent Bailey, Lyons, etc. La saignée u bras est préférable à la saignée par les sangsues. Touifois si l'on se décide pour les sangsues, on doit faire ttention à proportionner la perte du sang à la fon e et à ige des malades. Deux à huit ou dix sangsues doivent iffire. Il vaut mieux y revenir, que de compromelire la e par une déperdition de sang trop considérable. Pour lon compte, je tâche de ne jamais re( ourir à ce moyen, ir, sauf de rares exceptions, je le considère comme utile.

La médication révulsive cutanée a, dit-on, rendu quelles services dans le traitement du croup, mais elle a des convenients qu'il ne faut braver qu'en parfaite connaisnce de cause. L'emploi des rubéfiants sur le cou, des

CROU

vésicatoires volants, du marteau échauffé de Mayor, n'amène pas, selon nous, des résultats aussi favorables que ceux qu'on était en droit d'en attendre. — Outre que leur action efficace est encore inciu'taine, ils exposent à quelques dangers. Souvent la plaie qu'ils déterminent se recouvre d'une fausse membrane, semblable à celle du larynx, qui peut s'élendre très-loiu (liretonneau). C'est une seconde maladie fort dangereuse qu'il faut combattre. Or, l'utilité des vésicatoires ne nous paraissant pas compenser un tel inconvénient, il serait, je crois, convenable de les bannir de la thérapeutique du croup. Ils peuvent rendre des services- dans des cas exceptionnels, dans la pneumonie par exemple, mais alors il est évident qu'on les emploie moins contre l'affection du larynx que contre la complication. Nous y reviendrons plus loin.

On a aussi beaucoup vanté la révulsion intestinale à l'aide de 2'>f"'0'd'fs, mais c'est encore là une médication inutile, qu'il faut savoir écarter. Il ne faut employer les purgatifs contre le croup que s'jls ont en même temps d'autres propriétés altérantes, ou, dit-on, spécifiques, comme on l'a cru pour le calomélas et le sulfure de potasse.

La médication vomitive a eu beaucoup plus de partisans. Elle réunit assurément la majorité des avis dans les conseils de la médecine. Elle a, de tout temps, été vantée contre le croup (Hufeland, Albers, Desessartz, Valleix, Missoux, etc.).

La médication vomitive favorise le rejet des fausses membranes prêtes à se détacher et aide à l'expulsion des mucosités qui remplissent le larynx. C'est la plus utile à employer dans le traitement du croup. D'ailleurs, l'une des substances que l'on administre ordinairement, le tartre stibié, produit un double effet. Elle agit comme moyen mécanique, ainsi que nous venons de le dire, elle a ensuite une action altérante bien prononcée; elle modifie la nature du sang et détermine le ramollissement et la chute des fausses membranes.

Les vomitifs que l'on peut donner aux sujets atteints de croup sont Vipécncuanha et le tartre stibié. Celui-ci mérite plus de confiance que l'autre. On le donne en potion, à la dose de 10 ou 15 centigrammes, par petites cuillerées à café, de demi-heure en demi-heure, jusqu'à dose vomitive. On suspend au troisième vomissement et l'on peut recommencer dans la journée ou le lendemain, si on le croit nécessaire à l'état du malade.

En général, il ne faut pas craindre d'employer cette méthode avec énergie, car c'est de cette manière seule qu'elle peut être utile. Si le tartre stibié produisait des évacuations alvines trop considérables, avec altération sensible de la face, il faudrait aussitôt cesser son emploi, mais si l'on ne donne pas trop de tisane à boire aux enfants, cet effet purgatif n'a pas lieu.

L'ipécacuanlia doit être donné en poudre ou dans du sirop, à la dose de 25 à 30 centigrammes chez les petits enfants, ou de 1 gramme et même 2 grammes chez les sujets plus âgés et chez les adultes. On peut réitérer dans la journée, ou le lendemain et les jours suivants. On a ainsi obtenu quelques succès, mais je donne de beaucoup la préférence au tartre stibié.

Les sternutatoires, les fumigations irritantes avec le vinaigre, Yinsufflation de quelques parcelles de tabac en poudre dans les narines, ont été employés contre le croup, à titre de moyens mécaniques destinés à favoriser l'expulsion des fausses membranes. Ils ne peuvent avoir de )'ésullats avantageux que lorsque ces productions accidentelles sont llottantes et prêtes à se détacher. On en juge par les caractères de la respiration, qui fait entendre un

CROU

flROU

bruit (le soupiipe, de la toux, qui est grasse el muqueuse, par le gargouillement latéral, qui indique la présence des mucosités bronchiques.

On a essayé de guérir le croup en détruisant les fausses membranes de la gorge et du larynx par les alcalis et par les caustiques.

La caatf't'isation par les acides est le meilleur moyen à employer. On se sert ordinairement des addr.sddorlujdrique et nitrique affaiblis, et du nitrate d'argent à la dose de 10 grammes pour 30 grammes d'eau distillée. Il faut avoir une petite éponge fine, solidement fixée au bout d'une baleine courliée en crochet; lorsque l'éponge est imbibée, on l'exprime légèrement et on la porle sur le pharynx et sur la glotte, afin que quelques gouttes de liquide caustique puissent pénétrer dans le larynx.

Cette opéi'ation est fort désagréable pour Tcnfanl, elle lui laisse un très- mauvais goût dans la bouche, et elle détermine de violents efforts de vomissement qui sont trèspénibles, mais salutaires. Il faut la pratiquer dès le début de la maladie, si l'on aperçoit les fausses membranes du pharynx, et la répéter deux fois par jour, au moins, tant que ces produits existent à la surface de la muqueuse .

Si la cautérisation de l'arrière-bouche et de la partie supérieure du larynx est avantageuse, elle a aussi ses inconvénients qu'il faut connaître pour les éviter. La suffocation immédiate peut en être la conséquence, si l'on a laissé trop longtemps l'éponge sur la glotte et si une trop grande quantité de liquide a pénétré dans le larynx. Cet accident est fort grave, car il peut déterminer la rnorl, ou du moins la nécessité de pratiquer aussitôt la trachéotomie. On peut l'éviter par les plus simples précautions : ainsi la cautérisation doit être faite rapidement, et la baleine retirée de la bouche avant que les elTorls de vomissement soient en pleine activité. D'une autre part, l'éponge doit être légèrement exprimée, et ne contenir qu'une quantité de liquide assez faible pour ne pas remplir le larynx ou l'œsophage, comme je l'ai une fois observé.

De celte manière, on utilise, autant que possible, cette importante médication du croup, el on ne la compromet pas par d'uuprudenles légèretés.

C'est dans le même but qu'on a employé Vinmfjlolion de nitrate d'argent en poudre avec une poire de caoutchouc servant d'insufilateur (Guyon) ; la cautérisation ries anujgdales avec le fer rouge (Valenlin, de Vi(ry) et Vmnputation des amijçfdules (Bouchut) lorsipie les fausses membranes recouvrent, sans les dépasser, les amygdales augmentées de volume \+ +\. — Cette dernière opération détruit le mal sur place, empêche sa généralisation et s'oppose à la formation du croup (quinze succès sur seize opérations).

Les dissolvants des fausses membranes employés en potion sont : le bicarbonate de soude, h à 6 grammes par jour □; — le chlorate de potasse, k grammes par jour [3 ; — le bromure de potassium, 2 à 3 grammes ; — enfin les insufflations de chlorate de potasse, — de tannin

iVidu)i\+\, — les injections d'mti de chaux pulvérisée [+1.

E.itrait oléo-résineax de cubébe, 1 à 2 et 3 granunes, ou potion au cubébe et copahude Tridault.

Il- saccharure de cubébe, 10 à 20 granunes par jour dissous dans de l'eau en plusieurs fois □.

Les inladutiims d'acide lact),/ue en solution dans l'eau (Wcber) [+].

('e Iraitemeul consiste dans l'application Incale de l'acide lacdqiu' aux voies aériennes au moyen de l'inhalalion. On prépare nu mélange de If) à '20 gouttes d acide la(ti(iiie pour 1() granunes d'eau, et l'inhalation, à l'aide de celle suhilioii, esl réjiélée toutes les demi-heures, puis, loules les heui-es ou loules les deux Inîures; lorsque la respi-

ration s'améliore, on emploie alors une solution plus faible :

10 à 15 gouttes d'acide pour 16 grammes d'eau; on cesse l'inhalation aussitôt que la dyspnée disparaît, el l'on administre au malade du thé de camomille pour faciliter l'expectoralion. Lorsqu'on fail usage de l'inhalation, il faut avoir soin d'empêcher la vapeur d'agir sur les yeux ou la face. M. Weber a, en outre, donné à l'intérieur le carbonate de soude toutes les demi -heures ou toutes les' heures ; il pense que ce médicament exerce une influence favorable sur l'exsudation.

Le perchlorure de fer a été également donné (Aubrun) à la dose de 10 à 20 gouttes dans un verre d'eau, mais les résultats ne sont pas aussi favorables qu'on l'a dit.

C'est encore pour arrêter la foi'malion du croup que, dans l'angine couenneuse et gangréneuse, on fait dans le gosier des injections toutes les deux heures avec une seringue chargée de coaltar saponiné au trentième, ou d'une solution d'acide phéniriue au millième (V. Angine couenneuse). Cette médication au début du croup, lorsqu'il n'y a encore que des fausses membranes dans In gorge, avant que le larynx soit envahi, esl extrômemeiil utile.

De l'usage de l'air chaud et humide dans le traitemiit du, croup, par M. le docteur G. Budd. Lorsqu'il s'agih d'une affection si grave et si difficile à combatire que h laryngite membraneuse, on doit s'empresser de faire connaitre les méthodes de traitement qui se recommander par leur simplicité et les succès qu'elles ont obtenus dnnun certain nombre de cas.

Ciuillaume Budd rapporte 10 observations dans les quelles l'air chaud et humide a été employé avec le con cours de l'émélique. Sur ces dix malades, qui étaieii naturellement des enfants, deux seulement sont morts el il faut ajouter que chez eux l'afTection avait atteint un gravité qui la l'cndait à peu près incurable. L'un d'eux fi transporté à l'hôpital dans un état comateux et convulsil et l'aulopsie montra que les fausses membranes s'éten daientducôté droit jusque dans les ramifications broiichi. ((ues, de manière à rendre le poumon presque enlière ment imperméable à l'air.

Voici comment l'auteur procède :

L'enfant malade esl couché sur un lit fermé dans Ion les sens par des rideaux; dans l'espèce d'enceinte formé ainsi, on place un grand bassin rempli d'eau bouillantt dans laquelle on plonge de temps à autre une briqu chauffée pour en dégager des masses de vapeur. De cet! manière l'air qui environne le lit se conserve à une leni pérature de 30 à 35 degrés centigrades et chargé d'Iiuni dilé. On administre l'émélique de temps en temps et toutt les fois que la respiralion paraît plus embarrassée, nu pas dans le but de produire l'ell'et aniiphlogistique d( préparations antimoniales, mais seulement parce que vomissement, par les secousses nu''caniques successivi qu'il produit, tend à détacher les fausses membranes qi revêt la muqueuse laryngée.

Trachéotomie. Lorsque tout a échoué et que la maladi' chaque jour plus grave, a produit cet état anesiiié-iqi voisin de l'asphyxie, dans lequel un accès de sulfocalii peut enlrahu r la mori de l'enfant, il n'y a |)lus à liésilc

11 faut ouvrir arliliciellemcnl une voie nouvi lli- à l'air c liu ieur, il faul pratiquer la lrachéolomi(\

La trachéolomie, qui n'est pas toujours facile à exér 1er, a une cerlaiue gravili'' (lar ell(> même, et anH''nequ< (piefois la mort au moment de l'opération. Il faut hilenlc Si elle ne rénssil pas plus souvent, c'est que les cas da

; hîsquels ou l'iMupliiie ^om vraiiiieul :ui-dessus des ressou

I Ces de l'art.

CROU

La tracliéoloinie a les plus grandes eliances de succès lorsqu'on la pratique chez un enfant sulloqué par le croup du larynx; elle en a beaucoup moins, lorsque les fausses membranes descendent dans )a trachée ; et l'on peut dire ju'elle n'en a aucune, lorsque ces membranes s'étendent usque dans les bronches.

Après la trachéotomie, les fondions respiratoires se rétablissent, et l'on voit disparaître, au moins provisoirement, les accès de suffocation. Les enfants se raniment ; quelques-uns reprennent leurs jeux, et i's paraissent jouir d'un bien-être inespéré. Malheureusement cette position ne persiste pas toujours d'une manière définilive; les accidents d'aphyxie reparaissent, et la mort en est la conéquence.

La trachéotomie est l'ullimalum de la thérapeutique du roup. Le médecin doit toujours être prêt, en pareille cironstance, à opérer, loi'sque les accès de suffocation se ultiplient et lorsque l'asphyxie est imminente. Par elle n guérit un enfant sur quatre ou cinq, ce qui donne 75 u 80 morts sur 100 opérés à l'hôpital, et 90 pour 100 ans la ville.

l'OUMULAlfili DU CnOUP.

l'otiolt contre le nvnp.

Einetii-jiiy

Sirop J'i|M'(Mi'Uaiili:i Oxymi'i scillitiiiiie. Iiifn?irtii de pnl\ ^nlii

1 JéL-ii;raiuiiie.

10 iil.

■150 ul.

Par cuillerées, pour faciliter l'expulsion des fausses îiembianes. Employée à l'hôpital des Enfants.

; Pvtiou contre le crowp.

Camiiliiu 25 luilligrumiiiLï.

Tnrtrp stiluc 10 centigi'ammi.'s.

\ iii (riiif. a. iiauliu 340

.Miii-ilai;!- 10 grammes.

Sifnp de i;,uiiiiaiivù 25 id.

Rail distiUoc 60 id.

On donne toutes les dix minutes une cuillerée de cette )otion : dans l'intervalle on fait boire de l'eau tiède (Al- )ert).

Potion êmétisée.

iselli

'éf ,(ce \-

lié

fil'»

ileà*

Émi''tiii(ie

Iniiisiuii d aniicd, ,

4 ilueigi'aiiiun'r.

150 yiaminL'6

Ajoutez :

sirop diaciido 30 graiiuiu'f

Par cuillerée à bouche toutes les heures [+]• Potion vomitivH de Hufeland.

Tartre stil)ié

Poudre d'i|iêeat'iiaulia.

Sirop de irainlioises. .

U.xymel seillitiquo, . .

Eau distillée

5 ceiitigramiii-' 125 grammes.

15 id.

15 id.

30 id.

A prendre par cuillerée à café tous les quarts d'heure Potion de Desessartz- .

lùiii eliavide 30 grammes.

Émétique 10 centigrammes.

Miel blanc 10 grammes.

Ipécaeuaiilia

Eau de lleur d'oranger.

CO centigrammes.

l çrammes.

D'une demi à une cuillerée à bouche S.

Sirop de foie de soufre.

(Sirop de sulfure de potasse.)

Koie de soufre pur 45 centigrammes.

Eau distillée (JO jd.

Sirop simple blanc " ' ' 33 grammes.

Faites dissoudre le foie de soufre dans l'eau distillée, et iièlez la dissolution au sirop.

Ce sirop est fort altérable, et ne doit être préparé qu'au

CROU

moment du besoin (Bouchardat) . On le donne par cuillerée à café, mêlé à parties égales d'eau de cannelle, pour combattre le croup [+]•

Sulfate de cuivre contre le croup.

Sullale de cuivre U(ju cl' Sucre eu pomlre

F. s. a. une poudre homogène que vous diviserez en deux paquets égaux.

Chaque paquet sera dissous dans une cuillerée d'eau tiède, au moment où il devi'a être administré.

La plus forte dose qu'on peut administrer en une seule fois est celle dt; 2 décigrammes (4 grains).

On répète l'administration du vomitif cuivreux autant de fois que les accidents se reproduisent, avec recommandation expresse d'en donner une seconde dose, si le vomissement se faisait attendrie [+]• (Béringuier.)

Potion contre le croup.

Sulfate de cuivre 10 ceutigrammcs.

Sirop de fleur d'oranger 25 grammes.

Eau de tilleul 100 id.

A prendre par cuillerée à bouche toutes les dix minutes, pour provoquer les vomissements. Cette potion est surtout efficace lorsqu'on a pu l'employer au début de la deuxième période du croup. (Godefroy.)

Potion au polijijala.

l'ohgal

Faites infuser dans :

5 grammes.

Eau.

îrammes.

Passez, ajoutez :

sirop ■!« ïolu

A prendre par cuillerée.

Poudre contre le croup.

Calomel

Magnésie calcinée Sucre

50 grammes.

5 centigrammes.

3 décigrainmos.

1 gramme.

(Weber.)

fMêlez. En deux fois, à demi-heure d'intervalle. Ouinze à seize doses semblables sont quelquefois nécessaires I I.

Lavement contre le croup.

Sulfate lie quinine.

Eau

Eau de Uabel. . .

5 gouttes.

F. s. a. A prendre en quatre fois de deux heures en

deux heures. Employé avec succès contre les accidents nerveux du croup □. (Williams.)

Cérat Rochoiix.

Cérat solide

Carbonate d'ammoniaque concret.

40 gramme.'?.

5 id.

iMêlez exactement et promptement dans un mortier de marbre. Eu frictions sur le cou, à la dose de 4 grammes toutes les quatre heures. Dans le croup et dans les ' angines.

Fleur de soufre dans l'eau, environ 25 grammes pour 250 grammes d'eau (Lagauterie) □. V. Angine.

Fumigations de teinture d'iode, 20 gouttes dans une petite tasse d'eau bouillante maintenue telle par une lampe à esprit-de-vin. — Les vapeurs d'iode remplirent la pièce et guérirent le malade. — On en fit une seconde le lendemain (Sçhlosser).

Poudre de Polijgala senega, 20 à 30 centigramme-s tontes les heures (Bretonneau).

Sulfate de cuivre en insufflation toutes les deux ncures, à la dose chaque fois de 15 à 20 centigranuiies avec du sucre (Lehrer).

CRYP

CUBÉ

Sirop de styrax, une cuillerée à café toutes les deux heures pour les eiifanls, une cuillerée à boliclie pour les adultes. — Deux lavements par jour de copaliu à 2 grammes (Trideau). Ce médecin emploie aussi quelquefois le sirop de copahu chez l'adulte. — Cinq cas de croup guéris et quarante d'angine coueimeuse.

Acétate de potasse, 8 à 12 grammes dans les vingt-quatre heures en potion (Labat),

Joubarbe. En macération par tasses ou en sirop, une cuillerée à bouche toutes les heures (Garin).

€R€OR. Partie desséchée du sang de bœuf qu'on l éduit en poudre et dont on fait des pilules de 10 centigrammes contre l'anémie, la chlorose et les cachexies [±]. On administre quatre à dix pilules par jour. C'est un moyen de faire prendre du sang bien préférable à celui qui consiste dans l'ingurgitation du sang liquide qu'on faire boire au verre.

CitYPTORCniUlE ET MOIMOBCIIIDSC. Lorsque chez le fœtus, en vertu d'une disposition peut-être héréditaire (Vidal de Cassis, Gosselin), d'une inflammation du testicule, ou d'adhérences du testicule avec l'intestin ou le péritoine, en vertu d'une absence de fibres musculaires et rétractiles du gidjcrnaculum testis (Curling, Follin), ou encore en vertu d'un défaut dans les dispositions des bourses, les testicules, ou un seul testicule, ne viennent point occuper leur place dans le scrotum, il y a crypiorchidie ou monorchidie (E. Godard).

Les testicules atrophiés ou non peuvent rester dans l'abdomen, au voisinage du rein; s'arrêter en arriére de la paroi abdominale, dans le canal inguinal, ou descendre au péiinée, en avant de l'anus. 11 n'y a pas de cas authentiques d'absence des deux testicules; on a vu un testicule absent (Thurnam, Page), mais le plus souvent les deux testicules existent et sont atrophiés, et c'est là ce qui en a imposé aux anatomistes.

Crypiorchidie. Les cryptorchides vrais sont ceux dont les deux testicules sont demeurés dans l'altdomen. Ils ont le système pileux peu développé et sont faibles. Ce sont les hermaphrodites mâles. En général, leurs testicules s'atrophient, subissent une transformation libreuse ou graisseuse, et les malades sont presque toujours impuissants. Si les testicules sont arrêtés à l'anneau inguinal interne, ou même si un seul est descendu à cet anneau, la stérilité peut exister, mais ce n'est pas chose inévitable (E. Godard).

Thérapeutique. — Contre ce vice de conformation il n'y a rien à faire.

Monorchidie. Un testicule étant descendu dans le scrotum, l'auti'e restant dans l'abdomen, à l'anneau inguinal, au périnée, ou dans' l'anneau crural, on tlil (pi'il y a monorchidie.

Quelle que soit la place du testicule caché, il forme une tumeur dure, mobile, sensible au loucher comme l'iuitie testicule.

Au périnée, à la région crurale, on sent le cordon se dessiiunil sous la peau et se rendant vers l'un des anneaux. En général, le testicule arrêté à l'anneau, à la région crurale ou au périnée, est moins développé que l'autre, mais ce dernier est généralement un peu hypertrophié.

Malgré leur vice de conformation les sujets monorchidie peuvent être très-vigoureux.

Le testicule arrêté dans le canal inguinal entraîne parfois avec lui un intestin, et il y a hernie congénitale en

même temps que migration imparfaite du testicule ; quelquefois il existe une hydrocèle congénitale.

Il n'est pas rare de trouver une poche séreuse dans le scrotum, à la place où devait venir le testicule (Follin). Ceile-ci peut être le siège d'une hydrocèle.

Le testicule arrêté dans le canal inguinal peut, à la longue en se développant pendant l'enfance, descendre dans le scrotum (Mayor), mais le testicule, arrivé à son développement, reste toujours fixé à la même place.

Le testicule arrêté pour toujours à l'anneau inguinal s'altère quelquefois, et subit une dégénérescence graisseuse ou peut être atteint d'orchife blennorrhagique, d'orcliite traumalique ou de cancer (E. Godard).

On ne confondra pas le testicule arrêté à l'anneau avec une hernie à cause de la sensibilité spéciale de la tumeur testiculaire, quoiqu'il y ait une certaine réduclibilité. Lorsqu'il y a en même temps un arrêt du testicule et une hernie, le diagnostic reposera toujours sur la constatation de la douleur du testicule, puis l'absence même de testicule dans le côté correspondant du scrotum sera un signe univo'que. On reconnaîtra de même les orchites elles cancers du testicule.

Le testicule arrêté en arrière de la paroi abdomina/f peut quelquefois être entraîné dans un sac herniaire citojI. V. Hernie crurale.

Thérapeutique. — Le testicule arrêté dans le trajet du canal inguinal est le seul vice de conformation contre lequel on puisse entreprendre un traitement, mais, il faut le dire, ce traitement est presque toujours inutile.

On essayera au moyen d'un bandage à pelote trèsmolle, ou mieux d'un bandage échancré, de pousser le testicule vers le scrotum ; mais si l'on comprime trop les parties on s'expose à oblitérer le canal déférent ou à faire naître une orchite.

11 ne faut rien faire chez les enfants et chez les adolescents, car le testicule peut descendre seul; cela même a été vu chez des sujets âgés de trente-cinq ans (Mayor).

S'il y avait une hernie, on réduirait le testicule avec la hernie et l'on placerait un bandage (Guersant), ou bien on réduirait la hernie en laissant le testicule à l'anneau où il serait retenu par l'échancrure de la pelote du bandage herniaire.

On repoussera dans l'abdomen le testicule arrêté à l'anneau crural avec une pelote plate.

Un bandage avec une pelote creuse ou écliancrée protégera les testicules adhérents et peu mobiles situés au périnée ou au pli de l'aine, mais la pelote ne devra pas comprimer le cordon sur le pubis.

Ou enlèvera les testicules atteints de cancer et arrêtés à l'anneau par une incision oblique parallèle au pH de l'aine, de manière à arriver sur la tumeur que l'on énudéera. On liera les vaisseaux spermaliqiies avant d'en faire la section, pour éviter les héinorrliagies inti-a-abdoniiiiales; si cet accident arrivait, ou comprimerait à l'aniieaii avec un bandage herniaire (Nélaton).

En présence d'une innammatiou chronique du testicule arrêté à l'anneau, à la région crurale, au périnée, ei présence d'une névralgie rebelle, la (luesliou de Tabla (ion du testicule pourra être posée , lor,s(jue tous le: autres moyens de protection du testicule et de guérisoi des accidents inllammatoires et névralgi(pies auront éli l'inployés.

CIBÈBE. Fruit du P}per cubeba de la famille de pipérinées, dont lu poudre est très-employée en médc

Page 1