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cine. Ce fruil renferme une huile volatile odorante et amère, deux résines acres, l'une liquide, l'autre solide, du cubébin et des matières extraotives.
C'est un stimulant de l'estomac qui peut produire la gastrite fébrile, et parfois des mouvements convulsifs.^ 11 agit sur les sécrétions muqueuses et cutanées et détermine à la longue un exanthème passager.
On l'emploie en poudre contre la biennorrhagie , seule ou associée à du copahu, à la dose de k à 50 grammes par jour f+TI, contre l'amnésie — Pour faciliter l'emploi de cette substance, si utile au début de la biennorrhagie pour la faire avorter, on peut ewphyer Y extrait oléo-7'ésineux enïermé dans des capsules. De cette façon il y a peu de renvois et pas de diarrhée (Paul).
Chaque capsule, du poids de 1 gramme, doit renfermer 75 centigrammes d'extrait oléo-résineux, et les malades doivent en prendre 8 à 15 par jour, ce qui représente 60 grammes de poivre cubèbe.
Le traitement doit être continué de huit à neuf jours et devient inutile s'il n'a pas réussi. Il n'est convenable que dans la biennorrhagie très-aiguë.
CUILLER. V. FORCEP.S.
CUIR CHEVELU (PLAIES Du). Les plaies du cuir cheivelu par piqûre ne présentent rien de spécial.
Les plaies par instrument tranchant peuvent intéresser e cuir chevelu obliquement et perpendiculairement, et lies peuvent être compliquées de perte de substance.
Les plaies obliques seules ont un caractère spécial, car es poils ; coupés près du bulbe repoussent pendant le jourgeonnement des plaies, et leur extrémité irrite une les lèvres de la solution de continuité.
Les corps contondants déterminent des plaies confuses t mâchées, souvent compliquées de décollement du cuir ;hevelu et de dénudation des os.
Le péricrâne décollé peut être réappliqué, reprendre n partie, et il n'y a pas toujours exfoliation des os de la Bte. Il peut y avoir nécrose étendue des os, périostite, bçès sous-périostiques des os -du crâne ; enfin il peut y voir ostéite et consécutivement méningite.
Thérapeutique. — Les plaies obliques du cuir chevelu e doivent être réunies ni par suture, ni par des banèl'ettes ; on pansera à plat avec un linge troué enduit de êfat, recouvert de charpie mouillée avec l'eau froide ou vec l'eau et l'eau-de-vie camphrée. Les plaies confuses îront traitées de la même façon. — Un cataplasme peut iffire. — On purgera les malades avec de l'eau de Sedlitz, pux à trois verres, lorsqu'il y a de vastes décollements, on réunira le lamfe'àu par trois ou quatre points de suture métallique et 6h pansera à l'eau froide ; — si le pus qui se forme vers troisième jour séjourne sous le lambeau, on fera, une bntre-ouvertUre en un point déclive, c'est-à-dire à la îgion occipitale ou temporale, afin que le malade étant ouché le pus s'écoule naturellement ; — on placera un ibe à drainage qui passera par la plaie et par la contreuverture, puis on couvrira la tête d'un cataplasme.
Si des lamelles osseuses s'éliminent, on favorisera leur )rtie ou on les extraira, mais on attendra qu'elles soient bres.
Les complications seront traitées par les moyens approriés. V. Méningite, Plaies.
CUIR MEUF (Bruit de) . Bruit particulier semblable celui que produisent quelquefois des chaussures neuves, qu'on entend à la région du cœur dans la première pé-
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riode de la péricardite, avant que l'épanchement de sérosité soit très-considérable (Bouillaud).
Thérapeutique. — A cette période de la péricardit(! aiguë ou l'on entend le bruit de cuir neuf les saignées générales et locales par des ventouses ou des sangsues sont choses indispensables. V. Péricardite.
CUIVRE. Métal dont la limaille, administrée à l'intérieur, à 2 grammes par jour, arrête quelquefois les vomissements, et dont l'application en plaques sur la peau guérit la chorée [+], les crampes [+] (Burq), la contracture essentielle [+] et une foule de névroses [+1.
CU.miV. Ombellifère d'Egypte dont les graines renferment une huile essentielle âcre infecte qui est stomachique, carminative et sudorifique. Elles sont employées en poudre, 50 centigrammes à 1 gramme ; ou en infusion, 8 grammes par litre d'eau, contre les flatuosités RH.
CURARE. Poison importé de l'Amérique méridionale
et formé de suc de Stryrhnos toxifera mèJé à du venin de serpent. Il est solide, noir et soluble dans l'eau. Ce poison, très -violent, et promptement mortel lorsqu'il est inoculé, agit sur le système nerveux, fait disparaître les propriétés motrices des nerfs et ne leur conserve que les propriétés sensitives. — Administré à l'intérieur, son effet est à peine sensible. Il n'agit sur l'estomac que s'il y a des excoriations, et alors c'est une inoculation véritable. — Vella l'a employé contre le tétanos, en solution, sur la peau dénudée d'épiderme au moyen d'un vésicaloire, 2 k U centigrammes par jour dissous dans de l'eau Q (Tiercelin) ; dans l'épilepsie [3'
On peut l'employer en injections hypodermiques, 1 milligramme en dissolution dans l'eau distillée, mais c'est fort dangereux.
CURCUMA. Plante de la famille des amomées, dont la racine est employée comme excitante et diu'.étique en poudre, à la dose de 2 et i!i grammes □. Elle sert bien plus dans l'industrie pour faire une belle teinture en jaune.
CURETTE. Les curettes sont des instruments de métal renflés, aplatis et excavés en cupule ou en gouttière à une extrémité, destinés à enlever des corps étrangers ou des débris d'organe au fond d'une cavité (V. Oreille, Corp*-; ÉTRANGERS, CATARACTES). Quelquefois ces instruments ont une extrémité mobile qu'un mécanisme fait courber à angle droit. Ce sont les curettes articulées. V. Calculs.
Il y a une curette destinée à extraire les fongosités utérines. V. ce mot.
Enfin on se sert de curettes de buis ou d'ébène pour extraire des corps étrangers, les fèces durcies et arrêtées dans le rectum. V. ce mot.
CUSSET, près de Vichy (Allier). Eau alcaline bicarbonatée sodique employée dans les mêmes maladies que les eaux de Vichy fTI.
CUTITE {Érysipéle gungréneux des auteurs). L'inflammation du derme, caractérisée par des troubles de la circulation des capillaires sanguins de la peau, constitue la culite.
La brijlure au premier, au deuxième et au troisième degré, la vésication, sont des cutites.
Ciifite aiguë. La cutite aiguë, inflammatoire, est caractérisée par une rougeur diffuse un peu jaunâtre de la peau, qui est chaude, tendue, lisse et douloureuse.
Des plilyctènes, analogues à des brûlures au second degré, et des plaques gangréneuses du derme ne sont pas rares dans la cutite aiguë.
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Toute la peau alleiale de culite peut se gangieuer et un membre peut se trouver ainsi entièrement dénudé. Parfois il y a de l'œdème sous-cutané au-dessous de la partie où siège la cutite, par suite de la destruction du réseau capillaire lymphatique au niveau de la cutite.
La culite s'accompagne ordinairement de fièvre et d'embarras gastrique.
L'érysipèle, le phlegmon diffus, compliquent souvent la cutite et existent quelquefois en même temps qu'elle, ils sont presque toujours dus à des incisions intempestives pratiquées sur la peau enflammée.
La gangrène inflammatoire dans la culile enlraine des cicatrices étendues et dilTormes. Il se forme parfois de petits abcès dans l'épaisseur de la peau.
Ordinairement la cutite aiguë est la conséquence de l'inflammation d'un ulcère mal soigné ou irrité par une longue marche, d'une plaie couverte de pansements irritants. C'est la culile que l'on désigne encore sous le nom d'inflammation des plaies. Elle était autrefois décrite sous le nom d'érysipèle gangreneux fixe.
Thérapeutique. — Lorsque vous aurez constaté les caractères anatomiques de la culite seule, gardez-vous de faire de grandes incisions préventives comme pour un phlegmon difi'us , vous ajouteriez un nouvel élément à l'inflammation ; mais en revanche les mouchetures (Dobsou) sont excellentes, ainsi que les bains locaux. — Les calaplasmes de farine de lin et mieux de fécule seront maintenus en pei'manence ; — les membres seront placés deux fois par jour dans un bain émollient ; ' — dans le lit ils seront tenus élevés sur un coussin. — S'il y a des eschnres, on continuera ce traitement jusqu'à leur chute complète, et alors on pansera simplement avec de la charpie imbibée de vin aromatique, ou de la charpie sèche. — On préviendra les cicatrices vicieuses et les rétractions par la posilion des parties et une compression avec une bande roulée ou des bandelettes de diachylon. — Si la plaie prend les l'aractères d'un ulcère, on pansera avec les bandelettes de diaciiylon-
A la face, les compresses d'eau de sureau et les cataplasmes de farine de graine de lin seront mis en usage.
Les frictions mercurielles ne sonl pas utiles dans la cutite; les sangsues sont un moyen dangereux et deviennent souvent, comme les incisions, une occasion d'érysipèle.
Cutite généralisée et oiititc locale siikaigiië.