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V. Chorée

DAPHI^iÊ. Arbuste de la famille des daphnacées , dont l'écorce renferme une résine acre, contenant de l'huile essentielle vésicanle, de la daphnine et des matières ex- Iractives.

La thérapeutique utilise assez souvent plusieurs variétés de ces écorces :

1° Le Daphne gnidium, ou garou, ou sainbois, dont l'écorce en lamelle trempée dans du vinaigre, puis maintenue sur la peau, produit la vésication au bout de 68 heures [3i et qu'on emploie aussi en poudre pour faire une pommade de garou destinée à entretenir les vésicatoires |+ +i:

2" Le Daphne mezereim ou mézéréon, doué des mêmes propriétés ;

3" Le Daphne laureola ou lauréole, ayant aussi les mêmes propriétés;

W Enfin le Daphne thymelea ou thymelée, dont les feuilles et les baies sont purgatives, les premières à la dose de 15 à 30 grammes, et les secondes à la dose de 10 à 15 seulement. — L'écorce de ce daphné, trempée dans du vinaigre et mise sur la peau, s'emploie aussi comme vésicant dans les campagnes. On en fait des pois à cautère et des pommades. — A l'intérieur, et à haute dose, c'est un poison; mais, à petite dose, elle a été employée contre la syphilis et contre les dartres invétérées [3. — Elle se donne alors en infusion, 5 grammes par litre, et en poudre, 3 à 25 centigrammes par jour.

DARTRES. Les maladies de la peau qui dépendent d'une diathèse autre que la syphilis, la scrofule, le rhumatisme ou l'altération du sang par les poisons et les virus sont des dartres.

La disposition de l'organisme qui favorise l'apparition des dartres constitue Vherpétisme.

Les dartres s'acquièrent par l'usage d'une nourriture insufiisante ou de mauvaise qualité, et par l'excès de travail, mais elles peuvent être héréditaires et transmissibles par génération.

Les dartreux engendrent des dartreux , et cela résulte de l'altéi'ation de leur principe séminal.

Pendant la jeunesse les dartres occupent la peau, mais par suite d'un traitement répercussif ou par le fait seul des changements organiques opérés par l'âge , elles se portent à l'intérieur, sur les muqueuses, et engendrent les

angines et les bronchites chroniques , l'emphysème , l'asthme, la gastralgie, la diarrhée, la dyspepsie, le flux vaginal et une foule de maladies chroniques.

Sans qu'il soit possible d'admettre un virus ou vice dartreux, ni une humeur herpétique impossible à déterminer, il faut admettre qu'il existe chei! les dartreux une disposition particulière à laquelle se rapportent les maladies de peau qu'ils présentent.

Les dartres donnent lieu à des éruptions de la peau qui offrent des caractères anatomiques différents selon leurs espèces, ainsi elles sont: furfuracées (V. Pityriasis), papuleuses (V. Lichen), véskideuses (V. Eczéma), pustuleuses (V. Impétigo), squameuses (V. Psoriasis), et tuberculeuses.

Les dartres étant le résultat d'un vice organique ou d'une diathèse, elles constituent un état difficile à guérir, n'ayant en général pas de gravité immédiate, mais ayant l'importance des maladies qui se transmettent par hérédité et qui peuvent se métamorphoser en maladies chroniques viscérales.

Thérapeutique. — Il faut essayer de prévenir le développement des dartres soit par l'éloignement du mariage de toute personne ayant elle-même des dartres, soit par i un régime végétal el; lacté avec peu de poisson, de viaÉ j noire et de salaison.

Quand les dartres existent en dehors de toute syphilis, scrofule ou arthritis, on doit leur opposer un traitement (i local et général.

Comme traitement local, on devra prescrire les bains simples ou gélatineux, — les bains de son ou de fécule, — les bains alcalins, — les bains sulfureux et les bains de sublimé 5 à 10 grammes par bain; — les applications de poudre d'amidon, ■ — de glycérolé d'amidon, ou de glycérine coupée avec moitié d'eau ; — les glycérolés de calomélas (2 grammes pour 30 grammes de glycérolé d'amidon), de précipité rouge (1 gramme pour 30 grammes), — de goudron (5 à 20 grammes pour 30 grammes); les applications de toile caoutchoutée (Hebra) ; et les pommades avec les mêmes substances employées aux mêraesi doses.

Comme traitement général, il sera bon d'employer; les tisanes amères de houblon, — de centaurée, — df fumeterre, — de pensée sauvage, — de gentiane ; — l'iii' fusion d'ortie piquante, 15 grammes par litre d'eau;

Le sirop antiscorbutique, 15 grammes par jour; — li sirop de raifort,' — de gentiane et de fumeterre, à la mêim dose ; — le sirop de sulfure de sodium, 30 grammes, e d'arséniate de soude, 15 à 30 grammes ; • — l'arséniate i soude, 5 à 10 milligrammes; — un régime privé d'eïciu tants et d'alcooliques, et enfin les eaux minérales qui|6nl indiquées plus loin. * '

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