édit
Mêlez. En frictions de 2 à 4 grammes, dans quelques cas de dartres rongeantes et tuberculeuses \±}.
(Hôp. S,-L.)
Préparations soufrées.
Poudre sulfo-magnésienne .
Soufre sublimé. . ) ,„
Magnésie / grammes.
Pour faire six paquets.
Un tous les jours dans l'eczéma chronique. Affections squameuses. (Biett.)
Tablettes de soufre.
Soufre lavé (i4 id.
Sucre en poudre 500 id.
Mucilage de gomme adr.igant à l'eau de
rose (j. s.
F. s. a, des tablettes de 1 gramme. Quatre à huit par jour dans les affections psoriques [+]•
Baume de soufre anisé.
Soufre 1 gramme.
Essence d'auis 4 id.
Six à dix gouttes dans un véhicule approprié Opktt soufré.
Soufre sublimé et lavé 20 grammes.
Miel ' q. s.
Ix k 8 grammes. Deux fois par jour, dans les maladies dartreuses [+]•
Électuaire au soufre.
Soufre sublimé et lavé ■. . 50 grammes.
Poudre de séné 20 id.
Poudre de coriandre 10 id.
Essence de citrons. 3 déeigrammcî.
Sirop de sucre q. s.
Pour faire un électuaire solide, à prendre 1 0 à 30 grammes par jour \±\.
m I>ART
Électuaire de soufre.
Soufi-e sublimé et lavé ' • • l aa 20 grammes.
Crème do tartre j °
Sirop de sucre q. s.
On en prendra une cuillerée à café deux ou trois fois par jour [T].
Pilules de sulfure de fer hydraté.
t>ersulfate de fer 20 grammes.
Faites dissoudre dans l'eau; versez dans un excès de persulfure de potasse liquide ; lavez à grande eau, décantez, mêlez avec :
Miel ■ 20 grammes.
Évaporez à l'étuve, en consistance pilulaire. F. s. a. des pilules de kO centigrammes, une à six chaque jour, pour combattre les dartres.
Pilules de sulfure de potasse.
Sulfure de potasse 1 gramme,
Savou médicinal 5 ,,,,aujmes.
Baume du Pérou )
Poudre de guimauve <!• s-
F. s. a. trente pilules. On en prend deux à dix par jour dans les maladies de la peau. On boit par-dessus une tisane aromatique [+]•
Sirop de sulfure de fer.
sirop de saponaire 125 grammes.
Sulfure de fer en poudre impalpable. . . 2 id.
Une cuillerée à bouche matin et soir [+]• Fumigation de soufre.
Soufre 30 grammes.
Vaporisez le soufre dans l'appareil fumigatoire de M. d'Ârcet. Ces fumigations sont employées contre plusieurs maladies de la peau Q- (F. H. P.)
Poudre dépurative de Jaser.
poudre de sulfure d'antimoine \
Fleur de soufre. 1^ g ^écigrammes.
Nitre ( °
Iris /
Divisez en six paquets, on en prend trois par jour Q. Pilules antiherpétiques.
Extrait de douce-.amére. 10 grammes.
Sulfure d'antimoine 5 id.
F. s. a. des pilules de 2 décigrammes. Employées avec succès contre les maladies chroniques de la peau, 1 à 6 \±\. (Kunckel.)
Préparations alcalines.
Pommade alcaline,
Sous-carbonate de potasse 10 grammes.
Axonge balsamique 40 id.
Mêlez, Dans les affections papuleuses \±\. (Biett.) Pommade alcaline composée.
Sous-carbonate de soude 10 grammes.
Extrait d'opium 5 décigrammes.
Chaux éteinte 5 grammes.
Axonge 80 id.
Mêlez. Dans quelques cas de prurigo \±\. (Biett.)
Tisane alcaline.
Carbonate de soude 2 grammes.
Eau d'orge . . 500 " id.
U verres par jour. Dans le lichen, le prurigo, les affections chroniques avec démangeaison [+]. (Biett.)
DART
Mixture alcaline.
sirop de fumeterre 500 grammes.
Bicarbonate de soude 10 id.
Mêlez. Deux cuillerées à bouche, une le matin à jeun et l'autre le soir au moment du coucher. Dans l'eczéma, le lichen, le prurigo |+]- (Biett.)
Eau de chaux composée.
Gaiac riipé 100 grammes.
Sassafras rfipé 10 id.
Réglisse rftpé 20 id.
Semences de coriandre 5 id.
Faites macérer pendant deux jours dans :
Eau de chaux 1500 grammes.
Passez. Un verre par jour dans le traitement des affections scrofuleuses et cutanées [+]■ (Carmichael.)
Préparations arsenicales.
Sirop d'arséniate de soude.
sirop simple 300 grammes.
Arséuiate de soude 10 centigrammes.
Faites dissoudre. Une cuillerée à soupe tous les malins à jeun. (Bouchut.)
Pilules d'arséniate de fer,
Arséniate de fer 15 centigrammes,
Extrait de houblon 4 grammes.
Poudre de guimauve 2 id.
Sirop de lleur d'oranger q. s.
Mêlez. Faites quarante-huit pilules. Chaque pilule contient 3 milligrammes d'arséniate. Une par jour [T]. (Bietl.j
Pilules d'arséniate de soude.
Extrait hydro-alcoolique de ciguë .... 13 décigrammes. Arséniate de soude 1 id.
Mêlez et faites vingt-quatre pilules. Une à deux par jour. Mêmes usages que les pilules d'arséniate de fer [+]■
(Biett.)
Arséniate de potasse.
(Liqueur arsenicale de Fowler.)
Acide arsénieux 5 grammes.
Carbonate de potasse 5 id.
Alcool de mélisse composé 16 id.
Réduisez l'acide arsénieux en poudre : mêlez avec le carbonate de potasse et faites bouillir dans un vase de verre jusqu'à ce que l'acide arsénieux soit dissous complètement. Ajoutez l'alcool de mélisse à la liqueur quand elle sera refroidie , filtrez , et remettez une quantité d'eau suffisante pour que le tout représente cxactemenl 500 grammes : vous aurez de cette manière une liqueur qui contiendra un centième de son poids d'acide arsénieux,
(Bouchardat.)
Cinq à dix gouttes dans le courant de la journée et dans un verre d'eau sucrée.
Poudre arsenicale.
Acide arsénieux A décigrammes.
Calomel 32 grammes.
Mêlez. Dans les ulcérations du lupus f+l.
(Dupuytren.) Liqueur arsenicale de Biett.
Arséniate d'ammoniaque 4 décigrammes.
Eau distillée 200 grammes.
Mêlez. Depuis douze gouttes jusqu'à k grammes cl plus.
Dans la plupart des maladies chroniques de la peau, dans l'eczéma, l'impétigo, le Hchen, etc. ; mais principalement dans les aflections squameuses, la lèpre et It psoriasis [+].
DART
DART
[êlez avec le plus grand soin en triturant pendant temps : divisez en douze pilules. Une à deux chaque
Solution ou liqueur arsenicale.
ingt gouttes dans la journée, dans un verre d'eau 'ée [+].
Préparations d'or et composés am-iiércs.
In emploie : 1° l'or mvtaUiquc , Voxijde ifor, le pirpre de Cassius, le cyanure d'or parmi les combinai- SC5 d'or insolubles; 2° parmi les combinaisons solubles, le hlorure d'or et surtout le chlorure d'or et de sodium, qi est d'une administration plus sûre et plus facile. Ces piîarations, administrées à doses altérantes, sont surtout coieillées dans les scrofules □ et les dartres I I.
lèlez. Faites cent vingt pilales, une à quinze par jour.
(Chrestien.)
Fj-éjiiîratîoaîs mereMréeîîes.
(Pilules de Beloslc )
Pilules asiatiques.
Acide arséuieiix (d grain). .
Poivre noir pulvérisé ....
Gomme arabique pulvérisée.
Eau commune
GG id.
iO id.
Arséniate de soude cristallisé .
Eau distillée
■1 qramme.
550 id.
Chlorure d'or et de sodium.
Fécule de pomme de terre.
G-omrae arabique
Eau. ....
5 décit^ranimcs.
2 id^ ■5 grammes, q. s.
Mercure ; .
Poudre d'aloés
Poudre de rhubarbe . .
Poudre de scammonée.
Poudre de poivre noir.
Miel •
21 grammes.
SI id.
13 id.
s. a. des pilules de 20 centigrammes (douze pihdes ime purgatif!, deux pilules chaque jour, dans les affecs dartreuses □.
Pommade de protoiodure do mercure.
Protoiodnrc de mercure.
Axonge ]iurifiée
1 gramme.
39 id.
lêlez. Dose : 1 gramme pour une friction | |.
(Biett.
Pommade de deutoiodure de mercure.
neutoiodnre de mercure.
Axonge purifiée
G décigrammes 30 grammes.
)ans les syphilides, et aussi dans les affections squanises sèches, rebelles, fixées à de certaines régions [+].
(Biett.)
Pommade au précipité blanc.
Précipité blanc. . Axonge récente. .
Essence de roses.
1 gramme.
20 ' id.
2 gouttes.
Mêlez.
Pour combattre les affections dartreuses accompagnées d[u vif prurit [+].
Cosmétique de Siemerling,
Amandes douces mondées.
— ^ nméros mondées.
Eau distillée de cerises. . .
30 grammes 1.5 id.
300 id.
F. s. a. une émulsion à laquelle vous ajouterez :
Deutochlornre de mercure.
Teinture de benjoin . . . '.
Suc exprimé de citron. . .
3 décigrammes 20 grammes.
15 ' id.
Contre
les éruptions pustuleuses de la peau [+|.
Eau antidartrcuse.
Ea\i de roses 250 granuues.
Sons-carbonate de plomi) 15 id.
Snlfate acide d'alumine et de potasse. . . 10 id.
Deutochlornre de mercnre G id.
Blanc d'œuf. . . .' n" t .
M. s. a. On en imbibe des compresses qu'il faut appliquer ensuite avec circonspection sur les parties occupées par les dartres (Luynes) [Ê].
Pommade de sulfure de mercure.
Sulfate de mercure 2 grammes.
Camphre^ 5 décigrammes.
Cé['at simple 30 gi-ammes.
Dans les éruptions vésico-pustuleuses à l'état chronique. C'est le cérat antiherpétique d'Alibert. (Biett.)
Bain sublimé.
Deutochlornre de mercure 10 grammes.
Faites dissoudre dans : '
Alcool 120 grammes.
Versez dans une baignoire de bois contenant :
Eau q. s.
On augmente successivement la dose. On peut la porter à 50 grammes [+]• (Baumé.)
Fumigation de cinnabre , 1 à 2 grammes tous les jours [+]•
Pilules de Phunmer.
Soufre doré d'antimoine 3 grammes.
Calomélas J ^
Résine de gaiac 2 id.
Sirop de gomme q. s.
Faites des pilules de 3 décigrammes. Prendre deux à trois par jour. Quelques auteurs remplacent la résine de gaïac par l'extrait de réglisse \±\.
Pommade de ctdomel.
Mercure doux à la vapeur 1 aranjme.
Axonge 30 ' iil.
iMélangez par trituration (F- H. P.)
Pilules contre les dartres.
Extrait de trèlle d'eau 1 .
„„ j„ „„ „„ ! aa 4 grammes.
— aq. de gaiac J ^
Svdl'ure d'antimoine ) , . ,
Calomel ] '
Poudi'e de rhubarbe q. s.
Mêlez, et faites des pilules de 15 centigrammes, 5 à 6 par jour.
Dans les dartres et les engorgements des viscères abdominaux (Gall.)
Lotion tnercurielle alcoolique.
Sublimé corrosif 1 gramme.
l'.au distillée de roses 150 id.
Ean de Cologne 10 iil.
Contre les couperoses, les acnés, les éruptions vésiculeuses ou puro-vcsiculeuses anciennes [+]• (Baumès.)
Émulsion tnercurielle.
Amandes amères 50 grammes.
■ Triturez dans un mortier de marbre, et ajoutez peu à peu :
Eau distillée 500 grammes.
Passez. Faites dissoudre :
Diuitocblorure de mercure 13 décigrammes.
En lotion, dans le traitement des affections cutanées [+]> Pommade de cyanure de mercure.
Cyanure de mercure 6 décigrammes.
Axonge 30 grammes.
Huile essentielle de citron G (Ié;'igranimes.
En frictions légères {2 a. k grammes), contre certaines
356 DART
dartres squameuses humides avec inflammation et prurit (liiett) [+]•
Emhrocation de mercui-e.
Dciitoolilonii'e de merciu'e \ décigramme.
Eau distillée. '120 grammes.
Ajoutez :
Esprit de lav. comp 30 grammes.
Dans le traitement des dartres en embrocations f+l-
(Batemàn.)
'Pommade de deutoxyde de mercure.
Deutoxyde de mercure' 2 grammes.
Axonge 30 id.
Camphre 2 décigramines.
Mêlez. Dans les affections papuleuses du visage [+1.
(Biett.)
Pommade de cyanure de mercure.
Cyanure de mercure 50 centigrammes.
Axouge 30 grammes.
Mêlez. Utile dans certaines maladies darireuses de la peau avec prurit [+]• (Cazenave.)
Pommade u)itikerpéti(jue.
Chliir. amm. do mercure ) , . • •
Camphre j ^ 'lecigrammes.
Asouge 20 grammes.
Dans les ophthalmies dartreuses. (Gibert.)
Pommade de protoiiitrate de mercure.
Protonilrate de mercure 2 grammes.
Axorige purifiée 50 id.
Dans la lèpre et le psoriasis □. (Biett.)
Cérat mercuriel.
Caloraélas 5 giammcs.
<>-rat .iO id.
Mêlez. En frictions à la dose de 2 à 5 grammes, dans les dartres [T]- (Zeller.)
Pommade de Banyer.
Litliiirge. CO grammes.
Alun calciné 1 m ~ ■ ■
Calomel | '"^
Térébenthine de Venise 250 id.
Asonge 1000 id.
Mêlez. Dans le porrigo. (Biett.) La dose est de 10 grammes par jour en frictions [+]•
Pommade antidurtreuse.
llniie d'amaudes 50 grammes.
Blanc de baleine 30 id.
Cire blanche 1 id.
Eau distillée de roses 5 id.
Précipité blanc 2 id.
M. s. a. [+] (Corbel-Lagneau.)
Prvitstralîons tSîvei-sfs.
Pommade de suie.
Axonge OOO grammes.
Suie en poudre imipalpahle 50 id.
Carbonate de potasse 20 id.
Soumettez pendant vingt-quatre lieures à une douce chaleur : dans l'eczéma et dans l'impétigo.
Lotion excitante.
Ciiloro liquide lUO grammes.
Eau piiie 500 ij.
Mêlez. En topique, à l'aide d'un plumasscau de charpie. Dans les dartres rebelles j |.
DART
Pommade nitrique.
(Pommade oxygénée) .
Graisse de porc 500 grammes.
Acide nitrique 6-i id,
F. s. a. Dartres légères.
Citrate acide de mercure.
Ce caustique s'emploie souvent pour cautériser les dartres rongeantes.
Pommade de (joudron.
Goudron de Norvège 15 a 30 gramaies.
Mêlez. A mettre matin et soir sur l'eczéma et l'impétigo [3 (Bouchut.)
Pommade de cade.
.\xonge 30 grammes.
Huile de cade 10 à 30 grammes.
A mettre matin et soir sur les impétigos \±\. (Bouchut.)
On l'applique avec précaution et en petite quantité sur la partie malade au moyen d'un pinceau, et l'on recouvre' de charpie. Pour l'obtenir, prenez 100 parties de mercure, acide nitrique à 35°, '200 parties. Faites dissoudre le mercure dans l'acide nitrique, et évaporez la dissolution jusqu'à ce qu'elle soit réduite aux trois quarts km poids primitif, c'est-à-dire à 225. (Bouchardat.)
Pulsatille (anémone pulsatille), 8 centigrammes d'citrait mêlés à huit fois son poids de sucre, deux fois par jour ; — lotionner en même temps le lieu de l'éruption avec une décoction de jusquiame et de ciguë □. (BonneLi Ancien Journ. de méd., t. V]|I, p. 476.)
Décoction de racine de hardane à l'intérieur, 15 : 30 grammes par litre d'eau pendant plusieurs mois [+1
(Alibert.)
Chlorhydrate de manganèse, 50 cenligr. à 1 gramn par jour en pilules I I.
Tré/Ie d'eau, poudre des feuilles, 60 centigr. à 1^',2(' 3 à 7 grammes en infusion ; extrait 30 à 60 centigr. |+
Ellébore noir, 50 centigr. à l''',20 en poudre; 60 75 cenligr. en extrait 1+1.
Huile animale de Dippel employée à l'extérieur pc frictions □.
Décoction de houblon, 10 à 20 grammes par lit d'eau □.
Infusion de bois ou de racine de sassafras, 15 30 grammes pour 2 litres d'eau f+l.
Suc de pissenlit , à prendre 30 à 60 grammes le mati à jeun \±\.
Chlore liquide seul ou associé à l'huile d'olives po l'usage externe 1 I.'
Acide chlorhydrique, 10 à 20 gouttes, incorporé ila un onguent □.
Extrait de ciguë officinale en pilules, 10 centigramn à 3 grammes par jour FH.
Douce-amére. Elle s'emploie comme excitant et coin diaphorélique dans le traitement des dartres et de ton ces maladies diverses qui a.ssiégent les malades, lorsi des affections cutanées se sont supprimées. On l'adniinij de la façon suivante :
Eu poudre, 1 à 8 grammes.
En extrait, 3 décigrammes à 1 gi auunc, en pilules.
En sirop de douce-amére, tiges sèches de douce-amc 500 grammes ; sirop simple, 4000 grammes.
F. s. a. {Codex) 30 à 60 grammes dans une tisane propriée.
Lotions sur les parties malades avec une solution éi ■ due d\icide prussiqur (3-
DART
DÉBl
Écorce de garou, 6 grammes en décoction dans un ni-litre d'eau dans les vingt-quatre heures [+]• (Hufod, Bibl.méd.,t. XXVI, p. 32.) Vpplication d' eau de chaux hatiue avec de l'huile assoe à des opiacés [+]■
implication de charbon de bois associé au soufre \ |. Plombagine, 60 centigrammes à 1 gramme par jour, et à l'extérieur en poudre ou sous forme d'onguent, ranimes pour 30 d'axonge {+]. (Hufeland.) Écorce de laurier-rose, 15 centigrammes par jour en s fois, — décoction des feuilles pour lotion [+1- Solution saturée de baryte mêlée à l'huile d'olives, à l'ilérieur en frictions [Tl.
Fumeterre en décoction, 8 grammes par litre d'eau [±}. Hhus toxicodendron, 5 milligrammes par jour unis au riate de baryte
Onctions à l huile de sésame sur les parties malades [3- Hic de Sium latifolium ou aclie d'eau, et suc de Sium lif'erum, 100 à 120 grammes par jour (Withering.) FR. Décoction de sebijnra, 25 à 60 grammes par litre d"eau, r lotions [+].
^ommade avec la poudre du fruit de Vataira guianensis 0 graine à dartres, Zi à 8 grammes incorporés dans 3 grammes d'axonge □.
lécoction de pensée sauvage, 30 à 60 grammes, ou le SI à 30 grammes \±\.
•iuc de cresson, à 200 grammes par jour à jeun □. Lotions d'eau créosotée sur les parties dartreuses [+]. Décoction de Polygomm amp/tifewm (persicaire), de 30 à 0 grammes par jour [+].
Pommade (le goudron, 5 à 20 grammes pour 30 grammes dxoiige dans l'eczéma et dans l'impétigo |+ +|.
luile de cade, dans les dartres furfuracées, squameuses e ^ésiculeuses. Appliquer tous les jours avec un pinceau.
Décoction de persicaire, 15 à 30 grammes par litre en b sson [+]•
Lotions d'acétate de plomb ou onctions de cérat sat né [+]•
]ure de petit-lait à la campagne, 1 à 2 litres par jour[T].
juano. Lotions et bains additionnés de guano ; pommade d^uano, 3 grammes sur 30 [±].
' 5MC d'ortie piquante fraîche, 60 à 120 grammes par jir, ou extrait d'ortie piquante, 10 à 30 grammes par jf El.
5rtms gélatineux, tous les jours [+1.
Bains de mer, tous les jours E].
Bains de vapeur d'eau |+].
1 Bams de vapeur aromatique [T].
Eaux minérales.
îau sulfureuse de Bade (Suisse).
1 îau sulfureuse de Bagnéres-de-Luchon (Haute-Garonne), bsson, bains, douches [T].
; Eau sulfureuse de Baréges (Hautes-Pyrénées), bains [T]. Eau minérale à'Aarzihle (Suisse, près de Berne), bains t rmaux □.
Eau minérale d'A6rtc/i (basse Bavière), froide, hydro- ? fureuse □.
Eau minérale à'Abano, près de Padoue, — célèbre (is l'antiquité, hydro-sulfureuse, presque bouillante [T].
Eaux minérales d'Acrjui (Piémont), hydro-sulfurées, c alines.
Eaux minérales d'Aix-la-Chapelle (V. LEUC0Rt\nÉE); — liix en Provence et A'Aix en Savoie en boisson et en lins.
Eau sulfureuse A'Eughien, en bains, douches, bois-
Eaux alcalines d'Ems en boisson [+]■ Eau ■ sulfureuse de Saint-Gervais (Savoie), boisson et bains {+].
Eau sulfureuse de GreoMj;(Basses-Alpcs) , boisson, bains et douches
Eau alcaline de Saint-Nectaire (Puy-de-Dôme), boisson, bains et douches.
Ea,u chlorurée alcaline de Royat près de Clermont ■ Ferrand, en Auvergne.
Eau alcaline de Luxeuil (Haute-Saône), boisson et bains I I.
Eaux-Bonnes (Basses-Pyrénées), sulfureuses, bains et surtout en boisson [3-
Eaux sulfureusesde Cauterets (Hautes-Pyrénées), boisson et bains [+]■
Eau sulfureuse àe Louésche (Suisse), lotions et bains [+].
Eaux salées alcalines de Wiesbadcn
Eaux ferrugineuses de Spa, de 3 à 12 verres par jour avec ilu vin ou du lait □.
Eau sulfureuse de Saint-Antoine de Guagno (Corse) \±\.
I'"au sulfureuse de SuUzbacli, près Colmar.
Eau sulfureuse froide de Cauvalat, près le Yigan, dans le Gard.
Eaux salines, cuivreuses et sulfureuses de Saint-Christau, près de Lurbe (Basses-Pyrénées).
Eaux sulfureuses tièdes AeForbach, dans la Moselle [+]•
Eaux sulfureuses à'Uriage (Isère) [+].
Eau sulfureuse chaude de Pisciarelli, dans le royaume de Naples, 120 grammes par jour \±}.
Eaux sulfureuses de Stachelberg en Suisse (canton de Claris), 2 h 3 verres par jour.
Eaux sulfureuses à' Aqua-Santa (Etats-Romains) \±\.
Eaux salines, acidulés, purgatives de Kissingen en Bavière [T]-
DAKTREIJX. Oui est atteint de dartres. V. ce mot.
DATTE. Fruit ou drupe sucrée du dattier, espèce de palmier {Phœnix dàctylifera) faisant partie des quatre fruits pectoraux et de Yélectuaire diaphoenix.
On l'emploie en décoction, 60 grammes par litre d'eau, pure ou coupée avec' du lait dans les bronchites chroniques [+]•
C'est un aliment pour les Arabes. Sa pulpe fermentée constitue le vin de palmier ou laklibi ; — passée, elle forme du miel remplaçant le sucre, miel de dtUtes, et pulvérisée on l'emploie comme de la farine.
DATURA. Genre de la famille des solanées cultivé dans nos jardins à titre d'ornement; nous citerons le datura fastueux, le datura métel, et le datura stramonium qui est ordinairement employé en médecine. V. Stuamoine et Stramonium.
DAUCUS DE CRÈTE. Espèce d'ombellifère carotte, dont la semence stimulante en poudre ou en décoction, 30 grammes par litre, s'emploie comme diurétique et carminatif. Elle fait partie des six semences carminatives I I.
DAX(Landes). Eaux salines sulfatées, de 30 à 60 degrés, employées en bains et sous forme de boues dans les rhumatismes chroniques et dans les anciennes entorses ou roideurs articulaires [+1.
DÉBILITAIT, AXTE. Médicament ou substance pouvant amoindrir l'énergie des organes et l'intensité des forces.
La méthode débilitante est synonyme de méthode antiphlogistique. — La diète, le régime du lait, des viandes blanches, des légumes, des fruits et les émissions san-
DÉCR
DÉLI
guines soiil les débilitants à l'aide desquels on guérit les maladies aiguës et chroniques.
DÉBILITÉ. Etat de faiblesse naturel ou acquis, caractérisé par la langueur, la nonchalance, la pâleur, la susceptibilité des bronches ou de l'intestin et de fréquents accès de lièvre.
La débilité est tantôt la conséquence d'une altération du principe séminal, ce qui en fait une maladie héréditaire, et tantôt la conséquence d'une maladie aiguë ou chronique et des excès de tout genre qui épuisent l'action nerveuse et font languir la nutrition générale.
Thérapeutique. — Dans la débilité, il faut interrompre ou cesser tout travail d'esprit et d'affaires, vivre à la campagne ou sur les bords de la mer, faire valoir la terre en la cultivant, voyager pendant longtemps, aller aux eaux ferrugineuses et aux bains de mer.
La gymnastique, l'équitation, l'escrime, la nalation et tous les exercices du corps à dose modérée sont trèsutiles.
Les bains de mer et de rivière, — l'hydrothérapie à. la campagne, — les préparations de gentiane, de houblon et de quinquina, — les ferrugineux sous toutes les formes,
— l'arsenic à petite dose, doivent faire la base du traitement.
DÉBRIDËMEKT. L'opération du débridement est une incision qui a pour but de détruire un agent d'étranglement qui comprime un tissu et y arrête la circulation ;
— on donne aussi le nom de débridement à une incision qui est faite pour faciliter l'extraction d'un corps étranger. En obstétrique, on incise le col dans le cas de contracture de son orifice inférieur, pour faciliter le passage de la tête du fœtus. On débride l'utérus dans les cas d'obliquité du col. V. Accouchement, Dystocie, Heunie, Phlegmon, Plaie pak armes a feu.
DÉCOCTIO!^. Préparation thérariicutique qui consiste à faire bouillir dans l'eau pendant une lieure une substance dont on veut extraire quelques principes actifs pour faire une tisane. On fait ainsi la décoctiond'orge, d'avoine, de gaïac, de salsepareille, de quinquina, etc.
Décoction hlunclie de S^tlenliam. Corne de cerf calcinée et pulvérisée, 60 grammes; mie de pain, 180 grammes; poudre de gomme arabique, 60 grammes, mêlés ensemble, bouillis dans un litre d'eau, qu'on sucre et qu'on aromatise avec la fleur d'oranger. Elle .s'emploie dans la diarrhée, à la dose de 250 à 300 grammes par jour [+3.
DÉCORTICATIOIV. Opération qui a été faite dans les cas d'épaississement de la tunique vaginale et d'éléphantiasis des bourses. Cette opération a été appelée oschéotomie. V. Scrotum (Éléphantiasis du), Hématocèle du
TESTICULE, VaGINALITE CHRONIQUE.
DÉCRÉPITUDE. État d'affaiblissement des facultés intellectuelles, sensoriales et motrices occasionné par la vieillesse.
Bien que la décrépitude soit en général la conséquence des altérations organiques produites par la vieillesse, elle n'est pas la même chez tous les vieillards de même âge, elle peut se produire avant l'âge, et elle dépend beaucoup de la nature du principe séminal individuel ou des luttes, des fatigues et des excès de la vie.
Thérapeutique. — La continence, là' sobriété, la tranquillité morale et la vie des champs sont les meilleurs moyens d'éloigner la décrépitude.
DÉFAILLAIVCE. État momentané de faiblesse avec imminence de perte de connaissance ou syncope.
L'invasion d'une maladie aiguë, le début d'xme grossesse, l'indigestion, le mal de mer, le besoin de manger chez un dyspeptique, une odeur désagréable, la frayeur, l'émotion d'une nouvelle inattendue, etc., senties causes ordinaires de la défaillance.
La défaillance ne dure que quelques secondes ou une minute, et se termine par le retour à la santé, ou par une véritable syncope avec perte de connaissance.
Au moment d'une défaillance, les malades sont tout à coup pris de faiblesse des membres, avec impossibililé de rester debout, de tournoiement de tête avec obnubilation, de nausées avec malaise intérieur très-pénible, et il leur semble qu'ils vont perdre connaissance.
Thérapeutique. — Au moment d'une défaillance, ilfaud soutenir et asseoir les malades, leur donner de l'air, leur jeter un peu d'eau froide sur le visage, leur frotter les , tempes avec du vinaigre et leur faire respirer de l'éther, des sels ammoniacaux, de l'acide acétique ou du vinaigre.,
DÉGOliRDI. Température de 18 à 25 degrés cenli-t grades, qu'on donne aux boissons et aux tisanes lorsqu'on ne veut pas que les malades boivent trop chaud ou (ro/i froid.
DÉl,.4BREME]\'T. État de faiblesse intérieure ou àf viduité épigaslrique qui existe chez les personnes atteinlesi! de maladies chroniques du foie ou de l'estomac, et pavli-J culièrement dans la dyspepsie ou dans la gastralgie. '
Thérapeutique. — Un morceau de sucre arrosé quelques gouttes d'alcoolat de mélisse, un morceau è pain trempé dans du vin de Malaga, un morceau de cbo colat, un fragment de gomme arabique, un bouillon, il lait, introduits dans l'estomac, sont les meilleurs moyer de faire disparaître la sensation incommode du délabn ment.
DÉLAlf.lWTS. Tisanes acidulés ou faiblement mucil: gineuses qu'on emploie pour augmenter l'eau du saut pour laver l'intestin et pour augmenter les urines dai les maladies aiguës.
DÉLIRE. Le désordre des facultés intellectuelle caractérisé par l'incohérence des idées et du langag constitue le délire.
Il y a un délire essentiel, qui ne dépend d'aucune maW appréciable du cerveau, comme la calenlure et la fo (V. ces mots); un délire sympathique, Qii'^vosoii par un état morbide tel que les fièvres éruptives et phoïdes, certaines phlegmasies, une fièvre éphémère, u opération chirurgicale, etc.; et un délire symptomntvp qui dépend d'une maladie aiguë du cerveau ou d'un e polsonnement par le vin {deliriimtremens), la belladc et les solanées vireuses.
Dans le délire essentiel, l'ophthalmoscope ne rév aucune lésion de la circulation et de la nutrition du f( de l'œil, tandis que dans le délire symptonialique d'i phlcgmasie du cerveau ou des méninges, il y a ordinal ment hypérémie péripapillairc, œdème général ou par de la papille, dilatation, thrombose ouflexuosilé desvei de la rétine. V. Cérébroscopie.
Thérapeutique. — Le délire essentiel doit être C( battu par les antispasmodiques (voyez ce mot), à l'ii rieur, donnés par la bouche ou en lavements.
Dans le délire sympathique, il faut, en outre des a • spasmodiqucs, employer les moyens applicables aux di •
DÉLl
entes maladies fébriles, aux phlegmasies et aux causes [ui ont occasionné le trouble des idées. Au délire symptomatique d'une phlegmasie du cerveau,
n devra opposer les antiphlogistiques et les moyens qu'on ;ppose aux affections cérébrales. V. Cerveau, Méningite,
lÉMORRHAGIE CÉRËBR.ALE, CONGESTION DU CERVEAU.
Quand le délire est symptomatique d'un empoisonnenent, il faut administrer le café et les excitants qu'on mploie pour les effets du poison introduit dans l'estomac. L Empoisonnements.
.Délire aigu. V. FOLIE ALCOOLIQUE.
DELIRIUin TREME1\S. V. FOLIE.
DÉLIVRANCE dans l'accouchement naturel. La
!|élivrance ou expulsion du placenta est constituée par rois temps (Desormeaux) : 1° le décollement du placenta; 1° son engagement dans le col; 3" son expulsion au dehors, es trois temps ont lieu d'ordinaire pendant et après l'exjulsion du foetus.
Dès que la poche des eaux est rompue, l'utérus, révélant sur lui-même, décolle le placenta. Après l'expulsion
F!R'. 161. — Mode d'extraction du placenta.
du fœtus, le décollement s'achève. Quand le travail a été prolongé, il n'est pas rare de voir tomber le placenta sur le col immédiatement après la sortie de l'enfant. Le placenta engagé dans le col y reste quelques instants, puis l'utérus, revenant sur lui-même, pousse le placenta qui sort dans le vagin, d'où il arrive bientôt au dehors.
Thérapeutique. — Quand le cordon est lié, le placenta devient plus lourd en se congestionnant et se décolle assez vite (Stolz),
DÉLT 359
Le rôle de l'accoucheur dans ce cas est de surveiller si les con(ractions utérines se font régulièrement. Il frictionnera légèrement le ventre, puis il tiendra simplement le cordon. Il ne tirera le placenta, en l'enroulant sur luimême, que quand celui-ci sera engagé dans le vagin. Quand l'utérus sera bien rétracté, on tiendra chaudement la malade et on lui donnera une potion cordiale :
vin 60 grammes,
Tointnro de cannelle 2 id.
Sirop Je sucre 15 id.
ou simplement et mieux un verre d'eau rougie sucrée chaude.
Quand le placenta n'est pas tombé sur le col, on ne se pressera pas, on laissera les contractions de l'utérus revenant sur lui-même achever le décollement. A moins de complication, il faut attendre un quart d'heure à vingtcinq minutes (Clarke) avant d'exercer des tractions.
Pour extraire le placenta, on prend le cordon avec la main droite, l'index et le médius de la main gauche sont introduits dans le vagin sur le hile du placenta, tombé à l'orifice, la face dorsale de la main étant tournée vers le pubis, et l'on abaisse légèrement le cordon en même temps que l'on tire sur lui. Lorsque le placenta est arrivé à la vulve, on l'enroule sur lui-même trois ou quatre fois pour amener les membranes tordues ainsi en cordes.
Il ne faut pas se presser de délivrer dans les grossesses doubles.
Après l'expulsion du placenta, s'il reste des caillots, on en favorisera l'expulsion par des frictions légères sur l'utérus à travers la paroi abdominale, elles détermineront des contractions.
Délivrance ariiOcielle. Le placenta ne pouvant pas être extrait après des tractions assez fortes, il faut chercher par le toucher et la palpation abdominale la cause de cet obstacle à la délivrance.
L Inertie de Vutérus. — A défaut de perte sanguine, la mollesse, la dépressibilité de la matrice, et la cessation des douleurs indiquent que l'utérus est inerte et que, en conséquence, le placenta reste adhérent.
Quand l'inertie survient après des douleurs consécutives à l'expulsion du fœtus, le placenta se décolle en partie et l'inertie de l'utérus se complique d'hémorrhagie, V. plus loin.
Thérapeutique. — Réveiller les contractions utérines par le massage léger de l'utérus, par les applications de compresses froides sur les cuisses. — La titillation du col avec les doigts, la compression de l'abdomen avec un bandage serré sont les moyens que l'on emploiera lorsque l'on aura attendu le réveil des contractions pendant une heure. — La réfrigération du cordon (Guillemot) est peu efficace.
II. Contractions irrégulières de l'utérus. — Une disposition particulière (Stolz), l'abus du seigle ergoté et la présence de jumeaux dans l'utérus causent quelquefois des contractions utérines irrégulières, susceptibles de retenir le placenta.
Si l'orifice externe du col utérin est seul contracté, le placenta reste enfermé dans l'utérus. Mais si, comme cela s'observe quelquefois, l'orifice interne seul est contracté, il y a hourglass (Guillemot), l'utérus est divisé en deux parties, comme une gourde ; le placenta est ordinaiiemenl enfermé dans la portion supérieure. Dans ces cas, il peut arriver qu'une portion du placenta devienne saillante dans le vagin, et que le délivre soit étranglé à sa partie
360 DÉLI
moyenne ou que la plus grande partie soit située au-dessus de la constriction.
Ailleurs le corps de l'utérus se contracte irrégulièrement et produit un enchatonnement complet du placenta
Fig. 162. — Contraction de l'orifice interne ilii col de l'iiti^nis retenant le placenta. .
qui est environné par une portion de l'utérus ; ou bien l'enchalonnement est incomplet; alors le délivre est cerné par un bourrelet, et dans certains cas rares le placenta étant divisé, ses cotylédons sont enfermés chacun séparément (Velpeau). Cet état de l'utérus se révèle par la formation de deux tumeurs que l'on sent à la place de l'organe, autour du cordon.
D'autres fois, l'utérus entier se contracte énergiquement sur le placenta et se réduit au volume d'un utérus au cinquième mois de la grossesse. Plus on donne de seigle ergoté, plus la contraction augmente.
On reconnaît les contractions irrégulières de l'utérus à la dureté de l'organe et à la continuité des douleurs utérines.
Thérapeutique. — On ne risque jamais rien à attendre cinq ou six heures, tant qu'il n'y a pas d'hémorrhagie ni d'accidents. On friclionnera le corps de l'utérus, — on titillera le col; — des lavements laudanisés, des potions opiacées avec 10 centigrammes d'extrait d'opium, sont administrés ; — le col sera frictionné avec l'extrait de belladone, — on fera des injections avec l'infusion ou la décoction de jusquiame et de belladone ; — on fera une saignée aux femmes pléthoriques ; — un grand bain est souvent d'un bon usage.
Contre le hourglass et l'enchalonnement, quand les moyens ordinaires employés dans les contractions utérines anormales sont restés inutiles, on fera l'introduction forcée, graduée et prudente de la main, pour aller dilater le point rétréci et extraire le placenta.
Dans toute contraction utérine produisant la rétention du placenta, on cessera l'emploi de l'ergot de seigle. Si la contraction est générale, on donnera une potion :
Eau distillée 100 srammes.
Liqueur d'HnlViiiann 2 '
Teinture d'opium I
et l'on fera des injections avec une décoction d'herbes, de belladone et de jusquiame.
DÉLI I
On ne tirera pas sur le cordon avant que les contractions aient en partie cessé, et l'on attendra que quelques douleurs surviennent.
IIL Faiblesse et rupture du cordon- — Le peu de développement du cordon, son insertion sur le bord du placenta, la mauvaise distribution de ses vaisseaux, isolés sur le bile, favorisent sa rupture pendant les tractions et amènent la rétention du délivre.
Thérapeutique. — Quand le cordon s'est déchiré sous la traction, on attendra l'expulsion naturelle, ou bien on ira chercher le placenta soit avec la main, soit avec des pinces à griffes.
IV. Volume duplacenta. — La rétention du placenta peut tenir à son hypertrophie ou à une accumulation de sang dans les membranes entre l'utérus et le tissu placentaire. On reconnaît cet état parce que l'utérus conserve son volume normal, qu'il n'est point dur comme dans les contractions totales de l'utérus, et parce qu'il y a des dou- i leurs. En général, on sent aussi par le toucher que le i placenta est tombé sur l'orifice.
Thérapeutique. — Si les contractions ne suffisent pas pour expulser le délivre, on ira chercher le placenta avec | la main; on déchirera les membranes pour facilitctia sortie de caillots; — en cas de fluctuation évidente, oi | peut perforer le placenta pour faire sortir le sang accumulé entre la masse placentaire et la paroi utérine.
V. Adhérences anormales du placenta. • — Les adhérences du placenta sont la conséquence d'une inflammation autour d'un épanchement sanguin (Stoltz, P. Dubois), autour d'une atrophie d'un cotylédon, après l'apoplexie placentaire (Cruveilhier), ou bien elles sont le résultat d'un épaississement à la circonférence de la caduque inter-utéro-placentaire (Gendrin) enflammée comme dans les cas précédents.
Lorsque le cordon résiste, lorsque l'utérus à chaque contraction devient conique (Rhamsîjotham), ce qui existe quand il s'accumule du sang entre le centre du placenta et l'utérus (Albinus), on diagnostique une adhérence du placenta.
Les adhérences générales du placenta sont exemptes d'accidents, mais les adhérences partielles, au contraire, s'accompagnent d'hémorrhagies.
Thérapeutique. — S'il n'y a pas d'accidents, on attendra cinq ou six heures ; les contractions pourront détacher les adhérences du placenta. Si l'expulsion tarde, on emploiera, comme dans le hourglass et l'enchatomicment, les titillations du col, les frictions sur l'utérus, sur l'hypogastrc, et les autres moyens propres à activer les contractions utérines.
On fera une injection d'eau froide dans la veine ombilicale; — pour cela, un bout du cordon sera coupé, une canule sera introduite dans la veine, et fixée avec un fd à ligature; puis on injectera et l'on répétera les injections s'il est nécessaire. (Accoucheurs français.)
Si tous ces moyens n'ont pas amené le décollement du placenta, on tirera sur le cordon autant que sa résistance le permettra.
Lorsque tout aura été essayé, la main introduite dans l'utérus en suivant le cordon, arrivée sur le placenta reconnaissable à ses ramifications vasculaires, sera engagée entre l'utérus et les cotylédons adhérents qui seront décollés avec lenteur et précaution (Levret, Baudelocque, Pesormoaux), ou bien on tirera sur le placenta pris à
DELI
eine main (P. Dubois). Dans lous les cas, il no faul pas nployer de force (fig. 163).
Si le placenta est décollé à son centre et séparé de l'u-
DELI
Fig. 163. — Décollement arliliuli'l du iilaoenla.
1 "US par un épanchement de sang, on pourra percer le ntre du placenta et le décoller en introduisant le doigt l'ouverfure (Heister).
Délivrance (ACCIDENTS DE LA.).
I. Hémorrhagie primitive. — Chez les femmes plctho- 1 ues, abondamment réglées, et que Ton n'a pas saignées ]nclant la grossesse, chez les femmes chlorotiques et rveuses, un travail trop prolongé ou trop rapide, la disijision de Tutérus par des eaux abondantes, ou par une (3ssesse gémellaire, le tiraillement dû à des adhérences i ra-abdominales de l'utérus, avec l'épiploon par exemji, produisent l'inertie immédiate ou consécutive de l'ut us, et une hémorrhagie survient dès que le placenta (nmence à être décollé; — en peu d'instants, le sang |it se perdre en quantité si énorme, que la vie ne peut i e rendue aux malades malgré les soins les plus prompts £ les plus intelligents.
Quand l'utérus est inerte, il ne forme point de saillie à 1 fpogastre, et la main introduite dans son intérieur ne sit qu'une cavité flasque et comme plissée. C'est cet état favorise l'apparition des hémorrhagies.
Une hémorrhagie à ses débuts produit des symptômes léraux plus ou moins marqués : un sentiment de pesanr à l'estomac, quelquefois la sensation de la faim, la itesse du pouls, la pâleur du visage, les faiblesses, les sicopes, des douleurs de reins et un frisson spasmodique, i convulsions même. Le col étant refermé en partie ou (itéré par le placenta, par un caillot ou par suite de bliquité de l'utérus, le sang coule à l'intérieur de l'utéle distend et il existe une tumeur abdominale, qui i|jnonte parfois au-dessus de l'ombilic, est molle et déîssible. — Dans ce cas, le diagnostic est quelquefois ficile. En efi'et, le ventre peut être distendu par la vespleine d'urine, mais le cathétérisme dissipera les dou- ; les syncopes ne sont pas rares chez les nouvelles touchées, bien qu'il n'y ait pas de pertes, et les accidents itériformes peuvent être pris pour un frisson spasmodic|e dû à une perte interne. — On ne peut donc affirmer
l'existence d'une hémorrhagie utérine interne que si la percussion abdominale donne de la matité au niveau de la tumeur hypogastrique, que si l'utérus globuleux, dur, n'est point senti au-dessus du pubis, et que si les doigts introduits dans le vagin traversant le col resserré et la cavité de l'utérus remphe de caillots, sentent le sang qui se brise sous les doigts.
L'hémorrhagie utérine interne est le plus souvent reconnaissable à des symptômes généraux alarmants, tels que les syncopes, la cécité subite, et cela indique que l'hémorrhagie a été très-abondante et s'est produite insensiblement.
Quand le col est largement ouvert, le sang coule au dehors avec abondance, et le diagnostic ne présente aucune difficulté.
Thérapeutique. — Contre les hémorrhagies utérines légères qui commencent, réveiller les contractions de l'utérus en pressant sur l'hypogastre, en titillant le col et même la face interne de l'utérus avec les doigts, puis donner le seigle ergoté. — Les compresses glacées et la glace sont peu utiles; — on introduira un- citron, et l'on en exprimera le jus dans l'utérus (Evrat) ou mieux un tampon de charpie imbibé A% perchJorure de fer, à 30°, si le sang vient d'une déchirure du col (Pajot). On administrera en même temps la teinture de cannelle, une demicuillerée à café toutes les heures (Naegele).
•Si l'hémorrhagie est très-abondante, on introduira des tampons de charpie dans l'utérus et dans le vagin (Leroux). — Une vessie de caoutchouc, dilatée par l'air, supprimera aussi l'hémorrhagie, mais elle a l'inconvénient d'arrêter le retrait de l'utérus. — On comprimera le ventre avec des serviettes (Deneux), et mieux on comprimera avec les doigts r aorte contre la colonne vertébrale (Roux, d'Ornellas, Chailly, Cazeaux). En même temps, on administrera le seigle ergote, 2 à l\ grammes. Si l'on doit comprimer l'aorte, il faut, comme le fait Chailly, employer la compression avec la main et ne pas cesser durant plusieurs heures. Seulement, comme la position est fatigante, des aides qui se renouvellent viennent les uns après les autres mettre leur main sur celle de l'accoucheur pour la maintenir en bonne position. — C'est le seul moyen de faire une compression efficace de l'aorte.
Vopiuni à haute dose (Burns) est peu efficace.
La transfusion est une ressource extrême pour les hémorrhagies rapidement graves : on ouvrira la veine céphalique du bras et l'on injectera, avec une seringue chauffée à 25°, le sang défibriné reçu dans un vase chauffé à la même température (Nélaton). On injectera200 àSOO grammes de sang en deux fois.
Si l'on est appelé près d'une femme que l'on n'a pas accouchée et qui perd en abondance, on comprime l'aorte et l'on explore l'utérus; — si le placenta est sorti, on se comporte comme il est dit plus haut ; mais si le placenta est resté, on achève le décollement du délivre pendant que l'aorte est comprimée. 11 meurt une femme sur trente, si l'on extrait le délivre, tandis que si l'on abandonne le placenta, il en meurt huit sur neuf (Meissner, de Leipzig).
Lorsque l'hémorrhagie sera arrêtée, on surveillera plusieurs heures, pour prévenir le retour de l'utérus à l'état d'inertie. On tiendra des compresses fraîches sur le ventre et les cuisses ; — un bandage de corps un peu serré entourera l'abdomen. La malade prendra une potion cordiale, du bouillon et du vin sucré et sera tenue au repos le plus absolu et dans un demi-jour; — elle n'aura pas de personnes auprès d'elle, autres que la garde-malade.
DÉLI
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Contre les vomissements et l'excitation fébrile qui suivent les pertes, on donnera des pilules d'opium de 2 à 3 centigrammes chacune, toutes les deux heures, et l'on placera un sinapisme sur l'épigastre (Dewees). On fera des aspersions froides sur les mains; et si les malades s'endorment, on ne les éveillera pas, mais le médecin demeurera près de la malade et surveillera l'état du pouls et la coloration des traits.
Il faut nourrir les malades avec des bouillons donnés en petite quantité, mais souvent répétés.
Soins préventifs des hémorrhagies.
Lorsqu'à une grossesse antérieure il y aura eu hémorrhagie après la délivrance, il faudra prendre des précautions et agir comme il suit :
Chez les femmes pléthoriques, on fera une saignée. Chez les femmes faibles, on fera des lotions froides sur le bassin et les cuisses et l'on donnera 1 ou 2 grammes de seigle ergoté en trois doses. On rompra les membranes dès le début du travail (R. Lee) et on l'abandonnera aux efforts de la nature. Au moment do l'accouchement, on placera la main sur le fond de l'utérus et l'on comprimera légèrement (Clarke) ; en cas d'accouchement prompt, on laissera le placenta dans l'utérus s'il n'est pas décollé; il peut être un obstacle à l'hémorrhagie. Mais s'il est décollé, il faut débarrasser la matrice. — La succion des mamelles (Marshall-Hall) est un moyen plus rationnel qu'efficace. Mieux vaut, dans tous les cas où l'on soupçonne une inertie prochaine de l'utérus, administrer le seigle ergoté à la dose indiquée.
Soins consécutifs des hémorrhagies graves.
Contre l'anémie qui suit les hémorrhagies utérines et est accompagnée d'une céphalalgie persistante, on donnera le traitement de l'anémie, on recommandera l'exercice, et il sera bon qu'une nouvelle grossesse n'ait pas lieu avant dix mois au moins.
II. Hémorrhagies secondaires (Clintock). — De douze heures à quinze jours après la délivrance, on peut voir apparaître une hémorrhagie par inertie secondaire de la matrice. Les pressions sur l'utérus font naître une contraction qui expulse des caillots, puis l'utérus redevient inerte, et le sang s'y accumule. La mollesse de l'utérus, constatée par le palper abdominal, permet de reconnaître cet état. Abandonnées à elles-mêmes, les malades, quelquefois, s'endorment et succombent.
Thérapeutique. — La compression prolongée avec la main sur l'utérus par la région hypogastrique, la compression avec un bandage de corps serré, l'administration du seigle ergoté toutes les deux heures, jusqu'à la dose de 2 à 3 grammes (Cazeaux, Chailly) sont les meilleurs moyens associés propres à arrêter une hémorrhagie par inertie secondaire.
A. Hémorrhagie par congestion utérine. — Une congestion utérine sans inertie de la matrice (M"'' Lachapelle, Velpeau) produit des hémorrhagies après la délivrance; — celles-ci coïncident quelquefois avec la rétention d'une portion du placenta ou des membranes, avec un polype utérin, avec la rétention des fèces dans le gros intestin.
Thérapeutique. — On tiendra les malades dans la position horizontale et le repos absolu; — on extraira les matières du rectum avec une curette (Moreau). — Si l'iiémorrhagie persiste, on donnera 1 gramme de seigle ergoté eu deux doses, on tamponnera et l'on appliquera les moyens appropriés aux grandes hémorrhagies en cas de
perte grave, avec cette seule différence que l'utérus étant rétracté, on ne pourra agir que sur le col.
B. Hémorrhagie par albuminurie. — L'altération hypoglobulaire du sang dans l'éclampsie et dans l'albuminurie favorise beaucoup les hémorrhagies secondaires (Blet), mais ici il y a plutôt lieu d'invoquer l'existence d'une congestion utérine.
Thérapeutique. — Dans le cas d'hémorrhagie abondante, on tamponnera, et l'on comprimera l'utérus avec une bande roulée serrée, et mieux avec des compresses maintenues par un bandage de corps bien serré : on pourra appliquer un large vésicatoire sur la région sacrée. Le traitement diffère peu de celui de l'hémorrhagie par congestion utérine.
On a employé encore la teinture de chanvre indien et une pilule d'oxyde d'argent à la dose de 25 milligrammes, associé à une égale quantité d'opium et administré trois fois par jour ; — le seigle ergoté est d'un meilleur emploi. V. plus haut HÉMORRHAGIE PAR CONGESTION UTÉRINE.
III. Hémorrhagie par le cordon ombilical. — Dans les accouchements jumeaux et lorsque le placenta est retenu, une hémorrhagie a quelquefois lieu par le cordon (Méiy, Solayrès, Guillemot), mais le fait est au moins très-rare,
Thérapeutique. — Lier le cordon est le seul moisi à employer contre l'hémorrhagie par la veine ombilicale,
IV. Renversement de Vutérus. — L'inertie de rutérus ou ses contractions irrégulières (Tyler-Smith) font souvent que des tractions sur le placenta, des efforts pour aller à la selle, déterminent un renversement de la matrice. Il se produit alors une simple dépression du fond de l'utérus, ou bien un renversement d'organe qui vieiil s'engager dans le col, ou bien un renversement complet de l'utérus qui vient se montrer à la vulve. Les renversements incomplets tendent toujours à se compléter.
Une douleur vive, avec des efforts continuels, comme pour uriner et aller à la selle, la pâleur, les syncopes, les ■ hémorrhagies foudroyantes, si le placenta est décollé et l'utérus inerte, sont les premiers accidénts du renversement de l'utérus.
Dans le renversement de l'utérus, on constate au ton cher une tumeur intra-utérine, correspondant à une depression sur le globe utérin, appréciée par le palper hypogastrique, ou bien une tumeur engagée dans le col, contracté au pourtour de son pédicule, ou bien une turaeur molle et comme fongueuse- à la vulve.
Les malades ne meurent pas toutes après un renversement de l'utérus. Quelques-unes reviennent à la santi' mais elles sont infirmes. Parfois la réduction de l'uténi se fait spontanément (Delabarre, Baudelocque).
Thérapeutique. — Il n'y a pas de moyens siirs de pi't venir le renversement utérin dans le cas où un accouclu ment est prompt et où le cordon est court. On devi seulement loucher la malade immédiatement après la so tie du foetus et faire attention de ne point tirer sur le pl: centa.
Dans tous les autres cas, on préviendra le renverserai' de l'utérus en tenant la malade couchée horizontaleme et en l'empêchant de se lever pour aller à la selle. Cli les femmes qui ont déjà eu un renversement de l'utér à un accouchement antérieur, il est avantageux d'ail , chercher le placenta lui-même avec la main (Cazeaux).
Le renversement utérin accompli réclame Vintroducti de la main dans l'utérus ou dans le col, pour repous^
DÉLI
DENT
l'utérus en faisant rentrer d'abord les parties qui sont sorties les dernières.
Si la matrice est étranglée par le col, on joindra des applications locales d'extrait de belladone aux potions avec
10 ou 20 centigrammes d'extrait d'opium, et à de j^etites saignées chez les femmes qui n'auront pas déjà perdu beaucoup de sang.
Les inhalations de chloroforme (Barrier, Ch. Wert, Va- I lentin, G. Gonnez) sont dangereuses chez les femmes exsangues ; une syncope qui surviendrait pourrait être mortelle, le chloroforme ne peut pas agir sur l'utérus; il diminue seulement la résistance des parois abdominales. — On réduira avec la main en procédant avec lenteur, il ne faut pas se lasser. — On donnera des grands bains et des lavements avec quinze gouttes de laudanum dans l'intervalle des tentatives. — Repousser l'utérus avec un bâton à bout sphérique (Depaul) expose à des ruptures de l'utérus, et l'on n'emploiera ce moyen qu'avec précaution.
Le renversement réduit, on provoquera les contractions utérines par la titillation du col, les frictions sur le ventre et le repos absolu dans la situation horizontale ; on préviendra ainsi la récidive.
V. Rupture de l'utérus. — En cas de rupture de l'utérus, le fœtus étant passé dans la cavité abdominale, si l'on ne tente pas l'extraction du fœtus par la gastrotoniie,
11 n'y a pas à délivrer. Si cette opération est faite, on repoussera le cordon dans l'utérus et l'on délivrera à l'aide d'un crochet mousse introduit dans le col comme à l'ordinaire. Si le délivre est tombé dans la cavité abdominale, on l'enlè^tera par la plaie. V, Dystocie et Utérus {Bnp- \ture de V),
VJ. Convulsion. — V. Dystocie et Éclampsie,
VII. Rétention du placenta. — Quand une portion du placenta ou le placenta tout entier ne peuvent être extraits, il survient une hémorrhagie d'abord abondante; si le rolacenta est en partie décollé, elle est peu abondante ; au contraire, si l'adhérence est totale, elle diminue peu à peu par le fait des contractions utérines. Chez quelques naïades, il y a des coliques violentes ; ailleurs il y a une liypèresthésie véritable de l'utérus, qui est extrêmement louloureux à l'exploration. Et enfln, dans quelques cas, 1 n'y a que de faibles douleurs. Les lochies donnent une )deur fétide.
Lorsque le placenta est retenu dans la cavité utérine, il ;e putréfie et il y a résorption putride du placenta ou bien
Ixpulsion tardive.
A. Résorption putride du placenta. — Dans ce premier as, des frissons, des angoisses, se montrent et sont lientôt suivis du cortège des symptômes de l'infection mrulente des accouchées, ou fièvre puerpérale. Ces accilents cessent subitement, parfois avec l'expulsion du lélivre, avec la suppuration non du placenta qui sort en morceaux, mais de la paroi interne de la cavité utérine. I L'inflammation de l'utérus et la gangrène superficielle le la muqueuse utérine ne sont pas toujours la consé- |uence de la rétention du placenta, qui peut rester enfermé ongtenips dans l'utérus sans causer d'accidents. ^ La rétention du placenta est quelquefois une cause de )éritonite.
Les polypes dits fibrineux dont parie Virchow sont des
1 estes de placenta adhérents dans lesquels il s'est fait des émorrhagies et des hématomes.
Thérapeutique. — On arrêtera d'abord les hémorrhagies ar les applications de compresses froides sur les cuisses
et le ventre, et l'on donnera 2 grammes d'ergot de seigle.
Les lavages par de grandes injections tièdes (Vullyamos) sont les seuls moyens de prévenir les effets de la putridité du placenta dans l'utérus. Au besoin, on ajoutera un peu d'eau de Labarraque ou d'eau-de-vie camphrée, pour diminuer la mauvaise odeur. — Une sonde à double courant devra être employée pour faire ces injections. — Toute partie du placenta qui se présentera au col, exploré tous les jours par le toucher, sera extrait avec la pince à faux germe de Levret, ou avec une pin«e à pansement, ou avec une pince à griffes.
Contre les phénomènes dus à une intoxication commençante, on donnera l'ipéca à dose de 1 gramme et de grands bains ; — on instituera le traitement de la péritonite (V. ce mot), s'il y a lieu, et lorsque l'infection sera établie, on aura recours aux excitants et aux toniques tels que l'acétate d'ammoniaque et le quinquina. V. Infection
rUTRIDK AIGUË.
B. Expulsion tardive du placenta. — L'expulsion tardive du placenta peut avoir lieu vingt-cinq jours après l'accouchement et même après un temps plus long. C'est un accident qu'il faut surveiller. II s'annonce par une hémorrhagie abondante qui apparaît peu de temps après l'accouchement et qui cesse tout à coup. L'utérus enveloppe le placenta de tous côtés, et celui-ci ne subit aucune altération, peut-être parce qu'il est environné de tous côtés parle tissu utérin. Des douleurs vraies apparaissant à la longue, le placenta tombe sur le col et est extrait alors sans danger, mais le plus souvent il y a une hémorrhagie à chaque décollement partiel, et c'est là qu'est le plus grand danger.
Thérapeutique. — Lorsqu'il est constant que le placenta ne peut être extrait, il n'y a pas d'inconvénient à attendre que des contractions utérines reviennent; — tant que les lochies n'ont point de mauvaise odeur et tant qu'il n'y a pas de troubles de la santé, il n'y a pas à agir. — On administrera le seigle ergoté pour arrêter les hémorrhagies symptomatiques de la rétention du placenta. Cette médication fera peut-être naître des contractions assez violentes pour expulser le délivre. — On aidera par des tractions prudentes la sortie du placenta accessible aux instruments à travers le col entr'ouvert. — S'il y avait un ariêt momentané, par suite de quelques adhérences non encore rompues et si le placenta se putréfiait dans le vagin , on aurait recours aux injections antiputrides et l'on tirerait sur le placenta avec les pinces.
Y. DÉSINFECTANTS.
DELPHINE. Alcaloïde retiré de la staphisaigre. Il est peu employé en médecine.
©ELTOiDE (Paralysie du). V. Muscles [Paralysie des) .
l»ÉlMAl«GEi\lStOlv. V. Prurit.
DÉMEXCE. V. Folie.
DE.TIOUEX. Acarus parasite de l'homme qu'on trouve quelquefois dans la matière sébacée des follicules pileux de la peau.
Il n'y a rien à faire contre cet acarus, dont la présence est très-difficile à constater, et quant aux pustules à'acne punctata dans lesquelles il se trouve, il faut les traiter par les moyens convenables. Y. Acné et Glandes sébacées {Maladies des).
DE %1TS. Les dents sont le siège de nombreuses altéra-
DENT
lions qui produisent localement ou sympathiquement un grand nombre de maladies.
Dents (Agacement des). Les dents, souvent agacées chez les personnes qui prennent beaucoup d'acides, peuvent l'être encore dans la grossesse, dans la dyspepsie accompagnée du rejet d'eaux acides parla bouche et dans certaines formes d'état nerveux chronique.
L'agacement prolongé des dents par les acides de la dyspepsie ou de la grossesse est une cause très -ordinaire d'altération de l'émail dentaire, et consécutivement l'origine de la carie des dents.
On peut alors employer l'anesthésie par les inhalations de protoxyde d'azote, qui, pratiquées sur des milliers d'individus, n'a jusqu'ici donné lieu, dit-on, à aucun accident grave. — L'un de nous a également fait l'avulsion dentaire après avoir endormi les patients avec l'hydrate de chloral pur, 2 grammes pour les enfants et k on 5 grammes pour les adultes (Bouchut).
Thérapeutique. — Le gargarisme avec l'eau de Vichy, l'opiat alcalin pour frotter les dents (magnésie décarbonatée, 5 grammes avec sirop de mûres, q. s.), les collutoires alcalins (carbonate de soude 1 gramme, eau de rose 40 grammes, miel blanc 40 grammes) : la cessation de toute boisson acidulé, guérissent l'agacement des dents.
Dents (Avulsion des). On doit enlever les dents de la première dentition lorsqu'elles sont très-mobiles dans leurs alvéoles, mais il faut prendre garde de les arracher quand elles ne sont que malades et qu'elles sont résistantes, car alors en les ôtant on risque de léser les follicules des dents permanentes placées au-dessous.
Des lésions incurables des dents de la seconde dentition réclament leur avulsion.
Les dents peuvent être arrachées à tous moments, pendant le cours d'une gingivite, d'un abcès dentaire ; mais chez une femme nerveuse, enceinte, cette opération est contre-indiquée.
Thérapeutique. — On enlève les dents avec la clef de Garengeot (fig. 1 64) et les daviers anglais, à mors à plu-
Fig. iGi. — Crochet (le la clef de Garengeot; au moyen Je la vis, on place le crochet ù droite on à gaucho.
sieurs saillies, appropriés pour la forme et la disposition des racines de chaque dent. La langue-de-carpe 'et le pied-de-biche (fig. 165), tous les autres instruments avulseurs attractifs, daviers, clefs, élévateurs, laissent à désirer ; leur action est lente et peu sûre.
Pour enlever une dent, on place le malade sur un fauteuil à dos mobile pouvant s'élever ou s'abaisser. Un aide tiendra la tète du patient, mais il n'est pas indispensable d'y avoir recours ; — on n'endormira les malades avec le chloroforme que si on les opère couchés. — L'électricité (procédé américain), employée de faCon que l'instrument avulseur conununique avec un pôle de l'appareil à induction et que le malade ail l'autre pôle dans la main, n'est pas un moyen anesthésique efficace ; — la compression
du conduit auditif n'est pas plus avantageuse. — Mieux vaut enlever vivement la dent sans aucun de ces auxiliaires.
On enlève les dents temporaires avec les daviers droits et courbes, les incisives et les canines avec un davier
Fiy. 105. — Langue- Je-carpo et pii-d-de-bicho.
droit ; on se place en arrière des malades pour les dents de la mâchoire inférieure, en avant pour les dénis de la mâchoire supérieure.
On enlève les molaires avec la clef de Garengeot ou les daviers.
On enlève la dent de sagesse avec une clef de Garengeol munie d'un crocheta double courbure, ou avec un daviei courbe, ou mieux avec la langue-de-carpe.
On enlève les racines des dents avec la clef de Garengeo et avec le pied-de-bichc.
Pour arracher une dent avec la clef de Garengeot, oi enveloppe le panneton avec six ou sept tours d'une petili bande large de 1 centimètre. On place le panneton sur li gencive à l'union de la racine et de la couronne de la dent généralement en dehors, mais toujours de façon que l crochet placé du côté opposé porte sur une portion de den solide ; le crochet est guidé par le doigt qui le place a niveau de la couronne. On tourne la clef et la dent vien ordinairement ; si elle tenait encore et si elle était seule , ment luxée, après que la clef de Garengeot a lâché prise ou achèverait l'extraction avec un davier.
Pour extraire une dent avec les daviers, on prend u davier approprié à la disposition des racines; ainsi, un d;i vier droit à mors en cuiller de largeur égale pour le incisives ; un davier à mors plus écartés et recourbé angle droit pour les petites molaires, n° 1 ; un davif à mors à deux échancrures, séparées par une saillie poi les molaires inférieures, n°2; un davier courbe, n° 3, mui
d'un ceux
mors du n°
DENT
semblable au davier n° 2'et d'un mors pareil à 1 ; un davier à mors disposé de même, mais
DENT
Après avoir bien appliqué l'instrument au niveau du collet de la dent, le chirurgien fait exécuter un mouvement de rotation brusque autour de l'axe de la dent, en tournant l'instrument à droite et à gauche et extrait la dent. Avec les daviers on coupe quelquefois la couronne, et alors on est obligé de recourir à la clef de Garengeot.
Pour arracher la dent de sagesse avec la languede-carpe, il faut que la dernière molaire existe. On passe l'instrument à plat, de dehors en dedans, entre cette dernière et la dent de sagesse, la pointe de l'instrument ainsi appuyée pousse cette dent de haut en bas et d'arrière en avant ; mais il vaut peut-être mieux se servir d'un davier à mors un peu long. Si la dent de sagesse est bien isolée, on peut se servir de la clef de Garengeot, munie d'un crochet à double courbure ou lixé à l'extrémité du panneton.
Les racines sur lesquelles la clef et les daviers n'ont pas de prise seront enlevées avec le piedde-biche. Il s'applique en dehors, à la place d'une dent manquante. Les dents sont expulsées par une pression qui les porte en dedans ou par un mouvement de bascule de l'instrument, qui prend point d'appui sur le sommet des alvéoles, et qui élève la dent de bas en haut. Même quand la racine est réduite à peu de chose, la clef de Garengeot bien appliquée sufllt.
Accidents de ravidsion des dents. — La douleur cesse ordinairement après l'avulsion d'une dent; si elle persistait, on aurait recours aux préparations opiacées (pilules d'extrait gommeux d'opium, de 5 centigrammes, oujuleps additionnés de 30 grammes de sirop de morphine) ; — les malades se gargariseront avec le mélange suivant :
Laudanum de Sydenliam.
Teinture d'opium
;rammes.
id.
id.
Fig. 167. — Daviers pour les grosses molaire
supi
vec les olaires
mors placés en sens opposé, n° 4, pour les grosses supérieures (fig. 166 et 167).
On lavera la bouche avec de l'eau tiède ou de l'eau fraîche, suivant l'état des dents, s'il y a contusion de la gencive, accident qu'on peut éviter en garnissant suffisamment le panneton de la clef et en déchaussant la dent avec la pointe d'une spatule de trousse. La contusion des gen cives guérit promptement, en général. Il est rare que le périoste d'une dent voisine de celle qui a été arrachée devienne le siège d'une inflammation.
Une dent fracturée pendant l'avulsion exige une extraction des débris fixés dans l'alvéole, si la pulpe ou le périoste sont malades ; si la portion de dent restée attachée à la mâchoire est saine, on la laissera. Pour extraire les raciues qui resteraient profondément, on se servira du piedde-biche. Pour peu qu'il y ait des difficultés, on remettra la seconde opération à un autre jour.
L'hémorrhagie à la suite de l'avulsion des dents peut être très-abondante et même entraîner la mort (Grandidier), mais le plus ordinairement le sang s'arrête seul. Contre les hémorrhagies graves, ou emploiera le tamponnement avec une boulette de charpie imbibée de perchlorure de fer, et on la laissera de douze à quatorze heures en place. La cire molle, introduite dans l'alvéole, n'est pas aussi avantageuse.
La fracture de l'alvéole, qui arrive souvent après l'extraction au moyen de la clef, sera serrée avec les doigts
DENT
DENT
de façon à appliquer l'esquille contre la mâchoire. Si la portion d'os brisé est peu adhérente à la gencive, on l'extraira avec une pince ; si la fracture est peu étendue, et s'il survient un abcès et une périostite, on ouvrira la tumeur inflammatoire et l'on extraira les séquestres dès qu'ils seront mobilisés. Si le corps de l'os est fracturé, on traitera par les moyens appropriés. V. Fractures de la mâchoire.
Pour éviter consécutivement la déformation des gencives, l'ébranlement des dents voisines de la dent enlevée, l'allongement de la dent opposée de l'arcade dentaire supérieure ou inférieure, et réciproquement, on placera une dent artificielle. On traitera les névralgies rebelles consécutives par les moyens appropriés, et au besoin par la section des nerfs. V. Névralgies et Névrotomie.
Dents (DÉVIATION DES). Les dents qui poussent dans des directions vicieuses, ou qui sont trop serrées les unes contre les autres, outre la difformité qu'elles produisent, favorisent la carie dentaire et l'accumulation de tartre sur l'émail.
Thérapeutique. — Après l'âge de vingt ans, le redressement des dents serait tenté inutilement ; on peut, à cet âge, arracher une dent molaire cariée; les dents, devenues alors moins serrées, pourront encore se replacer.
Au contraire, de neuf à quinze ans, quand les dents sont mal placées, il faut ou bien extraire celle qui gêne et qui empêche les autres de venir prendre leur place naturelle, ou bien redresser par des appareils particuliers celles qui ne sont pas à leur place.
Si les dents incisives sont déplacées parce qu'elles sont trop serrées, on enlèvera une petite molaire; — si les dents incisives sont écartées, on appliquera des gouttières de platine percées de trous sur les dents déviées; une anse de fil embrassant le col de la dent déviée et passant par les trous de la plaque ramènera la dent dans une bonne direction. — Si la dent est déviée en avant, on placera une plaque, munie de trous, en arrière de l'arcade dentaire, et les tractions auront lieu à l'aide d'un fil embrassant le collet de la dent. Si la déviation a lieu en arrière, la plaque sera placée en avant.
Dents (Douleurs des), Odontalgie.
L'odontalgie est un symptôme appartenant à un grand nombre d'affections dentaires. L'odontalgie, chez les enfants, résulte d'une difficulté de l'éruption des dents. Elle se révèle par un prurit incommode plutôt que par une véritable douleur.
L'odontalgie des adultes est le plus souvent une conséquence de la carie dentaire. V. Dents {Maladies des). Elle résulte d'une inflammation de la pulpe ou du contact d'une particule alimentaire ou d'un corps étranger sur cet organe mis à découvert,
L'odontalgie causée par une périostite alvéolo-dentaire est caractérisée par une doideur franchement inflammatoire. V. Dents {Maladies des).
La gingivite aiguë, engendre des doideurs voisines de cehes de la périostite, qui est liée si souvent à la gingivite. V. Gingivite.
L'odontalgie est très-souvent une névralgie du nerf dentaire. V. Névralgie dentaire.
Les tumeurs du périoste alvéolo-denlairc donnent lieu à de l'odontalgie par suite de poussées inflammatoires dans le voisinage de la tumeur.
Thf'rupeutique. — Los préparations odontalgiqnes ne sont que des moyens palliatifs et ne s'emploient qu'à titre de calmants. Elles ne peuvent que très-peu de chose sur
les maladies qui causent la douleur. V. Dentifrice et Odontalgiques.
Dents (Hygiène des). Il faut entretenir la propreté des dents et la fermeté des gencives, et faire disparaître le tartre qui se dépose entre les dents et à la base de leur couronne pour prévenir les caries et les périostites, les gingivites chroniques et le ramollissement des gencives qui les suit.
Thérapeutique. — Dès que les dents de la seconde dentition seront sorties, on lavera les dents tous les matins avec de l'eau fraîche ou tiède; — si les dents sont mau valses, il faut se servir d'eau additionnée de quelques gouttes d'un dentifrice alcalin, acide ou neutre, suivant les qualités de la salive des malades, reconnues à l'aide du papier de tournesol placé dans la bouche.
On se servira d'une brosse douce que l'on passera dans toutes les directions.
Les dents seront nettoyées tous les matins et après chaque repas avec un cure-dent de plume, d'or ou d'argent; — on se bornera à enlever les parcelles de corps étrangers restées dans les dents, mais il ne faudra pas continuer pendant des heures cette manœuvre. ^
La bouche doit être lavée après chaque repas. V
Les brusques transitions de chaud et de froid produites par les aliments et par les boissons sont nuisibles aux dents.
Certains soins ne doivent être donnés que par le dentiste : tels sont la résection des dents placées les unes contre les autres et le nettoyage ou abrasion.
L'abrasion des dents se fait avec les limes, les curettes, les rugines et les fraises ; — à l'aide de ces instruments, on enlève le tartre, puis on rince la bouche avec un dentifrice plutôt légèrement acide qu'alcalin.
Dents (Lésions traumatiques des).
L Fracture des dents. — Les fractures de dents qui ne comprennent pas la partie où se trouve la pulpe dentaire ne se consolident pas : c'est ce qui arrive aux éclats de la couronne des dents. Les fractures de l'ivoire autour de la pulpe se consolident, pourvu qu'il n'y ait pas séparation complète. Les fractures verticales complètes se consolident, quoique la fente s'étende à toute la dent. Les fractures des dents avec dénudation de la pulpe sont presque toujours suivies de carie.
Thérapeutique. — Dans les fractures de dents, on se bornera à attendre — Il sera toujours temps d'extraire des portions de dent fracturée. En cas de fissure longitudinale, on liera avec un fil de soie les deux parties de la dent, et l'on prescrira aux individus de ne pas manger sur la dent brisée.
Une gouttière de gutta-percha maintiendra les dents les unes par les autres.
On traitera de très-bonne heure les caries consécutives. V. Carie des dents.
II. Luxation des dents. — Quelquefois, à la suite d'une fracture de la mAchoire ou au moment de l'extraction d'uue dent malade, une bonne dent se trouve déplacée, mobilisée ou même arrachée de son alvéole. 11 est démontré que, malgré ce déplacement, la dent peut reprendre sa place.
Une dent replacée dans son alvéole, huit heures aprèf en avoir été extraite, a pu se consolider (Oudel, Magitot).
Thérapeutique. — Les dents ii moitié sorties de l'ai véole seront replacées (V. Tracture de la mâchoire in-
DENT
DENT
rieure), car la gencive restée saine, même avec une
acture de l'alvéole, suffit pour que la dent reprenne.
Une dent arrachée par mégarde sera immédiatement
mise en place, et les malades devront s'abstenir de mà-
ler du côté blessé, pendant douze heures.
Dents (Maladies des). Les maladies des dénis sont des
sions de la dent ou de son périoste.
Parmi les lésions des dents, on compte celles de l'émail, l'ivoire et de la pulpe. Le périoste est atteint de phleg-
asies et de tumeurs diverses.
L Lésions de rémail. — L'émail est parfois très-abonnt au collet de la dent. Il peut présenter des sillons, des foncements, des saillies, et il peut pré^ienter une colorain jaune ou noirâtre
Des sillons transverses sur les dents correspondent ori|iairement à une maladie grave survenue pendant la joissance des individus.
L'émail se détruit quelquefois pendant le cours d'une aladie grave, parce que la salive acide le dissout. Agacement des dents.
Théya2)eiftique. — Limer les parties saillantes des dents, liter la carie si elle complique les lésions de l'émail, trailes affections des gencives qui causent une altération coloration des dents.
IL Lésions de l'ivoire. — Carie dentaire. — En vertu une véritable action chimique (Magitot) effectuée aux pens des matières alimentaires du sucre, en particulier;
vertu de maladies individuelles qui entretiennent un (}it acide de la salive ; en vertu de lésions traumatiques par suite de la compression de pièces prothétiques, dents s'altèrent, l'émail se ramollit et l'ivoire se détruit dessous.
L'hérédité, envisagée dans la famille et même dans la :e, n'est pas étrangère à la carie prématurée des dents. La carie dentaire existe par ordre de fréquence sur la e triturante des dents, sur les faces et sur les bords des ironnes en rapport avec les autres dents et au collet de dent.
De la douleur au contact des aliments chauds ou froids des substances acides ou sucrées, un point noir ou ne sur une dent, indiquent une carie commençante. — e excavation de la dent, à fond irrégulier et remplie par magma noirâtre, dans laquelle un stylet introduit cause 13 î sensation un peu douloureuse, caractérise la carie ifirmée. • — L'absence de résistance sous l'instrument e dorateur, et une douleur extrêmement vive indiquent ! la pulpe est à découvert et peut-être déjà ramollie en ier.
La carie dentaire peut s'arrêter spontanément, caries ata (Duval) ; c'est la carie sèche.
L'inflammation des gencives, la périostite dentaire, les pès ou fluxions dentaires et les fistules consécutives des înomènes névralgiques divers forment le cortège de la ie dentaire.
Les douleurs violentes, dites rage de dents, n'appart inent qu'aux complications inflammatoires qui suivent :arie dentaire.
On reconnaît la carie par l'exploration avec un stylet à nche plein, désigné sous le nom de sonde, et avec un oir ovale de 8 centimètres de large sur 3 de long, arilé et mobile sur une tige, qui sera chaufi'é avant de le ttre dans la bouche, et sera placé dans divers sens pour jfer de la situation du mal entre les dents. V. Dentaires ivRALGiEs) : Fluxion, Dentaires (Fistules).
Thérapeutique. — -Pour prévenir la carie dentaire, il faut tenir la bouche dans un état de propreté constant, — on traitera les états généraux de l'économie, tels que la scrofule, la syphilis, les gastrites et les gastralgies; employer les moyens réparateurs, le fer, les phosphates, — on enlèvera les dents surnuméraires qui pressent sur les dents saines, on aura recours à des dentifrices appropriés à l'état de la salive. V. Dents (Hygiène des).
Lorsque la dent est cariée superficiellement, si l'émail seul a disparu, s'il s'agit des incisives, on enlèvera avec la lime toutes les parties cariées; s'il s'agit d'une molaire, on nettoiera la carie et l'on obturera immédiatement. Lorsque la dent est plus profondément attaquée et que l'ivoire est détruit, sans que la pulpe soit dénudée, on pansera avec des topiques, afin de favoriser la réparation d'une couche d'ivoire. Ces remèdes agissent en protégeant la pulpe et en empêchant l'introduction de corps étrangers dans la carie. -On obturera ensuite lorsque les douleurs auront cessé.
Lorsque la pulpe est à nu et douloureuse au toucher, on tentera de la détruire avec un fil de platine rougi au feu ou avec un fil de fer taillé en fer de lance que l'on retourne dans la dent deux ou trois foi», ou mieux en plaçant un caustique dans la dent cariée; pour les dents à plusieurs racines* ce moyen est seul applicable. La pulpe une fois détruite, on fera des pansements avec des topiques calmants qui favoriseront la chute des eschares ; on obturera ensuite.
Pour favoriser la réparation des couches d'ivoire, après la carie du second degré, on nettoie l'intérieur de la cavité de la carie par le grattage avec les rugines ou excavateurs, puis on place un boulette de coton im])ibée de ce mélange :
chloroforme 2 grammes.
Créosote 2 id.
Teiuture de benjoin, 8 ij.
(Magitot.)
Pour cautériser la pulpe, on nettoie autant que la douleur le permet la cavité de la carie, puis on introduit luie boulette de coton roulée dans l'acide arsénieux pulvérisé (Magitot), et l'on place par-dessus une boulette de coton sèche pour prévenir la dissolution du caustique dans la bouche. On laisse le pansement en place pendant vingtquatre heures; si, au bout de ce temps, la pulpe est encore sensible, on renouvelle la cautérisation. On favorise la chute des eschares en introduisant une boulette de coton imbibée du mélange suivant :
chloroforme ) a
Laudauum ^ grammes.
Teinture de benjoin 8 id.
(Magitot.)
Ou bien du même mélange, en remplaçant le laudanum par la créosote.
On a conseillé de se servir du ciment de chaux caustique, treize parties, et douze parties d'acide phosphorique anhydre, obtenu par la combustion du phosphore à l'air sec. Faire rapidement le mélange et le mettre dans la dent desséchée avec du coton. (Offermayer.)
Voici d'autres formules :
Acide arsénieux 3 grammes.
Morphine 1 id.
Créosote q. s.
Mêlez.
Un peu de cette pâte dans la dent cariée, préalablement nettoyée, et on la recouvre de mastic en larmes. Cette formule dérive de celle de G. Spooner ; acétate de morphine, une partie; arsenic, trois parties.
DENT
DENT
.4. La résection et le limage des dents s'exécutent avec des limes plates de différentes formes, limant les deux côtés, ou avec des fraises; en général, pour les incisives on doit limer davantage sur la face postérieure de la dent, pour les molaires il ne faut pas chercher autre chose que de détruire le point carié. Le limage des dents ne doit être fait que quand l'émail et une couche très-superficielle de l'ivoire sont malades. S'il y avait une douleur après le limage, on toucherait la partie sensihle avec un stylet rougi; la pulpe excitée ne manquera pas de fournir une couche de dentine qui assurera la guérison de la dent.
D. Pour obturer une dent, on se sert de feuilles d'or ou d'amalgames divers. — L'or est plus avantageux pour la carie peu profonde ; on l'emploie en feuille, et pour lui donner une dureté plus grande, on le recuit à la lampe. — On emploie aussi les amalgames suivants ;
^■'S^'i' > aa 10 grammes.
Etaiu )
Mélangé en pâte avec le mercure. (Magitot.) Ou bien ;
^■''S.e'" ) aa 2 i.arties.
EtaiD ) '
Zinc 1 'tl-
(Magitot.)
Ou bien oxychlorure basique de zinc. (Lallement.)
Ou bien le mélange de mastic et de coUodion porté sur un peu de coton. (^Pouton.)
Ces deux ciments tiennent peu. Il en est de même du ciment de Wagner, dont la gutla-percha est la base. Mais ils conviennent pour les dents atteintes de carie, dont la cavité est grande ou anfraclueuse.
On nettoie la cavité cariée avec les rugines (fig. 168), on emplit la cavité de la dent avec les feuilles d'or, au
obturation pour une carie avec altération de la pulpe, il faut enlever l'obturation; si l'on n'y arrive point, on trépane la dent avec une petite fraise, on traite l'inflammation de la pulpe et l'on a recours ensuite à une nouvelle obturation.
Sans qu'il y ait de véritable inflammation de la pulpe, les dents peuvent être sensibles au froid et au chaud après qu'on les a obturées, cela indique que la pulpe est à nu sous l'obturation; si les choses restent en cet état, il n'y a rien à faire, on attendra.
On a conseillé la solution suivante contre la carie dentaire :
.A^cide pliénique cristalUsable. .
Alcool Botot ou Eau Je Botot.
grammes, id.
Faire dissoudre.
Mettre sur la dent cariée et douloureuse à l'aide d'un peu de coton.
Que l'on ait affaire à une carie, avec ou sans dénudation de hv pulpe, il faut toujours obturer la cavité, mais on n'aura recours à cette opération que quand les douleurs auront cessé On ne doit plomber que plusieurs jours ou plusieurs semaines après avoir détruit la pulpe ou avoir pansé la carie. Pendant la grossesse, les obturations des dents causent quelquefois des inflammations et des awi- i dents graves. Lorsque plusieurs dents sont cariées àlj fois, on devra laver la bouche avec une solution légère de magnésie, 1 gramme pour 150 grammes d'eau si la salive est acide, — ou, avec de la crème de tartre, siia,i salive est alcaline. V. Dents [Hi/giéiie des).
Le déchapellement des dents ou résection de la couronne des dents (A. Parc) n'est pas une bonne opération; elle n'est justifiable que quand on craint de voir les dent saines ébranlées par l'avulsion complète de la dent malaà
I''ig. 108. — Enlises, limes, stylets, rumines, jioui' l'abrasiou ou neltnyngc des dents. (Magitot.)
moyen de fouloirs et de brunissoirs (fig. 169). L'emploi des amalgames ne nécessite que des fouloirs et des spatules.
Lorsque la pulpe dentaire s'enfliunme à la suite d'une
Eig. 109. — Fouloirs et brunissoirs pour l'obturation des dents. (Magitot.)
Lorsque l'on peut obturer une dent, l'avulsion de organe est contre-indiquée, à moins qu'il n'y ait des lés ? du périoste dentaire et de la racine, et qu'il n'existe ' fluxions consécutives ou des fistules.
III. Lésions de la pulpe dentaire : A. Inflammation de a pulpe. — La pulpe dentaire ne s'enflamme ordinairelent que quand elle a été mise à découvert. La congesion, l'étranglement de la pulpe, sont les faits capitaux de etle inflammation.
On reconnaît l'inflammation de la pulpe dentaire par 3s antécédents, qui montrent une carie avancée d'une ent, ou qui apprennent que des manœuvres ont été réemment exercées sur un de ces organes.
L'inflammation de la pulpe dentaire est caractérisée par ne douleur térébrante ou lancinante, continue, augmente par le moindre bruit, par le moindre contact et par influence du chaud et du froid; c'est ce que l'on désigne )us le nom de rage de dent.
L'inflammation de la pulpe ne se complique de fluxion entaire et d'abcès que quand le périoste s'est enflammé, u contraire, la névralgie trifaciale, avec points doulou- >ux cutanés, est presque forcée dans les crises produites
!r les maux de dents concentrés à la phlegmasie de la Ipe dentaire.
L'état sain des gencives indique qu'il n'y a pas de péustite et établit. le diagnostic différentiel entre l'inflamation de la pulpe et la périostite. La saillie d'une petite ngosité saignante extrêmement douloureuse dans une snt largement cariée est un bon signe de diagnostic.
Thérapeutique. — Détruire la pulpe par les caustiques panser pour favoriser la chute de l'eschare (V. H, Lévis de l'ivoire) ; — arracher la dent si elle est cariée, de pon que toute la couronne soit détruite. Dans ce cas, il t cependant préférable de détruire la pulpe, car la racine li reste presque comme corps étranger et ne vit plus que r le périoste empêche les dents voisines d'être ébran-
ÎS.
B. Tumeurs de la pulpe dentaire (Tomes, Albrecht). — le fongosité ou hypertrophie de la pulpe se produit pars dans la cavité d'une carie; elle a le volume d'un pois ' d'une noisette et est étranglée au niveau du collet de 1 dent.
Les tumeurs fongueuses de la pulpe n'occasionnent que ( la gêne pendant la mastication. Elles ne sont pas sensles au froid et au chaud; elles donnent lieu à des hé- 1 irrhagies.
Thérapeutique. — Enlever la dent est un moyen radical (Dmes). On peut abraserla tumeur avec un petit bistouri 1 itonné, courbé sur le plat (Magitot), engagé entre la tneur et la cavité de la dent, et l'on détruira le reste de 1 pulpe par les cautérisations arsenicales (V. Lésions de Imre). Si une hémorrhagie a lieu, on tamponnera. — S survient une périostite, on la traitera par les moyens airopriés.
IV. Lésions du périoste et du cément, : A. Périostite ( itaire ou alvéolo-dentaire aiguë. — La périostite dentre arrive soit spontanément, sous l'influence d'un trau- I tisme ou d'un refroidissement, soit à la suite d'une carie c îlaire; dans ce cas, elle n'est qu'une sorte d'extension c l'inflammation de la pulpe dentaire.
Dans la périostite dentaire, le début est brusque, la c it devient subitement douloureuse tout en restant solide, I e produit une névralgie du nerf dentaire, la gencive est (ire, douloureuse autour de la dent, et dans les trois jours qi smvent l'apparition du mal, il se forme dans la gênée ou dans l'alvéole un abcès placé entre l'os et le pérste, ou même entre la dent et le périoste. — Si le pé- BoncHDT ET DESPRÉS. — 2* édit.
rioste est enflammé au niveau du collet, l'abcès se fait jour sur les gencives; si le mal siège au sommet de la racine, l'abcès se forme sur les joues.
On ne confondra pas les tumeurs du périoste avec la périostite, parce que dans ces maladies la douleur arrive insensiblement, parce que la dent s'ébranle et semble se luxer. Plus tard, comme une périostite franche ne tarde pas à survenir, le diagnostic est plus difficile ; cependant l'état fongueux de la gencive, au niveau d'une seule dent, doit faire soupçonner une tumeur. V. plus loin, C. Tumeurs du périoste dentaire.
La périostite se termine par la résolution ou passe à l'état chronique. Il n'est pas rare de voir survenir pendant le cours d'une périostite des névralgies dentaires, des fluxions et de la fièvre.
Thérapeutique. — On appliquera sur la gencive, au niveau de la dent malade, une sangsue, à l'aide d'une carte roulée, d'un tube de verre, et mieux on fendra la gencive de façon à mettre la racine à découvert. — On ouvrira de bonne heure les abcès. — On gargarisera avec le mélauge suivant :
Eau 100 grammes.
Miel rosat 10 id.
Laudanum de Sydenham 1 id.
Les topiques employés seront chauds. — On placera un cataplasme sur la joue. — Arracher la dent est une ressource ultime, mais on n'y aura recours que quand il y aura une carie et qu'on désespérera de pouvoir la guérir.
B. Périostite dentaire chronique et pyorrkée alvéolodentaire (Toirac) , ostéo-périostite alvéolo-dentaire (Magitot). — Résultat ordinaire d'une périostite aiguë, la périostite chronique atteint une ou plusieurs dents; elle est la conséquence : d'une stomatite mercurielle, d'un état général, tel que le scorbut, des intoxications de plomb et de phosphore, enfin de l'accumulation de tartre sur la couronne des dents.
Dans la périostite dentaire chronique, les dents se déchaussent, la pression fait sortir du pus de tout le pourtour de l'alvéole, les gencives sont rouges, tuméfiées, exulcérées autour de la dent, et des douleurs sourdes se montrent de temps en temps. — Lorsque des douleurs violentes existent, c'est qu'il y a des poussées inflammatoires aiguës et qu'un abcès se forme dans le voisinage d'une dent.
On ne distingue une inflammation chronique du périoste d'une tumeur que par la localisation du mal à une seule dent et par un état fongueux de la gencive, l'ébranlement et la luxation de la dent. Il n'y a d'hésitation à avoir que si la périostite chronique est limitée à une seule dent.
La périostite chronique est la cause la plus ordinaire de l'ébranlement des dents et de leur chute spontanée.
Thérapeutique. — Contre la périostite dentaire chronique, on incisera les alvéoles jusqu'à la dent, pour faire une saignée locale et évacuer le pus sécrété par le périoste et l'alvéole. — On gargarisera avec les gargarismes émollients et opiacés, avec du laudanum par exemple. — En cas de pyorrhée alvéolo-dentaire, on cautérisera le pourtour de l'alvéole autour de la couronne avec l'acide chromique monohydraté d'abord, puis cristallin (Magitot), déposé autour de la dent avec un pinceau d'amiante ou une tige de bois de chêne. ■ — On lavera immédiatement la bouche avec une solution alcaline, avec de l'eau de savon ou avec une solution de potasse :
Eau 200 grammes.
Carbonate do potasse 1 id.
370 DENT
On prescrit ensuite les gargarismes avec la solution suivante ;
Eau SOO grammes.
Aliin 4 id.
On cautérise aussi avec la solution de chlorure de zinc saturée portée à l'aide d'un pinceau de linge sur les gencives.
Brosser les dents avec une brosse dure pour provoquer des hémorrhagies ; — employer les substances indiquées contre le ramollissement des gencives : les applications de teinture d'iode (Marchai) . — Les applications de pulpe de pomme de terre crue, le suc de cochléaria, ne sont dirigés que contre le ramollissement des gencives. — Le nettoyage de la bouche et l'extraction du tartre sont toujours une mesure de précaution ; — les malades ne mangeront point de substances sucrées et acides.
On traitera les maladies générales qu'on suppose avoir causé la pyorrhée alvéole -dentaire et le ramollissement des gencives La potion suivante :
Eau 150 grammes.
Chlorate rte potasse 1 à 2 id.
Sirop simple 30 id.
est d'un bon usage.
On n'extraira les dents que quand la maladie, bien limitée à une seule dent, cause des douleurs permanentes et est le siège de périostites aiguës à répétitions. •
Comme les dents restent ébranlées souvent à la suite de la périoslite chronique et de la pyorrhée alvéolo-dentaire, on liera les dents ensemble avec des fils de soie, ou l'on placera sur les arcades dentaires des gouttières de guttapercha qui seront enlevées chaque jour pour que les dents et la bouche soient nettoyées.
C. Tumeurs du périoste dentaire (Magitot). — On trouve quelquefois, sur les racines des dents molaires principalement, des tumeurs contenant des éléments fibro-plastiques ou des corps fusiformes, des cellules épithéliales, avec des dépôts graisseux, des myéloplaxes et des cytoblastions, enfui de simples tumeurs hypertrophiques constituées par le tissu fibreux du périoste.
L'hérédité, la diatlièse cancéreuse, ne jouent aucun rôle dans la genèse des tumeurs du périoste dentaire. La carie y est complètement étrangère ; mais il n'est pas rare que celle lésion tienne à une prédisposition du sujet. Quelques malades ont parfois remarqué que des dents, enlevées avant celle qui est le siège d'une tumeur, portaient comme celle-ci une production sur leurs racines. Les tumeurs fibro-plasliques jusqu'ici semblent avoir été le privilège de l'Age avancé; les tumeurs de myéloplaxes et les cytoblastions ont été vus chez des enfants ; quant aux tumeurs épithéliales, elles existent cà tous les âges.
Dans les tumeurs du périoste dentaire, outre les symptômes généraux, tels que la fièvre, les névralgies dentaires et les autres complications de la pèriostile aiguë, on observe du côté de la dent une douleur vague, plutôt un prurit qu'une douleur que la mastication exaspère ; les ganglions s'engorgent parfois, la dent s'ébranle et se porte au dehors en raison de la pression de la langue ; tout autour de la dent décollée il coule du pus ; l'inflammation s'étend aux dents voisines, cause des fluxions et des fistules dentaires; la compression exercée sur le nerf dentaire réagit sur le nerf trifacial et produit une névralgie de la moitié de la face.
Les tumeurs du périoste dentaire restent quelquefois slalionnaiiTs, s'cnflainnu-nt dt' temps en temps et ont les caractères d'une pèriostile dentaire. Ces inflammations
DENT
successives se terminent par résolution et quelquefois donnent lieu à des hémorrhagies et des abcès.
Le type des crises que présentent les douleurs, puis plus tard la luxation spontanée de la dent caractérisent les tumeurs du périoste dentaire.
Le souvenir d'une dent arrachée ayant une tumeur du périoste serait un indice qui éclairerait sur la nature du mal dans les cas où il y aurait hésitation sur le diagnostic (V. ci-dessus, V. Périostite dentaire aiguë et chronique); puis la dent où existe une tumeur est douloureuse au toucher. Ce phénomène, ainsi que l'absence de toute carie, est presque pathognomonique. Lorsqu'd y a une fistule delà joue, on ne sent pas avec le stylet un choc dur, comme dans les abcès qui ont décollé une dent, et l'état de la dent constaté par l'inspection de la bouche ne laisse pas de doute.
Thérapeutique. — On traitera les crises que causent les tumeurs dentaires, comme les périostites dentaires. La tumeur reconnue à l'ébranlement et à la luxation spontanée caractéristiques de la dent, on extraira celle-ci. — L'avulsion d'une dent atteinte de tumeur du périoste donne lieu à des hémorrhagies abondantes. On arrêtera le sang avec un morceau de glace ou avec un tampon de charpie imbibé légèrement de perchlorure de fer que l'on placera dans l'alvéole.
D. Kyste du périoste dentaire (Tomes). — A la stt\\e d'une périostite dentaire chronique ou aiguë, autour d'une dent cariée, et dont la racine reste dans l'alvéole, il n'esl pas très-rare de trouver un kyste qui a eu un abcès pour origine, et qui siège au sommet de la racine de la dent.
Ces tumeurs se révèlent par les signes d'une périostite chronique avec passage à l'état aigu, c'est-à-dire, par des périodes de crises douloureuses, suivies d'intervalles de tranquillité. Il n'y a pas de suppuration dans l'alvéole, la gencive est tuméfiée, mais la dent n'est pas ébranlée comme dans les tumeurs du périoste.
Thérapeutique. — Si la dent est profondément cariée, on l'enlèvera ; — si la dent est obturée, on appliquera une sangsue sur le point tuméfié de la gencive. Ou peut par ce moyen répété faire cesser la douleur et provoquer l'apparition d'une petite fistule qui met fin aux accidenU (Magitot) ; mais si les douleurs reparaissent et se répètenl avec persistance, on enlèvera la dent.
E. Polypes du périoste dentaire (Magitot). — Siégeant ordinairement sur une dent cariée après destruction de sa couronne, les polypes du périoste alvéolo-dentaire paraissent être constitués par une masse fongueuse où les éléments fibro-plastiques prédominent.
Les polypes du périoste alvéolo-dentaire ne sont pa* très-douloureux, mais ils gênent la mastication et sont sensibles sous le choc d'un corps étranger ; ils saignen facilement. Ou ne confondra pas ces tumeurs avec w épulis, l'èpulis fait corps avec la gencive, et les dent voisines de cette tumeur ne sont pas altérées.
Thérapeutique. — Exciser le pédicule de la tumeur, cautériser la plaie avec le stylet rougi au feu, — obture la dent cariée.
F. Exostose de la racine des dents. — Le cément qi recouvre les racines est susceptible de prendre un accroi sèment anormal et de constituer une véritable exostose.
Les dents, siège d'une exostoso, ne s'ébranlent pa» elles sont an contraire jdus solides dans leurs alvéole
DENT
DENT
parce que l'exoslose adhère parfois aux parois de l'alvéole ; celle-ci est notablement plus grosse que l'alvéole de la dont semblable à la mâchoire supérieure et à l'inférieure. On pourrait confoncfre les exostoses avec un germe de dent supplémentaire, mais non avec une tumeur molle du périoste qui ébranle toujours la dent et la pousse hors de l'alvéole. Les dents dites barrées sont assez souvent le l'ésultat d'ossifications du périoste uni aux alvéoles.
Thérapeutique. — On ne fera rien si les malades ne souffrent point.
Si l'exosfose ne reste pas stationnaire et cause une pmpression douloureuse sur les dents voisines, arracher a dent.
C'est une véritable opération chirurgicale que d'arracher une dent pourvue d'une exostose ; si l'on échoue avec la
fief de Garengeot, on mettra à nu l'alvéole, on ouvrira elle-ci avec la gouge et le maillet, puis on appliquera de ouveau la clef de Garengeot.
Dents de la première dentition (PERSISTANCE DES), .a persistance des dents de la première dentition ne rélame aucun traitement.
On n'agira que quand les dents de la seconde dentition ommencent à se faire sentir dans l'épaisseur de la ;encive.
Thérapeutique. — Si la gencive est volumineuse et louloureuse, il est probable qu'une dent permanente )ousse ; on extraira alors la dent de lait. — Avant l'âge le quinze à vingt-cinq ans, il est indiqué d'extraire les lents de lait; passé cet âge, une dent de lait qui est solide le doit pas être touchée, surtout si la gencive non Liméfiée n'indique pas qu'une autre dent s'apprête à ortir.
On se rappellera que les dents d'éruption tardive sont aduques.
Dents de sagesse (ACCIDENTS PRODUITS PAR LES), .'éruption des dents de sagesse a lieu d'ordinaire vers la ingt-deuxième année ; elle peut être avancée ou retardée ; n général, les accidents sont plus graves lorsque la dent ousse passé l'âge de vingt-cinq ans.
La gencive qui recouvre la dent de sagesse s'enflamme ; lâchée pour ainsi dire à chaque instant, elle se tuméfie^ ulcère et entraîne une inflammation qui peut envahir les arties voisines, et même les os. Ces accidents se calment ar le repos et l'alimentation liquide, puis ils reparaissent, a succession des accidents peut entraîner la nécrose parelle de la branche montante du maxillaire et un abcès )us-périoslique. Il y a souvent des ganglions engorgés la région sous-maxillaire, quelquefois une adénite supirée.
Lorsque la dent est sortie ily a quelquefois des névralgies ntaires persistantes, à cause de la compression exercée ir les alvéoles des dents.
Thérapeutique. — Fendre la gencive jusqu'à la dent de igesse, — exciser les lambeaux de muqueuse, — traiter s complications inOammatoires par les sangsues placées Il dehors sur l'angle de la mâchoire. — Contre les acci- ';nts persistants, recourir à l'ablation d'une molaire ^dmairement la deuxième (Toirac) ; — d la dent de sa- 3sse peut être extraite, ce moyen sera préférable. Dents surnuméraires. On donne le nom de dents .rnumeraires â des dents qui apparaissent pendant et |)res la seconde dentition, et qui se montrent soit en avant, it en arrière de l'arcade dentaire.
Plusieurs dents surnuméraires sont rarement bien
situées. Si une seule dent est irrégulièrement placée, elle entraîne la déviation des dents voisines.
Les dents surnuméraires sont presque toujours des incives ou des canines ; les molaires surnuméraires sont plus généralement enfermées dans les os et constituent des corps étrangers autour desquels il se forme des kystes. V. Dentaires (Kystes).
Thérapeutique. — Il ne faut pas toucher aux dents surnuméraires qui existent en dedans de l'arcade dentaire, à moins d'accidents de compression sur les dents voisines, à moins qu'elles ne soient placées très-irrégulièrement, à l'arcade palatine par exemple. — Une dent surnuméraire, saillante en avant, sera arrachée. — Si le sujet est jeune, si la dent correspondante à la dent surnuméraire est moins belle que la première, on enlèvera la dent normale et l'on essayera de replacer la dent surnuméraire sur le même plan que les autres. V. Dents (Déviation des),
DE;vtaires» (Fistules). Les fistules dentaires sont le fait de l'ouverture spontanée des phlegmons du périoste de la dent ou des mâchoires, et en particulier de ceux qui ont une marche lente, insidieuse, et qui se sont reproduits plusieurs fois.
L'adhérence du trajet fistuleux aux parties profondes, le choc sur un corps dur d'un stylet introduit dans la fistule, ou quelquefois sur un corps mou, enfermé dans des parties dures, indiquent la nature du mal. — On n'aura pas d'incertitude pour le diagnostic, si une dent est malade, si la gencive est fongueuse autour de cette dent ou si la dent ébranlée s'est luxée spontanément. V. Dents (Maladies des), et C. Tumeurs du périoste dentaire .
Thérapeutique. — Pour guérir une fistule dentaire il suffit d'enlever la dent incisive ou molaire dont les lésions ont été l'origine de la fistule (Velpeau),
Dentaires (Kystës). Lorsqu'une dent molaire surnuméraire, ou un germe de dent molaire déviée se développent dans l'épaisseur des os de la mâchoire, il se forme un kyste constitué par le follicule de la dent elle-même (Magitot), ou un odontome (Broca); mais il arrive quelquefois que la dent ne s'enveloppe pas d'un kyste et qu'elle reste hermétiquement enveloppée par les os.
Les kystes dentaires se montrent en général de la dix-huitième à la vingt-huitième année, et ils se développent lentement sous forme d'une tumeur indolente, dure, donnant parfois la sensation d'un craquement lorsqu'on la presse. Arrivée au volume d'une petite noix, la tumeur reste généralement stationnaire.
L'absence d'une dent au niveau de la tumeur est un signe rationnel de kyste dentaire (A. Forget) ; — les tumeurs fibreuses seront distinguées des kystes dentaires par leur volume et par une ponction exploratrice qui donnera du sang dans le cas de tumeur fibreuse, de la sérosité dansje cas de kyste dentaire. — Pour les kystes de la mâchoire inférieure, l'observation d'une sensibilité assez vive à la pression, au niveau du trou mentonnier indique que la tumeur est développée dans l'épaisseur de l'os plutôt que dans le canal dentaire et qu'elle n'est pas un cancer.
Thérapeutique. ■ — Comme pour les kystes séreux du maxillaire qu'a traités Dupuytren, on perforera l'os; — après avoir incisé la peau, on agrandira l'ouverture de l'enveloppe osseuse, on extraira la dent, on fera des injections émollientes et l'on pansera avec des boulettes de charpie sèche. Il faudra éviter la stagnation du pus
DENT
Dentaires (NÉVRALGIES). Une douleur consécutive à une il ritalion de la pulpe ou à une irritation du nerf dentaire pai' une tumeur du périoste, constitue une véritable névralgie qui a pour siège le nerf dentaire inférieur.
La névra'gie dentaire s'étend au nerf nasal, au nerf sousorbitaire et quelquefois à tous les cordons nerveux émergents des nerfs trijumeaux. V. Névralgie trifaciale.
On reconnaît la névralgie limitée aux nerfs dentaires par la localisation des points douloureux sur les mâchoires, par l'existence d'une carie dentaire, ou par la sensibilité, et par l'ébranlement d'une dent.
Les névralgies des nerfs dentaires persistent quelquefois après l'ablation de la dent.
Thérapeutique. — La névralgie peut être calmée par le traitement de la carie dentaire , — il n'y a pas à s'en préoccuper, et l'on atténuera les douleurs. par les préparations dites odontalgiques. V. Dentifrices.
Si la névralgie persiste après le traitement rationnel de la carie, on extraira la dent. — Contre les névralgies rebelles consécutives à l'ablation des dents, on fera la névrotomie. Le nerf dentaire sera mis à nu dans le canal dentaire, ouvert avec une tréphine ou avec un trépan, et l'on excisera une portion du nerf. V. Névralgies et Névro-
TOMIE.
Dentaires (PHLEGMONS ET ABCÈs). Les fluxions dentaires sont des phlegmons qui siègent dans le périoste et dans les tissus voisins des alvéoles. Elles suivent une évolution complète ou s'arrêtent. Dans le premier cas, elles se terminent par un abcès situé dans l'épaisseur des gencives ou dans l'épaisseur des joues et des lèvres, suivant que les lésions du périoste dentaire occupent la couronne ou le sommet de la racine de la dent. On a vu ces abcès décoller tout le périoste d'une portion de la mâchoire.
L'évolution de la dent de sagesse, les tumeurs du périoste et les périostites dentaires sont la cause des fluxions dentaires.
On reconnaît un phlegmon dentaire à son siège au voisinage des mâchoires (V. Phlegmons), et à l'existence de lésions dentaires antérieures ou à des symptômes de tumeur dentaire ou à des caries suivies d'accidents. Piègle générale, une tumeur phlegmoneuse voisine des mâchoires, là où il n'y a pas de ganglions, doit faire rechercher une altération du côté des dents (Velpeau). — On ne confondra pas une fluxion dentaire avec une adénite, en considérant le siège de la tumeur. Au reste, l'adénite pouvant être la consè(}uence d'une gingivite concomitante, le traitement du mal sera le même.
Les fluxions dentaires avortent quelquefois, mais une fois arrivés à suppuration les abcès des gencives se forment très-vite en foyer.
TItcrapeutique. — Appliquer sur la joue dix sangsues et des cataplasmes émollients. Lorsque l'on ouvre les abcès par l'extérieur, il faut aller chercher le pus très-profondément. Toutes les fois que le phlegmon s'étend et qu'il y a de r«t;dème, il faut avoir recours à l'incision prématurée alin d'éviter un décollement étendu du périoste des mâchoires.
Les abcès des gencives doivent être ouverts deux jours après leur apparition, lorsque l'on a essayé de faire avorter l'iiiflaMunalioii par une sangsue. Si l'on est appelé passé ce temps et si les douleurs ont cessé, ou peut laisser l'abcès s'ouvrir scnd.
Il faut toujours arracher ensuite la dent cariée.
DENTIER. V. Prothèse dentaire.
DENTIFRICES. Les dentifrices sont des substances destinées à conserver ou à guérir les dents. Ce sont, en général, des poudres, des teintures et des opiats.
Pour se servir des dentifrices en poudre ou en opiat, on en place une certaine quantité dans un demi-verre d'eau, et l'on se rince la bouche, ou bien on porte les poudres ou les opiats sur les dents avec la brosse qui sert à leur nettoyage ; — on se gargarise ensuite avec une eau aromatique.
Les dentifrices sont acides, alcalins, neutres, et calmants.
Dentifrices acides.
Ces dentifrices ont, dit -on, Pinconvénient d'altérer l'émail des dents.
Bols d'Arménie. 90 grammes.
Corail 90 id.
Os (le sèche 96 id.
Résine de saug- lrogon 48 id.
Coclieiiillo. 12 id.
Bitartrate de pelasse 140 id.
Cannelle 24 id,
G.rofle 4 il.
[Codex] E].
Autre.
Tarire acidulé de potasse 150 grammes.
Alun 10 id.
Cochenille 10 id.
(Charlard) [+].
Talc de Venise 120 grammes.
Crème de tartre 30 id.
Cnimin 30 centigrammes.
Essence de menthe 15 gouttes.
(Deschamps) [T]-
. Autre.
Poudre de quinquina ^
Tannin Jaa 10 grammes.
Chai'bon végétal )
Essence de girolle 5 gouttes.
(Réveil) r++1.
Dentifrices alcalins.
Carbonate de chaux 20 grammes.
Magnésie 40 id.
Sucre 20 id.
(Toirac ) rm.
Autre.
charbon végétal 200 grammes.
Jliiïiiésie 10 id,
(Bouchardat) [±I±].
Autre.
charbon végélal pulvérisé \
Carbonole de chaux > aa 20 gninimes.
Quinquina rouge pulvérisé )
Magnésie 5 id.
Sucre et menthe 5 goutles.
(Magitot.)
Poudre dentifrice anglaise.
Caiie sèche 3 grammes.
Ciiniphrc 1 id-
Mêlez \++\.
Autre.
Os de sèche en pouiire 80 grammes.
Craie précipilée 20 id.
liii'urliiniate de soude 5 id.
Ins "i-
Mêlez r++1. (Lallement.)
DENT
DENT
Dentifrices neutres.
Poudre dentifrice composée.
Sucre de Uit porpliyrisé 1000 grammes.
Taniiin 15 id.
Laque carminée 10 id.
Essences mélangées, anis et mentlie. . . 50 id.
Cochléaria, raifort, gaïac, quinquina, menthe, pyrè- Ihre, calamus aromaticus, ratanhia; parties égales. (Le- ■oulon.)
(Mialhe) [+].
Autre.
Autre.
charbon de bois. . .
Quinquina
Sucre
Essence de mentlie.
Essence de cannelle Teinture d'ambre ,
250 gramn 125 id.
id.
id.
(Maury.)
Peinturos odontalgiques et clcnlifn*ices calmants.
Les teintures odontalgiques employées contre la carie es dents sont très-multipliées.
La préparation de pyrètlire, le cresson de Para sont !s meilleures préparations odontalgiques pour les dou- !urs qui siègent sur les gencives lorsque ces parties ml un peu ramollies.
11 y a aussi un grand nombre de remèdes préconisés jntre les douleurs des dents. Tous ces remèdes, dits Jonlalgiques, ne peuvent être considérés que comme des oyens palliatifs souvent insuffisants, et qui ne s'adressent d'au moral du malade et calment momentanément les ouleurs de dents.
Eau de Botot.
Semence d'auis
Girofle
Cannelle concassée. . . .
Huile volatile de menthe.
80 grammes.
20 id.
20 id.
10 id.
Faites infuser pendant sept ou huit jours dans
Ean-de-vie. . . .
Teinture d'ambre.