DIAC
Alun, 50 centigrammes à k grammes par jour en potion □
Lait à prendre comme boisson et comme nourriture exclusive [T]-
Chair de dindon (H. Cloquet, Faune des médecins, t. IV, p. M3).
Cantharides en poudre depuis 25 centigrammes. En teinture depuis 5 à 10 gouttes, en frictions associées au camphre FI.
Présure, 3 à 6 cuillerées par jour une demi-heure après le repas, et peu après on prend une solution de carbonate de potasse. — L'alimentation doit se composer de viande, d'œufs, de poisson, et plus tard du pain de son et des légumes herbacés (Gray) ; sept guérisons sur vingt-huit malades.
Nitrate d'urane, à la dose quotidienne de 25 milligrammes jusqu'à 5, 10, 20 et même 50 centigrammes (Curie). — Ce médicament très-tonique n'est pas dangereux à petites doses, et quand on s'en sert pour empoisonner des lapins, il les tue en produisant de la glycosurie (Lecontej.
Huile de morue à haute dose, à prendre 1 à, 2 verres
Teinture d'iode, 5 à 10 gouttes par jour dans de l'eau, dix minutes avant le repas i-t- +\ (Ricord.)
Bicarbonate de soude, 1 0 à 20 grammes dissous dans de l'eau sucrée \±].
Eau minérale de Vicliy. A prendre à la source, U à 8 verres par jour et en bains quotidiens \+ +\.
DI4BIE (Bruit de). Bruit continu avec renforcement considérable venant de seconde en seconde, imitant le bruit d'un jouet d'enfant qu'on appelle diable, et qui s'entend dans les vaisseaux du cou.
Pour entendre le bruit de diable, il faut que le malade redresse un peu la tète s'il est debout, la renverse s'il est couché, et la tourne du côté opposé à celui où l'on veut chercher le bruit. Appliquant alors légèrement le stéthoscope au-dessus de la clavicule et de l'attache inférieure du sterno-mastoïdien, on entend le bruissement vasculaire renforcé qui constitue le symptôme de la chlorose et de l'anémie.
Thérapeutique. — Comme là où l'on entend le bruit de diable il y a ordinairement hydrémie, chlorose ou anémie, avec tous les symptômes de ces maladies , il faut prescrire les corroborants, les toniques, les excitants, les ferrugineux, les arsenicaux et tous les moyens employés contre la chlorose. V. Gangrène diabétique et Anthrax.
DI4ni>OTlIVS. Pastilles aphrodisiaques composées de vanille, de nuise, de cantharides, etc. FH.
DlitBOTAîVIUM. Emplâtre composé dans lequel entrent beaucoup de substances végétales et qu'on emploie comme fondant et maturalif [+].
»l.\ciivi.o\'. V. Emplâtre
UIACl,i%sll'. Opération qui a pour but de briser les os par pression (Maisonneuve). Opération dangereuse abandonnée.
Dl.lCODG (Sirop). Le sirop diacode ou sirop de pavots blancs se préparait autrefois avec les tètes de pavot et se donnait à la dose de 15 à 60 grammes par jour, comme
DIAP
sédatif de l'irritation des bronches et de l'intestin, dans la bronchite, dans la pneumonie, dans la diarrhée, etc. Voici quelle était sa formule :
Extrait alcoolique de pavot.
Eau distillée
16 grammes.
120 id.
Faites dissoudre, filtrez et ajoutez :
sirop 2 liil. 5U0 grammes.
Et faites bouilhr jusqu'à consistance convenable; 32 grammes de sirop ainsi préparé contiennent 30 centigrammes d'extrait équivalent à 5 centigrammes d'extrait d'opium.
Maintenant le Sirop diacode d'après le Nouveau Codex se prépare avec :
Extrait d'opium.
Kan distillée. . .
Sirop de sucre.
On fait dissoudre l'extrait dans l'eau et on mêle au sirop. »] — Une cuillerée de 20 grammes renferme 1 centigr. d'extrait d'opium. — Cela remplace le sirop de pavois blancs.
DIACRISE. Etat morbide caractérisé par l'évacuation de sérosité à travers les glandes de la peau et de l'intestin. On a fait de ce mot le synonyme de diarrhée. | V. Diarrhée. ;
DIAGRÈDE. Ancien nom de la scammonée qu'on pré- j parait alors en enfermant le suc desséché du Co/ivol^ scammonia dans un coing qu'on faisait cuire souLlï cendre. — Cela étant fait, on relirait la scammonée qion faisait sécher pour l'usage pharmaceutique, c'étafle diagréde cydonié, une préparation abandonnée, — do faisait de même avec l'extrait de réglisse un diagàit gli/cyrrhizé.
DI.4PALME. V. Emplâtre. '
DIAPII^KI.V. Vieil électuaire employé à la doa 10 à 30 grammes dans une potion et dans le traiten de la colique des peintres
Pulpe de ilattes 250 grammes
Amandes douces mondées .
Poudre de gingembre
— de poivre noir
— de macis
— de cannelle
— de safran
— de daucus de Crète. . .
— do fenouil
— de rue
— de turbitli
— de scammonée d'Aiep .
Sucre.
Miel .
id.
id.
8 id.
8 id.
8 id.
30 centigrammes..
8 grammes.
8 id.
id.
id.
id.
id.
id.
Mêlez.
DIAPIIORÈSE. État caractérisé par une transpira sudorale plus ou moins abondante. V. Sueur.
UIj%PHORÉTI<jliES. V. SUDORIFIQUES.
DljtPlIR.tGME [Maladies (lu). V. Pleurésie, HerisW Paralysie.
Diaphragme (PLAIES DU). Le diaphragme peut êt't blessé soit par un instrument qui a intéressé la ca^' abdominale ou la cavité thoracique, soit par un fragnat de côte cassée.
Quelquefois le diaphragme est blessé .seul, mais souvi il est blessé en même temps que le poiunon, le cœur, foie, la rate, et l'estomac.
La blessure du diaphragme sans complication se n nifeste par une douleur vive, s'irradiant dans l'épat par de la dyspnée, par des troubles nerveux, le rire in lonlaire, dit -on.
DIAR
DIAR
.es complications des plaies du diaphragme sont la irésie, la péricardite ou la péritonite.
riiérapeutiqiie. — Tout le traitement des plaies du 3bragme se borne à l'expeclation, à une diète sévère, n repos absolu et à la position suivante donnée au ade.
.e tronc reposera sur un plan incliné, la tête étant él|rée, les cuisses seront soutenues demi-fléchies à l'aide oussins.
)n traitera les plaies de poitrine et de l'abdomen Bil'ant les règles ordinaires V. Abdomen {Pluie de V], FRiNE {Plaies de).
kiaphragme (DÉCHIRURE Du). Les déchirures du hragme se produisent par une forte pression de l'abdomii, le passage d'une roue de voilure, par exemple, par ui chute et par un coup sur le ventre. Le centre phréniie et le côté gauche sont le plus souvent le siège de rtture (Devergie). Une hernie diaphragmatique traumati( e en est la conséquence, et il n'est pas rare qu'il y ait nfflement immédiat.
a dyspnée extrême, l'affaissement du ventre, les sylopes, le cauchemar, les vomissements, les signes d'ranglement interne, moins le ballonnement du ventre, leilnouvements tumultueux du cœur, son déplacement quefois, doivent faire soupçonner une déchirure du diaphragme avec hernie diaphragmatique trauma-
qu du tiqé
liérapeutique. — Les hernies diaphragmatiques sont essus dés ressources de l'art. — Si le malade ne ombe pas, on traitera comme dans les cas de plaie diaphragme, les complications seront traitées par moyens appropriés. V. Hernie diaphragmatique , PijiTONiTE, Abdomen {Plaies de f), Intestins (Pluies etc.
ilAPRUN. Électuaire purgatif fait avec la pulpe de eaux, 30 à 60 grammes. — Quand on y ajoute de la scamonée, S grammes pour 100, on fait le diwpvun solïif et il ne s'emploie qu'à 10 ou 30 grammes [3-
I4RRIIÉE. Le flux de l'intestin caractérisé par de fré lentes évacuations stercorales liquides constitue la [lia liée.
lépendamment des phlegmasies primitives ou secons de l'intestin, qui caractérisent l'entérite et produila diarrhée, il y a des flux de l'intestin qui ne sont que [roubles de sécrétion sans altération de la muqueuse linaie et qui constituent la diuri'hée, Yentérorrhée, la i\irrhèe caturrhale et le catarrhe de l'intestin.
ns l'âge adulte, les causes morales dépressives, prinment la frayeur et les chagrins prolongés, le froid ed ou sur le ventre, l'entéralgie, etc., déterminent nt le flux intestinal, et s'il continue ou s'il se reproduit de courts intervalles, il en résulte un affaiblisseme de
progressif, de la fièvre lente et quelquefois un état alaise très-prolongé.
ez les enfants, la diarrhée sans entérite est un phé- !ne extrêmement commun et dépend du mauvais lait le la nourrice, de l'allaitement tro^^ répété, d'un le trop substantiel , de la dentition , des vers inaux, du rachitisme, de la répercussion dartreuse, ièvres éruptives, des impressions de la nourrice, de yeur, etc.
s évacuations de matière liquide, plus ou moins fré-
noi
reg int des la f
quentes, sans fièvre, avec inappétence, faiblesse, pâleur et amaigrissement du corps caractérisent la diarrhée.
La diarrhée considérée comme un flux glandulaire, sans phlegmasie de la muqueuse de l'intestin, ne larde pas à produire cette phlegmasie quand elle se prolonge trop longtemps, et cela s'explique par l'acidité des matières qui irritent la muqueuse sur laquelle elles passent. De même que l'épiphora ulcère les joues, l'otorrhée le conduit auditif externe, le coryza la lèvre supérieure, la leucorrhée l'orifice de la vulve, de même la diarrhée, qui irrite le pourtour de l'anus, les parties génitales et les fesses enflamme la muqueuse de l'intestin. On en voit la preuve sur la muqueuse du gros intestin, qui ne présente d'état phlegmasique que sur le sommet des plis de cette muqueuse, c'est-à-dire sur les parties qui sont seules en contact avec les matières sécrétées. V. Entérite.
La diarrhée -envisagée comme flux se montre à Vétat aigu et à l'état chronique entraînant l'atonie intestinale et un notable amaigrissement des sujets.
Thérapeutique. — Dans le traitement de la diarrhée, je me préoccupe surtout des causes du phénomène pour combattre chacune d'elles par des moyens appropriés.
La diarrhée de dentition doit être traitée par une faible alimentation, par le sous-nitrate de bismuth, par Vincision des gencives, et si elle se convertit en entérite aiguë, par tous les moyens indiqués plus haut. V. Dentition.
11 suffit bien souvent de donner de Veau de chaux dans du lait, d'espacer les heures de l'allaitement ou de changer de nourrice pour guérir la diarrhée.
La diarrhée du sevrage guérit très-bien par l'usage de la purée de viande crue, 30 à 100 grammes par jour comme nourriture exclusive (Weiss).
La diarrhée vermineuse exige l'usage de la santonine, autant de fois 5 centigrammes par jour que l'enfant a d'années; — par le semen-contra, 2 à 5 grammes dans du miel; — pa.r lecalomélasàlavapeur, 20 à 30 centigrammes, et par le régime uni aux tisanes mucilagineuses ou féculentes. V. Entozoaires.
La diarrhée des fièvres éruptives, et surtout celle de la rougeole, n'exige que des boissons féculentes ; — contre la diarrhée qu'on suppose être en rapport avec la répercussion d'un eczéma ou d'une affection dartreuse; il faut, en outre du sous -nitrate de bismuth, essayer les eaux minérales sulfureuses de Cauterels, Luchon, d'Enghien, à petites doses, et les bains sulfureux naturels ou artificiels .
La diarrhée cholériforme intermittente, chez un petit enfant, a souvent le type quotidien ou tierce pernicieux, et doit être traitée par le sulfate de quinine, 5 ou 10 centigrammes dans du café noir sucré ou par cette substance en pommade pour frictions sous l'aissellè ou enfin par le sulfate de quinine en lavement. V. Fièvre intermittente.
La diarrhée chronique qui est continue ou qui alterne avec de la constipation devra être traitée par les substances aromatiques, astringentes et toniques indiquées dans le formulaire ci-joint.
formulaire de i.a diarrhée.
Il faut prescrire les tisanes avec la décoction de )•(:; coupée avec la décoction de roses de Provins et le sirop de gomme ; — avec la décoction, de semences de coings, ■ — de racine de fraisier, — de racine de grande consoude, 8 grammes par litre d'eau, — de racine de ratanhia, k grammes par litre d'eau, etc.
38 î DUR
Pilules de cynoglosse.
Ecorce sèclie de racine de cynoglosse . . 16 grammes.
Semences de jnsquiame 16 id.
Extrait aqueux d'opium 16 id.
Myrrhe 21 id.
Oiiban 20 id.
Safran 6 id.
Castoréum. 6 id.
Sirop d'opium q. s.
Ce.s pilules contiennent environ le huitième de leur poids d'extrait d'opium. On prescrit des pilules de lO, 20, 30 centigrammes à prendre le soir [+].
Teinture d'extrait d'opium.
Extrait d'opium 32 grammes.
Alcool (56 degrés centigrades) 305 id.
Faites dissoudre par une macération suffisamment prolongée; filtrez.
Il faut en mettre quinze gouttes dans une potion. Cette dose contient environ 5 centigrammes d'extrait d'opium.
Poudre de Bdwer.
Poudre de sulfate de potasse 4 grammes,
Poiulre de nitrate de potasse 4 id.
Poiuire d'ipéeacuanlia 1 id.
Poudre de réglisse 1 id.
Extrait d'opium sec et pulvérisé 1 id.
Mêlez exactement : 3 à 6 décigrammes par jour comme diaphorétique et calmant : — 55 centigrammes de cette poudre représentent 5 centigrammes d'extrait d'opium [T]-
Pilules d'acétate de morphine.
Acétate do morphine 5 centigrammes.
Pondre de guimauve i gramme.
Sirop de gomme q, s.
Mêlez, et faites huit pilules. Prendre une ou deux toutes les six heures [+]•
Autres préparations d'opium. — Doses journellement employées.
Extrait d'opium 5 à 10 centigrammes.
Sirop d'extrait d'opium 30 grammes.
Sirop diacode 15 à 30 id.
Diascordium 2 à 6 id.
Chlorhydrate de morphine là 5 centigrammes.
Acétate de morphine 2 i 5 id.
Codéine 5 a 20 iil.
Lavement laudanisé.
Laudanum de Sydenham 6 décigrammes.
Décoction de guimauve 250 grammes.
On y ajoute fréquemment 16 grammes d'amidon, et l'on a le lavement d'atnidon laudanisé, très-employé pour comhattre les diarrhées [+].
Lavement contre la diarrhée.
Gomme adragant 1 gramme.
Amidon 8 id.
Laudanum ie Sydenham 20 gouttes.
Eau 300 grammes.
F. s, a, (Rostan.) Potion de potentille.
Potenlillo ansérinc 8 à 15 grammes.
Eau 1000 id.
Faites houillir pendant dix minutes, à prendre dans la journée. (Valleix.)
Décoction blanche de Sydenham.
Corne do cerf cahùnée 8 graminos.
Mie de puin lilanc 24 id.
Gomme arohiipic 8 id.
Sirop de sucre GO id.
Eau distillée de canneUo 8 ip.
Enn . 1000 id.
On triture la corne do cerf dans un mortier do marbre, on ajoute la mie de pain cl l'on triture encore. On met le
DTAR
mélange sur le feu avec quantité suffisante d'eau ; on ajoutej la gomme,, on fait bouillir une demi-heure, on passe; on ajoute le sirop et l'eau de cannelle dans les diarrhées} chroniques. (Sydenham.)
Sirop antiphlogistique.
Coquelicots 100 grammes.
Eau q. s. pour oolature 200 id.
Faites dissoudre.
Extrait d'ojùum, , , , Extrait d'ipécacuanha .
Filtrez et versez dans :
Sirop de sucro bouillant.
4 liilogrammes.
Faites cuire en consistance sirupeuse épaisse; mêlez, dansle sirop refroidi, alcoolatde fleur d'oranger, 8 grammes,
Ce sirop se prend à la dose de deux ou trois cuillerés à bouche dans les bronchites et autres affections inflammatoires de poitrine; le médecin peut le prescrire pour remplacer le sirop antiphlogistique de Briant. (Bouchardat.)
Sous-nitrate de bismuth, 5 à 10 et 30 grammes par jour |-^ -n dans de l'eau, en potion, dans du sirop ou em pastilles de 25 centigrammes,
Tannate de bismuth, 5 à 15 grammes par jour &m une petite quantité d'eau [+].
Teinture de cascarille, 10 gouttes toutes les trois heures dans une cuillerée d'eau de gomme. — Pondre de coscarille, 1 gramme 50 centigrammes à 2 grammes.
Vieux vin de Bordeaux, une demi-bouteille par jour aiir repas avec de l'eau et quelquefois à l'état pur, — dansb diarrhée chronique [+].