‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 191 sur 612 · DRAG · texte numérisé non relu

DRAG

elle se Irouvciit des œufs de douve. Elle donne heu à s accidents de rétention biliaire semblables aux accès

DRAl

t|. 180. — Douve liépatiqne. — a. Ventouse antérieure. — b. Pénis. — . Une des brandies du tube digestif. — d. Ventouse ventrale. — e. Traces c l'organe femelle.

colique hépatique ; niais il est impossible d'en recontre la présence pendant la vie.

nRACÉES. Préparation pharmaceutique dans laquelle pilules sont recouvertes d'une couche de gomme et de re. C'est le même procédé qu'on emploie pour faire gramûes.

On fait ainsi des dragées de calomel, de santonine, odure de fer, de sulfate de quinine, de cubèbe, de lahu, ou des granules d'atropine, d'acide arsénieux, conitine, de digitaline, de morphine, de strychnine, etc. , Si doses les plus ordinairement employées par les mé- ;ins.

DRAG01XlVE.lîJ(Fll.AlREDEMÉDlNE)(Ka3mpfer,Gmelin, isonneuve) . Ledragonneau estun veruématoïdefiliforme, i gde0'",50 à k mètres, dont le mâle peu connu a

181. — 1. Partie supérieurt-. — (. liouclie. — 2. Partie iulciiuuie. — Anus, — 3. Coupe du corps du dragonneau, — o. Masses musculaires.

dix pénis inégaux, et dont la femelle se développe dans issu ceUulaire, sous la peau, où elle est pelotonnée elle-même et devient l'occasion de la formation d'une leur qui a la grosseur d'un pois.

je dragonneau se fixe sur les individus qui vivent dans pays chauds. Il existe quelquefois dans les varices anci|ines (Maisonneuve). Dans nos climats, on l'a confondu à avec des caillots fibrineux, des varices (Hogdson).

^es fliaires ordinairement placées sous la peau des

membres inférieurs, où elles se tiennent enroulées sur elles-mêmes, ne provoquent d'abord qu'un prurit désagréable, mais bientôt elles forment une tumeur qui s'ulcère et leur tête apparaît au milieu du pus.

Thérapeutique. — Lorsque la pustule s'ouvre spontanément, on voit au milieu d'une sanie roussàtre la tête du ver, reconnaissable à une bouche simple, arrondie.

Quand on voit la tête d'une filaire au fond d'un abcès, il faut la prendre avec une pince, la tirer avec précaution pour l'enrouler autour d'un petit cylindre de toile, afin d'enlever l'animal sans le rompre, et si l'on éprouve de la résistance on s'arrête en fixant le ver au bord de la plaie avec une bande, pour recommencer l'extraction un peu plus tard, de manière à ne rien laisser dans la plaie.

Il existe aussi de petites filaires dans les ganglions bronchiques (Rodolphi), dans l'œil, entre la conjonctive et la sclérotique, ou dans le cristallin, mais ces vers sont très-rares.

DRAIN. Tube de caoutchouc criblé de trous. V. Drainage.

DRAINAGE CHIRURGICAL (Chassaignac), Le drainage chirurgical est un procédé de traitement des abcès et des kystes, dérivé du procédé ancien, \eséto)i [V. Abcès FROIDS, Grenouillette, Thyroïde (Kystes de la glande)]. Il consiste dans l'application de tubes de caoutchouc criblés de trous dans des cavités contenant un liquide que l'on veut évacuer. Il a sur le séton l'avantage de ne pas obliger à faire une grande ouverture, et la cavité ainsi que les trous du tube permettent un écoulement régulier et incessant des produits contenus dans le kyste.

Pour passer un tube à drainage, on se sert du trocart courbe de Chassaignac; on traverse de part en part la poche ; une encoche dans la pointe du poinçon permet d'y introduire le tube de caoutchouc que l'on entraîne dans la canule en retirant le poinçon; puis, lorsque le tube en caoutchouc est ressorti par l'orifice de la canule, on retire celle-ci en retenant de l'autre côté le tube à drai-

On peut aussi introduire les drains à travers deux ouvertures faites avec le bistouri. Pour cela, on passe un stylet aiguille à travers les deux ouvertures, et l'on fait passer le drain attaché au stylet. On lie ensemble les deux bouts du drain.

Les tubes à drainage laissés en place pendant longtemps ne s'encroûtent point; on nettoie leur intérieur en y faisant passer un courant d'eau. Un bourrelet fongueux entoure la plaie par où passe le tube, et il faut toucher de temps en temps les bourgeons charnus avec le crayon de nitrate d'argent.

Lorsque la tumeur où a été placé le tube à drainage exige des lavages avec la teinture d'iode, on injecte à travers un des orifices du tube à drainage.

Le moment où il convient d'enlever un tube à drainage est indiqué par la cessation de l'écoidement du pus.

Les mèches sont avantageusement remplacées par des drains ou tubes perforés. 'Voici comment on applique ces derniers à cet usage.

On lie une des extrémités du tube, puis on passe un stylet dans le tube ainsi fermé ; on introduit le tout dans la fistule ; on retire le stylet en maintenant le tube de caoutchouc. On doit changer tous les jours le tube, car il peut se remplir de pus desséché. Mais, en principe, cette espèce de mèche est loin de retenir le pus autant que les mèches de linge.

L'application de canules à demeure dans les kystes, comme la canule à demeure que Baudens avait imaginée

DYSE

DYSE

pour le truilement de l'hydrocèle, est encore une sorle de drainage, qui a été pour ainsi dire un procédé de transition entre l'ancien procédé du séton et le drainage chi rurgical.

DRAKE (Dorstemaco7itrayerva). Espèce de contrayerve (V. ce mot), dont la racine, rapportée du Pérou par Drake, est quelquefois employée comme stimulant.

DURILLOIV. V. Callosités.

Durillons enflammés. Un durillon longtemps pressé, qui devient douloureux, engendre une lésion spéciale qui se présente avec trois degrés.

Ou bien le durillon est soulevé par un épanchement séro-purulent entre le derme et la face profonde du durillon.

Ou bien il y a mortification limitée de la peau, au-dessous de l'épanchement et un véritable petit abcès dans le derme.

Ou bien enfin, il y a inflammation d'une bourse séreuse accidentelle située sous la peau. Cette dernière lésion est la plus fréquente. V. Phlegmons de la main et du pied, Bourses séreuses (Maladies des).

Thérapeutique. — Abraser le durillon avec un bistouri, ou l'enlever s'il se décolle du derme. — Inciser profondément s'il y a inflammation du derme ou phlegmon autour d'une bourse séreuse, et traiter comme le phlegmon.

DURTAIi (Maine-et-Loire). Eau ferrugineuse, gazeuse, froide.

DYfStClIROMATOPSlE. V. ACHROMATOPSIE.

D1'1§>EI\ITER1E. La diarrhée qu'accompagnent le ténesme au rectum et à la vessie, des épreintes, l'impossibilité de retenir les matières glaireuses ou ensanglantées et de la fièvre, constitue la dysenterie.

Il y aune dysenterie sporadique, en général, peu grave et une dysenterie épidémique, souvent assez meurtrière, sévissant à la fois sur un grand nombre de personnes de la même localité.

La dysenterie est plus rare dans les pays tempérés que dans les pays chauds, oîi elle existe à l'état d'endémie.

Gomme tous les typhus, la dysenterie peut naître de l'encombrement, et c'est pourquoi elle se développe si aisément dans les camps, dans les prisons et dans les villes assiégées, sous l'influence des miasmes et des effluves organiques produits par l'agglomération humaine.

On a vu, mais cela est rai'e, la dysenterie se produire chez un nouveau-né dont la mère était dysentérique.

La dysenterie est une sorte de typhus et comme eux il est doué de propriétés contagieuses incontestables, qui paraissent résider pour une part dans les excrétions dysentériques, ce qui impose la nécessité de cacher ces matières avec soin.

Les grandes chaleurs de juillet, d'août et de septembre, jointes à l'usage des fruits, à l'abus des boissons aqueuses et à la mauvaise nourriture, sont les causes de la dysenterie sporadique.

La rougeur, l'épaississement et le ramoUisement de la muqueuse du gros intestin, son ulcération dans xme partie ou dans la totalité de sou étendue, l'épaississement des tuniques cellulaire et musculeuse pouvant aller jusqu'à 1 centimètre d'épaisseur, des points noirs d'où la pression fait sortir du sang et qui ne sont que des follicules isolés remplis de sang ; enfin, des fausses membranes verdàtres recouvrant les ulcérations et des lambeaux de mu-

queuse gangrenée, voilà quelles sont les altérations caractéristiques de la dysenterie.

En outre des ulcérations du gros intestin que produit la dysenterie, il y a tuméfaction et rougeur des ganglions mésentériques, gonflement du foie et souvent des péritonites partielles limitées au petit bassin.

La dysenterie s'observe habituellement à l'état aigu mais de temps à autre on la rencontre à l'état chronique.

Dans la dysenterie aiguë sporadique, il se produit un peu de diarrhée ensanglantée avec des coliques et de la fièvre, puis arrivent les déjections incessantes de matières glaireuses, mêlées de sang, semblables à de la lavurcde chair, la brûlure de l'anus, le ténesme, les épreintes e( un abattement qui dure plus ou moins de temps ; mais en \. huit à dix jours la maladie cesse pour faire graduelleiflea/ J place aux phénomènes de la santé. i

Dans la dysenterie aiguë épidémique, il se produit i! d'abord de la diarrhée, des coliques, de la fièvre et très- ■ rapidement une prostration qu'accompagnent d'incessantes r et douloureuses évacuations d'une petite quantité de ma- i tières glaireuses, filantes, grumeleuses, opaques, remplies de sang, de fausses membranes ou de lambeaux de muqueuse gangrenée. Alors, l'abattement est considéra- i ble, il y a des épreintes horriblement pénibles, un ténesme f très-douloureux du rectum et de la vessie, les yeux s'excavent, le visage s'altère, le corps maigrit, la peau se rapetisse, et il n'est personne qui, vis-à-vis d'un pareil ■' malade, ne comprenne la gravité de la situation.

Dans les pays chauds, la dysenterie épidémique e^l presque toujours compliquée d'hépatite.

Dans la dysenterie épidémique, il y a presque toujoi I des symptômes généraux graves, soit des phénomène adynamiques, soit enfin des phénomènes ataxiques, eli y a lieu d'en tenir le plus grand compte pour diriger It traitement.

La résolution, c'est-à-dire la disparition successive dttous les symptômes, le passage à Vétat chronique mort par affaiblissement général, par péritonite aiguë, oi par hépatite, sont les terminaisons ordinaires de ï dysenterie. ]

La diarrhée avec douleur au caecum et sur le trajet d I côlon, l'amaigrissement et la pâleur de toute la peau, soi les symptômes de la dysenterie chronique.

Thérapeutique. — On devra jeter dans des endro bien fermés, ou décomposer avec du sulfate de fer poudre ou du coaltar, les déjections des dysentériqm pour que leurs émanations ne transmettent pas la dyse te rie.

La dispersion des foyers épidémiques de la dysente est le meilleur moyen de faire cesser l'épidémie, et déplacement des malades suffit souvent pour guérir dysenterie.

La décoction de riz, l'eau albumineuse, la décocl de racine de ratanhia, de fraisier, de bistorte, de torin m tille, de quinquina, l'eau vineuse, les boissons acidi ■ avec le repos au lit, la diète au bouillon et un peu de ' I de Xérès, de Malaga, de Collioure, de Marsala, d'Alica ■ sont les remèdes hygiéniques de la dysenterie.

Au début de la dysenterie aiguë et dans l'hépatite { ■ sécutive, la saignée du bras et plusieurs application e sangsues sur le ventre sont assez favorables, niais une > l'arrivée des phénomènes ataxiques et adynamiques, » émissions sanguines sont plus nuisibles qu'utiles.

Comme régime, il faut ordonner le bouillon de po U

DYSE

DYSE

bouillon de bœuf, les potages à la crème de riz, au dep, au tapioca, au manioc, au racahout, à la farine de ntilles, la purée de chair crue et bien tamisée de poulet ou 3 fdet de bœuf.

Les vomitifs sont quelquefois utiles à employer contre dysenterie, mais c'est surtout lorsqu'il existe de l'ictère, 3s envies de vomir et des vomissements bilieux. Mors on iministre l'ipécacuanliaen poudre 1 à grammes en une lis, ou bien l'ipécacuanba associé à l'opium, selon la rmule suivante ;

Poudre d'ipOcacuanlui .• • • • t i 2 grammes.

Opium 10 à 20 centigrammes.

En pilules de 10 centigrammes, une toutes les deux ;ures.

Les purgatifs salins et huileux ont été souvent donnés mtre la dysenterie ;

Sullute de sonde ) parties égales.

Mie! ) ^

Mêlez. Une cuillerée abouche trois fois par jour f+l. Ou bien le sulfate de soude, ou le sulfate de magnésie, à 16 grammes en potion \±\. (Bretolineau.) Ou bien, la crème de tartre, 1 5 grammes tous les quarts heure [3- (Cheyne.)

Ou bien le nitrate de soude, 15 tà 30 grammes par jour potion [+]• (Meyer.)

Ou bien Veau de Sedlitz, une demi-bouteille ir [±\. (Thomas.) Ou bien la rhubarbe, .50 centigrammes à 1 gramme par lur. (Stoll.)

})ar

Teinture de rlnilarbe.

Teinture de gentiane.

Teiuti^re de cannelle.

Teinture anodine. . ,

15 grammes, 45 id.

Page 1