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VII. Verrues. V. Verrues, Végétations

DOnÊlME (Isère). Eau chlorurée sodique et sulfureuse d'une température de /|0 degrés centigrades.

On la conseille contre les rhumatismes chroniques contre la scrofule et contre les maladies de la peau. Ello est peu employée.

(Maine-et-Loire). Eau ferrugineuse, g», zeuse, froide, conseillée contre la gastralgie et la chlorose [+].

DOIMPTE-VEI^IIV ou asclepiades. Plante de la familjp des apocynées, dont les racines longues et menues, km et odorantes, en poudre et décoction, ont été employées comme antidote des morsures d'animaux venimeux Q,

DOItOI\IC. Plante de la famille des synanthérées,ioiii j la racine en poudre et en décoction, /i à 10 grammes pat jour, a été vantée contre le vertige et l'épilepsie □.

DORRES (Pyrénées -Orientales). Eau sulfureuse sodique ayant une température de 40 degrés. Conseillée contre i les rhumatismes chroniques et contre les maladies délai: peau.

DOTIIIÉKENTÉRIE. V. FlÈVRE TYPHOÏDE.

DOUCE -AMÈRE. Plante de la famille des solanées,! dont les jeunes tiges contiennent de la solanine, un extrail amer appelé pyroglicoii, de la résine et des matières gommeuses. Elles sont légèrement narcotiques, un peu sudorifiques et sont employées comme dépuratif; en décodm.. 15 à 30 grammes par litre: en extrait, 10 à 20 cen-, tigrammes ; en sirop, 15 à 30 grammes, contre te dartres [T], la goutte Q et contre le rhumatisme chm-i nique El-

DOUCHE. Choc d'une colonne de liquide, d'un jet i gaz ou de vapeur ayant une grande force sur une parti du corps. — C'est un moyen thérapeutique très-usité i qui rend de grands services aux malades.

Il y aies douches d'eau simple, alcaline ou sulfureuse,(\ se donnent chaudes ou froides en utilisant la force de pc cussion de la colonne qui sort d'un réservoir placé à m hauteur de 5 à 15 mètres.

Douches d'eau simple, alcaline ou sulfurcm

On les administre au moyen d'une canule percée d'un si trou pour avoir un jet vigoureux frappant avec force parties malades, ou au moyen d'une pomme d'arrosoir i divise en pluie la colonne de liquide.

La douche est dite descendante, quand elle tombe v ticalement; — latérale, quand elle arrive de côté; ascendante, quand elle s'élève de bas en haut.

Douches descendantes. Les douches descendantes d' froide ordinaire, alcaline ou sulfureuse, avec une d'arrosoir, s'emploient pendant deux à cinq minutes è la folie, le corps étant dans une baignoire et la tète (i dans une planche percée d'un trou[+]- — Ues douches ( cendantes et latérales s'emploient sur le corps libn toute entrave, nu et debout, pendant deux à cinq min ■ dans la chlorose [+], — dans l'anémie \±}, — dans le • vosisme \±i, — les douches latérales se donnent ' gros jet dans les engorgements du foie et de la raie [± ■ — dans la fièvre intermittente rebelle \±\ , et conslit 1 la plus importante des pratiques de l'hydrothérapie. ^ « > mot.

Douches ascendantes. Les douches ascendantes i " simple ou minérale, chaude ou froide, se donnent da If

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lum, pendant cinq à huit minutes avec un seul jet, en de constipation Ê ou d'obstruction stercorale et d'in- 'ination {douches rectales) ; — dans le vagin lorsqu'il y a jorgement, abaissement ou déviation deFulérusÊ] {dou- ;« vaginales); — sur l'utérus en gestation avancée squ'il faut provoquer l'accouchement Q (Scanzoni) niches ntéiines) ; — sur les yeux, cinq ou six fois par ir dans l'ophthalmie purulente (V. ce mot), mais celles-ci

si font au moyen d'un puissant irrigateur. Les douches descendantes en arrosoir alternativement

ciudes et froides sur tout le corps constituent la douche

r ssflise et s'emploient contre la chlorose, l'anémie et

Imervosisme \±\.

Les douches cVeau sulfureuse ahaude s'emploient pendnt cinq à dix minutes tous les jours contre les douleurs rhmatismales chroniques 1+ +u les engorgements articaires [+] et les douleurs produites par d'anciennes hjssures On les prend aux dillérentes eaux minéi'ales

urelles d'Enghien, de Cauterets, de Luchon, de Saint-

iioré, d'Aix, etc.

^es douches cVeau cdcaline s'emploient, pendant cinq à minutes, sur la région du foie dans les engorgements cet organe et dans le rectum pour certains cas de pepsie avec catarrhe chronique du gros intestin [+1.

Kouclies d'acide carbonique. H y a des douches de acide carbonique que l'on emploie contre les douleurs rhumatisme, contre la douleur des plaies cancéreuses sein et de l'utérus. Elles se donnent au moyen d'un ittube de caoutchouc, communiquant avec un récipient [ipli de gaiz. V. Acide carbonique.

Douches de vapeur. Il y a les douches de vapeur d m simple ou d'eau aromatisée avec les espèces aron tiques (douche aromatique) ou d'eau balsamique avec dl copeaux résineux ou des bourgeons de sapin, pies se donnent tous les jours pendant une demih u-e, et on les emploie pour guérir les douleurs névralglies et rhumatismales [T]. Ces douches se prennent dans 'elétablissements de bains, dans les stations d'eaux mides et à domicile avec mon appareil. V. fig. à icle B.UNS.

lOULEUR. Sensation pénible occasionnée par la ma- 3 primitive ou secondaire du système nerveux périphée ou central. Ainsi, tout organe malade peut devenir oureux si la lésion s'étend aux nerfs qu'il renferme et qi id les nerfs, devenant primitivement malades, engenit des douleurs dans les parties où ils se distribuent.

ous les organes et tous les tissus peuvent être le siège X douleur, mais les viscères sont généralement moins oureux que les organes superficiels, et il faut, pour la douleur se produise, que des tumeurs comprimant 3 nerfs s'y soient développées.

inflammation aiguë et chronique des tissus, leur comsion et leur distension par une tumeur ou par un corps nger, leur ulcération, l'action du froid et des causti- , l'action spéciale du sang privé de ses globules sur stème nerveux (V. Chlorose), la goutte, la syphilis, osions du cerveau et des nerfs, sont les causes de la eur.

'utes les nosohêmies (V. ce mot), et particulièrement itoxications paludéenne, syphilitique, goutteuse, l'hy- )bulie et l'anémie, sont des causes de douleur névral-

le po

ei( .

es douleurs intermittentes régulièrement périodiques ind uent une fièvre larvée.

Des douleurs nocturnes occupant les os indiquent une diathèse syphilitique.

Superficielle ou profonde, vague ou suivant le trajet des nerfs (V. Névralgie), intermittente ou continue, forte ou faible, lancinante ou mordante, pulsative ou brûlante, prurigineuse, quelquefois périodique, la douleur présente les formes les plus variées, suivant l'âge et l'état moral des individus, selon l'organe affecté, et enfin selon le degré de sensibilité des tissus.

Comme la sensibilité normale, la douleur a pour organes les nerfs mixtes, c'est-à-dire ceux que forment les rameaux sortis des cordons antérieurs et postérieurs de la moelle épinière ; en effet, lorsque les rameaux fournis par les cordons postérieurs sont coupés, la douleur cesse à l'instant, et les parties sont entièrement paralysées du sentiment.

Thérapeutique. — La douleur physique peut être avantageusement combattue, dans la plupart des cas, par l'opium et par un certain nombre de substances administrées convenablement, par la bouche, par le rectum, par la peau dépouillée de sou épidémie, par le tissu cellulaire et par les bronches. Si l'on ne peut toujours la faire disparaître, du moins est-il possible de la dominer et de rendre supportable l'existence à ceux qui, par des maladies incurables, sont voués à une mort certaine.

Guérir quelquefois, soulager et consoler toujours, voilà la mission du médecin.

L'opium est sans contredit le meilleur des spécifiques de la douleur. C'est toujours à lui ou à ses composés qu'il faut revenir. On le donne soit en extrait, de 5 à 20 et 25 centigrammes par jour, en pilules, et si l'on augmente progressivement, on peut encore dépasser cette dose, soit sous la forme liquide de laudanum de Rousseau ou de S,ydenham, de sirop diacode ou de sirop de pavots, 15 à 60 grammes par jour ; soit enfin sous forme d'alcaloïde, la narcéine, 1 centigramme ]+ +\, la morphine, 1 à 2 centigrammes [±i, la codéine, 2 à 3 centigrammes [+], la papavérine cl la tliébaîne V. Opium.

Parmi les autres moyens de calmer la douleur, il faut citer :

Le lactucarium, qui n'a aucune vertu s'il n'est falsifié par l'opium; — Y aconit en extrait, 5 à 25 centigrammes ou en alcoolature, 1 à 2 grammes, et l'aconitine, 1 centigramme ; — la belladone en extrait, 5 à 25 centigrammes, et l'atropine, 1 à 5 milligrammes; — la ciguë et la cicutine; — la. jusquiame et l'hyoscyamine ; — le vin de mandragore, 50 à 150 grammes, etc. V. ces mots.

Les anesthésiqxies, tels que le chloroforme, le chloral, l'éther, l'atnylène, la benzine, la liqueur des Hollandais, l'acide carbonique en aspiration, sont de bons moyens de combattre la douleur, mais leur application exige des précautions particulières et ne peut avoir lieu que dans des conditions spéciales. — Le chloral hydraté (V. ce mot), le chloroforme et l'acide carbonique sont ce qu'il y a de mieux à employer.

L'acupuncture, qui doit être employée dans les cas de névralgie 1+ +\. \ . ce mot.

Les vésicutoires volants, saupoudrés de sulfate de morphine ou de narcéine, 2 à 3 centigrammes; les inoculations et les injections hypodermiques de sulfate d'atropine qui sont dangereuses; de narcéine qui sont insuflisantcs, ou de morphine qui sont les meilleures. V. Endermique {Méthode).

Les lavements rendus mircotiques par l'opium pour les personnes qui ne peuvent le prendre par la bouche ou lorsqu'il y a des douleurs intestinales utérines, vésicales ou rectales.

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Enfin, les véctilsifs cutanés, applicables seulement aux douleurs superficielles de la peau, telles que les douleurs rhumatismales et névralgiques. Dans ces cas, il faut appliquer les toiles imperméables, — les bains de vapeur, — les bains et les douches d'acide carbonique, que l'on emploie avec avantage sur les plaies douloureuses et sur les ulcères cancéreux, — les frictions exritaides, — les bains de vapeur térébenthinée de Die (Drôme), — les bains et douches d'eau chaude sulfureuse, — les eaux thermales, — l'hydrothérapie, — la cautérisation au fer rouge, les vésicatoires volants et la teinture d'iode, en applications quotidiennes, au moyen d'un pinceau, jusqu'à desquamation de l'épiderme.

l'ORiMfJLAIRE DE LA DOULEUR.

Teinture d'iode morphinée.

Teinture d'iode 30 si'omines.

Sulfate de morphine 2 iiL

Mêlez.

Par le mélange, une partie se décompose et l'antre se dissout.

Des applications matin et soir avec un pinceau suffisent pour calmer la douleur ([uand elle n'est que névralgique. (Bouchut.)

Pilules d'acétate de morpliine.

Acétate de morphine 5 centigrammes.

Poudre de guimauve 1 gramme.

Sirop de gomni i tj. s.

Mêlez, et faites huit pilules. Prendre une ou deux toutes les six heures [+]•

Pilules de codéine.

laa 2 décigrammes.

Thndace J °

Poudre de guimauve (j. s.

F. s. a. quatre pilules. A prendre une chaque jour [±]. Pilules de thridace.

Thriduoe -i grammes.

Poudre de réglisse ij. s.

F. s. a. dix-huit pilules. A prendre une chaque soir

Potion- de thridace,

Thriilaec . 6 décigrammes.

Infusion de coquelicot j25 grammes.

Sirop de sucre 32 id.

A prendre par cuillerée toutes les heures [+]• Sirop de thridace.

E.\trait dé laitue 7 granuues.

Eau pure 64 id.

Sirop simple. 500 id.

Faites dissoudre l'extrait dans l'eau; ajoutez la liqueur au sirop bouillant ; ramenez celui-ci par l'évaporation à la consistance ordinaire et passez, (lîouchardat.)

Chaque once de ce sirop contient huit grains d'extrait de laitue. A })rendrc par cuillerée à café toutes les heures.

Pastilles de thridace.

Tliridaoe . ■ 10 grammes.

Sucre. 170 id.

Mucilage. 1 ([. ».

F. s. a. des tablettes de 1 gramme. A prendre six à huit par jour [+].

Pilules de lactucarium,

Lactucarlum 4 grammes.

Poudre de guimauve q. s.

F. S. a. trente-six pilules. A prendr'e une chaque soi!' comm'e hypnoti(iue FH.

Thériaque.

Cet électuaire, où toutes les drogues réunissant les propriétés les plus contraires sont réunies, car on y remarque des médicaments stimulants, toniques, astringents, antispasmodiques, et par-dessus tout de l'opium, est quelquefois utile ; h grammes de thériaque renferment à peu près 5 centigrammes d'opium brut.

La thériaque procure le sommeil' comme l'opium, niais elle n'a pas comme lui l'inconvénient d'abattre les forces, de diminuer l'appétit (dose, 2 à Zi grammes) [±].

Fumigations de vrai mastic {Pistacia lentiscus) dans les douleurs goutteuses, nerveuses, dentaires ou auriculaires.

Applications de feuilles fraîches de tabac trempées dans le vinaigre □.

Inhalations d'éther dans un flacon jusqu'à production de vertiges [+]•

Inhalations de chloroforme, dirigées par un médecin cl poussées jusqu'au vertige et à l'anesthésie \+ +\. Malheureusement l'effet de ce remède est fugace, il ne calme la douleur que pendant quelques instants, et il est très-daugereux d'en prolonger l'emploi ; — à l'intérieur, le chloroforme ne produit pas le même effet sédatif.

Chloral hydraté 4 à 8 grammes dans du sirop de groseilles en une fois, ou en capsules, ou en lavement s'il ne peut être supporté par l'estomac.

Douleur de dents. V. Dents {Curie des) et Odon- TALGIE.

Douleur hépatique. V. COLIQUE HÉPATIQUE et CaI- CULS BILIAIRES.

Douleur intercostale. V. NÉVRALGIE INTERCOSTAlf .

Douleur intermittente. Quand les douleurs sontitgulièrenient intermittentes et périodiques, elles résulleni d'une fièvre larvée et doivent être traitées par le suifé de quinine, 25 à 50 centigrammes à la fin de l'accès. V. Fièvre intermittente et Névralgie.

Douleurs ostéocopes. — Ces douleurs sont not lianes ordinairement et en rapport avec la syphilis.

Pilules d'iodure double de mercure et de morphine.

lodure de mercure et de morphine. .

Poudre de réglisse. .

1 fframuie.

2 id.

Miel q. s.

F. s. a. soixante-douze pilules. On en prendra n chaque soir. On élèvera successivement la dose jusqn production d'un commencement de douleur aux gcncivr V. Syphilis.

Pilules de chlorure double de mercure et de morplm

chlorure de mercure et de laorphinc,

Poudre de réglisse.

Sirop de gnmnu'

1 gi'amme.

2 id.

F. s. a. soixante douze pilules. On en prendra d'alw une le matin et une le soir. On élèvera successivement dose.

Douleurs de tète. V. CHLOROSE et NÉVRALGIE.

DOUVE (Distome). Entozoaire de l'ordre des tréi todes, comprenant deux espèces, la douVe du foicj Distc licpaticum, et la douve lancéolée, Distoma lanceolatu»

La douve du foie est oblongue, blanchâtre, longue 10 à 30 millimètres et large de 3 à 12 millimètres, j large en avant qu'en arrière, et habile les voies bilui et rinlestiii.

La douve du foie est chez l'homme le résultat de i ' menlation pur la chair de mouton ou de lièvre, dan: ■

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