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AppdrnI à rournuts mntiiHis dr liiduiihni/f.

L'appareil à courants continus de RuhmkorlY (fig. 215) est composé d'éléments au bisulfate de mercure, zinc et

Ki.ff. 213.

plus rapprochée, ainsi que les boutons et les rhéophoros li lui correspondent, sont négatifs. L'autre manclio et n rhéophore sont par conséquent positifs. Pour que le galvanomètre qui cupe la partie supérieure de la fure indique le passage du couit, il faut préalablement orienter ppareil de façon que le côté bleu l'aiguille s'arrête sur le 0 de la 'ision.

Dans la figure 213, qui représente tiroir FFF, sont des flacons caoutchouc contenant les piles.

RHHH sont les ressorts et les xles destinés à établir les comnications entre les piles et le nmutateur. Chaque pièce des rests R est composée d'un ressort in et d'un ressort percé; chaque on porte sur son couvercle deux itons terminant les éléments zinc ïrgent de la pile qu'il renferme, des boutons est plat ; l'autre me tige suffisante. Il faut avoir en replaçant les piles dans casiers, que les boutons plats imuniquent avec les ressorts ins, tandis que les boutons à ! pénètrent dans les ressorts ces.

^ommc nous le voyons par la figure 21 /-i, chaque couple compose d'une lame de chlorure d'argent Y et d'une le de zinc Z,. contenues dans un flacon GIIST de caout- )uc durci ,^ qui 'se ferme hermétiquement à l'aide du iton avis GH. Des crampons d'argent VV, sur lesquels ccrochent les lames ZY, portent les rencontres à l'intéur des flacons. Des petits coussins II de caoutchouc ■Cl et un hen Jlv forcent les contacts des lames avec les mpons, et les maintiennent à un écartcment conveij le Le bqmde excitateur est de l'eau distillée contenant /2 pour 101) de chlorure de zinc. Pour décharoer la î, 1 faut dévisser le couvercle GH, enlever le lien JK, rocher les lames ZY et les remplacer par d'autres, ouveler le liquide, enfin revisser le couvercle. noucHUT ET DRspRKs. — 2^ édit.

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charbon. Ils sont ouverts libreiîient à leur pnrlie supérieure ; aussi l'appareil est-il moins facile à transporter que h jirécédent; il fonctionne d'ailleurs très-bien.

Pour charger la pile, on retire entièrement le double fond G de la boîte à l'aide de la poignée m (fig. 215). On remplit d'eau ordinaire les vases de verre V jusqu'au niveau indiqué parla ligne horizontale incrustée sur leur paroi, et l'on met dans chacun d'eux deux cuillerées de bisulfate de mercure mesurées avec la cuiller de verre qui est dans la boîte. Cela fait, et après avoir remis les godets dans leur case, on replace le double fond C, -pii porte les zincs :; et les charbons c, et l'appareil est prêt à fonctionner.

La force du courant étant en raison des surfaces en contact avec la solution, on la règle par l'abaissement ou l'élévation du double fond C, en toiuniant dans un sens ou dans l'autre les boutons bh, qui s'adaptent pour cela aux pignons d , et le plus on moins d'inunersion se mesure

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au moyen des gradiialeii - g dont les créimaillères d soni munies. Dans l'intervalle res applications de la pile, on soulève le double fond C, de niau;cre à maintenir les zincs et les charbons en dehors de la solution , afin d'en éviter l'usure.

La pile est divisée en six rangées composées chacune de sept éléments. La première rangée des vis qui fixent au double fond mobile C les zincs et les charbons de chaque élément est surmontée de bornes dans lesquelles on peut enfoncer les conducteurs , de telle sorte que le courant peut être augmenté ou diminué d'un élément jusqu'à sept éléments.

Le curseur g' , qui se trouve à droite de l'appareil sur le double fond C, sert à augmenter la tension du courant en reliant les rangées entre elles sans produire des intermittences. Lorsque l'index de ce curseur est poussé jusqu'au bout sur le chiffre correspondant à la totalité des rangées, la tension de la pile est à son maximum; si au contraire on amène à soi l'index sur le devant de l'appareil , le nombre des éléments diminue de sept en sept, ainsi que l'indique le curseur lui-même, sans que l'on ait besoin de changer de place les conducteurs fixés aux boutons qui indiquent par leur initiale les pôles positif et négatif de la pile, et sur l'appareil par les sigr.fs -]

Effets phijsiohgiques. — Applications médicales.

Comme les courants d'induction, les courants continus produisent des contractions musculaires, mais seulement à l'puverture et à la fermeture du courant. Les physiologistes ont longtemps discuté la question de savoir dans quelles conditions les contractions d'ouverture et de fermeture sont plus ou moins énergiques, se produisent ou ne se produisent pas. A ce sujet une loi a été'résumée de la façon la plus nette par du Bois-Raymond : « L'entrée du courant descendant et la sortie du courant ascendant sont seules, dans un certain degré moindre d'excitabilité, capables de produire une contraction, tandis que la sortie du courant descendant et l'entrée du courant ascendant ne semblent pas avoir d'action sur le nerf; par contre, dans les degrés plus élevés de l'excitabilité, cette loi n'a plus "de valeur. En effet, dans ce dernier cas, les muscles se contractent uniformément dans les quatre moments. »

Le courant ascendant agit avec une plus grande énergie .sur les nerfs moteurs, le courant descendant sur les nerfs sensitifs.

L'action du courant continu sur les fibres musculaires lisses permet de comprendre l'activité qu'il imprime à la circulation, fait qu'il est facile de démontrer en observant les membranes transparentes, soit à l'œil nu, soit au microscope (mésentère des animaux, membrane interdigitale de la grenouille, oreille du lapin, etc.), lorsqu'on applique un courant continu sur les parties avoisinanles.

Cette action du courant continu sur les parois des vaisseaux s'exerce de la façon la plus active et la plus uniforme pendant tout le temps que le courant reste fermé sur une partie du corps, alors qu'il ne détermine aucune rontr action.

L'absence d'ébranlement, lorsqu'on a som de faire pénétrer le courant continu progressivement, permet de l'appliquer au niveau du sympathique cervical pour modifier la circulation cérébrale ; sur l'œil atteint d'inflammation subaigué ou chronique, superficielle ou profonde; dans le conduit auditif; sur le voile du palais, etc., sans causer de sensations pénibles, voire même désagréables.

î;es courants continus mettent fort peu en jeu la sensi-

bilité lorsqu'ils sont employés avec les précautions nécessaires, ils diffèrent en cela des courants d'induction qui agissent plus ou moins énergiquement par l'intermédiaire de celle-ci.

L'électricité débitée par les courants d'induction est aussitôt transformée en mouvement, aussi ne possède-t-elle pas, comme celle qui est fournie parles courants continus, une zone d'action considérable.

L'action des deux pôles n'est point identique dans les courants continus; le pôle positif exerce une sédation locale superficielle ou profonde, le maximum d'effet électrolytique existe au contraire au niveau du pôle négatif qui exerce une action beaucoup plus douloureuse en son point d'application.

La galvanisation du pneumogastrique n' arrê te pas le cœur. Aussi peut-on, sans aucun danger, faire des applications au cou, au niveau du cœur et à la partie supérieure du tronc.

La circulation, et conséquemment la nutrition de la vessie, de l'utérus, de la prostate, du testicule, peuvenl être modifiées par le passage du courant continu aussi bien que celles des organes de la locomotion.

Le courant ascendant et le courant descendant ont sur la circulation une action différente qu'il importe de séparer, Le courant ascendant diminue le calibre des vaisseaux el l'amplitude de leurs mouvements péristaltiques que le courant descendant augmente, au contraire, d'une façon notable.

Les excitateurs auxquels on doit donner la préférence pour appliquer localement les courants continus, senties cylindres métalliques munis d'épongés. Les plaques métalliques et les boutons de charbon de cornue à gaz, recouverts de peau, favorisent trop souvent la production d'eschares brunâtres qui mettent un temps fort long à se détacher.

Un autre mode d'application de l'électricité à courants continus est celui qui consiste à faire plonger les mains du malade dans deux vases contenant de l'eau, et à chacun desquels aboutit un des rhéophores (Cliéron).

Les appUcations des courants continus ne doivent être faites que tous les deux jours, car l'action exercée par l'électricité persiste au moins pendant quarante-huit heures; d'autre part, des applications faites tous les jours éveillent une sorte d'état nerveux qui ne permet point d'en continuer l'emploi. Les séances ne doivent point durer plus de quinze minutes.

L'intensité du courant doit être proportionnée à la sensibilité du malade et à la sensibilité de la partie. Il fniil, dans le plus grand nombre des cas, éviter d'employei' nn courant intense susceptible de produire de la douleur. ^

Paralysies. — Dans Vhémorrhagie cérébrale, il n'« point nécessaire d'attendre une certain temps (plusieuiP mois) avant de faire l'application des courants continus. Les courants d'induction, employés ainsi à une époque éloignée du début de l'affection, ont pour but de redonner aux muscles les propriétés que l'absence de mouvement a diminuées, et de mettre le membre en état d'obéir l'i la volonté, la réparation du foyer s'étant effectuée depuis cette époque. Mais le courant continu, exerçant une action générale sur la nutrition, peut être employé avec avantage dès le début. Dans quelques cas, la galvanisation ifu sympathique cervical a donné d'excellents résultats en favorisant la résorption rapide de l'épanchement. Employé à une époque éloignée du début, le courant continu, appliqué sur les muscles du membre paralysé, les répare proniplement, sans causer les ébranlements préjudiciables que les courants d'induction ont produits quelquefois, au dire de quelques auteurs.

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Dans Vembolie cérébrale, le but que l'on se propose est 3 favoriser la circulation collatérale ; on arrive à ce réiltal en activant la circulation cérébrale par la galvani-

tion du sympathique cervical (Ghéron). Six à dix éléenls suffisent.

Le même mode d'emploi a souvent été employé avec iccès lorsqu'une tumeur comprimait une portion du cer^ ■au. La galvanisation ne fait point disparaître la tumeur, ais elle atténue l'engorgement qui résulte de la comprespn.

Dans la paralysie générale confirmée, les résultats sont peu près négatifs.

La paralysie cjlasso-labio -laryngée, la paralysie diphritique et les troubles résultant de la méningite céréale chronique ont été souvent combattus avec succès par il courants continus appliqués dans le premier cas, un lie (le positif) sur le bulbe, le négatif étant placé sur 1 lèvres, la langue, etc. Dans le second cas, les excitalu's sont placés sur les parties paralysées, et, lorsque la I iladie n'est pas très-ancienne, la guérison survient trèsrm'dement. En quatorze applications, on a pu obtenir la ,gpison d'une paraplégie diphthéritique récente, chez m malade de soixante-dix -huit ans (Ghéron). bans la sclérose ascendante (ataxie locomotrice), les c'irants continus donnent aussi des résultats importants.

courant ascendant, appliqué sur la colonne vertébrale, simule les éléments nerveux restés intacts, et supplée abi ceux qui sont dégénérés. On a vu des ataxiques liités par ce moyen à une époque peu éloignée du début (1 la maladie, amenés à une guérison complète. Il survnt, chez quelques ataxiques, des congestions passives, d stases de la circulation cérébrale, accompagnées de othalalgie et de difficultés plus grandes dans la marche, Is^alvanisation du sympathique modifie avantageusement «Idifférents troubles (Ghéron).

8|)n peut aussi diminuer, voire même guérir le trembleni't de la paralysie agitante par la galvanisation du bulbe iil3 passage d'un courant d'une main à l'autre. Le tremhiltnent a chance de guérir, d'autant mieux et d'autant {If. vite qu'il est moins ancien (Ghéron). j| 'ans la paralysie esseidielle de V enfance, où les couif^s continus ont donné des guérisons complètes, il iml^Efe de ne pas différer l'emploi du courant continu, parce <^|!, si l'on attend, le muscle peut subir une altération HT'iuleuse qui serait irrémédiable. Dans plusieurs cas, lés avons employé les courants continus dès le troisième de l'apparition des accidents, et c'est à cette intervel ion hâtive que nous avons dû la guérison (Ghéron). 11 fa» appliquer les rhéophores sur les points où les nerfs piéi'itrent dans les muscles et diriger le courant toujours iteis le sens longitudinal. Lorsqu'une paralysie essentielle eB|ancienne, le galvanisme peut encore activer la nutrilicj, ramener la chaleur, développer le volume du meinet permettre ainsi au petit malade de porter un appasans inconvénients.

es trois cas de guérison authentique d'atrophie musire progressive connus dans la science sont dus à l'acdes courants continus.

a paralysie saturnine est combattue avec succès par courants continus. 11 importe aussi, dans celte affec- , d'employer les courants à une époque aussi rapproque possible du début ; on voit alors survenir la gué- 1 avec une grande rapidité.

es courants continus ont été aussi appliqués dans niplégie faciale rhumatismale et dans Vhémiplégie lie d'origine profonde. Leur succès s'explique, nonsment par l'action (ju'ils exercent sur la nutrition

musculaire, mais encore par la modification qu'ils impriment à la circulation intra-crânienne. Les guérisons obtenues parce moyen sont relativement rapides. L/application du courant doit être faite dès le début ; elle n'est nullement pénible : quatre à dix éléments suffisent.

Les paralysies consécutives aux fièvres continues et éruptives, les paralysies rhumatismales et les paralysies hystériques sont traitées souvent avec succès par les courants continus dès le début. Les applications doivent être faites directement sur les membres paralysés.

IXiévralgios . — Pour appliquer avec succès les courants continus, au traitement des névralgies, il est nécessaire de se rappeler que les unes s'accompagnent d'une sorte de congestion, et sont exaspérées par le séjour au lit et la chaleur, que les autres, au contraire, s'aggravent sous l'influence du froid.

Les premières sont facilement guéries par les courants continus appliqués sur le trajet des nerfs, au niveau des points douloureux de Valleix (courant descendant). L'intensité du courant doit être relativement faible, c'est-àdire quatre à huit éléments à la face, douze à vingt sur les autres parties du corps.

Les secondes guérissent moins vile que les premières sous l'influence des courants continus, mais on a remarqué que certains médicaments qui n'avaient donné aucun résultat avant l'application des courants continus, en avaient d'excellents après ce mode de traitement qui semblait avoir développé une sorte de réceptivité.

Lésions de niiti-itioii. — L'action incontestable et puissante que les courants continus exercent sur la circulation, la facilité avec laquelle ils sont supportés, même appliqués sur des parties d'une sensibilité exquise, ont porté les médecins électriciens à en faire l'application à un certain nombre de maladies articulaires (hydarthroses, arthrites chroniques consécutives au rhumatisme articulaire aigu, entorses, rhumatisme noueux, etc.). Dans cette dernière affection contre laquelle la thérapeutique est généralement impuissante, on a pu obtenir d'excellents résultats. On peut voir en A et en B (fig. 216) les mains d'un malade atteint de rhumatisme noueux, photographiées avant le trai-

Fig. 21G.

tement. En G et en D (lig. 217) on voit ces mêmes mains photographiées après cinquante-huit applications. (Ghéron, Traitement du rhumatisme noueux.)

Appliqués localement, les courants continus modifient très-avantageusement les déformations articulaires produites par le rhumatisme chronique.

a Les douleurs disparaissent ou s'atténuent en un petit nombre d'applications.

» Certaines ankyloses, alors que l'atrophie ne s'est pas

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