US
ENTÉ
ENTO
intestin, où se trouve ses follicules apparents au milieu d'une muqueuse ronge ou ulcérée.
Les coliques avec diarrhée verte, panachée, sanguinolente, et le ballonnement du ventre chez un jeune enfant, caractérisent Fentéro-colite.
Les moyens à opposer à Fentéro-colite pour la guérir sont les mêmes que ceux de l'entérite. V. Entérite, Diarrhée.
El\TÉRO-CÏSTOCfeLE. Tumeur formée par la hernie de rinteslin et de l'épiploon. V. Hernie.
E\TÉKO-ÉPlPLOCÈLE. Tumeur formée par la hernie de l'intestin et de l'épiploon. V. Hernie.
ElMTÉROLi riïE. Des pierres peuvent se former dans Pintestin de l'honuno lorsque des matières calcaires viennent envelopper et incruster un calcul sorti des voies biliaires, im noyau de fruit, ou un corps étranger introduit dans les voies digestives. Elles sont composées, outre le noyau central, de carbonate de magnésie et de phosphate ammoniaco-rnagnésien.
Les entérolitlies donnent lieu à des coliques fréquentes, à de la diarrhée ou à de la constipation et à des accidents de péritonite ou d'étranglement intestinal pouvant occasionner la mort. V. Intestin [Concrétion deV).
EXTÉRO.»IÉSEl^TÉRI<8UE. La fièvre entéro-mésentéricfue, ainsi appelée parce qu'on la croyait constituée par une phlegmasie de l'intestin et des glandes du mésentère, n'est autre chose que la fièvre typhoïde. V. ce mot.
Eï\'TÉRO.>lPIIALE. Tumeur ond)ilicale formée par la hernie de l'intestin. V. Hernie.
EKTÉRORRIIAGIE. V. HÉMORRHAGIES DE l'jNTESTIN, MÉL.ENA , HÉMOIiRlIOÏDES.
EI\ITÉRORRHÉE. Les émotions morales dépressives, telles que la crainte et la frayeur, le froid sur le ventre ou les boissons froides, certains fruits, certains aliments, une alimentation grossière, l'arrivée dans les grandes villes, etc., déterminent souvent un flux plus ou moins abondant de l'intestin.
Chez les petits enfants, le travail de la dentition produit fréquemment l'entérorrhée.
L'entérorrhée s'observe souvent chez les vieillards d'une façon permanente.
Les flux de l'intestin, jadis appelés flux cœliaques, quelquefois peu abondants, peuvent entraîner des évacuations si fréquentes et si considérables, qu'il en résulte un trèsrapide amaigrissement, avec refroidissement de la jjcau, fonte instantanée du tissucellulaire et la mort. V. Ciioi.Éii.\.
Dans les cnlérorrhées, la matière du flux est séreuse, jaunâtre, bilieuse, souvent acide, et assez corrosivo pour irriter et ulcérer la peau du pourtour de l'anus.
Les flux de l'inteslin exisleiil sans aucinie lésion de la muqueuse ni des follicules nuicipares, à lili'c de désordre fonclionncl ; mais quand ils se prolongent, l'action corrosive du rK(uide sécrété amène la congoslion de la nniqueuse el consécutivement son ulcération.
Les flux de l'intestin doivent être soignés aussitôt que possible pour éviter ipi'ils ne produisent l'entérite aiguë.
L'eiilérorrhée exige (lu'on garantisse le ventre de l'action du froid par de la llanelle, qu'on ordoime un exercice modéré, (k s bains et une alimentation choisie.
Thrviipriithi'ir. — L'.'iKéldvrIléc doit éiir iriii(èo par
la tisane de gomme sucrée, ^ — l'eau albumineuse, l'eau de riz, — l'eau panée, — la décoction blanche deSydenham; — la décoction de racine de grande consoude, — l'eau avec du sirop de coing ; — la décoction de bistorte, — de racine de fraisier, — de café noir sans sucre.
Des quarts de lavement d'eau d'amidon avec six à douze gouttes de laudanum de Sydenham pour garder, ou bien des lavements de borax, 5 grammes, de thériaqiic, 5 grammes, etc.
Sous -nitrate de bismuth en pastilles de 25 centigrammes, huit il douze par jour; en 'potion dans de l'eau sucrée, ou en poudre à la dose de 2 à 10 grammes pai' jour [+"+!■
Le tannin à la dose de 10 à 20 centigrammes dans un julep.
L'extrait de ratanhia ou de monésia à la dcse
50 centigrammes à 1 gramme f+l; le caclioii, 50 cenli-
gramniesin.
La poudre de cjaranee, 1 à 2 grammes □• Vopium, 5 à 10 centigrammes par jour[+] ; le diimt-
ditnn, de 2 à 8 grammes [+]; thériaque, (\c 2 kk
grammes [+]■
Les amers, tels que la poudre de colonibo, — l'infusion de quassia amara, — de simarouba, à 1 et /i grammes, etc.
Bains tièdes, flanelle sur le ventre ; régime peu substantiel. V. Formulaire de la diarrhée.
Ei\'TB';nOT©MiE. V. Anus contre nature et Occlusions INTESTINALES.
EX'I'OPIIl'TES. Végétaux parasites qui se développent à l'intérieur du corps des animaux, comme VoUliwii du muguet (V. ce mot), le leptoth)ix de la bouche, et les rrijptoijames des cavernes pulmonaires ou des caiiaiiv aériens des oiseaux, la sardne de l'estomac. V. Paiusi-
TLSME.
Eî^TORSE. L'entorse est une lésion traumatiquo des ligaments et de la synoviale des articulations, produisanl la distension, l'éraillement et la rupture de ces parties sans toutefois que les surfaces articulaires cessent d'être en rapport. Expérimentalement ces données anatonio-pathologiques ont été vérifiées sur les animaux (lionnel. de Lyon).
Un coup, une chute, un faux mouvement, peuvent causer l'entorse.
Une entorse est simple quand les ligaments et la syiio vialc seuls ont été intéressés ; elle peut être compliquai d'un épanchement de sang en dedans et en dehors de l'ar liculation, ce qui déplace j)arfois les tendons voisins i l'articulation et les chasse au dehors de leurgaîne rompin' Dans ces cas, il arrive quelquefois que les ligameiilplutôt que de se rom|)re pendant une distension extrëii; des articidalions, quittent l'os sur lequel ils sont inséri': en entraînant avec eux une portion d'os. ^
L'articulation tibio-tarsienne, le poignet, le genou, I articulations nuMacarpo-pluilaugiennes, sont les articul tiens où l'entorse apparaît le pins mauifeslement avec ' caractères essentiels.
Un empalement el parfois la rongeur de la régin quel((uefois une ecchymose ; de la douleur à la prossu sur les points correspondant aux ligaments; une niol)i anormale de l'articulation lorsque l'on soumet les niala' au chloroforme; l'absence de gonflement vi de niol)i des os, les saillies des tendons déplacés, la douleur |i dant les mouvements commmiiipiés et les niouveim s|i(inlaiiés, MMil les signes d'une enloi'se. 1
EiNTR
Les arlicuhilions voisines de celle qui est aileiiUe d'enlorsesont plus ou moins douloureuses, suivant kidislension iU'ont éprouvée les li^^aments articulaires.
Au moment où une entorse se produit, la douleur est uel(iuefois si vive, que les malades tombent eu syncope, ine décliirure des nerfs qui ranqienl autour de l'article 'est pas étrangère à eet accident (Magendie).
l/arthrile subaigué, l'artbrite aiguë, compliquent queluefois l'enlorsc; — plus d'une synovite a eu son point de épart dans une entorse, qui n'en a été que la cause ocisionnellc, et c'est ce (pii se voit chez les individus d'un nipérament scrofuleux ou exposés aux arthrites rhualismales.
: On ne confondra pas Vcntoi se du poignet avec une IVac- 1 re du radius, parce que, bien qu'il y ait une déformation le au gonflement périarticulaii'e, jamais la main n'est anchement portée en dedans dans l'entorse. Dans la aciurn on sentun point douloureux sur le point fracturé, est plus diflicile de distinguer de l'entorse une fracture fêlure avec conservation du périoste ; la durée nécesire pour le rétablissement des fonctions de l'articulation un léger gonflement de l'extrémité osseuse révéleront lis tard la fracture.
. j La diastase de l'articulation du poignet est un degré . ermédiaire entre l'entorse et la luxation. V. Diastasis. ■ L'entorse des doigts ne peut être confondue avec au- • ae lésion, si ce n'est avec une fracture très-rapprochée l'articulation ; mais dans celle-ci la crépitation iieut
ijours se produire, et il y a une douleur iilus vive sur
trajet de la phalange qu'au niveau de l'articulation.
Ventovse de l'articidation tihio-tar sienne ne sera pas li ifondue avec une fracture par ari'achement des mal- 1 les. Dans l'entorse, ce sont les parties molles qui sont ( doureuses et non les os. Un arrachement du point ( luplanlation des ligaments ne peut pas toujours être I gnostiqué ; enfoncer une aiguille dans l'os ou entre les i gmcnis n'est pas une preuve. La mobilité du sonunet ( la malléole est un meilleur signe. A défaut de dia- I )stic inmiédiat, la facilité de marcher rendue au malade 1 t jours après son accident sera un signe qui devra faire 1 lousser l'idée d'une fracture.
Les entorses du genou, des coudes, des hanches, de la t anne vertébrale, ne sont pas aussi prononcées que k's très entorses, à cause des moyens de renforcement de ( articulations ; dans ces cas, les lésmns sont bornées tie petits désordres : une hydarthi'ose ou une arthrite s|aiguë en sont souvent la conséquence.
)ans Ventorse du. genou, un épunchement de sang dans 1 'ticulation est chose assez fréquente, et peut être pris 1 u" une luxation des cartilages semi-lunaires. V. Lu\A- "i N DU GENOU.
iTIiémimUique.. — On a guéri des entorses en trempant I membre atteint dans de l'eau froide au moment de l-ccidenl (Coyer). (Quoique la douleur s'accroisse immé-
' <j tement, la guérison n'a pas moins lieu en peu de temps, i On prescrit en général : l'immobilité, le repos au lit, fl) cataplasmes froids ou des compresses arrosées d'un 1 lange d'eau blanche et d'eau-de-vie cauq)hrée ; ou
' l u un cataplasme de pulpe de ponnne de terre crue
1 1 )ée.
I Dès que la douleur a diminué, il faut immobiliser l'ar- I t» .dation (.Larrey, J. Cloquet) par un appareil inamovible 1 f mdage sluqué, bandage dextriné, bandage moulé en I ï tre). Il ne faut pas laisser trop longtemps l'appareil ina- 1 vible en place, à moins de faire lever et marcher les
malades, et encore ne doit-on pas trop prolonger son usage, crainte d'aukylose.
Après la guérison de l'entorse, on rendra à l'articulation ses fonctions par les douches, les bains de l]aréges, le massage ; on enverra les malades aux eaux de Buréges et de Saint-Amaud. V. y\uTHRni:s.
Si une douleur articulaire persistait, s'il y avait de la rougeur et de la chaleur, on placerait dix à quinze sangsues autour de l'articulation. Le membre serait tenu dans une position élevée.
Le massage, dans les iMitorses, a ime importance réelle (Brulet, Girard) ; il favorise la résorption des liquides épanchés, replace les tendons dans leurs rappoi ts normaux, et tonifie les parties molles des articulations; il est d'un bon usage dans les entorses simples.
Pour masser une entorse, on enduit la peau d'une couche d'huile d'olive, et l'opérateur presse sur les parlies, en glissant, de façon à suivre le trajet des tendons et des ligaments ; pendant une heure, cette manœuvre est continuée; on revient à l'usage du massage vingt-quatre heures après. Quels que soient les avantages de ce procédé, on ne l'emploiera jamais quand il y aura un épanchement dans l'article, et quand il n'aura pas été déterminé d'une manière précise s'il y a une entorse ou une fracture. 11 est parfaitement inutile de tenter de faire marcher immédiatement les malades pour faire voir que le massage a })roduit un bon effet.
EiNTOÏO.iIRES. V. P.iHASlTES.
EX'fi'KOPIOX. Un renversement de la paupière en dedans, de telle sorte que les cils viennent irriter le globe oculaire et donner lieu à une conjonctivite chronique, est un enlropiou.
Les inflammations anciennes de la conjonctive palpébrale, la contracture de l'orbiculaire, produisent ordinairement l'entropian.
Un larmoiement continuel, un spasme du nuiscle orbiculaire, des douleurs oculaires, et plus tard une conjonctivite et une kératite chronique franche, résultent de l'en- Iropion complet.
Le Iricliiasis et le dislichiasis ont un côté commim avec l'entropion ; ils produisent les mêmes résultats (V. TiuciiiAsis el DiSTiciiiAsis). i/inspection seule montre la nature du mal. Dans l'entropion, le bord ciliaire de la paupière est renversé en dedans ; il faut tirer la peau des paupières pour voir les cils. Dans le trichiasis, on voit le bord libre des paupières.
Tkerapentique. — Si l'entropion est dû à une contracture des lil)res les plus internes du muscle orbiculairc, des applications d'extrait de belladone paralysant le muscle ou atténuant ses contractions, le mal cessera. Si ia contracture devient persistante, onsectionnera le muscle sous la peau (A. Key, F. Cunier). V. Bléi'HAIîosi'ASME.
Si l'entropion est dû à une déformation du cartilage tarse, on incise verlicalement la paupière au niveau de l'angle interne de l'œil dans l'étendue de 2 centimètres ((juthrie, W. Adams, Bosas, .Jauger, Crampton); on passe un ou deux lils dans le cartilage, et on les fixe sur les parties voisines avec des bandes agglutinatives pendant huit jours, et l'on panse simplement, alin qu'il se produise des bourgeons charnus dans le point où a été faite 1 incision, et alin que les paupières ne se réunissent que par l'interposition de tissu cicatriciel dans une élendue aussi grande que possible. On peut aussi faire l'opération de Pagenstecher, c'cst à-dirc d'Ammon. V. (loN.ioxr.Ti- VITES et CoK]omm'E {Gninidutiniis de hi). ■