I.luiailli; de 1er 12 id
Myrilii: '.'i
Extrait de toruieiilille \ na u grammes.
.Olibnn )
F. S. a. des pilides de 15 centigrammes. On en prescrit cinq à dix trois fois par jour, contre l'épilepsie dé|i>riiiinée par roiiaiiisme [T]. (Oiutrin.)
EPIP
Pilules de belladone.
Extrait de belladone par décoction
aqueuse 4 grammes.
Puudi-e de g'Uiinie arabique ." . 2 iil.
— de guimauve q. s.
Cent vingt pilules. On prendra une pilule le premier jour, deux le second, et l'on augmentera ainsi de une chaque jour, jusqu'à six en vingt-quatre heures, deux matin, midi et soir, et une ou deux heures avant le repas. On continue ainsi, si l'on n'éprouve pas un troul.ile notable dans la vue. Si ce trouble se manifeste, on diminue la dose ou l'on cesse tout à fait pendant quelques jours. Si l'on n'observe aucune altération dans la vue, ni autres effets fâcheux, on pourra porter la dose à huit ou dix pilules, ce qui fera 30 centigrammes d'extrait de belladone par jour.
Électuaire d'armoise.
Poudre d'armoise ~\ grammes.
Miel j. s.
F. s. a. un électuaire à prendre le soir, un verre de bière par-dessus. Vanté en Allemagne contre l'épilepsie Êl-
Électuaire antiépileptique.
Quinquina en poudre dOO grammes.
Étaiu en poudre ) rn • i
. , 1 , . . i aa 5U ni.
Racine de valériane )
Sirop de sucre q. s.
l\ grammes matin et soir pendant trois mois, en interrompant pendant vingt-quatre heures tous les neuf ou dis jours \±\. (De Mead.)
Épilcpsîe iraiimnticjuc. V. LÉSIONS TRAUMATIQUES DE L'ENCÉriIALK.
ÉP11>jARD. Plante alimentaire de la famille des chénopodées, dont les feuilles hachées, cuites et assaisonnées au beurre et avec du lait, sont très-utiles dans la dyspepsie par constipation et dans les phlegmasies chroniques de l'intestin accompagnées de sécheresse des excréments.
ÉPIXt;-%TXETTE. Plante de la famille des berbéridées, très-commune dans les buissons. Ses baies, d'un beau rouge, fournissent un suc très -acide qui sert à fairi' du vin ou un sirop très-agréable.
ËPIPUOR.l. L'épiphora est l'écoulement continuel ou intermittent des larmes, en dehors de toute émotion susceptible de provoquer les pleurs. C'est un symptôme ou un épiphénomène d'un bon nombre de maladies de la cornée, de la conjonctive, des paupières et des maladies des voies lacrymales.
L'écoulement constant des larmes existe chez les individus atteints de paralysie des muscles orbiculaires des paupières. V. Kératite, Con.ionctive, Trichiasis, Par.a-
lASIE DE LA SEPTIÈME PAIRE.
11 y a chez les hystériques et les aliénés des écoulements abondants de larmes qui ne doivent pas être pris pour des épiphora. Ce sont des sécrétions exagérées, dueà des actions nerveuses réflexes des centres nerveux troublés plus ou moins gravement
ÉPiPHYSES (DÉCOLLEMENT DES). Lorsque les épiphyses ne sont pas soudées à la diaphyse, une traction violente, un choc ou une chute avant l'âge moyen dequinzt ans (iMalgaigne), causent un décollement des deux parties i de l'os (Coloud)o, A Paré, Bertrandi, Bognetta, Guéretin), souvent avec de petites fractures esquilleuses (iMalgaigne). L'extrémité inférieure du radins (J. Cloquet), l'exlrémitt inférieure de l'humérus (iMaisonneuve), l'extrémité inf^rieiu e du fémur (Gourale, Chassaniol), l'extrémité infé
ieurc du liliiu (Clianipion), les i'pipliyses lalérnies des xtrémités osseuses , sont le siège hal)ituel du décollenieiit piphysaire.
Le développement d'une force considérable (W'ilson) st nécessaire à la production du décollement, des éfiihyses.
Une plaie avec issue de l'extrémité de la diaphyse oïncide quelquefois avec la divulsion de l'épipliyse. La éparalion de la solution de continuité se fait par un cal sseux.
Dans le décollement des épipliyscs, lorsqu'il n'y ;i pas e plaie extérieure, on observe les signes d'une fracture es extrémités osseuses (V. Fractures de l'extrémité IFÉRIEURE DU FÉMUR, etc.) . On sent une crépitation osseuse lus sourde que celle due à une fracture vraie (Bertrandi) ; Il mobilité des fragments, le gonflement des extrémités, idiquent la lésion.
Dans le décollement des épipliyses, lorsqu'il y a plaie ) Intérieure, on voit sortir la diaphyse dépouillée partielle- ' lent du périoste, qui en général est assez épais chez les
iijets dont le squelette n'est pas encore ossifié. Le décollement des épiphyses est quelquefois suivi d'un 3cès sous-périostique.
Thérapeutique. — On traitera le décollement des épilyses par les appareils à fractures ; le membre sera tenu ans l'immobilité, mais on fera exécuter des mouvements gers aux articulations, à partir du vingtième jour. . Fractures.
Si la diaphyse sort par une plaie extérieure, on la ré- .lira (Maisonneuve), en endormant les malades; si l'os it dépouillé de son périoste, ce n'est pas encore une )ntre-indication. On pansera d'abord à l'eau froide, puis •ec un pansement simple ; — on ne réséquera l'exlrélité de la daphyse sortie que cjuand on aura épuisé toutes s tentatives de réduction.
I On traitera l'inflammation, s'il y a lieu. I ÉPIPIIÏTES. Végétaux parasites qui croissent sur nomme, sur les animaux et sur les plantes. V. P^vrasi- SME.
■ ÉPIPLOCKLE. V. Éi'lPLOON [Hernie de Z').
ÉPIPLOITE PMLECWOîViEllSE (Pipelet, Goyrand). ne violence exercée sur l'épiploou, une contusion, une laie, une déchirure de l'épiploou, soit après une plaie de ■fibdomen, soit après une ligature de l'épiploou, soit après ne opération de hernie étranglée ou enllammée, engen- Irent un phlegmon épiploïque.
î'ne tumeur large sous la paroi abdominale antérieure, icn limitée^ donnant à la percussion de la malité, dou- •ureuse à la pression, s'accompagnant de fièvre, de frisons et de coliques , est un phlegmon généralisé de épiploon, qu'on ne confondra pas avec un obstacle au ours des matières fécales, à cause de l'absence de lymlanite et de l'existence des selles. — Un abcès de la paroi ibdominale ressemble beaucoup à une épiploïte ; comme ïlle il se meut avec la paroi. Les antécédents sont le neilleur élément de diagnostic. V. Abdomen.
Une tuméfaction, une rougeur et un abcès autour d'une lernie diagnostiquée antérieurement enléro-épiplocèle , 'stune épiploïte partielle. V. Hernies.
L'épiploïte phlegmoneuse se termine par résolution du "entre vers la circonférence; par suppuration, et un abcès ;e forme entre la paroi abdominale et l'épiploon, où une
Iluclualion évidente se fait sentir. (Juand l'aix^ès s'ouvre, le pus se fraye une voie dans l'intestin, auquel l'abcès s'unit par des adhérences, ou bien il coule dans le péritoine. Les épiploïles partielles dans les hernies s'ouvrent quelquefois au voisinage du sac. L'ouverture spontanée au dehors est rare en général, à moins qu'il ne s'agisse d'une épiploïte limitée en arrière d'un sac herniaire.
Tlirriipeutiqiie. — Comme la marche de l'épiploïte phlegmoneuse est très-insidieuse (tioyrand) , on appliquera au début, si l'on constate la tumeur, dix à vingt sangsues; mais dès que l'on soupçonnera la fluctuation, on incisera avec le bistouri la paroi abdominale couche par couche, ou l'on appliquera un cautère avec la pâle de Vienne. Le bistouri est préférable quand il y a du pus entre l'épiploou et le péritoine, il y a toujours des adhérences formées.
ÉPISPADIAS. La division congénitale de la verge à sa face supérieure, l'ouverture de l'urèthre sur le dos de
F'iii. 230. — Opération île IV'pispaJias, — A. LamLeau laiUé sur l'abiloiiion. — r>C. l ii lies lambeaux toiilL' latéralement sur la veiïe.
la verge, avec ou sans absence d'une portion de l'urèthre, constituent l'épispadias. Ce vice de conformation coïncide
Fi-. 231.— Opération do lepispailias. — T!i;. Lambeau abdominal rabattu MU' la vit;;.' et ivcnnvr'rt par les lambeaux latérau.x 0 et IJ'. — F.. Suture l'UL-bevillé.' r.Tmîssant les lambeaux latéraux au lambeau liC.
souvent avec une division congénitale des pubis et une exsirophie de la vessie. En génér,\l, dans ce cas, une gouttière creusée sur le dos de la verge représente h^ canal de l'urèthre.
ÉPIS
ÉPIS
Dans l'épispadias, lorsqu'il existe une porlion durètlire et un col de la vessie, récoulement de l'urine a lieu par jet. 11 y a incontinence d'urine si l'une ou l'autre de ces
Fi^^ 232 — Opijialion île réiiisp.ulin^, pmréilé île Nélnton. — A. Lnmlipan nlxlominal. — DC. Lambcan sorotni.
parties manque ; — la petitesse de la vessie coïncide souvent avec l'épispadias, et les malades sont obligés d'uriner souvent.
Thérapeutique. ■ — L'épispadias avec exslrophie de la vessie est au-dessus des ressources de l'art. Un appareil
ri?? 233. — I.e l.unlioaii abilomiiial. — K. Lambeau abilomiaal labaltii. — I>. [.aiiibeau serotal l'cmonté an-dessns (le la verge.
|iiolliétique, tel que la lioîle de Jurinc, ou mieux un l)allon de caoulciiouc avec un goulot aplati et maintenu par un bandage, seront appliqués, et on lavera fréquemment les parties avec un mélange d'eau et d'eau blanche pour prévenir l'érythème.
Les épispadias sans exstropliie de la vessie peuvent être traités par î'avivement simple des bords de la rigole (Dicffenbacli), mais cela est insuffisant; l'nutoplaslie aux dépens de la peau du prépuce (Bégin , Blandin) n'a pas réussi.
Pour faire l'autoplastie, un lambeau quadrilatère de la largeur de la verge et plus long qu'elle, est détaché de la peau de la région hypogastrii{ae 11 est appliqué sur l'urétlire, la face ctitanée formant paroi au con luit. Deux hiinbeaux laléraux sont taillés s\n- la verge de chaque côté de la rigole urélhrale et sont réunis par-ilessus le lam beau abdominal raballu Né'lalon), on bien un lambeiui du s cro-
tum en forme de bande et taillé de façon qu'il reste fixé au scrotum par ses deux extrémités ; on fait passer le pont au-dessus de la verge et du lambeau abdominal rabattu et
F'm. 234. — Les laMibenux sont réunis, on ne voit plus que le lanibeai s'-rotiil C.\), — (■'.. Snmie jilaei'e à demeure dans l'nrèthre.
uni à une porlion avivée des bords de la rigole urélhrale; trois points de suture avec des épingles réunissent le lani beau scrotal à la fois à la face saignante du lambeau abdO' minai et aux bords de la gouttière urélhrale (Nélaton) Cette dernière opération, mise en pratique plusieurs foi' (Dolbeau, FoUin, Foucber), a amélioré l'état des malades et il y a eu une plus grande facilité à relenir l'urine sani toutefois que, dans les cas où il y avait une absence df col à la vessie, l'incontinence ait cessé.
Lorsqu'on ne peut opérer l'épispadias, on aura recoiir, aux appareils prothéliques ou hygiéniques. Les bandage compresseurs appliquant la verge contre le pubis ne peu vent être tolérés; mieux vaut faire porter un urinai d gomme ou de caoutchouc adapté à l'urèthre au moye d'un bandage à ressort. . . ',
FPISPASTIQUE. Une substance qui attire à elle et qui, étant mise sur la peau, y pi'odnit de la rougeur, de la chaleur et tous les phénomènes de l'infianmiation, est ('[lif^pastiquê. On donne ce nom aux pommader qui irritent la surface des vésicatoires et qui entretiennent leur suppuration. Il y en a trois espèces : la pommade reiit, très-forte; la pommade jwï/He, d'intensité moyenne, qu'on emploie d'habitude, et la pommade blanche, qui est trèsfaible :
P La pommade verte se compose de canlbarides , 10 grammes; cire jaune, hO grammes; onguent populéum, 250 grammes, liquéfiés à une douce température.
2° La pommade jaune se compose de cantharides , 10 grammes; axonge, 250 grammes; eau, 30 grammes; cire jaune, huile volatile de citron, 1 gramme.
3° La. pommade bJandie se compose de cantliariiles , 10 grammes; d'axonge, 250 grammes; de cire blantlie, AO granimes ; de baume nerval, 5 grammes. Faites digérer au bain-marie les cantharides et la graisse. Filtre/ au papier dans un entonnoir chauffé et aromatisez avec le baume nerval.
Il y a d'autres épispastiqucs faits avec la montunle, avec Vérorce de gnrou, mais les pommades aux cantharides sont les pins employées.
ÉPISTAXIS. L'héniorrbagie nasale constilne It'fiiifaxi!>. et dépoiul de la pléthnre, che?. les enfants on chez
El'IS
ii liliics adullcs; de Vancmic dans rélat caeliectifiue de rlilorose el de quelques maladies graves ; de la dittso- 't 11,11 du sang dans les typhus, dans le purpura, xhuis le orbut et dans les fièvres typhoïdes (V. Nosohémies) ; ilin des contusions et des corps étrangers du nez.
Une épistaxis accompagnée de fièvre et de stupeur inonce presque toujours ime fièvre lyplmde.
L'épistaxis qui se produit en même temps que des taches niorrhagiques de la peau ou d'autres liéniorrhagies des iiqueuses caractérise le purpura et le scorbut.
jjUne épistaxis dans la jeunesse, au milieu de la bonne itité, est un signe de pléthore.
Les épistaxis qui surviennent dans le cours des maladies Ironiques révèlent un état cachectique très-grave, peut- '.e une maladie du foie (Monneret).
L'abondance d'une épistaxis peut faire périr le malade.
L'épistaxis régulièrement intermillenic , comme la (fjvre, annonce un état pernicieux.
Théra2:>euti(jiie. — Dans le traitement de l'épistaxis, le 1 decin doit tenir compte do l'âge, de la constitution des ets, de la nature de l'hémorrliagie, enfin de sa cause i.'llc ou seulement probable.
i '11 y a des cas où le médecin doit laisser aller l'épislaxis ttz les iiommes réellement pléthoriques, lorsqu'ils éprouïjit d'ailleurs des symptômes de congestion sanguine pour iquels une saignée serait habituellement jugée nécese. — Quand l'épistaxis n'est pas trop abondante, il faut c laisser aller cl considérer l'accidenl comme un cifoi'l ireux de la nature. Ainsi doit-on faire dans la jilélhore, is l'épistaxis supplémentaire des hémorrhoïdes et de la nstruation.
e traitement de l'épistaxis est quelquefois local, cpiand le liémorrhagie est le résultat d'une cause toute locale, ime serait la présence d'une ulcération, d'un polype ou ne affection cancéreuse des fosses nasales, •'une manière générale, ({uand l'épistaxis est peu abonte, quelle que soit sa cause, il n'y a aucune médication li opposer; mais quand elle est considérable et qu'elle iblit les sujets ou compromet leur existence, il con- U de l'arrêter au plus vile. .
)ans l'épistaxis, les sujets doiv. nt rester debout ou s, la tète levée, de manièie à pouvoir compi'imer avec I oigtla narine par où sort le sang. — A la compression celte narine on peut joindre l'élévation verticale du 5 correspondant (Négrier). La couqîressio)i de la caroprinn'tive un instant soutenue réussit également bien [s celte cii'constance.
llvec ces moyens il faut, quand l'épislaxis se prolonge, Dser les malades à l'air el au froid, faire des applicas d'eau froide, de glace ou de vinaigre sur les narines, le front ou sur quelque autre partie du corps, le dos l î quelques sujets, le scrotum ou les mamelles chez d'jitres.
'es lotions asliingentes dans les nannes avec l'eau V «grée, avec Tenu de Habel et quatre fois sou poids d|m, avec une solution de sulfate d'alumine ou de sulfate or avec U grannnes pour 100 grammes d'eau, sont loyées avec avantage contre les épistaxis. hverses médications internes, telles que les boissons adles, — le tannin, "20 à 30 centigrammes, — le seigle ei|)te, 50 à 60 centigrammes en vingt-quatre heures, ete employées contre l'épislaxis avec des résultats -divers. •
es ventouses sèches au creux de l'estomac , ou la
EPIS
grande ventouse .Tunod , qui permet d'y enfermer le membre inférieur tout entier, déplacent momentanément une telle quantité de sang, que cela suffit souvent pour arrêter les épistaxis trop abondantes.
Chez les sujets dont l'hèmorrhagie résulte d'une cause mécanique, c'est-à-dire d'un obstacle à la circulation dans le cœur, dans les gros vaisseaux, dans les veines, par l'oblitération de la veine porte, la saignée peut être utile, nécessaire même pour désemplir le système circulatoire et pour faciliter la circulation du sang. Elle peut être remplacée par des sangsues, selon l'occasion; mais les faits de celte nature sont rares.
Chez le plus grand nombre des malades, l'applicalion du perchlorure de fer à ko" sur des boulettes de charpie placées dans les narines suffit pour coaguler le sang d'une façon capable d'arrêter l'épistaxis.
Quand après l'usage de tous ces moyens médicaux l'épistaxis se prolonge et qu'il devient indispensable de l'arrêter, il ne reste plus qu'un moyen à mettre en usage, c'est de pratiquer le tamivmucment des fosses nasales en avant el en arrière, au moyen de la sonde de Belloc. Si l'on n'a pas de sonde de Belloc, on fait le tamponnement des fosses nasales avec une tige de baleine flexible, de saule, de genêt décortiquée, à l'extrémilé de laquelle on fixe le fil à introduire dans le pharynx. V. Tamponnement des