COMPRESSION
Tontes les fois qu'un malade a une lièvre ty|ilioide cl adynamique grave, on doit toujours surveiller la région , sacrée pour empêcher la production des eschares.
J,a rougeur de la peau et son érosion, ou la présciiri' d'une pustule d'eclbyma suivie d'ulcéralion, annonn'iii l'apparition des eschares.
Tlirrupeutii/ue. — Changer le linge el laver le >ii . cliatpie fois que les malades atteints de fièvre lypiio'idc oui eu une évacuation, mettre un co'.tssin de caonli liouc ou di' lialle d'avoine percé d'ungrand Irou au niveau du sacnun voilà les moyens d'éviter les eschares de la région sacn i
Il faut encore faire des lolioiis sur les fesses avec le vif aromatique ou le vin de quinquina saupoudrei' le sicfti avec do la poudre de lycopode, et, quand la peau rou!;' et menace de s'ulcérer, on devra recourir aux application d'un morceau de baudruche gommée, renouvelée tons l<' | joui's. I
E.s|Ji;
Une fois l'escliai'e faili;, les ajiplitiilions île poudre de iuquiria, de sons-uilrate de l)i;imiUli ou de charbon, et les jiiiprcsses imbibées de coaltar saponinc, sont très-utiles. Une plaque de diacliylou recouverte d'une couche de 1 lodion é]asti(iuc sur la partie malade peut arrêter la migrènc qui se produit dans les fièvres, au jiiveau du •Lruni et des trocliaoters C'est dans le même but qu'on It coucher le malade sur un matelas d'eau, ou que l'on jice la partie ulcérée siu' un coussin d'enu (Arnott) . Ce «yen est vraiment d'une efficacité merveilleuse. Itans les phlegmasies aiguës c-t dans les fièvres, on peut :ore éviter les escliares en couchant le malade sur une
plisse vessie de porc hnmiile.
é r(Mi)p!ie d'air ou
l.e même moyen sert aies guérir, car i! suffit de nu'ttrc il 1- la vessie une solution de créosote, de tannin ou d'acé- I: ■ de plomb, qui, par exosmose, agit sur les plaies du
s i-liU"!.
i 'our éviter la putréfaction des vessies, il est bon de les 1: r macérer, au préalable, dans ime solution de fannin. (bltolini.)
E§CBï,iKîFic.&'8'io."v. V. Cautkhisation.
Ï1'^sclSt.9LSêOTIl^il,'E. V. Cautérisation caustique. SC'OULOLiïSRE (Aude). Eau sulfureuse sodique, ) degrés* SIKKIME. Matière crislallisable extraite de la fève de bar, dont elle a les propriétés. V. Fève de Calacap..
ÎSPKCES MÈIsacSÎ^'âLES Mélanges de plantes préées pour la confection des tisanes.
y a : les espi}œs aiiiéres (feuilles de germandrée, mités de petite centaurée et d'absinthe); — les ce.s ri:niiifu(j(iS (lanaisie, absinthe, camomille); — les r« aromatiques (sauge, thym, serpolet, absinthe, pe , menthe) ; — les espèces astringentes (grce, historié, tormentille) ; — les espèces pectorales uve, tussilage, coquelicot) ; — les espèces diurétiques ;inq racines de petit-houx, d'ache, de fenouil, de persil 'asperge ; — les espèces èinollieiites [imime, guimauve, étairc et bouillon-blanc) ; — les espèces bèi-ltiques ou ts pectoraux de jujubes, de dalles, de figues cl de ins secs; — les espèces sudorifiques de bois de gaïac salsepareille, squine et sassafras ; — les espèces èraircs ou tJié suisse, etc., etc.
SÈ»IIIT. En thérapeutique, ce mot s'emploie pour gner l'ff/coo/, certains al'-oaJuts, certaines huiles essenus et divers produits liipiides de distillation, considérés mêle principe des corps. — C'est un terme j)eu usité tend à disparaître.
sprit, nom commercial de l'alcool. - - Esprit acide. it obtenu du bois ou du papier par distillation. — ■it alc(din. Gaz ammoniac. — Esprit de corne de cerf. Se 5-carbonate d'ammoniaque inqiur, à l'état Vuiuide. — rit de coriu! de cerf. Sous carbonate d'animonia(jue eux. — Hsprit de fourmis. Acide formique. — Esprit de 'wius. Deutoclilorure d'étain. — Esprit de grain. A|iol tiré des céréales. — Esprit de Mindererus. — Acéd'ammoniaque impur. — Esprit de rdtre. Acide niue faible. — Esprit de nitre dukifiè. Alcool nitrique. Esprit fumant. Acide nitrique concentré. — Esprit de Acide chlorhydrique. — Esprit de sovfre. Acide sulux. — Esjirit de saccin. Acide succini([ue. — Esprit ysfre. Acide cai'bonique. — Esprit de vinaigre. Acide adlique concentré. — Esprit de vitriol . Acide sulfurique e. — Esprit volatil. Sous-carbonate d'ammoniaque.
puenaut de la distillation des matières anunales, telles
que le crâne humain, la coi'ue de cerf, le crapaud, la vipère, etc.
Ef»<l>mLLES. Portions détachées d'un os à la suite d'une h'aclure ou d'une contusion. V. Ff.ACTUKEs compliquées. Plaies par ahmes a veu, et Ceiaveau {Plaies du).
Thérapeutique. — Toutes les fois qu'il existe dans une plaie une esquille libre et dépourvue de périoste, il faut l'enlever.
IîS<UL'mMF«€IE. Nom jadis donné aux angines tonsillaires, suivies ou non d'abcès de l'amygdale. V. Amygdalite.
E.S<ÎHJIi\E. V. S(iUlNE.
ES^SEXCES. Les essences, jadis appelées huiles essen- Hcllcs, sont des liquides volatils n'ayant aucun rapport avec les huiles ou les corps gras. — 11 y en a trois espèces: 1° les essences hydrocarbonées ; 2° les essences oxygénées , et 3° les essences sulfurées. — Elles sont plus employées en parfumerie qu'en médecine. Parmi elles se trouvent l'essence de fleurs d'oranger ou néroli, — l'essence de roses,
— d'anis, — de basilic, — de romarin, — de menthe, — de bergamole, — de citron, — de cédrat, — de fenouil,
— d'absinthe, — de tanaisie, — d'amandes amères, — de moutarde, — de cannelle, — de girofle, etc.
EOTBSî®BïÈ:^E (Lupus de la vulve). Une affection tuberculeuse des grandes lèvres envahissant la peau voisine, puis le tissu cellulaire, détruisant en surface ou en profondeur, ou produisant encore une hypertrophie du derme, est un esthiomène de la vulve; beaucoup des estliiomènes sont des chancres phagédéniques. Les eslhiomènes ou hqnis de la vulve sont très-rares.
L'hypertrophie de la vulve doit être rapprochée de l'éléphanliasis de la vulve (V. Eliîpiiantiasis). Elle tient à la fois du lupus sçrofuleux et du cancroïde. Elle procède du teuqjéramenl sçrofuleux (Iluguier).
h'rsthiomène superficiel serpigineux se présente sous forme de tubercules rouges violacés, peu saillants, arrondis, disséminés ou confluents, insensibles au toucher, provoquant seulement un sentiment de cuisson et finissant par présenter une ulcération à surface greiuie connue du velours. Le mal se propage par formation de nouveaux tubercules ou par l'extension de l'ulcération.
L'estiiioniène superficiel érythcniateux (r)iett, Iluguier, A. Guérin) est caractérisé par un petit boulon qui ne tarde pas à se transformer en plaques lamell«uses, d;; rougeur foncée, formant une tache qui s'agrandit à la circonférence pendant que le centre se guérit. La partie alTectée ressemble à une cicatrice de brûlure au troisième degré, i\v produisant ni douleurs ni démangeaisons, si ce n'est au moment des règles.
esthiomène rongeant, ou détruisant en profondeur, débute par un gonflement douloureux de la peau, suivi d'ulcérations ipii gagnent en lu'ofondeur au-dessous de croûtes qui se sont formées à la surface de l'ulcère.
Cette description de Iluguier est vague, et il y a des doutes à avoir sur la réalité de ce mal.
L'esthiomène rongeant de Iluguier , A. Cuérin et Cazenave est un véritable chancre pliagédénique ou un cancroïde.
La marche de l'esiliiomène rongeant peut être tièsrapide (Cazeiiave), et c'est surtout sur la nuitiueuse vulvaire que s'observe celte rapidité de développement ; dansce cas, l'ulcère, en se développant, dissèque les parties profondes, les muscles et même les os.
Le fond des ulcères consécutifs à l'esthioDièue rormeant