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est formé par des lissiis Ijlafards violacés, cnlourés de bords durs.

Dans resthiomène rongeant, la douleur semble céder à mesure que le mal se développe ; cependant des douleurs Irès-vives se font quelquefois sentir (A. Guérin).

Dans Vesthioméne avec hypertrcrpJiic, ou bien le derme est épaissi seul, ou bien ce sont les tubercules qui sont saillants ot comme fongueux et qui reposent sur une jieau molle, flasque et violacée. Les ulcérations se développent lentement; il s'y forme des végétations fongueuses.

Cliacune des formes de l'estbiomène ne diffère que par la marclie de l'ulcération, sa répai'ation et l'élat de la jtecàu au voisinage de l'ulcère.

Le caractère général de Festliiomène est une production de blastèmes tuberculeux tendant à l'ulcération.

Un cbancre induré diffère de l'estbiomène parce qu'il est babituellement bien limité. Un cbancre pbagédénique a des bords décollés sans induration delà peau voisine, et le fond de cet ulcère est grisâtre et ne végète point; l'estbiomène rongeant n'envahit guère le tissu cellulaire, le ciianci'c pbagédénique délruit tous les tissus (Huguier, A. Guérin). L'existence de scrofidides chez le sujet révèle la nature de l'cstliiomène. D'ailleurs la teinte violacée des scrofulides est très-distincte de celle des syphilides, qui ont ime coloration cuivrée ou de iand)on fumé.

Le cancer de la vulve, comme l'eslbiomène rongeant, a des bords durs et il est accompagné d'engorgements ganglionnaires, mais le cancer est douloureux et donne issue à une sanic infecte; il marche vite et retenlit sur la santé générale en produisant la cachexie cancéreuse. L'eslbiomène, au contraire, n'engendre généralement que de la cuisson, ne se généralise pas, mais il peut rester incurable.

Thprapeiitiqiif:. — Ou n'a pas pour la vulve, comme pour le visage, l'obligation de ne point employer de traitements qui laissent des cicatrices.

Contre les esthiomènes profonds, avec altération du derme et ulcération des tissus, on détruira dès le début les tubercules avec la pâte de Vienne laissée en place un quart d'heure ; ou bien, après avoir produit une érosion de la peau, en laissant la pâte de Vienne 'deux ou trois minutes en place, on applique la pâte au chlorure de zinc faible : une partie de chlorure de zinc pour quatre de farine, et on la laisse dix à dix-huit heures en place. — La pàtc arsenicale est assez bonne lorsqu'il y a un commencement d'ulcération, mais elle n'est pas plus avanlageuse (|ue le chlorure de zinc. — Le nitrate d'argent, le ihirale icidede mercure, l'huile animale de Dippel, (|ui n'est jdus employée, ne cautérisent pas assez jn-ofondémcnt; il en est de même de la pommade suivante :

Axon^o.

Snlilinir

ifl.

Ces caustiques faibles sont seulemrnt des modificateurs de la vitalité de la peau.

On cautérisera avec le fer rouge les esliiiomènes serpigaicux, a défaut de pouvoir appliquer les caustifjues.

L'ablation des parties ulcérées avec le bislouri (Huguier) n est applicable que quanti le mal est assez bien limité à une gi'ande lèvre. Celle opération radicale a élé suivie de succès.

Contre les eslbioménes superficiels on appliquera pendant dix minnics |;i poiumade suivante en très-petite quanlilé :

niinilrive lie ino«Mii-e )5 «im,,,,,,,,

Uuilc il'uniiiriilf's ilonci's. ... ' lô ^ iil

Sous son'inlUience, les parties se tuméfient, deviennent douloureuses, et quelquefois il y survient un érysipèle qui, sans être toujours la cause de la guérison, est une révélation de l'action énergique du médicament.

On traitera la diathèse scrofuleuse par les moyens ;ippropriés. Les malades habiteront la campagne et auront recours en été aux bains de mer, en hiver aux bains sulfureux artificiels, lin été, les bains d'eau minérale sulfureuse seront d'un bon usage. V. ScROFUU'..

ESTaS10Ml";XK DU SCKOTU.W (GaNCEK des 1',A)10- NEUUS;. V. SCUOTUM.

ESTOMAC (Maladies de ),'). L'estomac est le siège d'un grand nombre de maladies : — Viiiflainmatinn aiijiui ou rhroniqai' (V. (Iastuite) ; V hnnorrlunjti; iiitmif (V. (j;\s. TROniiHAGlE) ; Vuko'iition clironiijue , les fistalcs ; le fliu .se;'^'*w ( V. Gastroruhée) ; \e fliu (lazeux (V. ÉuucTvrjftv, Dvspei'Sie); Vliypertroplde avec ddatation , le rdiunllm. meiif, la rupture, le cancer ou VcpithvUoma (V. cis mots, etc.) ; — les vomissements nerveux; — le Iioqud, cU,.

En outre des causes physiques, telles (|ue les poisons d les purgatifs, les aliments stinndants ou ùcres et les boissons excitantes, les influences morales dépressives qui troublent la digestion, altèrent le sang cl dérangent les fondions nerveuses, sont les causes ordinaires des ladies de l'estomac.

La douleur épigastrique, avec ou sans tiraillement brûlure, avec dyspepsie, vomiturilions ou vomissemcnis, sont les symptômes d'une phlegmasie aiguë de l'estomac

La langueur, la tristesse, et la mélancolie quelque! poussée jusqu'au suicide, accompagnent babituellemi les maladies chroniques de l'estomac.

La diète végétale et lactée doit être la base du Iraitemi des maladies organiques de l'estomac, tandis que la dii animale et les préparalions toniques ou ferrugin(Mis( au contraire ce qu'il y a de mieux à conseiller dans les ii I ulies nerveuses de cet oi gane.

Esioniac [l'ancer de V). V. Cancek.

E»>(oiiiae {Concrétions de /'). Des concrétions calcai: se forment quelquefois dans l'estomac, et sont formées par un petit calcul biliaire ou par un corps étranger venu dehors, qui, servant de noyau, se recouvre de cou organiques et calcaires (Borclli, Bdger, Garnier, etc

Les concrétions de l'estomac, ovalaires, arrondie gueuses et blanchâtres à l'intérieur, jtèsent de 10 à 100 cl 120 grammes.

Il est impossible de reconnaître les concrétions de 1 estomac pendant la vie, et elles donnent tour à tour lieu ii des phénomènes de gastralgie et de dyspepsie sans qn'mi puisse en reconnaîire la cause.

Estomac (Curpn lirnnfirrs de f). V. CoRfS Éin ^Nr.F.n-

ni! TI RE mr.ESTIF.

Estomac {Einhnmts d( /']. \ . EMitAl^nAs (.A: ruMii i'. E<«ioiiiae {EpithéJiivrid de /'). V. Caxceu.

Estomac (Fistiites df /"). Le> plaies de resloi) (Schenkin=, Foubert), quelquefois l'ulréralion chroniqul simple (Bineau) ou une lésion (U'ganiipie de ce viscère, H' abcès consécutif à l'alléralion d'une côte, ouvert à la fm au dehors et dans l'estomac, donnent parfois naissance une fistule stomacale.

Loi sque l'eslonjac est ouvert par une blessure, il COI i I racle des adhérentes avec la paroi abdominale et l'ouvei i lure de la phiir ne se lei nie pas, ou bien un abcès enkysl'

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u périloiac .si; l'orme au niveau de la plaie de l'estouiae t vient s'ouvi'ir à l'exlérieur.

Lorsqu'à la région de Tabdomen coi respoodanl au siège e l'estomac existe une ouverture irrégulière, tapissée ar un épitliélium, donnant issue à un mucus à réaction eide, contenant de l'acide lactique (Glievreul, Leuret et assaigne), un bipliosphate acide (r)londlot), au moment es repas, puis à des matières alimentaires et à des boisons, peu de temps après leur déglulilion, c'est une fistule î l'estomac.

L'estomac ouvert par une fistule se rétrécit, et ne ut supporter les aliments, même en quantité trèsinime, sans faii'e éprouver au malade des douleurs gasques quel((uefois très-vives.

L'écoulement des matières alimentaires détermine (juelicfois un eczéma au voisinage de la fistule, autour de la iqueuse qui fait quelquefois hernie ; mais, dans certains s {de IJeaumonl), une sorte de valvule s'oppose au pasge des aliments au dehors, et l'écoulement dos matières mentaii'es est arrêté.

Thérapeutique. — Dés le début, il faut obturer la fistule 3C un bandage : c'est un moyen jialliatif ((ui aura pour ( et d'empêcher la rétraction de l'estomac ; — ensuite donnera à manger aux malades, peu à la fois et souit. — I>a compression sur la fistule, un pansement siple (Lesserré), ont guéri des fistules consécutives à (li plaies.; — L'oblitération avec un morceau de vessie porc, ou avec de la baudruche collée autour de la plaie lok), a également été suivie do guérison. l'our des cas de fistule récente, l'avivement des bords la plaie et la suture ; — l'autoplastie (A. Bérard), avec amboau de peau emprunté aux parties voisines, par la liode indienne, peuvent être ju'oposés, mais ils n'ont nce de réussir quo si l'estomac n'est pas contracté et ait à une très-pelile cavité. Dans ce cas, les douleurs ;s, l'impossibilité de supporter les aliments, obligeraient établir la fislulo.

".^(oiuac [Flux de f). V. Gastroiïiuiée.

il^stomac. UiuufleiKent de V). Dans le cours do l,i gasic provoquée par la chlorose ou l'hystérie, dans la ralgie simple, dans la dyspepsie flatulente, dans la gasaiguë ou chronique, dans l'ulcère simplede l'estomac ans le cancer gastrique, l'ingestion des aliments est ent suivie de gonllement épigastrique dû au déveloplent des gaz dans l'estomac. C'est la pnoumatose gas-

Lie (V. DVSI'IÎI'SIIL I t.ATULlîNTE.

a pneumatoso gastrique produit des étouflomonls et spasmes qui obligent à desserrer les vêtements et qui sndrent des éructations inodores ou nidoreuses.

'hérwpeutique. — La macération de quinquina ou do ssia ainara, une bouteille par jour; — l'extrait do -la poudre de magnésie calcinée, 50 centigrammes ; oudrc de charbon, 1 à 2 grammes, et la ])oudre d'yeux revisse, sont ce qu'il y a de mieux à employer contre éveloppeniont des gaz de l'estomac. V. CAt^MiNATiis, TUOSITÉS et DVSPEI'SIE.

Ssioniac {Uéimi-i'linijk de /'). V. (jASTHOniillAi.lt, uu lATÉMÈSE.

i;$4omac {Injiaiitiiuilvju aiijut ASTRITE.

et <:hiniiitpie de f).

Moinac [Lémus tviuunatlqiics de /'). Les plaies pcantes de l'abdomen qui intéressent la région épigas- 10 et la région de l'hypochondre gauche sont celles

où l'estomac peut être blessé. — La distension de l'estomac, portant cet organe on bas et on avant, est la condition favorable à la formation des larges plaies de ce viscère. — l/obli(juité et la direction de l'instrument vulnérant peuvent êiro telles cpio l'ostomac soit blessé, dans un cas de plaie d'une région de l'abdomen éloignée de l'estomac.

Une plaie étroite do l'estomac et oblitérée par une hernie de la muqueuse peut passer inaperçue ou n'être soupçonnée que d'après des vomissements de matières alimentaires ou do nuu'osités teintées de sang.

L'estomac ouvert par une vaste plaie vient quelquefois faire saillie h travers l'ouverture de l'abdomen, et la plaie est diagnostiquée immédiatement par l'écoulomont de chyme reconnaissablo par l'examen chimique et l'examen microscopique, par les vomissements d'aliments et de sang, souvent par le hoquet au moment de l ingestion des boissons.

L'anxiété, le refroidissement, les horripilalions, las\ncope, existent dans les plaies de l'estomac comme dans les plaies de l'abdomen en général.

Comme dans les plaies pénétrantes de l'abdomen ol dans celles des intestins, il y a des vomissements qui peuvent n'être que sympathiques ; le vomissement n'indique une plaie de l'estomac (pu' quand il y a du sang dans les matières rejetéos.

L'écoulement de chyme peut appartenir aussi bien à une plaie de l'intestin grêle qu'à une plaie de l'estomac; mais l'issue dos aliments non digérés, si l'on administre une gorgée do boisson colorée avec un peu de lait, l'issue du liquide par la plaie quelques secondes après son ingestion, sont caractéristiques d'une plaie de l'estomac.

L'exjiloration de la plaie avec le doigt est un élément de diagnostic qu'on ne doit pas négliger, mais qu'il est dangereux de prolonger.

Les plaies de l'estomac sont ordinairement compliquées : 1° d'épanchement de matières alimentaires dans l'abdomen; 2° de péritonite suraigiio ; 3" de gastrorrhagie, lors [u'une des branches des artères gasiro-épiploi'ques qui rampent entre les tuniqiuis do l'estomac a été cou])ée. Pans ce cas, l'hémorrhagie peut être considérable (Coghlan), et des sueurs froides, de la pàleui', dos syncopes, des vomissements abondants de sang ou l'écoulement par la plaie quelquefois, indiquent l'hémorrhagie interne.

Dans les plaies de rostomac, la syncope sans hémoriliagio est une complication due sans doute à la blessure des nerfs do l'organo et d'une bi'ancho du jinouinogastiiquo en particulioi' ^^A. Dérard).

Les plaies de l'estomac se produisant do dedans en dehors, par des corps étrangers avalés, des aiguilles, par exemple, résultent de simples piqûres qui sont généralement sans gravité cl qui n'ocrasionnoni pas d'accidents. \'. PeUI'^ORATION.

Thérapeutique. — Si les malades viennent de manger, on videra rcslomac avec la pompe (osophagiennc, c'està-dire avec une seringue bien calibrée munie d'une sonde œsophagienne.

Les )ietites plaies n'exigent pas d'autre traitement que le repos et la diète absolue, et les malades no boiront ijuo quelques cuillerées d'une boisson froide. Il ne faut pas chercher alors à vider l'estomac; un vomitif (Boyei') est plus dangereux qu'utile.

L'no largo plaie sur laquelle il est facile d'arriver, sera

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réunie par une suture de Gely (V. Plaie des intestins). Si la plaie n'est pas accessible, débrirler la plaie de l'abdomen, et aller à la reclierclie de la solution de contimiilé de l'estomac, ne doit être tenté que quand la plaie stomacale est large et quand le doigt a pu préciser son siège.

Les aiguilles qui ont blesse Festomac seront extraites lorsqu'elles se présenteront au-dessous de la peau.

Co)ilre l'épancbemenl de matières alimentaires (V. AnnOMEN, F.pniichements de V) et la péritonite qui en est la suite, on appliquera vingt à quarante sangsues sur l'abdomen, puis un large vésicatoire volant.

Contre l'iiémorrhagie, on donnera de la glace à sucer, on appliquera des compresses froides sur l'estomac. Une potion avec du campbre, ou mieux de l'alun ou de l'eau de Rabcl, seront administrés.

lùin r>00 gi'auuiiea.

ICau (le liahfl lui iil.

A prendre par cuillerée après chaque vomissement.

Alun, Il à 8 grammes dans une quantité suffisante d'eau, àprendre après un vomissement de sang. (Cogbian.)

Contre la syncope, on emploiera les révulsifs cutanés, les sinapismes aux extrémités, les applications du marteau de Mayor sur la poitrine.

Une plaie sur mie portion herniée de l'estomac réclame une suture et la réduction.

Plaies par arme à feu de l'estomar.. Presque toutes les plaies d'arme à feu de l'estomac sont mortelles, soit au moment même de l'accident, parce que l'organe a été largement perforé et qu'il y a épanchement dans l'abdomen, soit plusieurs jours après, au moment de la chute de l'eschare produite par la balle (Lowiilard).

I/'eslomac blessé pendant qu'il est rempli de matières alimentaires donne lieu à des accidents qui entramcnt presque toujours la mort.

Lorsque, dans une blessure du ventre, l'estomac n'est pas iuimédiatenujnl ouvert, il peut adhérer au péritoine, et les chances d'un épanchement disparaissent.

Malgré de grands délabrements, on a vu des plaies par arme à feu de l'estomac guérir (de Beaumont). Dans ce cas, il y a une fistule consécutive.

Thérapeutique. — Une plaie par arme à feu sur uu estomac liernié ne doit pas être réunie par suture, on laissera l'estomac dans la plaie, et l'on attendra.

Il ne faut pas débrider les plaies de l'abdomen pour aller s'assurer s'il y a perforation de l'estomac; les signes d'une péritonite surniguT' en disent assez, et des adhél'ences ))euvenl s'établir.

Une petite balle qui a pénétré dans l'estomac fait une )ilaie qui peut être oblitérée par une hernie de la muqueuse; il est inutile d'aller à la recherche du corps élranger; la balle peut être rendue avec les selles tôt ou lard.

Uupture de Vestomac. Une compression exercée sur l'alnlomen par un corps lourd, tel que le passage d'une roue de voiture ou le choc d'un boulet, peut produire une rupture do l'estomac. — Une petite rupture peut è(re oblitérée par une hernie de la muqueuse, tandis qu'une large ouverture permet aux liquides contenus dans l'estomac de se répandre dans le péritoine. Un vomissement teinté de sang dans le premier cas, des vomissements sanguinolents et les signes d'une péritonite suraiguë dans le second cas indiquent la rupture de l'estoniac.

Les ruptures spontanées de l'estomac sont des pcifol'rtlions (V. ce mol). V. EsîoftiAc (U/cwre.s et Caucemde V).

Thijritpriitiqiir. — Le repos et la dièle absolue sont

nécessaires dans le cas de rupture tle l'estomac; — on traitera ensuite les complications, l'hémorrhagie et la péritonite suraiguë, comme pour les plaies de l'estomac.

Si l'estomac est plein, on le videra avec la pompe œsophagienne.

JisiomnQ [BitmoUissement^le V). On a jadis considéré comme ime maladie spéciale le ramollissement gélatiniforme et le ramollissement blanc de l'estomac trouvé sur les cadavres de ceux qui, durant leur vie, avaient offert des symptômes de gastro-entérite, sans se douter que ces ramollissements n'étaient autre chose qu'une altération cadavérique due à la digestion artificielle des parois de l'estomac par le suc gastrique.

Tout individu bien i)orlant (jui meurt accidentelleiBPfi/ eu pleine digestion, présente, vingt-quatre ou quarantehuit heures après sa mort, un ramollissement cadavémfK et quelquefois une perforation de l'estomac dans la pavfe la plus déclive de l'organe (Ilunter, Carswell).

Tous les symptômes attribués au ramollissement ilc l'estomac doivent être rapportés à la gastrite aiguë et à la gastro-entérite, qui sont les seules maladies à conservw sur le tableau nosographique. V. Gastiute aigi'E et Es-

TÉROCOLITE.

Eistoniac (r/cere de /'). Sous le nom de (jastrite chunique ulcéreuse, on décrit souvent l'ulcère chronique simpk (Cruveilhier), ou l'ulcère perforant de l'estomac (Rokilansky). V. (Gastrite chronique.

L'ulcère chronique simple de l'estomac n'est pas aulit chose qu'une gastr-itc folliculeuse chronique terminée par ulcération d'un ou de plusieurs follicules.

Il n'y a ordinairement ([u'uue seule ulcération de l'cilomac; mais, par exception, il peut y en avoir plusieurs et elles occupent de préférence le voisinage du pylore.

Large de 2 à 5 ou 6 centimètres, entouré de Iw' inégaux, coupés à pic, limilant un fond grisâtre, » induration, l'ulcère chronique simple de l'estomac diffèi' de l'ulcération cancéreuse par l'absence de végélalionsm de fongosités, et par le défaut d'induration du tissu cellu laire sous-muqueux. |

L'ulcère simple chronique de l'estomac peutdétOTei toute la paroi de l'organe et communiquer avec les viscères voisins ou la cavité péritonéale.

Tous les âges sont exposés à l'ulcération chroiiiqn' simple de l'estomac; mais les périodes de 20 à 30, de 3^1 à [[{), de /lO à 50, de 50 à 60 et à 70 ans sont également mal partagées sous le rapport du développement de ccll' maladie.

Les femmes sont deux fois plus sujellesque h'sliomin' à l'ulcération chronique simple do l'estomac.

L'ulcèi'e simple chroni([ue de l'estomac se développ 1 sous l'inlluence des mêmes causes physiques et morali auxquelles on doit rapporter la gastrite. ,

Dans bien des cas d'ulcération chronique simple del'e i lomac, la maladie est Intente, il ne se produit aucun syr ptôme qui révèle sa présence, et ce n'est qu'à l'autop*^ qu'on reconnaît la lésion gastrique.

De l'inappétence, de la tristesse, de la dyspepsie; il douleurs épigastriques augmentées par la pression ou i la digcsiion et compliquées de douleurs interscapulaire une sensaiiou de brûlure, de crampe et de rongemciil l'estomac; des aigreurs, des nausées, des régurgilafioi des vomisscmenls d'eau, il'alinienis ou de sang; de

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