EN OS
i';\opii'rnAi.MiQiiE(GoîTr,|ij . V ciTuMioïot:,
EXOS'I'OSE, Production anormale de lissu osseux sur un des os du corps,
Les exosloscs qui naissent en verlu d'un excès de développement d'une extrémité osseuse aux dépens du cartilage d'ossiflcalion intermédiaire à l'épiphyse et à la diapiiyse, sont les exostoses épiphysaires (Rncrhaave), ou les exos-- (oses osiéûgéniques (Rroca, Soulier).
Les exosloses qui sont formées à la suil(^ d'un di'Tollcmentdu périoste et d'une organisation des sucs épanchés, sont des périostoscs ou exostoses cicatricielles ou plastiques ; ostéophytes (Cruveilhier).
L'ossification partielle ou totale d'un enchondrome, enire le périoste et l'os, constitue une exostose osléocartilagineuse (Cruveilhier) .
Toutes les exostoses ont la structure fondamentale du tissu osseux, soit du tissu compacte, exostose éburnée, soit du tissu spongieux, exostose spongieuse.
Les exosloses siègent sur Ions les os, mais de préférence sur les os longs et les os du crâne (fig. 238).
ri^. — Exostoses multiples des os du erfme et di- hi faee. — On vftit que ees tumoues sont presque syutéti'iriuos et que quehpies-uiU'S sont exuetemoiit liuiitées par les diverses sutures de la face et du cràue. (Nélatou.)
Les exostoses ostéogéniques sont pres(|ue toujours symélriques et occupent l'extrémité d'un os, tandis que les exosloses osléo-carlilagineuses et les exostoses plastiques se développent partout où il y a eu une contusion, une inilauuualion ou un décollement du périoste par une cause variable.
La scrofule, la syphilis, sont les maladies générales qui favorisent le plus ordinairement le développement des
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exostoses;, mais riiéiàlilo (Royer) n'est pas (■Iraugère ;i leur profliiclion.
Une tumeur d'une dureté osseuse, immobile, indolente, sur laquelle la peau saine se meut avec facilité, ne gênant pas les mouvements, à moins qu'elle n'ait un grand volume, est une exoslose.
Dans l'exostose, les douleurs sont rares, excepté dans le cas de syphilis, où l'on observe des douleurs nocturnes. V. Syphilis.
Les exostoses se développent toujours avec lenteur.
Ld coniprèssion exercée par une exostose sur les parties molles détermine quelquefois la formation d'une bourse séreuse sous-cutanée ou sous-muscnlaire.
-Souvent l'exustose déplace les organes voisins, sépare des surfaces articulaires (brescliet), comprime un conduit (V. lliîTENTiON d'urine), rétrécit Une cavité (V. DvSTOCiii).
La j)lupart des douleurs causées par une exostose un peu volumineuse sont dues à la compression des nerfs.
L'œdéme des membres est assez rare dans les exostoses qui siègent au niveau de leur racine.
Les exostoses sont quelquefois compliquées d'inflammation de la peau, soit à cause de la compression exercée sur celle-ci de dedans en dehors, soit à cause de coups et de violences sur la tumeur.
Les bourses séreuses qui recouvrent les os sont susceptibles de s'enflammer.
On a vu les exostoses se nécroser et être éliminées par la suppuration (A. Cooper).
Une exostose peut être confondue avec une lumeui' fibreuse ou avec un enchondrome, en raison de la dureté, de l'indolence ou de la lenteur de développement de ces trois affections; mais c'est l'exostose qui a la durée la plus longue .
Les exostoses profondes sont toujours d'un diagnostic difficile : on y arrive par voie d'exclusion. Une ponction exploratrice est le seul moyen do diagnostic certain et l'on se servira d'une aiguille à acupuncture. On se rappellera que les exostoses volumineuses et les exostoses osléocarlilagineuses sont lobulées, que les exostoses épipliysaires sont irrégulières, et que les exostoses du crâne et de la diaphyse des os longs sont très-régulières.
Une bourse séreuse se développe quehpiefois sur les exostoses, et il ne faut pas oublier ce fait qui peut égarer le diagnostic.
Théfn\i"itt'uiiie. — Chez les sujets atteinis de syphilis constitutionnelle et de scrofule produisant une exostose, on traitera la diathèse (V. Syphilis et Scrofule). — Si l'on soupçoime que la période d'ossification du rachitisme soit la cause du mal, on administrera le traitement approprié. Tous ces traitements peuvent beaucoup au moment du développement de l'exostose et préviennent la formation de nouvelles tumeurs, mais ne font pas résorber une ossification complète
Une exostose sous-cutanée, voisine d'une articuhilion dont elle gêne les mouvements, sera enlevée. Toutefois il faut prendre garde, car une exostose profonde est difficile à atteindre et les suites de l'opéralion sont plus dangereuses ; il y a des fusées purulentes, des abcès sousjiériosli(iues et (luelquefois une nécrose totale de l'os.
Pour ir;sr(ji((;r une exoslose pédiculée : incision cruciale, dissection des lambeaux, énucléation de la tumcur, secli(Ui (In péilii nlr :ivrc inii^ g"ngi' el ini maillet, avec une
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scie (Burns, Langenbeck, Velpeau), avec une scie à chaîne (Wnizer).
Pour )'esp(/H,e/' une exostose non pédiculée : traits de scie sur la tumeur et formation de lames osseuses que l'on détache avec la gouge et le maillet (lioyer). Quel que soit le siège de l'exostose, l'opéralion peut être tentée ; les exostoses de l'orbite avec luxation de l'œil peuvent être enlevées avec la gouge et le maillet, et arrachées lorsque la tumeur est ébranlée (Maisonneuve). V. jlÉSK(rnoN.
Ik'inidcr l'exoslose de son périoste (A. Cooper) est uiio imitation de la gucrison spontanée des exostoses, c'psià-dire la nécrose, mais ce procédé n'est sûr qu'auliinl que l'exostose est bien limitée, el alors celle opération iie vaut )ias mieux que la r(''section.
('ontrmcv l'exostose est une variété de dénudation.
La liycUuix' de Vartûiv prindindc de la région (Lucas, A. Cooper) est une opération irrationnelle et qui n'a pas été suivie de succès. On n'aura recours kVumpututioiina à la résection de l'os qui porte l'exostose que quand des désordres graves, tels que la nécrose partielle, l'ulcératià de la peau, l'œdème du membre, se montrent, maisiti aurait peut-être avantage à réséquer l'extrémité de l'I sur laquelle siège l'exostose.
Toutes les fois qu'une exoslose ne prend pas un accroissement énorme, il ne faut pas y toucher; une résecli| est toujours grave, et il est inutile de conqironiettre la ' des malades .
Exostose iulra-cràiiieiiiie. La syphilis est quelqui fois la cause du développement d'exostoses à la surff' interne des os du crâne. Celles-ci ne s'annoncent pas loi jours par des phénomènes de compression, car on a des exostoses intra-cràniennes qui ne s'étaient révélées par aucun symptôme. Suivant la loi de Desault, ces tumeurs, comme les fongus, connue les épanchemenls sanguins, se traduisent par de la paralysie et du coma que quand y a une inflammation ou irritation du cerveau ou des nif ninges autour delà lumeur. L'exophthalmie, les paralysies des sens, sont des symptômes rationnels d'exostose int*" crânienne. L'absence de cachexie ou des symptômes cancers intérieurs est encore ime présomption en fnvnir d'une exostose plutôt que d'un cancer des os du cràno.
Thvntpeutique. — Toutes les fois que l'on pourra supposer qu'il existe une exostose intra-crànienne, on devra employer le traitement des accidenis tertiaires de la syphilis constitutionnelle. V. Syphilis constitutionnelle.
Exostose soiis-uiigiicale. Une hypertrophie partie! du tissu spongieux de la phalange unguéale du gros cri ou des autres orteils constitue l'exostose sous-unguéi ('\ndré, de Bordeaux) .
Les pressions exercées par la chaussure détermini souvent une périostose, et conséculivement une exosto! sous-unguéale (lîlandin).
Un soulèvement de l'ongle avec tumeur sensililr à la pression caractérise l'exostose sous-unguéale. l'his lard une inflanunation survient ; le bord libre de l'ongle se détache du lit de l'ongle ulcéré, en laissant suinter de la sérosité, et quelquefois du pus; des fongosités se forment, de véritables douleurs inflammatoires apparaissent; l'exostose finit par être dénudée, pendant ce temps l'ongle devient une cause d'irrilalion permanenle des parties molles et se déforme.
Il y a des exostoses sous-unguéales qui se foiH jour près du bord de l'ongle el ne le déplacent pas. On les reconnaît à leur diu'elé car.icléristique.
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