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ÉTAT

cofelipation, de r'aniaigTissenipnt, le marasme ella niorl, lei sont les symplôiiies ordinaires de rulcère chroniiiuo sifple de l'estomac.

ulcère chronique de l'eslomac no produit pas la coloat»n jauiie-paille cachectique qui s'ohserve dans le

sa )n

er.

a perforation de reslomac et une péritonite aiguë rament mortelle sont quelquefois la conséquence de ération simple des parois gastriques.

n guérit de l'ulcère simple de l'estomac par cicalride la plaie, mais il faut des mois, et souvent pilleurs années de traitement bien entendu, pour arriver à I résultat.

hérapeutique. — Les malades doivent cesser de niiger de la viande, du poisson, du pain ou des fruits, et ils veulent guérir, ils doivent se mettre au régime excliif du lait cru ou cuit, ciiaud ou froid, selon leur goûl.

les malades se fatiguent de ce régime il faut le rempli cr par la dicte gélatineuse des bouillons de veau ou de polel, ou par la diète féculente de potages à la farine d'ioine, de blé, de maïs, de lentilles, de cacao, avec de l'ei et du beurre, du bouillon ou du lait.

il y a des aigreurs, on donnera de Veau de cJiauxda.ni fin lit, 50 à 100 granuues par jour \+ ■+■] ; — de la poudre iVmx d'écrecisse, 50 centigrammes à 1 gramme par joi [+]; — du carbonate de magnésie, 50 centigrammes à 1 «amme[Tl, ; l'extrait de malt; — enfin du sous-nitrate 'le'Âsmutli, 25 à 50 centigranmies par jour f+l.

(il y a des douleurs, Yopiuin, 5 à 10 centigrammes [+] pajjour ; la morphine, 1 à 2 centigrammes [+] ; Y extrait 4'iionit, de ciguë, de jnsquiame et de belladone [^i, peuvéjj être employés.

pntre les nausées il faut donner de Veau de Seitz. la l*iprt deHiviérc et la glace [+].

1 jjes moxas, des cautères, des frictions avec la pommade rW/lilenrieth, ou l'application d'un emplâtre stibié à l'épigtj'e, sont très-utiles.

Huand la maladie se prolonge et que les nuilades sont d6|ùtés de la diète mucilagineuse, féculente et lactée, ofi^eut essayer la viande crue pulpée, à la dose de 50 à Hftrammes par jour [+].

' à pepsine neutre, s'il y a des aigreurs, et la pepsine 'te je, s'il n'y en a pas, à la dose de 50 centigrammes à 1 jamiue, sont souvent très-utiles aune période avancée dejidcère chronique simple de l'estomac.

fps ba ns simples et gélatineux, les bains frais, l'iiy- ''l 'hérapie mitigée, les frictions sur le corps, et le séjour campagne, favorisent beaucoup le succès du traite-

'eau phéniquée au lOOC est quelquefois très-utile et . aider à la cicatrisation de l'ulcère formé sur la muise gastrique. On la donne à la dose de 30 à 60 granidans une potion de 100 gi'ammes.

îTAix. Métal dont la limaille a été longtemps enifée comme anthelminlhique. On la donnait sous forme ectuaire à la dose de 5 à 20 grammes Q.

ÎTAT^'ERVEUX (DiATHESE NERVEUSE OU NERVOSISME, ROmiiiE protéU'ORMe). La surexcitation nerveuse géale avec troubles partiels de l'intelligence, de la sensih ié, du mouvement et des fonctions viscérales, constitue la|iathèse nerveuse ou Vétat nerveux. (Bouchut.)

es gens nerveux se divisent en trois classes: 1° les iKt'eux; 2° les liystériiiues ; 3" les hypochondriaques : le uns offrant des troubles nerveux variés de toutes les

fonctions; les autres étant l'objet de spasmes, de convulsions et de paralysies spéciales ; les derniers enfin présentant des préoccupations de santé caractéristiques d'une névrose cérébrale.

L'anémie, la chlorose, l'épuisement par les maladies aiguës et chroniques, par la lactation, parles hémorrhagies, par les pertes séminales, par le travail intellectuel, par les fatigues de toute espèce, sont les causes de l'état nerveux.

Il y a un état nerveux aigu, ou fièvre nerveuse, qui ressemble à une fièvre inflammatoire prolongée, et dans laquelle, avec l'inappétence, la soif, l'état saburral de la langue, la dyspepsie, le ptyalisme, l'insomnie, le subdélirium, l'hyperesthésie des sens, il y a une fièvre continue qui dévore les malades et peut occasionner la mort.

Vetnt )ierveux chronique est la forme la plus commune de la diathèse nerveuse, et alors existent : une grande irritabilité morale, avec forte susceptibilité nerveuse, de l insomnie, des cauchemars, de l'amyosthénie, des douleurs variées sur divers points du corps, des chaleurs et des fourmillemeiTts de la peau, de la céphalalgie, des vertiges et quelquefois des hallucinations, de l'anesthésie ou de l'hyperesthésie, des troubles singuliers de la vision, de l'ouïe et du goût, des pneumatoses intestinales et de la dyspepsie, de la toux nerveuse et des étouffements, des palpitations, des syncopes et une foule d'autres phénomènes nerveux qui n'ont rien de constant, mais dont la mobilité fait le principal caractère de la maladie.

I^a multiplicité, la mobilité et l'alternance des phénomènes nerveux chez un individu, avec ou sans fièvre et sans lésions organiques, caractérisent Vétat nerveux essentiel.

Il y a aussi un élut nerveux syrnplomatique, qui complique la plupart des maladies chroniques viscérales, et il a tous les caractères de celui qui est essentiel.

L'état nerveux aigu simule la forme muqueuse de la fièvre typhoïde, mais il s'en dislingue par l'absence d'épistaxis, de diarrhée, d'éruption lenticulaire sur la peau du ventre, de douleur dans la fosse iliaque droite, et de lésions intestinales.

L'état nerveux chronique est souvent confondu avec l'hypochondrie, mais il s'en distingue par ce fait que les malades, ne se plaignant que de douleurs très-réelles, n'ont aucune des préoccupations, des exagérations de langage et des pusillanimités qui sont la caractéristique de l'hypochondrie.

L'état nerveux chronique se distingue de l'hystérie ]iav l'absence des spasmes œsophagiens et des perles de connaissance avec convulsions générales revenant sous forme d'accès intermittents.

L'état nerveux chronique avec fièvre et sans lésion viscérale s'observe assez fréquemment, et constitue ce qu'il faut appeler la fièvre nerceuse.

Quoi qu'on en ait dit, il y a une fièvre nerveuse, et le pouls de la surexcitation intellectuelle ou amoureuse, le pouls des fortes émotions morales, d'une fatigue excessive, de l'inanition, de la faiblesse excessive, prouvent qu'on peut avoir la lièvre sans lésion viscérale.

L'inanition produit l'insonuiie, le délire, les hallucinations, la toux, les vomissements, les douleurs névralgiques, la sécheresse de la langue et une lièvre sans lésion viscérale, qui représente le type de la fièvre nerveuse qu'on

ÉTHÉ

ÉTIO

observe quolquelois chez des convalesceiils ou îles l'emmes nerveuses dysiiepliques.

L'état nerveux" aigu mal traité amène riunnition et la mort au milieu des souffrances les plus aiguës.

Tltcrapeiitiijno. — Les calmants et les sédatifs, lels (jue l'opium, la morphine, la codéine, la belladone, la jus- (juiame, l'aconit, le sirop d'élher et de chloroforme, le camphre, le mnsc, l'asa fretida, la valériane et le valérianale de zinc ou d'ammoniaque, sont Irès-uliles contre la surexcitation nerveuse de l'état nerveux.

Les ventouses sèches, les frictions irritantes sur tout le corps, les cautérisations ponctuées, le révulseur de Baunscheidl et de Mathieu, le massage, les vésicatoires morphines, etc., sont indispensables à employer lorsque des névralgies conqiliqueut l'étal nerveux.

Les préparations de fer, de manganèse, d'arséniale de soude et de quin(puna sont très-utiles dans l'état nerveux chronique. V. Chlorose.

L'hydrothérapie et l'alimentation forcée, jointes à l'extrait de quinquina et à du sulfate de quinine; le séjour à la campagne, s(mt les meilleurs remèdes de l'état nerveux aigu essentiel.

Dans l'état nerveux chronique, les immersions d'eau froide, les douches froides, les bains de mer ou de rivière, les lavements froids, la vie à la campagne et le régime lacté sont très-utiles aux malades.

Guérir les pertes séminales, la constipation, la dyspepsie, la chlorose el l'anémie, supprimer la fatigue physique et morale, telles sont les indications jtréalabii^s qu'il convient de remplir dans le traitement de l'état iii'rveux avant de s'occuper de l'état nerveux lui-même.

Les voyages à la mer, aux eaux minérales, pour u'y prendre que des bains et des douches ascendantes, l'exercice à jiied et à cheval, la chasse, etc., constituent le traitement hygiénique de l'état nerveux chronique. V. Dvsl'Ri'siE, Anémie, Chlouuse, Hvpociiondvue.

ÊTIIÉitl««.vrio:\I. Méthode thérapeutique dans la- ([uelle on emploie la respiration des vapeurs d'éther ou de chloroforme (V. .'\nesthési(jues), }tour amener une insensibilité complète de la peau et pour permellr(' de pratiquer les opérations sans douleur (Jackson, 18^t6).

La suppression de la douleur physique dans les opéi alions chirurgicales est la conséquence de l'élhérisation.

L'éthérisatiou anéantit à la fois la sensibilité consciente et le mouvement musculaire, ce qui pernni't de l'employer : 1" pour réduire les hernies et les luxations, en supprimant la résistance des malades; 2" pour guérir les fausses ankyloses produites par la contracture des nmscles (lloinet); ','>" pour reconnaître une gibbosité simulée, qui disparaît dans le sommeil produit par l'éther ; k" pour l'aire parler un monomaiiiaqoe qui s'obstine à rester dans le mutisme, etc.

L'éthérisatiou est une des plus grandes découvertes thérapeutiques dont puisse s'honorer la science du dixneuvième siècle. V. Anestiiésie, Ciii.oROFOUME.

KTlIKltlsni':. Empoisonnement volatil produit \\uv l'inhalation des vapeurs d'éther. C'est l'action passagère d'une substance dont les éléments, portés dans le sang par respiration, circulent dans les tissus, qu'ils paralysent de leur sensibilité conscicmte.

L'éthérisme excite d'abord les fonctions cérébrales sensorielles et motrices, puis amoindrit la sensibilité de la ! peau, paralyse les muscieh (jui tombent en résolution, et enfin amène une aneslhé>ie complète qu'on utilise poiu' pratiquer les opérations sans douleur (JacksonV

L'éthérisme est le résultat d'une congestion cérehrale qui produit la stase artério-veineuse du cerveau, ce qu'on appréci(^ en découvrant au fond de l'œil avec l'opiilliaimoscope une congestion choroïdienne et papillaire i(ui se produit innnédialement après l'emploi des inhalations prolongées du chloroforme et de l'éther (nouchul). V. Anf.s-

THÉSIE.

Thrnippiitiij>i(\ — Le repos dans le décubitus dorsal, la tête basse, dans une chambre bien aérée, des frictions sur le corps, des sinapismes aux membres inférieurs, et un peu de vin de Malaga, sont les moyens à employer pour combattre l'éthérisme.

I:;TBBEKS. Liquides obtenus parla réaction des ucidcs sur l'alcool. Ce sont :

1° Vétiiev sulfnrique, formé d'alcool et d'acide siil/iirique, est un excitant diffusible très-énergique et doué de propriétés antispasmodiques et carminatives. Il s'emploit en aspirations contre les défaillances et la syncope en inhalations prolongées pour obtenir l'anesthésie [+]; en aspersions sur le front contre la migraine [+] ; en gouttes sur du sucre dans les attaques de nerfs [+]; sous fonin' de sirop, 1 5 à ZiO grammes [T] ; sous forme d'eau éthén'c; sous forme de perles; sous forme de gelée [3 ; solution dans l'alcool étendu d'eau etc.

2" ]/ef/(er acétique, qui a les mêmes propriétés que l'éther sulfurique el est peu employé.

?)" L'éther nitrique, qui est peu employé.

/i" L'étiier i-lilorln/driqiie, qui est peu employé.

.")" M'cthrr iodhijiJriqiie a été employé en inhalalions avec avantage contre la phthisie pulmonaire [+] (Huelte).

()" \ 'étJirr bmmlii/driqiic, i|ui est peu employé.

i':TilÉltOL!';s. Stduliou de substances nuklicamciiteuses dans l'éther.

]" Ktliéivié if.inirnidiiiiiqtir, ('tlier el airimoniaipii' il ]iarties égales. *

2" Êtkérolé de chlorure de ■■inc ou éther ziuee ; clil« rure de zinc, 15 granuues; éther, 60 grannnes ; alcool 30 grammes. Mélangez el décantez au boni de quelques jours. On le donne à la dose de deux à ([uatre gouttes, deux fois par jour, dans l'hystérie.

d" EtheroJe de phosphoi'e : ])hosphore, 2 graniim's; éther sulfurique, 100 grammes, l ue à deux gouttes |mr jour.

h" Etliéivlé d'esseiiee de térébenthine : élher et essence de lérébenthine, i)arlies égales de chaque. On le donne à la dose de 1 à 2 grammes dans un bouillon ou en capsiili's, coiiti'e les calculs biliaires et contre les coliijues hcpiiti' ques jn'oduites par leur rétention dans les conduis il'' la bile \+ +\.

KI'IIIOP.S. Ktlriops murtinl, deuloxyde noir de fer.— Kfliinps minerai, snlfure noir de mercure. — Étliiopt> jx'rsi; prntoxyde noir de mercure. • — Ethiops végétal, charbon du Fucus vesiculosuii, obtenu en vaisseaux clos el einplnyï' dans la scrofule.

^yriOLFTIKXT. L'atraiblissement , la maigreur ' l la décoloration de la peau chez Une }tersonne liien ])orlanli' constituent Vetiulenieiit, étal qui diffère de !u cachexie. (|ui est l'éliolemeut d'une personne depuis longlemiib malade.

La misère, la mauvaise nourritU' c ou la noiirrituic insuffisanle, l'action prolongée du frou', le travail excessif el le travail des enfants dans les i; ; ■ tures, le délaul d'air, d(î lumière el de soleil, la )';■' . . ' ru d'exercice, l.i captivité prolongée, l'emprisonn ui ; Li.llulairc, Tona-

ÉTRA

ÉVAC

III', los excès vénériens, sont les causes ordinaires de iilriiienl.

:oiiiii:e les individus, les races peuvent s'abàlardir et iiiler, perdre leur vigueur et leur taille, ce qui prouve

Hj le principe séminal s'altère sous Tinfluence des causes

lijililunles (pii produisent rétiolement.

,'éliolement s'accompagne toujours de chlorose, cl il luit la petitesse de la taille des enfants, la scrofule, la lisie, les pertes séminales, le goitre, le crélinisme et mort prématurée.

, 'hcrapeutii/iœ. — L'étiolement doit être conihattu par

kj moyens liyj^iéniques- plutôt encore que par les agents niaceutiques.

il s'agit de l'enfance, il faut défendre le travail proie dans les manufactures, l'emprisonnemenl cellulaire,

rdonner l'exercice au soleil, avec une nourriture sufliment réparatrice. — A ces moyens, qui sont également

s clioz l'adulte, il faut ajouter l'usage des toniques,

ferrugineux employés contre l'anémie et la chlorose. ^ es mots.

TOIIPE. Filaments du chanvre formant de la charpie, ; employée pour les pansements des plaies.

TOUKDlSSEWlîMT. Menace subite et passagère de de connaissance avec tournoiement des objets placés ut les yeux et obligation de se soutenir à quelque pour ne pas tomber. V. Vf.hth'.f.s.

élourdissements sont le résultat de la pléthore îionnanl la congestion cérébrale, de l'anémie proiluila viduité du cerveau ; de l'altéralion des arlèiTs du ■au; du ramollissement cérébral; de la dyspepsie e mot), de l'hystérie ou de l'épilepsie (V. ce mot), des fièvi'es graves avec étal lyphoïde.

icraiiciitiquc. - Dans les éloui'dissenicnts prodiiils .1 congestion cérébrale, la saignée du lu'as, les saugà l'anus ou une forte purgalion, suivies d'un régime itant, sont les remèdes à employer, les élourdissements dépendent d'un étal gaslralou aiiéniit[ue, il faut les combattre par les toniques, répai'ations ferrugineuses et tous les moyens qu'on n )ie contre la chlorose, l'-uu'mie et la dyspepsie mots). S'ils dépendent du vertige épileplique, il iau- 3s traiter par les moyens conseillés dans répilepsic mol.)

ru.lW4iiLEME!\T. L'étranglement ou constriction des vivants reconnaît des causes variables, mais il a irs le même effet : la gangrène, par suite de la e [ion de la circulation dans les points comprimés.

Irangiemcnl est produit )iar un corps étranger qui rime circulairement ou laléralement les tissus; — en il est produit par des brides membraneuses presun organe qu'elles entoiuTut; — ou bien l'élran- 'nt a lieu parce qu'un organe, passant dans im canal i anneau, s'accroît tout à coup de volume par le fait nllammation ou de toute autre cause d'accroissement.

y a une autre sorte d'étranglement où la gangrène a non plus sur la partie comprimée, mais bien sur la 'aijji! comprimante. Ainsi, un fragment osseux faisant i travers une petite plaie cause la gangrène île 01 erture par laquelle on ])asse. Si un séton trop gros engagé par une petite ouverture, le même effet se lit.

''upeiitiq'ic. — Détruii-e les étranglements causé 3ar|,in corps étranger, en enlevant la cause du mal

favoriser la diminution des parties tuméliées par des saignées locales, par des cataplasmes (V. IMii.kgjion), inciser la peau ou les aponévroses tendues (V. Pl.\ies par ahmes A VEV), débrider les lu'ides aponévrotiques qui étranglent, telles sont les indications chirurgicales que comportent les étranglements. V. Hrrnifs.

ÉTRIGR. Bandage du cou-de-pied. V. UanfiAck, Saf- CNKE Illi l'iF.n.

KTliVE. Clinnd)re de liauli' température où l'on échauffe le corps à nu pour excilcr les fonctions de la peau. V. HvtiROTiiÉnAi'iE. ,

11 y a Vctuve lnunide, qui n'est qu'un bain de vapeur général sur tout le corps (V. ])A1N de vai'EUR et Vai'EUu), et \'('tin:e sécJœ, qui n'est (pi'un moyen d'échauffer le corps à sec pour amener une forte sudation. — (^)uand on n'a pas d'étuve organisée, on peut en faire une à très-bon compte et en tous lieux. 11 suffit d'entrer dans une baignoire vide, ou dans une grande futaille défoncée à l'un des bouts; une lampe à esprit-de-vin est maintenue allumée pendant que la personne, assise ou debout, la lète hors du récipient, est entourée jusqu'au cou par une couverture ou un tapis; en moins de dix minutes, la température de l'air confiné s'élève rapidement et détermine ime abondante sueur et au degré voulu. Il existe dans le commerce une lampe à esprit-de-vin fournissant à la fuis une combustion par quatre mèches : cette lampe m'a rendu les plus grands services contre la période algide du choléra; il suffisait de placer cette lampe sous les couvertiu'es du lit en les élevant par un cerceau. • — Un nombre très grand de maladies, celles des voies respiratoires entre autres, peuvent être jugulées à leur début par une sudation opportune. V. Sudation, Sueur.

Ces bains d'étuve humide se donnent dans le traitement de la bi'onchite chronique, de l'asthme, de la coqueluche, du croup, de la jibthisie. V. Vai>orauiu.m , AiR, Inua-

FATION.

Dans l'étuve humide, il y a de la vapeiu' d'eau simple ou d'eau aromatique, et ici la température ne peut être aussi élevée qu'à l'étuve sèche, sous peine de voir se produire des accidents de brûlure cutanée. On emploie aussi l'étuve humide pour le traitement des rhumatismes [+]•

Dans l'étuve sèche, le corps est enfermé nu à une température de /|()° à 50° et même ftO". C'est un moyen de condiattre les rhumatismes f+l.

EL'C'ALTPTl'S «EOBILUS. V. FlEVRE INTERMIT- TENTE.

ElIPjt'I'OIKE. Plante de la. famille des synantliérées doui'e de propriétés purgatives , diurétiques et suihuifiques [3.

El11*llORBEi§. fiantes ayant donné leur nom à la famille des euphorbiacées , et dont on se sert comme rid)éfiant et vésicant [+]■

EIIPIIKAINE. IManle de la famille des personnées, dont la décoction est employée comme collyre [+].

El.iZEf (Gard). Eau sulfureuse et bitumineuse à 1 S", prise en boisson, deux à huit verres par jour, et en bains ((uolidiens dans les maladies chroniques de la peau E, dans la dyspepsie llatnlente dans la gastralgie et dans les maladies chroniipu's de l'appareil respiratoire FH.

ÉVACU.%i\'TS. Substances douées de la propriété d'augmenter les sécrétions gastro-intestinales, et d'évacuer les matières contenues dans le tube digestif. Ce sont des vomitifs et des purgatifs (V. ces mots) donnant lieu à

EXCI

EXCR

un plus ou moins grand nombre crévucaalious gastriques slercorales, muqueuses ou bilieuses.

Thérapeutique. — Les évacuants sont indiqués toutes les fois qu'il y a constipation, — inappétence avec mauvais goût de la bouche et rétention des matières excrémentilielles, — phlegmasie chronique de la peau ou des viscères, qu'on veut guérir en provoquant une révulsion ou une dérivation intestinale, — corps étranger de l'intestin qu'on veut expulser, etc.

Toutes les fois enfin qu'il y a des phénomènes bilieux corflpliquant une maladie aiguë ou chronique, il est indiqué de recourir aux évacuants. V. Vomitifs et Purgatifs.

ÉVAT^OnSSEME^iï. V. SYNCOPE.

ÉVAUX (Creuse). Eaux salines sulfatées sodiques, de 26° à 55° centigrades, employées dans les maladies chroniques de l'estomac et de l'intestin □, dans les rhumatismes chroniques [+], dans les engorgements articulaires rn. dans la scrofule et dans les maladies syphilitiques □.

ÉVï.A^ (Haute-Savoie, sur les bords du lac de Genève). Eau alcaline bicarbonatée sodique, employée en boisson et en bains dans la dyspepsie et l'entérite chronique dans la gravelle l±i, les maladies des reins et de la vessie El.

ÉVOLIJTIOI%! gPOMTAlVÉE. V. ACCOUCHEMENT DANS LA PRÉSENTATION DU TRONC.

EXACEKBATIOX. Accroissement passager des symptômes d'une maladie.

Presque toutes les maladies ont chaque jour, vers le soir, une exacerbation de tous leurs symptômes.

Dans les lièvres, quand l'exacerbation des symptômes est très-maniuée, il y a indication de recourir au sulfate de quinine à la fin de l'accès ; mais, dans les phlegmasies aiguës, l'exacerbation fébrile n'oblige à rien de semblable.

EX.A1\TIB|";mes. Les éruptions cutanées qui disparaissent momentanément sous la pression du doigt, et qui ne font que colorer la peau en rouge sans produire de vésicules , de pustules ou d'ulcération, sont les exanthèmes. Tels sont le slrophulus, la rougeole, la roséole, la scarlatine, l'érythème, l'érysipèle, etc. V. ces mots.

Les exanthèmes sont sporadiqiies ou épidéniiques et contagieux, et alors ils sont souvent accompagnés d'un énantliéme, c'est-à-dire d'une éruption semblable sur la muqueuse de la gorge, des bronches, du poumon, du larynx, des reins ou de l'intestin, complication généralement très-fàcheuse.

E\CH»IEA'T. Substance qui sert à l'incoi'poration d'un médicament. Ainsi tous les extraits, les mucilages et les pâtes servent d'excipient à la fabrication des pilules ; mais quand l'excipient est liquide, on lui donne le nom de véhicule.

EVfISIOX. Méthode de trailcinent consistant dans 1 ablation de la totalité ou d'une portion des tumeurs, des fistules, etc.

E\<'ITA«l3JTi;. Propriété des tissus vivants d'être excités par les agents extérieurs. V. iMPnESSiiiil.lTiî.

E\fITAi%;'l's. Les substances qui ont la proiiriété d'exciter la vitalité d'iui tissu ou de l'ensemble des organi;s sont des exciinnis.

Aux maladies qui oui ymv résultat ralïaiblisscmenl de la contrnctdité locair cl de j;, i,,nirité organifpie conviennent los lAcilanls.

Ouand la vie s'alîaiblit et s'alanguit sur un point, c'c:-t par un excitant spécial qu'on la réveille pour la ranienci' dans son état réguher.

Les excitants sont généraux et locaux ou spécifiques. Les premiers sont toutes les labiées, beaucoup d'omhellifères, de composées, de laurinées, de pipérilées, de cnuifères, de liliacées ; les baumes, les résines, les huiles essentielles, l'alcool, le vin, le castoréum, le soufre, les eaux minérales, la chaleur, le froid, réleclricité, la gymnastique, etc. Les autres sont l'électricité localisée, les douches froides, le massage, les frictions, la strychnine sur le tissu musculaire, le seigle ergoté sur- l'utérus, ripécacuiinliu sur les bronches, les amers sur l'estomac, le copahusm l'urèthre, etc.

KXCITEMEXT. Augmentation de raclivilé des pliéMmènes moléculaires et des fonctions organiques ou sensoriales. V. Hvi^ersthénie.

EXCKÉMEKT. Résidu de la digestion que l'aninBl rejette par l'anus.

Les excréments sont acides et formés de matières animales et végétales, de bile et d'une grande quantité k sels de soude et de chaux.

Les excréments doivent être rendus tous les jours sous forme de cylindres moulés, d'un jaime brun, de consistance médiocre. t

Les excréments mollasses, de petit volume, en niarm^lade ou liquides, indiquent nue phlegmasie de l'intestini

Quand les excréments sont ovillés, comme les crotles la brebis, cela indique une phlegmasie érythématcuse l'intestin.

Si les excréments sont recouverts de glaires ou i fausses membranes , cela indique une entérite chroniriim

Des œufs de lombric ou de ténia découverts dans ijs excréments à l'aide du microscope, indiquent la préseï de ces vers dans l'intestin.

Les excréments renferment quelquefois du sang r lorsqu'il y a des hémorrho'ides ou un cancer au rcci mais si le sang est noir (V. MeL/ENA), cela indique une liémorrhagie hitcstinale due à un cancer ou à une phlébite mésenlérique. »

Des matières liquides, albumineuses, glaireuses, ensanglantées, remplies de détritus membraneux , appartiennent à la dysenterie (V. ce mol).

Des matières liquides , laiteuses et remplies de gj nieaux blanchâtres, comme du riz, caractérisent le clio' asiatique (V. ce mol).

Des matières jaunâtres, liquides , verdissant à appartiennent à la première enfance, indi(iuent une phlegmasie de rinleslin, et résultent de la réaction opérée par l'urine des enfants sur la matière colorante de la bile renfermée dans les excréments.

Des selles vertes annoncent une grande acidité voies i digestives en rapport avec l'entérite des enfauls.

Les aliments non digérés qui se reti'ouvent en naliM' dans les matières excrémcntitielles annoncent une Iknterv (V. ce mot) en rapport avec une altération du suc gastrique occasionnée par les })hlegniasies intestinales.

Du pus dans les excréments amionce toujoui's un abct': , des organes du ventre conuuuniquant avec le rectum oi | le gros intestin. i

E\rR«ISSAM«'E. V. \ Éi;ÉT\T]ON.

EXOl*

E.VÉltKNE. Terme gfec francisé, ayant la sigiiiiicalion es mois v^jccision, amputation et ablation.

V,XUitu\Ki\%'t!i. Les subslnnccs qui provoquent la aielé sont des exhilarants. Tous les aromates, les balsaliques, les cordiaux, ont été doués de cette vertu, mais Bla est à démontrer. En fait de belle humeur, il n'y a ue le gaz protoxydo d'azote, gaz exhilarant, le vin, le \fé, le Ihé cl lis liqueurs qui puissent être considérés )mme élant de nalure à rendre les liomines plus riants , plus aimables,

EXOMPHi%LE. Hernie ombilicale. V. IIeunies,

EXOPlITlLlLMiE. L'exophlhalmie est la sortie jiKis Il moins complète de IVeil hors de l'orbite entre les pauères écartées.

L'exophthalmie, ou exoplithalmos, est un symptôme qui ' rattache à trois ordres de lésions : 1° Une tumeur qui ;t née dans l'orbite, ou qui, née au dehors de l'orbite, '■prime les parois de cette cavité du côté de l'œil : un )rps étranger, un cancer, un anévrysme ou une tuuieur 'ectile, par exemple. 2° Un phlegmon du (issu cellulaire ! l'orbite, qui, jjar sa tuméfaction, agit comme une tueur de l'orbite [V. OniiiTE {Fhleijmon de /')]. 3° Un ouble de la circulation veineuse, qui entraîne l'œdème i l'œil. Ainsi la phlébite des veines ophlhalmiquos et du uis caverneux, l'exophtlialmie cachectique, l'exoph-

ialmie dans le goitre, semblent se rattacher à ce dernier

i nre d'exoplithalmie.

I L'exophthalmie entraîne fort souvent la perte de l'œil ; ns ce cas, la cornée s'ulcère, se perfore et l'œil se vide.

Thérapeutique. — On traitera les maladies qui causent [■xophlhalmie ; on emploiera les incisions pour le phleg- !on de l'orbite, et les sangsues appliquées autour des inpes seront les moyens indiqués s'il y a phlébite. En incisant la commissure, on évite l'étranglement de fil, et les paupières peuvent être rapprochées plus facinent. (Ecole allemande.)

Pour empêcher la cornée de s'altérer, on appliquera sur )il de la ouate imbibée de lait et mieux de glycérine. Si n peut rapprocher un peu les paupières, on en fera l'ocision à l'aide d'un avivemcnt et d'un point de suture.

ExopliOialmlc iraiiiii>njê(|tic ost îu.'i::itïoii do l'œil.

un coup porté sur l'œil fait sortir cet organe de l'ore, les muscles sont déchirés, le nerf optique est divisé, le globe oculaire ne tient pbs que par des lamlteaux muscle et de tissu cellulaire. Ouoiqu'il y ait des faits celte nalure où, dit-on, l'œil a été remis en place et a pris (Richter, Académie de chirurgie), l'œil est inévita- ;ment perdu; mais si la paupière étant divisée, l'œil

I encore fixé dans l'orbite, s'd n'y a pas luxation de l'œil, l'œil fait seulement saillie en avant, les malades peu-

< nt guérir en conservant l'organe intact (Scultet, Covilï'd, Richter, Corellus, White).

! Thmipeuiique. — Dans le premier cas, on achèvera enlever l'œil. Dans le second, on comprimera l'n^il réduit ' ec vm gâteau de charpie mouillée et l'on appliquera iir-dessus un bandeau compressif (V. Bandages de la !;te), mais on devra, avant de faire le pansement, cherliers'il n'y a pas de corps étrangers dans l'orbite et laver jen la plaie.

! On préviendra les complications en purgeant le malade,

I I plaçant avec régularité des compresses froides sur l'œil, jielques sangsues à la tempe sont d'un bon usage. On uitera le phlegmon couséculif de l'orbite par les moyens ■ propriés.

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