‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 237 sur 612 · FIEL · texte numérisé non relu

FIEL

FÈVE TOi\MA. Fruit parfumé du Coumarouna odoruia, légumineuse d'Amérique, et qu'on emploie pour donner de l'arôme au labac à priser. On dépose la fève dans la boîte où se trouve le (abac, et ce contact suffit pour le parfumer.

FIBREUX (Corps). V. Utérus, Prostate.

FIBROITIE. Les tumeurs composées exclusivement de tissu fibreux sont rares ; elles occupent le plus ordinairement l'utérus, la prostate^ les gaines des nerfs. On les a vues sous le péritoine, dans la fosse iliaque (Chassaignac), dans le tissu cellulaire, où elles constituent la tumeur llbreuse enkystée (Dupuytren) ou fibiome sous-cutané, sous la peau, aux grandes lèvres, à la mamelle, même dans les os (Dupuytren), et partout où il y a du tissu cellulaire. V. Utérus et Prostate.

Quelle que soit leur durée, les fibromes ne dégénèrent pas en cancer.

On a vu plusieurs fibromes sur un même individu (Chassaignac, Virchow), mais il n'est pas démontré que le fibrome se généralise.

Une tumeur dure, élastique, lentement développée, mobile, indolente, à moins qu'elle ne comprime un nerf, constitue le fibrome.

On ne peut confondre les fibromes qu'avec un cancer, mais leur marche moins rapide, l'absence de douleurs lancinantes, éclaireront le diagnostic.

Un fibrome placé sur le trajet d'un nerf est toujours sensible à la pression.

Les tumeurs fibreuses sous-cutanées sont toutes libres. Après leur ablation, les fibromes récidivent quelquefois sur place, mais ne se généralisent pas.

Thérapeutique. — Tant que les fibromes accessibles aux instruments tranchants du chirurgien restent stationnaires, il ne faut pas y toucher, mais on enlèvera les tumeurs qui compriment les organes voisins. On incisera la peau et le tissu cellulaire jusque sur la tumeur, on l'énucléera, et l'on ne réunira par première intention que les plaies peu profondes et où des dissections prolongées n'auront pas été faites. Les autres plaies seront pansées à plat.

On voit quelquefois des douleurs névralgiques après l'ablation d'un fibrome (Dupuytren) ; peut-être est-ce dans le cas de névromes des filets nerveux lerminaux où la tumeur fibreuse a dos rapports avec un filet nerveux très-fin |V. Névromes, Maxillaire inférieur, Tumeurs, Utérus (Corps fibreux dr l')].

FIRRO.PLA!^TIQlIE (TiSSU OU TumEUR). V. CaNCER.

FICAIRE. Plante de la famille des renonculacéae, ou petite chélidome, ou herbe aux hémorrholdes, dont le suc des feuilles est appliqué sur les tumeurs scrofuleuses et liemnnhoïdales sèches comme résolutif □, et donné à l'iiilerietir comme antiscorbutique Q.

Les feuilles jeunes de la ficaire peuvent être manoèes en salade sans inconvénient; plus tard elles acquièrent des propriétés irritantes qui les font rejeter et peuvent les rendre dangereuses.

FIEL DE BŒFF ou BILE DE B<EITF. Le fiel de bœuf évapore au baiii-marie forme un extrait amer stomachique, qu 01. emploie dans la dyspepsie par défaut de t d ùi . " 1 ; ^ S' ^onm,e

FIEV

FIÈVRE. La fièvre est une maladie qui accompagne ordinairement toutes les autres ; elle en est le signe et le symptôme : c'est un spasme du cœur et des vaisseaux qui produit la fréquence des battements du cœur et du pouls, l'accroissement de la chaleur animale, la soif et la courbature musculaire.

La fièvre est en elle-même, en dehors de ses causes locales, le résultat d'une excitation du nerf grand sympathique qui, étant affecté sur un point, réagit sur le cœiir et sur le système des vaisseaux capillaires.

L'état de contraction et de relâchement, ou, si l'on préfère, de spasme et d'atonie des vaisseaux capillaires dans la fièvre est dû à l'action des nerfs vaso-moteurs (Cl, Bernard, Marey).

La fièvre est une réaction de la nature, par je grand sympathique, contre les causes morbifiques e\\krieures ou intérieures qui ont agi sur l'homme.

Dans beaucoup de cas la fièvre est une opération nalurelie dont le but est de faciliter l'expidsion de matériaux nuisibles accumulés ou introduits dans l'organisme.

La fièvre apparaît quelquefois sous l'influence des causes morales et de l'excitation intellectuelle qui dérangent ou épuisent l'action nerveuse.

La fièvre naît ordinairement sous l'influence des lésions organiques locales, traumatiques ou inflammatoires, qui produisent les obstructions capillaires et le travail organique consécutif nécessaire à la réparation des tissus.

On voit souvent la fièvre apparaître avec les maladies générales miasmatiques, virulentes, vénéneuses ou venimeuses, avec ou sans altération appréciable du sang et des solides, telles que les fièvres continues, les fièvres éruptives et les empoisonnements.

La fièvre étant un acte de réaction engendré par la loi de conservation des espèces, est un phénomène essentiellement variable, suivant sa cause, suivant l'tàge, le sexe et la constitution du sujet, suivant la nature et Fépoque de la maladie dans laquelle on l'observe. Très-fréquente, très-vive chez les enfants, chez les femmes et chez les sujets nerveux, elle est souvent hors de proportion avec sa cause : plus rare, moins ardente chez le vieillard, dans les mêmes circonstances, elle est au-dessous de ce (ju'elle devrait être, et cela montre la différence d'impressioniia- Jjilité et de réaction qui existe aux deux périodes opposce.s de la vie.

I^a fièvre se montre par accès ou d'une manière continue et rémittente.

La fièvre est continue, rémittente ou intermittente, triple forme qui révèle bien la nature spasmodique, nerveuse, réactionnelle de cet acte salutaire, et qui empêche de le considérer comme l'effet indispensable d'une lésion organique, puisque dans ce cas la réaction devrait être continue comme la lésion, ce qui n'a pas lieu.

La fièvre qui revient sous forme d'accès se rattache toujours h une altération maremmatique ou purulente du sang.

Les fièvres continues ou rémittentes se rattachent aux ^ altérations inflammatoires et septiques du sang. ^4tÊ

La fièvre continue s'allume par degrés, et débute par des frissons erratiques ou un grand frisson suivi de courbature, de chaleur, de soif, et dure quelques heures, quelques jours ou quelques semaines, suivant la nature de la

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luse qui lui a donné naissance et suivant le degré de la pladie concomitante.

il La fièvre interniiltente apparaît sous forme d'accès et [ans un rhylhme aussi étonnant que variable. Ces accès, Icriodiquement réguliers, reviennent chaque jour ou tous is deux jours, trois, quatre, cinq jours, etc., ou bien il rrive deux accès par jour, et dans l'intervalle de ces accès i malade n'éprouve rien qui lui fasse sentir que sa santé )it altérée. (V. Fièvre intermittente.)

Un accès de fièvre intermittente forme tout un ensemble 13 phénomènes morbides constituant une espèce nosoloque. C'est un trouble périodique momentané des fonc- ( bns, suivi d'un repos complet plus ou moins prolongé, est cet état dans lequel on observe durant plusieurs Bures des malaises, de la courbature, des frissons, du oid aux extrémités, de la petitesse et de la fréquence du mis ; puis une grande chaleur et de la rougeur à la peau,

Iîî la soif, le développement du pouls, la moiteur et une leur plus ou moins abondante, après laquelle tout rentre ms l'état normal.

Dans un accès de fièvre le froid commence, la chaleur ..ccède et la sueur termine. Les trois stades d'un accès de vre, froid, chaleur et sueur, indiquent la concentration, .■xpansion et la détente des forces de l'économie.

ILe froid de la fièvre, caractérisé par la pâleur et le reidissement cutané, par le refroidissement de l'haleine, jst qu'un déplacement de la chaleur animale.

Dans le 'frisson fébrile, la chaleur profonde du corps îsurée dans l'aisselle s'élève de plusieurs degrés jus- 'à U0° centigrades, mais jamais d'une quantité égale . a dépei'dition de la chaleur périphérique constatée sur peau.

Dans le frisson fébrile, l'hématose est imparfaite et le umon exhale plus d'acide carbonique que dans l'état

Ilinairc.

Un accès de fièvre suspend, raréfie, supprime au début sécrétion urinaire, puis l'excite, et produit des urines jges, épaisses, sédimenteuses, plus ou moins abonnies.

Un accès de fièvre qui débute abat, déprime, concentre 1 forces, puis les relâche, les excite, les développe, les iltiplie, et par une sorte de détente ou de crise les raine insensiblement à l'état normal.

Dans un accès de fièvre, le pouls se resserre, se durcit, rapetisse et se précipite au début, puis il se dilate, se

■ppljt et ondule très-violemment avant de reprendre son

I ui's naturel.

I La fréquence du pouls n'est fébrile que par rapprochei lent avec les autres malaises offerts par le malade et s'il t a une augmentation de température constatée avec le ermomètre.

Dans la fièvre, les forces, d'abord comprimées et ifoulées de la circonférence au centre, réagissent peu

peu, passent de la concentration à l'expansion, et se Hendent pour revenir à l'état normal.

Le frissonnement, le froid et la pâleur cutanée unis au isserrement et à la petitesse du pouls, annoncent la conmtration des forces, la suspension des sécrétions gazeuses itanées, le désordre des échanges pulmonaires avec l'atosphère et la perturbation de toutes les sécrétions.

Les bouffées de chaleur, la rougeur tégumentaire, la rce du pouls et l'augmentation de la température généde indiquent l'expansion des forces.

La moiteur et la sueur, accompagnées d'urines abondantes et chargées de sels, indiquent la détente des forces et leur retour à l'état normal.

Thérapeutique. — La fièvre, indépendamment de ses causes, doit être traitée par le repos à la chambre ou au lit; s'il y a des frissons, par les boissons acidulés abondantes ou par les infusions aromatiques chaudes ; enfin par la diète jusqu'au moment où, ayant déterminé la cause du malaise, on doive adopter une médication spécialement en rapport avec la nature physique ou morale de la fièvre.

Fièvres. Les fièvres sont des maladies générales caractérisées par une altération du sang et des humeurs émanées du sang.

Les fièvres résultent du trouble des forces et de l'altération des humeurs, tandis que la fièvre est habituellement la conséquence d'une lésion organique matérielle.

Les maladies générales fébriles constituent les fièvres, tandis que les maladies générales apyrétiques sont des vices, c'est-à-dire des diathèses.

Les fièvres sont des maladies dans lesquelles l'état fébrile paraît être le principal symptôme.

Dans les fièvres, il se produit presque toujours d'une façon secondaire des lésions viscérales, dont le nombre, l'étendue et la gravité sont extrêmement variés.

Il n'y a aucun rapport entre l'étendue des lésions viscérales des fièvres et la forme ou la gravité de la maladie.

Une fièvre est souvent mortelle avant le développement des lésions organiques qu'elle fait naître.

Une fièvre peut être très-grave avec des altérations matérielles peu étendues.

Une fièvre se termine quelquefois très-heureusement et sans accidents, malgré de très-grands désordres matériels.

La forme d'une fièvre et le danger qu'elle doit présenter sont modifiés par la-constitution et la disposition particulière de celui qui en est atteint.

Les fièvres sont si particulières aux âges, aux pays et aux climats, que cela suffît pour démontrer chez l'homme l'existence d'une disposition spéciale et transitoire, favorable au développement de ces maladies.

D'après leur type et leur durée, les fièvres sont continues, rémittentes et intermittentes.

La forme des fièvres continues est très-variable, car elles sont inflammatoires, bilieuses, muqueuses, ataxiques ou adynamiqms.

Les fièvres sont tantôt spoi'adiqucs, tantôt épidémiques ou endémiques, et très-souvent elles sont contagieuses.

Fièvre éphémère. La fièvre éphémère dure quelques heures, deux jours au plus, et s'éteint après avoir provoqué de la moiteur, quelquefois de l'herpès^ ou une épistaxis, et enfin l'épaisse sécrétion des urines.

La fièvre éphémère récidive très-souvent chez certains sujets impressionnables, évidemment prédisposés au développement de cette maladie.

Thérapeutique. — Contre la fièvre éphémère il suffit de prescrire des boissons acidulés ou féculentes, des bains, le repos à la chambre et une nourriture peu substantielle de lait, de liouillon et de potages. Cela suffit pour guérir la maladie en quelques jours,

5 Fièvre éphémère prolongée ou syiioqiie. La sy-

noque es( une fièvro intermédiaire entre la fièvre éphémère et le typhus.

La synoque accompagnée de frissonnements, de malaises, de courbature, d'embarras gastrique, se montre chez l'adulte d'une manière sporadique ou épidémique, après un changement ou un écart de régime, après la fatigue ou après de vav'iables impressions de température, et s'éteint après une ou deux septaines.

La synoque est une fièvre continue de nature inflammatoire selon les uns, bilieuse et muqueuse selon les autres, et dans laquelle on ne trouve pas d'altération organique secondaire appréciable, V. Fièvre typhoïde.

Tliércqmitique. — Première indication : Bêtndre rembarras gastrique.

Dans la synoque il est indispensable de donner dès le début, dans un demi-verre d'eau sucrée, à jeun, un vomitif avec tartre slibié, 25 milligrammes, dans 50 grammes d'eau chey. les enfants, et 5 centigrammes chez les adultes.

Deuxième indication : Traiter l'état fébrile.

Les malades atteints de fièvre synoque doivent garder le lit, boire abondamment des tisanes acidulés, aromatiques, féculentes ou vineuses ; prendre des bains tous les jours ou tous les deux jours, porter des cataplasmes sur le ventre, prendre un lavement émollient quotidien, et ne se nourrir que de bouillon, de lait coupé ou de potages.

Troisième indication : Neutraliser l'élément intermittence.

Lorsque dans les synoques la fièvre présente une exacerbation quotidienne, il faut administrer : le sirop de quinquina, 15 à 30 grammes; l'extrait de quinquina, 20 à ZlO centigrammes dans une potion; la macération de quinquina en tisane, ou du sulfate de quinine, 10 à 15 centigrammes par jour.

Fièvre de lait. V. FEMME EN COUCHES.

Fièvre intermittente tiréthrale. INFECTION URI- NEUSE.

Fièvre intermittente. A côté des miasmes animaux ou humains, qui engendrent tous les typhus épidémiques et contagieux, c'est-à-dire les fièvres continues, il y a les émanations telluriques et les miasmes végétaux qui produisent les fi/ivres intermittentes simples ou pernicieuses.

Les miasmes végétaux qui produisent la fièvre intermittente sont, dit-on, des algues {alga gemiasma) qui pénètrent dans le sang et produisent une sorte d'intoxication (Salisburg).

C'est avoir la fièvre intermillenle que d'éprouver d'une façon régulière, à un ou plusieurs jours d'intervalle et aux mêmes heures, la lièvre ou un phénomène morbide quelconque.

Quand, au lieu d'un accès de fièvre, un homme a régulièrement une douleur névralgique, des convulsions ou tout autre accident morlnde, on dit qu'il a une fièvve intermittente larvée.

L'intennillence périodique, régulière, d'un accès de fièvre ou de tout autre phénomène morbide, est le signe ordmau-e de l'empoisonnement maremmatique.

Selon l'époque de ses retours, la fièvre est dite qiintiilieune,—tieree,~quarte,~double4ieree,—doublc-qiiarfc, — qaotirliennr' doublée, —tierce doublée, etc., et l'on voit même les accidents morbides intermittents se produire tous les six et tous les huit jours, tous les mois et, dit-on, tous les ans.

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L'absorption des miasmes produits par la décomposition des végétaux dans la terre, dans l'eau des marais et surtout dans certains marais salants, est la cause de la fièvre intermittente et d'un grand nombre de maladies périodiques.

C'est après le coucher du soleil, et le matin, avant l'apparition de cet astre bien au-dessus de l'horizon, que s'effectue l'empoisonnement par les miasmes maremmatiques, lorsqu'ils retombent sur terre ou avant qu'ils se soient élevés dans l'atmosphère.

La fièvre intermittente est endémique dans les contrées marécageuses, et là, en outre qu'elle diminue de moitié la moyenne de l'existence, elle étiole les habitants et finit par dépeupler le pays.

La fièvre intermittente se montre chez l'adulte et chez les enfants, même dans le plus bas âge et, dit-on, jusque, dans le sein de la mère.

L'homme qui a périodiquement un accès de fièvre froide, suivi de chaleur et de sueur, a la fièvre intermittente.

Dans un accès régulier de fièvre intermittente il y a trois périodes, l'algidité, la chaleur et la sueur, ou, si l'on veut,

la concentration des forces, leur expansion et. leur détente.

Dans chaque accès de fièvre intermittente, le malade a des malaises, de la chair de poule, des frissons et des claquements de dents, l'haleine froide, le visage pâle, les lèvres et les ongles livides, les urines claires, rares et peu abondantes. Puis il se réchauffe; sa peau rougit, devient J^rûlante et le visage est empourpré ; le pouls, toujours fréquent, se remplit et s'élargit; il y a une soif intense; les urines sont plus abondantes, épaisses, sédimenleuses; enfin apparaît la sueur, le ralentissement du pouls et un bien-être qui annonce la fin de l'accès.

Chez les très-jeunes enfants, l'influence de l'âge se fait sentir en modifiant la forme de l'accès fébrile, dont l'algidité et la sudation disparaissent, tandis qu'il n'y a seulement qu'un fort paroxysme de chaleur.

L'œdème des membres inférieurs et l'ascite sont souvent la conséquence des fièvres intermittentes opiniâtres et rebelles à toute influence thérapeutique.

A la teinte jaunâtre, anémique du visage et à l'aspect terreux de la peau réunis à un certain degré d'embonpoint et de force, on reconnaît une cachexie paludéenne.

Dans un fort accès de fièvre intermittente, les urines sont toujours chargées de glycose, comme chez les diabétiques, nuiis dans l'intervalle des accès les urines sont normales. (Burdel.)

La fièvre intermittente simple quotidienne guérit souvent en sept ou huit accès, (ilippocrate.)

L'état saburral de la langue et de l'estomac compli(|ue souvent le début de la fièvre intermittente simple.

Une fièvre intermittente qui se prolonge ou qui récidive souvent amène toujours le gonflement de la ralo et du foie. (Piorry.)

Dans les fièvres intermittentes rebelles, il se produit de l'anémie, de l'hypertrophie de la rate, de l'œdème des membres, de l'ascite, du purpura, c'est-à-dire tout ce -I qui caractérise l'état cacheclique, ou cacliexie paludéenne.

Les fièvres quartes sont généralement plus. graves qui' les autres, en raison de leur ténacité ei de la difficullf qu'on éprouve à les guéi'ir.

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Qui a eu la fièvro intermittente est exposé à en avoir ! nouveaux accès longtemps après saguérison, lors même l'il a quitté le pays où le mal avait pris naissance.

Dans les pays de fièvres, la fièvre intermittente vient luvent compliquer les maladies aiguës, telles que la pneuonie, la dysenterie ; et il est d'autant plus important de

savoir, que cette coïncidence oblige à recourir au suite de quinine pour guérir la maladie principale.

Il y a des fièvres intermittentes qui ont une telle graté, qu'on les appelle pernicieuses, et elles sont si graves, li'elles font périr les malades au troisième accès si le mé- |cin n'a pas reconnu assez tôt la nature du mal et s'il :a pas de bonne heure administré les remèdes couve- Ibles.

Les fièvres intermittentes simples ne sont généralement p graves ; mais quand elles sont anciennes ou à l'état de cidive, et qu'elles viennent des pays chauds, elles prolisent un état anémique et cachectique qui peut être in- . irable et mortel.

Uu phénomène morbide très-intense et subit, tel que dgidité, la sueur excessive, le coma, la syncope, la conilsion, la dysenterie, la paralysie, etc., faisant très-vite ace à un bien-être réel, pour reparaître le lendemain ou

jour d'après, à la même heure, indique une fièvre rnicieuse, algide, sudorale, comateuse, syncopale, dyntérique, paralytique, etc.

Au second accès d'un phénomène pernicieux quelinque, il faut deviner l'existence d'une fièvre pernicieuse, ? nt le troisième accès peut tuer le malade si l'on n'agit * conséquence.

Une fièvre intermittente simple devient quelquefois per-

bieuse.

Les fièvres pernicieuses sont généralement tierces ou f lotidiennes.

Les enfants sont, comme les adultes, sujets à la fièvre [irnicieuse, mais la maladie prend d'ordinaire la forme l'îccidents convulsifs ou diarrhéiques régulièrement pé- Ddiques.

Il y a de fausses fièvres intermittentes dont les accès imt quotidiens, mal réglés, incomplets, et elles ont une I tre origine très-différente de celle des fièvres intermit-

[>tes ordinaires; car au lieu d'être la conséquence d'une !i toxication paludéenne, elles sont produites par la tuber-

lose pulmonaire.

Thérapeutique de la fièvre intermittente simple.

Première indication : Détruire l'embarras gastrique.

Quand une fièvre intermittente est accompagnée d'inapijïtence et d'état saburral de la langue, un éméto-catharîl^ue est nécessaire pour favoriser l'action des autres îîmèdes à administrer.

Deuxième indication : Traitement de Vuccés.

Pendant l'accès des fièvres intermittentes, il faut réj lauffer les malades par des couvertures, des linges chauds |t des infusions aromatiques stimulantes chaudes. Dans 1: période de chaleur, on donne des boissons acidulés et I centigrammes d'extrait d'opium dvstinés à favoriser ji sueur; enfin, au moment de la sueur, il faut changer le ' nge et bientôt soutenir les forces avec un peu de vin et e bouillon.

En appliquant dix à douze grandes ventouses sèches le ing du rachis au début d'un accès de fièvre intermittente, a peut en arrêter le développement et le faire avorter, jondret.)

Troisième indication : Prévenir le retour des accès.

Les fébrifuges sont les meilleurs moyens de guérir la fièvre intermittente, et il faut les administrer à la fin de l'accès pour empêcher l'accès suivant : — à leur tète il faut citer le sulfate de quinine ; puis la poudre ou l'extrait de quinquina, la cinchonine, la salicine, la poudre de houx, l'écorce de marronnier d'Inde, le sel marin à haute dose, l'hydroferrocyanate de potasse et d'urée, le bittera, l'écorce d'oranger, le chlorhydrate d'ammoniaque, l'alun, le phosphore, la digitale, la noix vomique, l'apiol, le fer, le mercure, l'arsenic, l'opium, etc.; mais le sulfate de quinine et l'arsenic sont les préparations à employer, l'une au commencement et la seconde dans les cas de fièvre rebelle.

Contre la fièvre intermittente simple, le sulfate de quinine doit être employé de préférence au tannate, au citrate, au chlorhydrate, à l'acétate et au valérianate de quinine, et on le donne à la dose de 30 centigrammes à 1 gramme, peu après la fin de l'accès fébrile, à l'époque la plus éloignée possible de l'accès suivant.

Le sulfate de quinine se donne en pilules argentées, — en poudre enveloppée dans du pain azyme, — en solution acidulée d'acide sulfurique en quantité suffisante ou dans du café noir sucré. — On peut le donner en lavements dans de l'eau acidulée, et en frictions à la dose de h grammes pour jiO d'axonge.

A défaut de sulfate de quinine, il faut donner l'extrait de quinquina, 10 à 20 grammes; la teinture de quinquina sucrée, 15 à 60 grammes, ou la poudre de quinquina jaune délayée dans du miel, 30 à 60 grammes.

Sous l'influence du sulfate de quinine, la rate diminue très-rapidement de volume. (Piorry.)

Quand la fièvre intermittente simple a été coupée, il faut continuer le sulfate de quinine à petite dose, 10 à 20 centigrammes, tous lés matins à jeun, pendant im mois.

Si les préparations de quinine déterminent de la gastralgie, des coliques ou de la diarrhée, il faut les mélanger à une petite quantité d'opium.

On peut masquer la saveur du sulfate de quinine en le mettant dans du thé ou dans du café noir ; mais une partie se transformant en tannate de quinine insoluble, on doit augmenter la dose du médicament.

On a conseillé la quinine brute, résine peu soluble, presque sans saveur, chez les enfants à la mamelle atteints de fièvre intermittente, mais le sulfate de quinine dans du café est infiniment plus actif.

Dans les cas de fièvre intermittente à récidives fréquentes, avec état cacJiectique et rebelles à l'influence de la quinine, il faut employer l'acide arsénieux à la dose de 2 à 25 milligrammes et jusqu'à 5 centigrammes par jour.

Les fièvres intermittentes simples, lors même qu'elles sont anciennes, avec hypertrophie du foie et de la rate, guérissent bien par l'hydrothérapie, avec douches en pluie sur le corps et douches à jet forcé sur les régions hépatique et splénique. (Fleury.)

Thérapeutique des fièvres pernicieuses.

Première indication : Couper l'accès au plus vite.

Dans les fièvres intermittentes pernicieuses, il n'y a pas à choisir d'heure pour l'administration du sulfate de quinine, et une fois le diagnostic établi, il faut donner ce sel par la bouche en solution acidulé, à doses fractionnées de 1 à 2 grammes dans la journée, en lavement, à la dose de 1 gramme, et en frictions sous les aisselles avec une pommade de k grammes sur 30 d'axonge.

Quand les fièvres pernicieuses sont accompagnées d'une forte congestion cérébrale, pulmonaire ou autre, on doit

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faire précéder l'emploi du sulfate de quinine par la pratique d'une petite saignée du bras.

Préparutions de quinine,

A l'intérieur, on prescrit le sulfate de quinine depuis la dose do 1 décigramme jusqu'à h grammes par jour. On l'emploie aussi par la méthode endermique, à la dose de 2 à 5 décigrammes et en injeclions hypodermiques (V. ce mol). Mais ces deux moyens sont quelquefois dangereux à cause des eschares qu'ils produisent, — On le peut faire prendre en lavement ou en frictions dans l'aine et l'aisselle avec une pommade concenlrée. (V. le Formulaire.)

FORMULAIRE DE LA FIÈVRE INTERMFrTENTE.

Poudre de sulfate de quinine.

Sulfate de quinine 1 gramme.

Sucre i "1.

Divisez en six paquets; trois par jour. A prendre dans un pain azyme, dans des confitures ou dans du miel [+]•

Poudre fébrifuge.

Sulfate de quinine 2 grammes.

Sulfate do morphine 5 centigrammes.

Mêlez, et divisez en huit paquets; deux chaque jour. Contre les fièvres intermittentes El-

Poudres de quinine et de morphine.

Sulfate de quinine 3 décigrammes.

Sulfate de morpliine 5 centigrammes.

Mêlez et divisez en quatre doses; une toutes les deux heures. Dans l'apyrexie des fièvres intermittentes. (Magendie.)

Poudre fébrifuge.

Émétique 15 centigrammes.

Sulfate do quinine 5 déeigrarames.

Mêlez. A prendre à jeun (Gola.)

Vin de quinine.

Sulfate de quinine 0 décigrammes.

Vin de Madère 1 litre.

Par cuillerée toutes les heures [+]. (Magendie.) Sirop de sulfate de quinine.

Sulfate de quinine 18 décigrammes.

Sirop simple blanc 500 grammes.

Eau distillée 8 id.

A prendre 30 grammes par jour

Pommade fébrifuge avec le sulfate de quinine.

Sulfato de quinine \ grammes.

Dissolvez avec quelques gouttes d'alcool et d'acide sulfurique ; incorporez avec :

Axonge 16 grammes.

Cette pommade rend de grands services toutes les fois que la quinine n'est tolérée ni par l'estomac ni par le rectiun; on l'applique sur l'aine ou l'aisselle préalablement rasées, puis on la recouvre avec un morceau de tatletas gommé 13. (Boudin.)

Frictions fébrifuges.

Sulfate de quinine 40 centiOTanimes

Alcool root.lié iQ p.ai,„-;,es.

En frictions sur la colonne vertébrale Q. (Guatanica.)

Potion de quinine.

Sulfate ,1e quinine 1 gramme.

t-"" 50 id.

FIEV

Acide sulfurique alcoolisé, quelques gouttes pour dissoudre le sulfate de quinine,

sirop de sucre 1 „ on „

,.■ ' 1- 1 > a a aO grammes.

Sirop diacode. = J o — ■

A prendre en deux fois à une heure d'intervalle [+]. Pilules de sulfate de quinine.

Sulfate de quinine. . G décigiammcj.

Ksti'ait d'absinthe . q. s.

Faites six pilules. A prendre en trois fois [+]. Pilules de sulfate de quinine opiacées.

Sulfate de quinine G décigrammos,

, Extrait d'opium 5 centigrammes.'

Conserve de roses q. s,

F. s. a, douze pilules. On en prendra quatre par jour, contre les fièvres intermittentes [+]•

Pilules antinévralgiques contre les névralgies intermiUmks.

Extrait de valériane \

Asa fœtida ' aa 2 gramuios,

Thridace , )

Extrait thébaique 25 centigrammes,

Sulfate do quinine 00 grammes.

Faites des pilules de 15 centigrammes. Contre des céphalalgies à type intermittent constituant les fièvres larvées. (Gorbel Lagneau.)

Pilules fébrifuges antiseptiques.

Sulfate de quinine 2 grammes.

Camphre 50 centigrammes,

Calomélas 2 grammes.

F. s. a. trente pilules. A prendre dix par jour dans les fièvres intermittentes graves, Employées aux Antilles Q, (Levacher.)

Fébrifuge de Melzinger.

Quinquina callsaya 15 grammes.

Carbonate de potasse A id.

Carlionate d'ammoniaque 2 id.

Sel végétal i id.

Soufre doré d'antimoine 2 id.

Extrait de trèfle d'eau i id.

Extrait d'absiutbe 4 id.

Extrait de persil q. s.

Pour une masse pilulaire qui sera divisée en pilules de 15 centigrammes. — On prend six pilules aussitôt après l'accès, six autres trois heures après la première prise, et une troisième prise de six pilules trois ou quatre heures avant le retour de la fièvre. L'accès une fois arrêlé, le malade continue, mais par deux prises par jour, chacune de cjuatre pilules, une le soir, une le matin, pendant trois ou quatre jours; puis il réduit successivement les prises à trois et à deux pilules

Vin de quinquina.

Quinquina gris C4 grammes.

Alcool 125 id.

Vin 1000 id.

F. s. a. {Codex.) A prendre 50 à 150 grammes co tonique [Tj et fébrifuge Mieux vaut le sulfate de quin

Sirop fébrifuge de quinquina.

vin fébrifuge de quinquina 100 grammes.

Sirop de sucre bien cuit 200 id.

Mêlez. Ti'ois cuillerées à bouche chaque jour, pour combattre les fièvres intermittentes des enfants de trois ans |3- (Bouchardat.) Mieux vaut le sidfate de quinine,

Sulfotartrate de quinine liquide.

Sulfale de quinine bibasique 16 grammes.

Acide tartrique 18 id.

Eau distillée 62 id.

F. s. a. Cette mixture est employée avec succès contre les fièvres intermittentes rebelles par le docteur Lacava ; on peut la prescrire à la dose de 1 à ^4 grammes par jour. (Righini.) . .

tf

FIEV

Vin de quinquina et de valériane.

Quinquina jaune royal concassé 100 srammos.

Racine do valériane concassée 50 id,

200 sroiiimes.

Versez dessus ;

Alcuo! à 8D° ■

^uis ;

vin blanc acide 1000 grammes.

Laissez macérer Iiuil, jours; décantez. Dose, 100 mmes par jour, pour combattre les fièvres intermittes Q.

Lavement de sulfate de quinine.

Sulfate de quinine. .

Décoction de pavot.

i gramme.

150 id.

uide sulfurique alcoolisé, quelques gouttes pour disscjdre le sulfate [T]. (Bouchardat.)

m conservera ce lavement le plus longtemps possilile.

Bol fébrifugg.

5 g'rammes.

3 décigrammes.

faites un bol.

'rès-efficace contre les fièvres intermittentes. A prendre

Îme ou deux fois, six heures au moins avant l'accès. Ce très-ancien, est préférable au suivant, qui cependant e encore prescrit quelquefois. (Ane. form. Hôtel-Dieu.) ichardat.)

Quinquina iaune royal.

Nitre. . .

Sirop d'absinthe

Bol fébrifuge ou Bolus ad quartanam.

Quinquina gris. . . , Carbonate de potasse.

Émétique

Sirop d'absinthe. . . .

30 grauimos.

4 id.

9 décigrammes.

60 grammes.

ivisez en bols de la grosseur d'une noisette. On en p| id de six à douze pour combattre les fièvres intermitt( es. C'est une mauvaise recette (Bouchardat), car le q quina gris du commerce est ordinairement inefficace. (|P- P-)

Pilules d'iodure d'iodhydrafe de quinine.

1 cr

s. a. Neuf pilules. On en prendra trois chaque jour e demi-heure d'intervalle Q.

Poudre de quinquina comme fébrifuge.

est le quinquina jaune royal qu'il faut prescrire, k à ■ammes par jour. On l'administre délayée dans du

yi nenx

loilure d'iodhydrate de quinine.

Conserve de roses

l gramme.

Emplâtre de quinine.

Sulfate de quinine.

corporez avec :

Kmplàtre de Vigo mm memirio.

6 grammes.

100 grammes

■ S. a. un large épithème qu'on appliquera sur la réde la rate, dans les cas d'engorgements spléniques qui :edent aux fièvres intermittentes.

Nitrate, citrate, tartrate de quinine.

es nitrate, citrate, tartrate, liydrochlorate, hydro-ferrolate de qmnme, jouissent de propriétés analogues à !s du sulfate de quinine et s'emploient aux mêmes s (\oism). Le sulfate de quinine et la poudre de quina jaune sont préférables.

Lavement de quinquina.

Quinquina jau„e royal «0 „^,^,,,^^^^

ailes bouillir pendant une demi-heure dans :

Eau commune, q. s. pour colature 250 grammes.

Passez. Ajoutez :

Laudanum de Sydenhaffl, 20goutlo=,

Contre les fièvres intermittentes (+]•

Teinture de quinquina composée (Vin de Huxham).

Quinquina rouge 64 grammes.

Écorce d'orauges amères 48 id.

S»i'pentairo de Virginie 12 id.

Safran 4 id.

Cochenille 2 ù 7 id.

Alcool ù 51» 1000 id.

F. s. a. Dose, 5 à 30 grammes par jour [+]•

Vin fébrifuge de quinquina.

Quinquina oalisaya 100 grammes.

Écorce d'augusture vraie 10 id.

Concassez les deux écorces, versez dessus :

Alcool ù 21' 200 grammes.

Laissez en contact dans un vase fermé, pendant vingtquatre heures. Ajoutez :

vin blanc do Bourgogne acide 1000 grammes.

Faites macérer pendant un mois, en agitant de temps en temps ; tirez à clair. Dose, 60 à 120 grammes, comme fébrifuge.

Ce vin contient tous les principes actifs du quinquina, car l'alcool et les acides concourent à les dissoudre ; il se conserve indéfiniment; il est d'une administration facile. Il est surtout très-utile pour empêcher le retour des fièvres intermittentes sujettes à récidive : 100 grammes par jour. (Bouchardat.)

Urate de quinine, vanté par le docteur Perayre, comme moins amer et mieux toléré que le sulfate de quinine :

Potion gomureuse 120 grammes.

LTrate de quinine 5 décigrammes,

Par cuillerées dans les vingt-quatre heures Pilules de laciate de quinine.

Lactate do quinine 2 grammes.

Extrait de genièvre q. s.

F. s. a. vingt pilules. En prendre de deux à six par jour, contre les fièvres intermittentes □,

Potion de lactate de quinine.

Lactate de quinine 5 décigrammes.

Eau distillée de menthe 20 grammes.

Eau 100 id.

Sirop d'œillet 30 id.

M. s. a. A prendre en trois fois contre les fièvres intermittentes rebelles □.

Sirop de lactate de quinine.

Lai'tate de quinine 1 gramme,

Faites dissoudre dans :

Eau 33 grammes.

Faites fondre. .\ prendre par cuillerées à café, pour combattre les fièvres intermittentes chez les petits enfants (Bouchardat.)

Pommade fébrifuge avec le sulfate de quinine.

Sulfate de quinine 4 grammes.

Dissolvez avec quelques gouttes d'alcool et d'acide sulfurique ; incorporez avec :

Axonge 16 grammes.

Pour frictions sous l'aisselle et à la face interne des cuisses [±\. (Boudin.)

524 FIEV

Électuawe de FuUer.

PouJi'e de quinquina jaune 50 grammes.

Pouilre de valériane sauvage 10 id.

Poudre de baies de genièvre 10 id.

Miel q. s.

Faites selon l'art un électuaire. — A prendre 8 à 16 grammes par jour, comme fébrifuge.

Pilules fébrifuges.

Sulfate de quinine 2 grammes.

Exilait (le belladone 1 décigramme.

Extrait de minyanthe t{. s.

Mêlez. F. s. a. vingt pilules. Dose : une pilule toutes les trois heures, dans l'apyrexie. (Isémée.)

Teùihire de quinquina jaune royal.

Cette teinture peut s'employer comme fébrifuge, 10 à 30 grammes dans du vin [+]•

Électuaire de Quarin.

Poudre de quinquina rouge 40 grammes.

Poudre de gentiane 5 id.

Hydrochlorate ammoniacal de fer sublimé, 5 id.

Oxymel sciUitiqne )

o- j ■ ■ > aa q. s.

Su'op des cmq racines J ^

Faites un électuaire selon l'art.

Pilules de valérianate et de quinine.

Valérianate de quinine 2 grammes.

Extrait de genièvre q. s.

F. s. a. vingt pilules. En prendre de deux à cinq par jour, contre la fièvre intermittente ; et de cinq à dix contre les névroses à type intermittent, c'est-à-dire dans les fièvres larvées.

Lavements de valérianate de quinine.

Valérianate de quinine 5 décigrammes.

Eau 200 grammes.

Sulfate de cinchonine.

A prendre à la dose de 3 à 5 et 10 grammes par jour, pour remplacer le sulfate de quinine. — Ce médicament est moins cher, mais il est moins actif.

Phloorrhizine.

On extrait assez facilement ce principe immédiat de l'écorce fraîche de la racine de pommier, eu la traitant par l'alcool faible, en distillant l'alcool. Ce principe est assez voisin chimiquement de la salicine. Quelques expériences ont également démontré qu'il réussissait assez bien dans les fièvres intermittentes peu rebelles. Il est, sous ce rapport, à peu près sur la même ligne que la salicine et il s'administre aux mêmes doses et sous les mêmes formes que celte substance. (Bouchardat.)

Arsénite de potasse

(Liqueur arsenicale de Fowler).

Acide arsénieux 5 grammes.

Carbonate de potasse 5 id.

Eau distillée 500 id.

Alcool de mélisse composé IG id.

Réduisez l'acide arsénieux en poudre ; mêlez avec le carbonate de potasse, et faites bouillir dans un vase de verre jusqu'à ce que l'acide arsénieux soit dissous complètement. Ajoutez l'alcool de mélisse à la liqueur quand elle sera refroidie ; filtrez et remettez une quantité d'eau suffisante pour que le tout représente exactement 500 grammes; vous aurez de cette manière une liqueur qui fonlicndra un centième de son poids d'acide arsénieux. (itoucliardat.)

Cinq à dix gouttes dans le courant de la journée. Dans un verre d'eau sucrée f+l.

FIÈV

Poudre arsenicale fébrifuge.

Acide arsénieux 1 centigramme.

Sucre de lait 1 gramme.

Mêlez intimement; divisez en vingt paquets, dont chacun représentera ainsi un demi-milligramme ou un ceu lième de grain d'acide arsénieux.

On en prend un paquet délayé dans une cuillerée d'eau cinq à six heures avant le moment présumé de l'accès [+] (Boudin.)

Pilules de Sarton.

Arsenic blanc porpbyrisé i décigramme.

Oi)ium brut ' 4 itl

Savon médicinal H id.

Mêlez et faites trente-six pilules. A prendre une par jour dans les fièvres intermittentes rebelles |+].

Poudre de Fontaneilles.

Arsenic Liane porpbyrisé 1 tlécigraimnc.

Mercure doux porpbyj'isé 9 id.

Opium brut pulvérisé 1 id.

Gomme arabique pulvérisée 4 id.

Sucre pulvérisé 4 id.

Mêlez. Divisez en vingt-quatre paquets. Un chaque jour, Contre les fièvres intermittentes rebelles [+].

Solution ou liqueur arsenicale de Pearson.

Arséniate de soude cristallisé 1 gramme. v

Eau distillée 550 id.

Vingt gouttes dans la journée. A prendre dans un verre d'eau sucrée [+]• (Pearson.)

Potion fébrifuge de café.

Café torréfié 30 grammes.

Faites infuser dans :

Eau 100 grammes.

Passez et ajoutez :

Suc de citron 60 grammes.

A prendre chaud et à jeun □.

Décoction fébrifuge de café.

Calé non torréfié 50 grammes.

Eau 500 id.

Faites bouillir jusqu'à réduction de kOO grammi Ajoutez :

sirop de sucre 100 grammes.

A prendre à jeun □.

Émulsion fébrifuge d'amandes amères.

Amandes amères 10 grammes.

Eau 100 id.

Sirop de sucre 30 id.

Faites une émulsion à prendre en une seule fois. (Mylius.)

Émulsion fébrifuge d'amandes amères.

Amandes amères 5 grammes,

Pilez dans un mortier de marbre et ajoutez peu à pi

Eaa de camomille 50 grammes.

Passez à travers un blanchet, et délayez :

Extrait de petite centaurée 10 grammes.

En une seule dose, avant l'accès □. (Niemann.)

Pilules fébrifuges du docteur Marc.

Poudre de valériane 10 grammes.

Protosulfate de fer 5 id.

Miel q. s.

F. S. a. dix bols. Une toutes les deux heures, dans l'intervalle qui sépare deux accès. Dans les fièvres intermit-^i tentes simples ou larvées E]-

FIEV

Gnicin.

Principe actif du chardon bénit, découvert par M. Naelle. Il se présente sous forme de belles aiguilles blanes; il est d'une excessive amertume, et provoque le vossement à la dose de 30 centigrammes. Il est très-peu sluble dans l'eau et dans les acides étendus ; il se dissout, ; contraire, très-bien dans l'eau légèrement alcalisée, et, (Ose remarquable, il perd complètement toute saveur ;!ière. (Bouchardat.)

Ce produit a été essayé dans le traitement des fièvres i ermittentes. On doit l'assimiler à la salicine, mais il ïjîsente l'inconvénient de provoquer des vomissements. Il ri diminue pas sensiblement le volume de la rate. (Boucjrdat.)

Sirop de salicine.

.Salicine ,

f'aites dissoudre dans :

Eau bouillante

a arammes.

50 arammes.

Faites digérer à une douce chaleur jusqu'à ce que la leur soit incolore ; filtrez et mêlez avec :

sirop de sucre H20 grammes.

Ajoutez d'autre part :

Sulfate de quinine 1 gramme.

issolvez dans :

Eau acidulée 10 grammes.

prendre par cuillerées dans les fièvres intermites El-

Poudre de salicine.

Salicine.

Sucre, ,

1 griinimc.

5 " id.

lèlez. Divisez en trois prises à prendre à une demi- ■e d'intervalle. Comme fébrifuge [3.

Pilules de salicine.

.Salicine

Extrait d'absintlie.

1 gi'amme.

. S. a. six pilules, prendre en trois fois , à une demi-heure d'inter-

Juki) fébrifuge de houx.

Feuilles de li.

El

;iO lifaïuiue 200 " id.

aites bouillir jusqu'à la réduction d'un sixième ; passez I joutez :

Siroj-j de sucre 50 grammes.

n deux fois dans la journée. Contre les fièvres interentes Q. (Magendie.)

Vin de houx.

Feudles de lioux eu poudre 10 grammes.

aites infuser pendant dix à douze heures dans :

200 grammes.

iltrez. A prendre en une seule fois Q- (Rousseau.) Sulfate de bassine.

\e remède se donne à 1 gramme dans l'apyrexie. En ^n ou en pilules. —Quelquefois vomissements et diar- :. Si la dose est plus forte, il produit de l'excitation, vertiges, des bourdonnements d'oreilles et un peu de ralgie.— Sur 608 cas, il y a eu 535 succès et 73 in- ;es. (Tibaldi, Buzzoni, Vitali, etc.) (V. Bus^iNE.)

FIEV 525 Vin de tulipier.

Écorce fraîche de tijipier iOO grammes.

Concassez et ajoutez :

Alcool rectifié 100 grammes.

Vin blanc généreux 1 litre.

Laissez macérer huit jours, filtrez.

Un verre, le matin à jeun, pendant l'apyrexie El-

Tisane d'absinthe.

Sommités sèches d'absinthe i grammes.

Eau bouillante 1 litre.

Faites infuser pendant une heure : passez.

On préparera de même des tisanes avec la menthe poivrée, la sauge, le thé [+]• (F- H. P.)

Tisane d'espèces amères.

Feuilles sèches de germandrée ou petit- \

cliéne ( „g

Sommités de petite centaurée laaàl giammes.

Sommités d'absinthe /

Mêlez, h à 8 grammes de ce mélange en infusion. A prendre par tasses dans la journée \±\.

Tisane avec la racine de gentiane.

Uacine de gentiane incisée 4 grammes.

Eau bouillante IQOO id.

Faites infuser pendant deux heures et passez. Trois tasses par jour Q. (F. H. P.)

Lavement aux feuilles de houx.

Feuilles de houx 20 grammes.

Faites bouillir pendant dix minutes dans :

Eau 400 grammes.

Passez H-

Lacement de camomille.

Camomille , 5 grammes.

Ea<i bouillante 500 id.

F. s. a. une infusion FI.

Sel marin, 30 grammes pour 100 grammes d'eau en deux fois dans l'intervalle de deux accès, et après guérison 8 grammes dans 30 grammes d'eau tous les deux jours [+]• (Moroschlin.)

Huile de cajeput ou essence de cwjeput, une ou deux gouttes sur du sucre, quatre ou cinq fois par jour, ou dans ûne tasse de tisane chaude, ou enfui dissoutes dans un peu d'alcool et d'eau (Valentin). On l'a même recommandée dans les fièvres pernicieuses □. (Martini et Adam.)

L'eucalyptus globulus qui fournit ce produit est ce géant des forêts australiennes si remarquable par la rapidité de sa croissance, l'élégance de son port, la durée et l'incorruptibilité de son bois. On l'a déjà planté dans les jardins et sur les promenades de la ville de Valence (Espagne), où l'on en fait une immense consommation, soit contre les fièvres paludéennes, soit contre les affections pulmonaires. M. le docteur Tristani a publié plusieurs mémoires sur les effets merveilleux des feuilles infusées de V eucalyptus , même dans les cas de tuberculisation au début. D'autre part, bon nombre de jeunes Anglaises ont émigré, dans ces dernières années, dans le but de réconforter leurs poumons malades sous l'influence des effluves bienfaisants que répandent les grands bois d'eucalyptus des environs de Melbourne. Nous apprenons avec plaisir que cet arbre précieux vient aussi d'être transporté dans le midi de la France, où l'on se propose de le répandre à profusion dans l'intérêt des malades. M. le docteur Sicard, de Marseille, a fait à ce sujet une étude digne d'intérêt. Il est très-employé en Australie et dans le nord de l'Afrique.

526 FIÉV

Acide 'phénique, 5 ceuligrammes à 7 centigrammes tous les jom's dans de l'eau (Barrant et Jessier). Cette médication, employée par le docteur Titeca, n'a pas réussi.

Iode.

L'iode réussit assez bien, selon le docteur Willebrand,

dans les fièvres de la côte de Finlande. — • Tl rapporte une vingtaine d'obsei'vations. Voici sa formule :

Iode 1 gramme.

lodure de potassium. 2 id.

Eau distillée 10 id.

Cinq gouttes de celte solution dans un petit verre à liqueur avec de l'eau toutes les deux heures.

Noix vomique, G à 10 centigrammes en poudre ou en bois, ou en pilules

Esmline, 5 décigrammes matin et soir, en bois ou en pilules □.

Racine de gentiane jaune. Son emploi est préconisé par le docteur Chabasse.

Poudre de racine do gentiane jaune. . . . 250 gramme?. A\con\ à 30" .' dOOO id.

Faites macérer huit jours et passez.

Un petit verre à liqueur dans 1000 grammes d'eau-devie, à prendre deux petits verres par jour dans un peu d'eau I I.

Poivre iioir, de 6 à 15 grammes par jour pendant quinze à vingt jours (Dioscoride , Celse, Rivière, Barlholin, L. Frank], cinq à six cents succès {+].

Pipérin, 30 à 50 centigrammes en pilules ou en poudre (Méli, Œrstaedt) H-

Racine de Scopavia dulcis, préférée au quinquina par les habitants du Pérou (de Humboldt) □.

Craie et vinaigre en parties égales. Deux cuillerée» à bouche une heure avant l'accès (llodsten) □.

Poudre de Pinkneya rubens, de 10 à 30 grammes C'est une rubiacée qui renferme beaucoup de cinchonine (Coxe).

Semences do panais, 25 centigrammes à 1 gramme dans les fièvres intermittentes tierce et quarte (Schwenck) □.

Poudre d'écorce de Cedrela febrifuga, employée à Java (Horsfield)

Fiel de porc, 15 grammes plusieurs fois par jour [3'

Poudre de scutelluria ou toque ou tertianaria, 2 à /i grammes par jour □. (Biiunilein.)

Suc de persil j 100 grammes par jour (Portai) l±}, et apiol, qui n'est qu'un extrait de persil, à la dose de 1 à 2 grammes par jour. (Homollc.) V. Apioi, et Persii,.

Extrait d£ feuilles d'artichaut, 2 à 10 grammes par jour (Montain) r~l.

Pondre de petite centaurée. 30 à 80 grammes par jour dans l'apyroxio. Six à huit doses suffisent. On peut prendre ce remède en lavement (Nepple) □.

Kcoj-ces et feuilles de peuplier blanc (Coltereau) Poudre de noix de galle^ à et 8 grammes (Galien) □.

Infusion concentrée de guaco, 30 grammes i>ar litre d'eau

Poudre d'écorce de Discaria febrifuga, au Brésil (Martius)

Poudre d'écorce de PanUima omttica, employée à Bourbon

FIÉV

Teinture d'Allium sativum (ciboule), 15 grammes avant et après l'accès. Continuer quinze jours après guérison (Klokow) □.

Écorce d'olivier en poudre, 2 à i grammes en trois fois dans l'apyrexie (Pallas). Les feuilles ont été employées dans le même but à 8 grammes □.

Poudre d'écorce de chêne, 1 grammes, avec p.eurs de camomille en poudre, 2 grammes en dix paquets. Toutes les deux heures un paquet dans l'intervalle dçs accès (Cullen) □.

Essence de térébenthine, au début de l'accès, 15 à 60 grammes, donnant lieu à des superpurgations (Moreau)Q

Décoction de racine d'Urannea febrifuga (Pérou), , 2 grammes par verre toutes les trois heures (Luzuriaga et Ruiz) □.

Semences de l'Urtica dioica, ou grande ortie, et del'Urtica urens, 5 à 10 grammes par jour I I.

Poudre de valériane, 5 à 60 grammes par jour (Grieiiwald) □.

Infusion de feuilles de pécher, 8 grammes de feuilles fraîches et 15 grammes de feuilles sèches □.

Poudre de fleurs de chausse-trape ou chardon étoUé, 1 à 3 grammes par jour □.

Bleu de Prusse, ou ferro-cyanate de fer, à la dose de 5 centigr. avec un gramme de poivre ou de moutarde, de quatre en cinq heures dans l'apyrexie □.

Ecorce de frêne en poudre, 5 grammes, de quatre en quatre heures □.

Ellébore noir, 50 à 120 centigrammes en poudre, ou 75 centigrammes en extrait □. ^ j

Racine d'impératoire en poudre, 2 à 4 grammes; le double de celte dose en infusion □.

Suc de kino, en poudre ou en solution alcoolique légère □.

Passerage sauvage [Lepidium ruderalc), herbe sèche, /lO à 70 grammes pendant quelques jours {Bulletins de k Société d'émulation, 1819, XXXIV, 289).

Poudre de Lichen parisiensis {Journ. d'Hufeland, 1816; Biblioth. médic, LIX, 113). ,

Ljjcopus europceus, 7 granunes en poudre avant l'accès i pendant plusieurs jours. |

Suc de matricaire, 30 grammes entre chaque accès.

Trèfle d'eau, poudre des feuilles, 60 à 120 centigrammes; 3 à 7 grammes en infusion; extrait, 30 à fil'

Ecorce de sapotillier (Achras sapotu). Brown l'a proposée pour remplacer le quinquina.

Ecorce de marronnier d'Inde, en poudre, à la dose ili' 10 à 15 grammes par jour, ou en opiat avec (poiulii 90 grammes; crème de tartre, 30 grammes; miel, q. s chaque jour, 15 grammes de cet opiat) ; mais ses proprii" tés fébrifuges sont très-douteuses.

Eau de laurier-cerise, à 1 et 3 grammes par jour □■ , (Stamler.)

Benjoin à la dose de G grammes , avant i accès do i fièvre (Schwilgué.) i i

Décoction d'écorce de Scopolia aruleola, 8 grammes paf ' litre □. (Wilden.) |*

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