KIEV
Poudre de camomille.
ii 5'i'amme.î.
2 itl.
75 ccntigrammos
Pondre de camimllle
Poudre de myrrhe
Carbonate de potasse
Aèlez et faites neuf prises. A prendre six par jour, une tcites les heures □..(Mead.)
, Fièvre jniinc ou ty|»IiHS d Am«-i-î<iii<*, oh vomîto
iiïro. La fièvre jaune est le typhus de l'Amérique, oijupant toujours le littoral et ne ravageant jamais les vijs de l'intérieur.
ia fièvre épidémique qui règne endémiquement sur le lillral de certaines parties de l'Amérique, et qui donne m à la jaunisse compliquée de vomissements noirs, n'est
I c que la fièvre jaune, est rare d'avoir deux fois la fièvre jaune, mais cela iiscrvc comme dans la variole et dans tous les typhus, ouée de propriétés peu contagieuses, la fièvre jaune ■ansmet cependant d'un individu à l'autre et peut être spor-tée d'Amérique en Europe à bord des navires dans argaison et par l'intermédiaire des bâtiments, a fièvre jaune, transportée en Europe, reste dans les s de mer oii la contagion continue de se produire, elle ne pénètre pas à l'intérieur des terres.
origine de la lièvre jaune est entièrement inconnue, n'est pas en rendre un compte bien satisfaisant que ttribuer aux miasmes qui s'élèvent des matières végéet animales en putréfaction.
diffluence du sang veineux, la décoloration du foie les cellules se détruisent en se remplissant de granus graisseuses, les exhalations sanguines de l'estomac, intestin et de la peau sous forme de pétéchies, l'apoe pulmonaire et la jaunisse, telles sont les lésions miqucs que produit la fièvre jaune, s malaises, de la stupeur, des vomissements bilieux, pistaxis suivies de vomissements noirs, des pétéchies et ;s ecchymoses sous-cutanées , des selles noires ou lia, des urines rares et albumineuses, de la fièvre, soudu délire et une coloration jaunâtre de la peau, indit une fièvre jaune.
e fois établie, la fièvre jaune se caractérise par l'icl'anxiété, les vomissements noirs de sang décomles selles noires, liquides, l'albuminurie^ les épi- , les pétéchies, la prostration, l'adynamie et le délire içant la mort.
décoloration du foie, son ramollissement et la deson des cellules hépatiques sont, comme dans l'ictère de France, un des caractères anatomiques de la jaune.
lf"'vre jaune en Amérique, et ictère grave sporadique 'U;iance, sont deux maladies semblables, ayant à peu prnles mêmes symptômes, les mêmes lésions hépatiques nnant lieu aux mêmes chances de mort, est une chose rare que l'absence des vomissements dans la fièvre jaune , mais on en a signalé des pies.
ralentissement du pouls et la fail)le.Nse des mouves du cœur s'observent souvent dans la deuxième de de la fièvre jaune, et, sous ce rapport, c'est un de la bile qui circule avec le sang.
\f a des fièvres jaunes sidérantes qui tuent les malades lelques heures, sans donner à tous les symptômes du temps de se montrer, mais ordinairement la maladie de trois à dix jours.
m ve
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me péi elTt
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FIÉV 527
La fièvre jaune est un empoisonnement donnant lieu à des hémorrhagies compliquées d'une ataxo-adynamie plus ou moins prononcée.
La mortalité de la fièvre jaune varie de un treizième à un seizième, suivant les épidémies, et elle est plus considérable chez les adultes que chez les femmes ou les enfants, et chez les étrangers que sur les indigènes.
Il y n des fièvres jaunes tellement bénignes, qu'on leur donne le nom à'éphéméres, et les désordres sont si peu accentués, que les malades restent sur pied à la chambre en s'occupant de ce qui leur est agréable.
Thérapeutique. — Première indication : Prévenir f apparition des épidémies. — Pour prévenir, dans nos pays, le développement et la propagation de la fièvre jaune, on isolera les navires venant d'un pays où existe cette maladie. On les déchargera et on les nettoiera en pleine mer. On isolera les malades et l'on ne permettra la relation des passagers avec la terre ferme que, lorsque depuis quinze jours au moins, il n'y aura pas eu de malades à bord.
Dans les lieux ravagés par le fléau, qui sont toujours sur le littoral, on peut échapper à la contagion en se réfugiant dans l'intérieur des terres, où la fièvre jaune ne se propage jamais.
Deuxième indication : Régime à suivre.
Des boissons fraîches, acidulés gazeuses, des bains frais ou tièdes, des lavements émollients, des potages, forment le traitement de la première période du typhus d'Amérique dans les cas ordinaires.
Troisième indication : Combattre Vétat fébrile.
Quand la réaction fébrile est très-Intense et que la douleur épigastrique est très- vive, la saignée du bras et des sangsues ou ventouses scarifiées, au creux de l'estomac, sont très-utiles, mais il faut prendre garde de déprimer trop profondément les forces du malade.
Un vomitif au début de la fièvre jaune, lorsqu'il y a véritable embarras gastrique, modère beaucoup l'intensité des accidents ultérieurs.
Si la fièvre olire des rémissions et des paroxysmes évidents, le sulfate de quinine pourra être très-avantageux à faire prendre aux malades.
La poudre de matico, 1 à 2 grammes par jour, la décoction de cette substance, 10 grammes par litre d'eau, très-utiles contre les hémorrhagies en général, peuvent être employées dans la fièvre jaune hémorrhagique.
L'extrait de monésia, 1 à 2 grammes par jour ; — l'extrait de ratanliia, 1 à 2 grammes; — de cachou, 1 à 2 grammes; — l'infusion de cannelle; — la décoction de térébenthine de Venise, ■ — de racine de bistorte et de tormentille, — de fraisier, ■ — sont des astringents trèsutiles contre les hémorrhagies de la fièvre jaune.
Le perchlorure de fer, deux à cinq gouttes dans nli demi-verre d'eau plusieurs fois par jour, peut être employé dans la fièvre jaune.
A titre de toniques , de slimidants et d'r(?)iwpas»iodiques, on donne contre la lièvre jaune : ■ — la poudre de quinqimia, 150 à 200 grammes par jour; — le sulfate de quinine, 1 à 2 grammes par jour; — le camphre, — la mélisse, — la sauge, — le thé, et surtout le vin pur ou mélangé d'eau.
Les astringents sont très-utiles contre les évacuations de la fièvre jaune.
E.xtr:\it de uionésia . ■ . 1 grammei
Extrait de ratanliia. , . 1 ' id.
Infusion de menthe 100 id. "
Sirni) de sucre 40 îd.
A prendre par grandes cuillerées à bouche dans la journée H.
Autre.
Extrait de cachou 2 grammes.
Sirop de quinquina 30 id.
Eau de mélisse 80 id.
Par cuillerées à bouche dans la journée 1+1. Autre.
Sous-nitrafe de bismutli lO grammes.
Sirop de quinquina 100 id, .
Mêlez. Par cuillerées à bouche, dans les vingt-quatre heures [+]•
Essence de térébenthine, à 10 et 20 grammes par jour. — Douze guérisons sur seize cas □. (Chapmann.)
Teinture de racine de gelseminum (jasmin sauvage), dix à vingt gouttes par jouri 1.
Huile d'olive. Boire abondamment de l'huile d'olive dans de l'eau chaude et prendre des lavements salés □. (Père Constant, Audouard.)
Fièvre puerpérale ou typhus puerpéral, ou péritonite puerpérale, ou métro-péritonite puerpérale. Les femmes en couches sont exposées d'une façon accidentelle ou épidémique à une maladie grave, qui participe de la nature des typhus, et qui, selon les doctrines médicales régnantes, a tour à tour été appelée métropéritonite puerpérale ou fièvre puerpérale.
De même qu'à certains moments, dans les hôpitaux de Paris, on ne peut pas faire une incision sans qu'il en résulte un érysipèle, de même aussi voit-on dans les maternités la plaie utérine qui résulte de l'accouchement être fréquemment le siège d'une suppuration de mauvaise nature, dont l'absorption empoisonne les malades.
La fièvre puerpérale est due à l'influence générale qui fait que la plaie utérine suppure mal, que les veines et les lymphatiques s'enflamment et que du pus se dépose dans la plupart des séreuses ou des viscères. C'est pour cela qu'on l'a appelée fièvre pyogénique (Voillemier). V. Infection PURULENTE, PUTRIDE, et PÉRITONITE.
La fièvre puerpérale est beaucoup plus commune dans les hôpitaux' consacrés aux femmes en couches que sur les femmes de la ville, car dans les maternités la mort est de 1 sur 20, tandis que dans la ville elle est à peu près de 1 sur ^00.
La misère, l'état primipare, l'application du forceps, les manœuvres d'un accouchement difficile, mais par-dessus tout l'encombrement des femmes en couches, sont les causes de la fièvre puerpérale et des épidémies de cette nature qui causent la mort d'un si grand nombre de personnes.
Par l'encombrement et la mauvaise tenue des maternités on fait naître le typhus puerpéral, exactement comme on produit le typhus ordinaire par l'agglomération des troupes dans un camp.
La fièvre puerpérale est bien rarement contagieuse, mais elle est in fecto-cmtarjiruse, c'est-à-dire transmissible par l'air ; car lorsqu'une épidémie ravage une maternité, son inlluence fait toujours en ville un j)lus ou moins grand nombre de victimes.
Si la fièvre puerpérale débute quelquefois aussitôt après l'accouchement, c'est ordinairement du deuxième au sixième jour qu'elle prend naissance.
(in violent frisson avec des douleurs hypogastriqiies ou iliaques, quelquefois douleur et ballonnement du ventre, lièvre intense, soif, prostration, stupeur, suppression des
lochies, nausées ou vomissements chez une femme récemment accouchée, annoncent une fièvre puerpérale.
La fièvre puerpérale se montre sous la forme inflammatoire., avec une réaction fébrile franche ; sous la forme bilieuse, quand elle s'accompagne d'état saburral et de teinte subictérique ; enfin sous forme adynamique , lorsqu'il s'y joint de la prostration, de la stupeur, du délire et tous les phénomènes typhoïdes.
On meurt quelquefois de la fièvre puerpérale en moins de vingt-quatre heures, mais habituellement la maladie dure de cinq à dix jours, et si elle doit avoir une terminaison favorable à cette époque, les accidents diminuent de jour en jour jusqu'à la guérison.
Après la mort par fièvre puerpérale, on ne trouve quelquefois aucune lésion cadavérique, mais il existe ordinairement une suppuration sanieuse de l'intérieur de l'ulénis avec ramohissement de ses parois, une suppuration des sinus utérins et des veines utérines, de la lymphangite utérine sous - péritonéale , de la péritonite partielle ou générale, des suppurations de la plèvre ou des synoviale^ articulaires, des pneumonies lobulaires avec infiltration purulente centrale ; enfin de véritables abcès métastatiqnes qui sont les indices certains d'une résorption purulente.
La moitié des femmes atteintes succombent à la fièw puerpérale.
Une femme atteinte de fièvre puerpérale avec fori météorisme, face grippée, vomissements verdâtres et un pouls qui marque 140 pulsations, est une femme inévitablement vouée à la mort.
Thérapeutique. — Première indication : Arrêter h phlegmasie utérine à son début.
Dès le début des accidents puerpéraux, lorsque surviennent la fièvre, le frisson et la douleur de ventre, m application de sangsues à l'hypogastre ou dans la fosse iliaque, sur le point douloureux, réitérée au besoin, esl un remède de la plus haute importance. •
Des cataplasmes, des onctions mercurielles sur le ventre et des boissons émollientes doivent suivre les émission' sanguines locales, indispensables à faire au début de lii fièvre puerpérale (V. Métrite et Péritonite). On peiii aussi, dans ces cas, couvrir le ventre de compresses d'eau glacée, renouvelée incessamment (Béhier), ou mettre sm la peau du collodion riciné que l'on renouvelle dès qn i se fendille (Robert-Latour).
L'emploi d'un gramme de poudre d'ipécacuanha réussii | très-bien au début de la fièvre puerpérale pour conjurer! les accidents ; mais plus tard, s'il y a de la jirostralion ei du météorisme, ce remède est inutile.
Les purgatifs sont inutiles contre la fièvre puerpérale ■ à moins qu'il n'y ait de ta constipation, et encore vaut-i | mieux alors administrer des lavements simples ou pur tj, gatifs. Quant au calomel à dose fractionnée, il est inulil ^ et dançfereux.
° fini
L'huile de térébenthine, à la dose de h à 8 gramnit | dans du sirop ou en émulsion, toutes les trois ou quati heures, rend de réels services dans la fièvre puerpéra (Briinaii, Kiniieir). On n'est pns obligé d'y revenir pl i ^ de cinq fois. |||
Le sulfate de quinine à haute dose (Beau) paraît avi donné de beaux résultats contre la fièvre puerpérale.
On peut encore, avec avantage, donner le quinqn lorsque l'adynamie est très-prononcée.
L'opium, qui rend de si grands services dans la péri nite ordinaire, n'a pas autant d'efficacité dans la périlor l^Tn puerpérale.
FIEV
Les vomissements de la fièvre puerpérale doivent, (Mrc ombatlus avec des vésicaloires volants sur le ventre, avec
i glace à l'intérieur et les boissons gazeuses ou glacées. Aux accidents nerveux de la lièvre puerpérale il faut poser le musc, le camphre à l'intérieur, à 80 centiammes (Copland), et les lavements d'asa fœtida, k à. grammes pour 120 grammes d'émulsion.
Fièvre rémittente bilieuse. H y a dans les pays auds une fièvre rare chez nous, et dont les caractères nt ceux de l'embarras gastrique très-intense avec vomisments ou déjections bilieuses, fièvre paroxystique, et l'ostration plus ou moins considérable pouvant occasionner mort.
La fièvre rémittente n'a pas de lésions appréciables, et - paroxysmes quotidiens, doubles-quotidiens où tierces, ul le caractère de cet état morbide.
Thérapeutique. — Les purgatifs aidés de l'influence du ;|lfate de quinine, sont ce qu'il y a de mieux à employer intrc la lièvre rémittente.
Des boissons acidulés et toniques, de l'eau vineuse, des Ijins et une faible alimentation sont nécessaires à employer lut le temps que dure la fièvre rémittente.
Fièvre typlioïdc. La fièvre typhoïde est au typhus tlique le choléra sporadique est au choléra épidémique |: asiatique.
■)|La fièvre typhoïde est un typhus sporadique, c'est-à-dire
ii typhus modifié par le climat, les habitudes, le régime es institutions de notre pays.
..a fièvre typhoïde est une fièvre continue qui produit diffluence de la fibrine, et qui est caractérisée d'une on secondaire par l'inflammation des plaques de Peyer les follicules isolés de l'intestin.
La fièvre typhoïde est souvent contagieuse, endémique [uelquefois épidémique.
ia fièvre typhoïde est surtout une maladiede la deuxième mce et de l'âge adulte, car elle est très-rare chez les veau-nés et chez les vieillards.
est certain que la fièvre typhoïde frappe plus souvent sujets robustes et vigoureux que les autres.
es fatigues physiques et morales portées à un haut é engendrent la fièvre typhoïde.
e séjour dans les grandes villes, la mauvaise qualité eaux altérées dans leurs réservoirs, et l'encombre t, sont les causes ordinaires de la fièvre typhoïde.
e sang, les intestins, les ganglions mésentériques, les nous, le foie, la rate et le cerveau sont toujours altérés d la fièvre typhoïde a une certaine intensité.
a fièvre typhoïde favorise la gangrène des parties super- Iles enflammées.
utre l'altération du sang, les lésions de la fièvre tyde sont : l'ulcération des plaques de Peyer et des îules isolés de l'intestin, l'hypertrophie des glandes ntériques et la congestion de la rate, des poumons et ;erveau. Ces congestions peuvent être le poyit de irt d'inflammations franches, telles que la pneumonie méningite.
ans la fièvre typhoïde, il se fait habituellement, vers Il de l'intestin grêle et près de la valvule iléo-ct«cale, ulcérations ayant pour siège les follicules de Brunner 'S plaques de Peyer, de façon à détruire la nuiqueuse t uelquefois les autres tuniques de l'intestin jusqu'au
péiloine.
BOUCHUT ET DESPRÉS. 2^ édit.
FIEV
îfj
Des ascarides lombricoïdes et des trichocéphales existent ordinairement dans les intestins grêles et dans le ctecum des sujets atteints de lièvre typhoïde.
De toutes les congestions de la fièvre typhoïde, celles des poumons et du cerveau sont les plus graves, car elles entraînent la pneumonie lobulaire, la pneumonie et l'asphyxie, et d'autre part la méningite.
La fièvre typhoïde se présente sous quatre formes diflerentes, que caractérisent des symptômes fort dissemblables : 1° la fièvre typhoïde muqueuse ; 2° la fièvre typhoïde inflammatoire; 3° la fièvre typhoïde adynamique ; ^i" la typhoïde ataxique.
Fièvre à forme muqueuse. — pe la lièvre contmue ou rémittente, de la céphalalgie, de l'inappétence, des nausées, de la diarrhée ou de la constipation, de la douleur iliaque droite avec ou sans gargouillement, et la perte des forces avec pâleur et conservation de l'expression du visage caractérisent la lièvre typhoïde muqueuse.
La fièvre muqueuse dure de trois à quatre septaines et se termine ordinairement par la guérison.
Fièvre ci forme inflammatoire. — Une fièvre continue avec rougeur du visage, turgescence vasculaire générale de la peau, inappétence, céphalalgie, épistaxis, surdité, douleur iliaque droite, diarrhée, taches rosées lenticulaires sur le ventre, indiquent une fièvre typhoïde inflam matoire.
La fièvre inflammatoire dure de trois à quatre septaines et se termine ordinairement par la guérison.
Fièvres à forme udijmmique et ataxique. — De la fièvre avec agitation, céphalalgie, délire, épistaxis, surdité, stupeur, ballonnement du ventre, douleur iliaiiue droite, diarrhée, lâches rosées du ventre, sécheresse de la langue et fuliginosités des lèvres, caractérisent la fièvre iyiihoidc adynamique. — Elle est aiaœ Ayue quand à ces phénomènes s'ajoutent le tremblement musculaire, la carphologie, le coma ou la fureur d'un délire que rien ne peut calmer.
Les fièvres adynamique et ataxique durent de quatre à six septaines et se terminent très-souvent par la mort.
Dans la fièvre typhoïde ataxique le délire est le résultat d'une méningo-encéphalite dilFuse avec infdtration séreuse faiblement opaline et purulente des méninges, caractérisée en outre par une névro-rétinite plus ou moins considérable (V. Ciîrébroscopie).
La toux accompagne toutes les fièvres typhoïdes graves, et cela indique une bronchite qui peut aller jusqu'à la pneumonie.
Dans la fièvre typhoïde la fièvre est généralement continue, mais dans quelques cas elle offre des exacerbations quotidiennes régulières qui constituent la fièvre rémittente, qu'on doit traiter par le quinquina.
Le muguet survenant dans le cours de la fièvre typhoïde est presque toujours mortel.
Des vomissements verdâtres subits, avec reiVoidissenienl de la peau, cyanose du visage, })etitessc du pouls et douleur très-aiguë du ventre, annoncent la perforation de l'intestin ulcéré et la mort.
Le hoquet qui survient dans le court, d'une lièvre typhoïde annonce presque toujours la mort des malades.
Des taches rosées, lenticulaires, sur le ventre, se montrant du dixième au quinzième jour d'une fièvre continue avec diarrhée, indiquent une fièvre typhoïde.
530 FIEV
Des esclity cs au sacrum se produisent souvent ilans le cours des lièvies typhoïdes graves, et aggravent beaucoup la situation des malades.
Des parotides se développent souvent dans le cours de la fièvre typhoïde adynamique ou ataxique, et c'est l'indice d'un grand danger.
On voit de temps à autre des hémorrhagies intestinales, causées par l'ulcération des plaques de Peyer, se produire au milieu ou à la fin des fièvres typhoïdes.
La convalescence des lièvres typhoïdes graves est sou- Vent traversée par des paralysies musculaires et sensoriales, par des névralgies ou par une quelconque des névroses.
ThérapeiiMqiic. — Le médecin qui veut traiter convenablement une fièvre typhoïde a trois indications principales à reinphr :
1° Au début, détruire l'embarras gastrique et faire disparailrc les saburres de l'intestin au moyen d'un vomitif d'abord et d'un purgatif le lendemain.
2° Évacuer les matières liquides contenues dans l'intestin avec des purgatifs tant qu'il y a du gargouillement dans la fosse iliaque droite.
3° Soutenir et ranimer les forces du malade par une abmentation légère.
4° Reconstituer le sang par les boissons délayantes, acidulés et toniques.
Première indication : Combattre r état sabamtl gastrique.
Le tartre stibié h la dose de 5 centigrammes est le vomitif qu'il convient de donner dans la fièvre typhoïde, et s'il est donné tout à fait au début, avec un purgatif le lendemain, il peut arrêter la maladie.
Êméto - rathartiquc.
Euiétiquc. .1 Ô ceriligi'diiimcs.
Sulfate de soUdc , 25 srammes.
t'aites dissoudre dans un demi-litre de bouillon d'herbes, et à prendre par verre tous les quarts d'heure.
Deuxième indication : Évacuer et neutraliser les matières liquides de tvdesiin.
Les pu.r<jatifs salins, tels que le citrate de magnésie, 60 grammes, le sulfate de soude, 30 grammes, l'eau de Sedlilz, une bouteille, etc., conviennent mieux que tous les autres dans la fièvre typhoïde. 11 faut les donner tous les jours tant qu'il existe du gargouillement dans la fosse iliaque droite, car il est toujours très-utile d'évacuei' hors de l'intestin les matières liquides qui irritent la niu- ((ueuse, et dont la résorption |)r(iduit des accidents adyuauiiques plus ou moins graves.
Lim oriade pui rja l ive .
ÇniljoiKiti' lie masnrsie {'> L;iaimi)cs,
AciJc tartlii|iif. 22 jil.
lîn'i cm i,L
Dissolvez, fillrez, èdulcorez avec 60 grammes de siroji lartriquc aromatisé à l'orange et au citron. (Carnier.)
Sel de Guindre.
Siilfatp lU Eoil.le efllcnii.- 25 grammes.
Nitrate de potasse . , .' 50 eenti^raiiimes.
'■""-''"r"' 25 uidlisrainmes.
Mêlez. Lu une seule fois, le malin à jeun, dans du bouillon d'herbes ou du sirop d'oranges et de l'eau.
Si les évacuations sont trop fréquentes, les absorbants sont Irès-uliles.
FIEV
Mixture avec de la craie'.
'•'■aie 50 grammes.
Kau. . 120 id.
Sii'np d'écorees d'urauges 30 id.
Mêlez. Par cuillerées dans la journée.
Autre.
Cviùn. sJO grauiiaes,
l'oudre de rataiihia 10 id.
Itiutie d'œul n" 1.
Eau 100 id.
Mêlez et agitez chaque fois. Par cuillerées dans la journée. (Foy.)
Atitre.
Craie 30 grainiiics.
Sôns-nitrate de bismiitii 20 id.
Sirop de groseille 100 id.
Mêlez et agitez. A prendre par cuillerées. (Bouchut,]
Troisième indication : Soutenir les forces du malade.
Si la diète est nécessaire pendant les premiers jours de la fièvre typhoïde, il faut dès le cinquième ou le sixième jour donner du bouillon et de l'eau rougie sucrée aux malades. ^
Otiatriéme indication : Reconstituer le sang altéré.
La fièvre typhoïde est une maladie dans laquelle il fak faire boire abondamment. a
La limonade sucrée et les boissons acidulés de cerise?; d'oranger, d'ananas, de grenade, de groseilles, du sirop de quinquina dans de l'eau, de l'eau rougie sucrée, etc., sont les meilleures tisanes à donner dans la fièvre typhoïde.
Une forte prostration exige l'emploi du sirop de (|uinquina, de l'eau vineuse, des lavements de vin et des préparations toniques. C'est aussi le moyen de reconstitiici' le sang.
Tisane tonique.
Éeorce de iiniiiquiiia jaune 13 sramine?.
Eautièile 500 ' id.
Sirop de limon 30 id.
Faites digérer trois heures et passez'. Par petites tasses. Potion ionique.
i^.stiait ijlliuijuiua î- ^ramilles.
l'otiou gomnieuse 120 id.
Potion, tonique.
Aei'tate d'ammoniafine A .!;raiiimi's.
Alfool de mélisse 30 id.
l'iplioTi L^ommeuse 'JOO id.
Par cuillerées.
Cinquième indication : Combattre les complications d'intermittence de broncho-pneumonie, d'ataxie, de délire, etc.
Quand la fièvre est forte et la peau très-sèche, on doii mettre tous les jours le malade dans un bain d'eau litHlf et lui donner de la digitale. (Voy. plus loin à l'appréciation des méthodes de traitement de la lièvre typhoïde.)
f-a loux et la bronchite ne sont pas une conlre-iiiilii';ition à l'usage des bains dans la fièvre typhoïde.
Des soins de propreté sont indispensables pour menci à bonne On une fièvre typhoïde grave. Il faut nettoyer lodents fuligineuses, les lèvres sèches, et changer les drap^ dès (ju'ils sont salis ; laver souvent l'anus avec du vin aroniaticjiie poiu' empêcher la formation des eschares au sacrum (V. Es(diAHES). Du reste, on en prévient le déveloiipement avec des lamelles de baudruche gommée mises sut les eiulroils (lui meiuicenl de s'écorchcr.
FIÉV
Les eschares du sacrum guérissent très-bien par les plications de poudre de quinquina *et de bismuth, par s compresses d'eau phéniquée au 100^ par les com- ■esses de coaltar saponinc de Lebeuf, par la cautérition au nitrate d'argent, et quand les malades sont placés r un matelas d'eau. V. Blessés (Lit des) et Eschaues. Quand le pouls, dans la fièvre typhoïde, offre des exarbations quotidiennes régulières, ou qu'il apparaît des cidenls pernicieux intermittents, il faut, aussitôt après paroxysme, donner du sulfate de ([uinine par l'estomac, ]r le rectum et en pommade sur la peau de l'aisselle.
1° Sulfate de quinine, k grammes en quatre paquets; tprendre un paquet dans une cuillerée de café noir sucré, ■ès chaque paroxysme. -Ou bien :
FIEV
Sulfate de quinine.
Acide sulfuriqne. .
Eau distillée. . . .
30 centigrammes, q. s.
Sulfate de A^on^•e. .
100 grammes.
Pour un lavement. Ou bien :
;|uiuine
i^our frictions sous les aisselles.
)ahs la fièvi'e typlioïde alaxîque, le vin en boisson, avec 'eau, une demi-bouteille par jour, ou en lavement; — msc à haute dose (2 à U grammes par jour), et les laveits d'asa fœlida [k grammes par lavement), sont jndisables à mettre en usage.
a bronchite et la broncho-pneumonie qui compliquent |èvre typhoïde doivent être traitées par les juleps, les ns et les loochs blancs additionnés de sirop diacode,. 25 grammes, — par les ventouses sèches en trèsd nombre sur la poitrine et sur les membres, — enlin^ esoin, par des vésicatoires volants sur le thorax [+]•
|es phénomènes adynamiques et ataxiques de la fièvre oïde sont quelquefois combattus avec avantage par les ions froides sur le corps répétées tous les jours, ou p|j|de simples lotions vinaigrées froides au moyen d'une se éponge [+}.
s liémorrhagies intestinales de la fièvre typhoïde doiêtre combattues par la limonade sulfurique ou nie, 50 à 100 grammes [+]; par l'eau de Brocchieri, [l'eau de Tisseranl, une bouteille par jour □ ; par otine, de 1 à 10 grammes [±\ ; par l'ingestion de petits eaux de glace \±] ; par des lavements froids |+] ; enfin le perchlorure de fer, dix à vingt gouttes dans un verre X (par cuillerée toutes les heures) i-t- -n.
péritonite, suite de perforation de l'intestin, doit être Reparles applications narcotiques sur le ventre et par um à l'intérieur (5 à 20 centigrammes par jour) [+]. arrive quelquefois que des individus atteints de fièvres oïdes ont, à la troisième septaine, de la fièvre, des ssements et du délire produits par l'inanition ; mais, ce cas, l'usage d'aliments légers fait disparaître ces a^llents.
' métcorisme de la fièvre typhoïde, lorsqu'il est porté xcès, doit être combattu par la poudre de charbon lal, 30 à 60 grammes dans de FeauS) P^'' c^es lavets d'armoise, d'absinthe, de méhsse, d'eau vineuse FH, i besoin par l'introduction de la sonde œsophagienne le rectum et le gros intestin f+l.
rcclalioii des ilifféreuic.s méthodes esolnsîves de traitement de la fl«>v>'e typhoïde.
saignée tie convient dans la fièvre typhoïde que d'une ière tout à fait exceptionnelle, en cas de congestion brale ou pulmonaire évidente, et lorsqu'il existe une
phlegfflasie pulmonaire bien caractérisée. Jamais ce moyen ne doit être mis en usage comme traitement exclusif de la maladie.
Le sulfate de quinine employé par quelques médecins comme méthode exclusive de traitement de la lièvre typhoïde ne convient que dans certains cas isolés, d'après une indication spéciale et lorsque la fièvre offre des exacerbations quotidiennes régulières.
Le sulfure noir de mercure (1 à 2 grammes) et le calomel ont été vantés comme des moyens susceptibles de faire avorter la fièvre typhoïde, mais l'observation n'a pas confirmé ces espérances.
Les Ioniques, tels que le quinquina, le vin, l'alcool, les plantes aromatiques, etc., donnés comme antiputrides et comme toniques d'une manière exclusive, sont trèsutiles pour arrêter les progrès de la fièvre typhoïde, mais les stimulants, tels que le camphre et le musc ne valent rien.
Les purgatifs administrés d'une façon exclusive et systématique dans la fièvre typhoïde sont plus nuisibles qu'utiles, et ils ne sont bons que si on les emploie d'une façon rationnelle, d'après une indication spéciale qui est la présence du gargouillement dans la fosse iliaque droite.
La digitale est depuis quelques années très- vantée par Wunderlich, qui, dès 1862, en a préconisé l'emploi dans la fièvre typhoïde, et l'on connaît généralement l'influence de ce médicament sur la température et la fréquence du pouls dans cette affection. Le docteur Haiikel, dans son étude, compare et discute les résultats de 80 cas de typhus entérique observés à la clinique de Wunderlicli. Chacun des symptômes est analysé à part, et leur étude comparative dans les cas traités par la digitale et ceux dans lesquels le médicament n'a pas été donné est très-instructive.
La digitale a été administrée sous forme d'infuse de feuilles, soit 1»'',25 à 2 grammes de feuilles de digitale pour 180 grammes d'eau pour un jour; la médication était interrompue lorsque la fréquence du pouls tombait.
Le résultat le plus important et le plus net de l'usage de la digitale chez les typhiques est la diminution de la fièvre pendant plusieurs jours, puis l'abaissement de la pression du pouls pendant plusieurs semaines. La digitale est donc indiquée dans les cas où la température du soir s'élève à hQi'',5 en même temps qu'il n'y a le matin que de faibles rémissions, et aussi dans le cas où le pouls marque 120° et plus, enfin de préférence dans le second septénaire (Wunderlich). La digitale diminue le délire, aussi est-elle indiquée toutes les fois que du délire coïncide avec l'élévation de la température et du pouls.
Lorsque le pouls est très-petit, la digitale lui donne de l'ampleur ; l'albuminurie, la maladie de Bright, ne sont pas une contre-indication de la digitale. On ne doit pas craindre que le coUapsus survienne par le traitement, celui-ci peut être employé chez les sujets anémiques et déprimés. La digitale ne favorise pas les liémorrhagies, et peut être employée alors même que des hémorriiagies sont produites antérieurement, si elles n'ont pas été profuses. Le catarrhe gastrique est augmenté par la digitale ; cependant il ne constitue pas le plus souvent une contre-indication.
La durée de la maladie semble prolongée par la digitale; aus.si peut-on, d'une manière générale, réserver cette médication aux cas dans lesquels la fièvre, la fréquence ou la petitesse du pouls, ou des symptômes cérébraux, peuvent inspirer quelque crainte. {Archiv der Heilhunde et Gaz. hebdom. , 1862.)
Une alimentation modérée de bouillons et potages gi'as,
FIÈV
dès le cinquième ou le huitième jour de la fièvre typhoïde, est la condition indispensable du succès dans ce traitement.