INTERNE
I On peut faire des injections caustiques avec une canule 'fine, à la condition qu'elle ne ferme pas le col et n'emipêche pas de sortir le liquide autour de l'instrument pendant l'injection.
I Ces deux opérations sont d'un effet douteux, et l'abra- Ijsion, malgré ses dangers, est un peu plus utile. Pour y recourir, on se sert de la curette de Récamier. ! On l'introduit lentement dans l'utérus et on lui imprime des mouvements de rotation sur son axe. Mais il faut avoir I soin d'avoir mesuré auparavant la profondeur de l'utérus javec la sonde utérine [V. [Exploration de 1')],
afin de calculer approximativement la profondeur à laquelle on peut faire pénétrer la curette. Si l'utérus est dévié, on modifiera la courbe de la curette.
En aucun cas, il ne faut mettre de force pour manœuvrer la curette. Si au bout de trois quarts d'heure les douleurs causées par l'opération ont cessé, on donne un bain. Les hémorrhagics s'arrêtent d'ordinaire après une prejmière opération. On renouvellera l'abrasion si des réciitlives se montrent.
Si des accidents de phlegmon utérin, de péritonite, succédaient à l'opération, on aurait recours aux traitements appropriés.
FOIVCrS ARTICL'LORaJM. V. ARTHRITES, SYNOVITE. Fongus et Fongus Iicniatode (TOMEUR CANCÉREUSE,
. ULCÉRÉE et vasculaire). V. Cancer.
Fongus delà dure-mère (Louis). Une tumeur fibroplastique de la dure-mère (Lebert), un squirrhe (Velpeau), un épithélioma de l'arachnoïde (Robin), des productions encéphaloïdes des os (Cruveilhier), constituent un groupe de tumeurs qui se développent lentement dans l'intérieur du crâne, usent les os, sortent au dehors, à. la voûte du crâne, ou dans l'orbite ou dans les f^^sses nasales, et s'ulcèrent en se comportant comme une véritable affection cancéreuse (Louis),
Dans la grande majorité des cas, aucun signe n'existe tant que la tumeur est enfermée dans le crâne ; mais lorsqu'elle cherche à. sortir par la voûte, les os amincis plient et produisent sous la pression du doigt un bruit de parchemin.
Lorsque le fongus sort par l'orbite, il y a une exophtbalmie progressive, et plus tard un fongus sortant par les fosses nasales, et offrant les allures d'un polype fibreux ou cancéreux des fosses nasales.
Un fongus de la dure-mère sorti par la voûte du crûne donne lieu à une tumeur réductible au début, circonscrite par un bord osseux ; plus tard, par le fait de son grand développement, la tumeur devient irréductible. Tant que la tumeur est réductible, on y constate des battements, et sa compression détermine de la somnolence et une perte de sensibilité dues à la compression cérébrale. Lorsque la tumeur est irréductible, elle s'accroît avec une assez grande rapidité et ne tarde pas à se présenter avec les caractères d'un cancer ; alors l'origine du mal ne peut être distinguée que par le trouble des sens et quelquefois par des paralysies incomplètes.
Le fongus de la dure-mère qui sort par l'orbite amène promptement une amaurose ; celui qui s'échappe par le nez occasionne des hémorrhagics ou des paralysies des branches de la cinquième paire, et la perte de la vue, de l'odorat et quelquefois de l'ouïe. V. Cérébroscopie.
On ne confondra pas les fongus de la dure-mère avec une loupe, qui est toujours mobile et irréductible, ni avec une encéphalocèle, qui est le propre des jeunes sujets ou qui siège seulement là où une perte de substance traumatique existe sur les os chez les adultes, ou au niveau des fontanelles.
Les céphalématomcs se distinguent du fongus parce qu'on sent les os intacts au-dessous de la tumeur. — Les tumeurs érectiles, animées de battements comme les fongus qui viennent de sortir du crâne, cessent de battre quand on comprime les carotides. On se rappellera que les fongus de la dure-mère s'observent surtout entre l'âge de trente et quarante ans (Boyer) [(Voy. pour les fongus sortis par la base du crâne, Polypes des fosses nasales ; Orbite {Tumeurs de V)]. Certains fongus delà dure-mère peuvent peut-être se flétrir et disparaître (Nélaton, Rayer).
Thérapeittique. — Rien à faire. Tenter l'extirpation par l'opération du trépan (A. Rérard) est une opération qui ne doit pas être pratiquée ; extraire les fongus saillants dans l'orbite (Blandin) serait un moyen palliatif. Lorsque les phénomènes généraux de la diatbèse cancéreuse sont établis, il n'y a rien à faire.
FOiVS.%T\'CIIE (Gard). Eau sulfureuse à 25° employée en boisson et en bains contre les affections catarrhales et dans les névralgies.
FORCE. La physique et la médecine ne s'entendront jamais sur la signification du mot force ; car tandis que l'une en fait avec raison une propriété de la matière, un rapport exact avec un état déterminé de la substance des corps, la médecine n'y peut voir qu'un terme variable et indéterminé de la vie.
L'homme le plus fort et le mieux constitué peut, en un instant et sans rien perdre de sa substance, passer, sous l'influence d'un accès de fièvre, de la force la plus grande à une faiblesse telle, qu'il ne peut plus se tenir sur ses pieds.
Le moral a une telle influence sur le physique, que l'homme le plus fort, abattu par la douleur et le désespoir, peut tomber presque subitement dans une inertie musculaire et progressive compromettantes pour sa vie.
Une grande perte de sang détruit aussitôt toute force physique et morale.
Les altérations du sang par certains poisons et par les
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miasmes ne tordent pas à se révéler par une diminution considéraljle des forces physiques.
Il y a im tel rapport entre l'état du sang et la force de développement des êtres, que les dialhèses sont, par influence héréditaire, la cause de la procréation d'enfants déhiles et peu vivaces qui ne feront jamais d'hommes aussi vigoureux que leurs parents.
Si la force est transmissihle par hérédité, il est évident qu'elle est la cause de l'organisation dans laquelle elle réside, au moyen de laquelle elle se manifeste au dehors.
Dans l'agent vital se trouve le principe de la force des races et des individus, car c'est par cet agent que se font les organes appropriés à la constitution des êtres.
Du sang pour former des muscles, un cerveau et des nerfs pour les exciter, enfin des muscles assez puissants pour vaincre de grandes résistances, tels sont les instruments des forces de l'organisation en dehors du principe qui les crée et dont les altérations les détruisent à l'instant.
C'est dans le moral Irouhlé, dans le cerveau ou dans les nerfs malades, dans le sang appauvri ou altéré par n'importe quel agent morbiiique (miasme, poison ou dia- Ihèse), plutôt que dans les muscles, qu'on doit rechercher la cause de l'augmentation et de l'amoindrissement subit, temporaire ou permanent des forces.
Jamais les forces ne peuvent s'accroître dans la proportion qu'elles suivent quelquefois pour descendre, et l'on a beaucoup plus souvent à ranimer les forces affaiblies qu'à modérer leur accroissement.
L'augmentation des forces s'observe dans la manie aiguë, au début de la paralysie générale, dans la colèi'e et dans certaines passions vives, dans la pléthore, au début des phlegmasies, et c'est l'effet d'un trouble de l'innervation ou de la com.position normale du sang.
Pour juger l'étal des forces, il faut tenir compte de la stature, du volume des muscles, de la coloration du teint, des diathéses et des maladies antérieures, de la sensation intérieure, et enfin de l'état du pouls, habituellement large, fort et résistant.
Dans les maladies aiguës, c'est surtout d'après la constitution, le volume, la résistance et la dureté du pouls, qu'il faut apprécier l'état des forces.
Un pouls plein, large et dur dans l'état fébrile, indique l'exaltation des forces, tandis qu'un pouls faible, petit et dépressible, annonce leur amoindrissement.
Quand chez un sujet vigoureux atteint de maladie aiguë, le pouls est petit, dur, il ne faut pas toujours croire que les forces soient déprimées, car elles peuvent n'avoir subi qu'une oppression passagère, et elles se relèvent sous l'influence d'une émission sanguine qu'on doit faire avec précaution et à titre d'essai, si d'ailleurs la maladie exige une soustraction de sang.
Tli/rapciilique. — La médecine est la gardienne vigilante des forces physiques d'un peuple ou des individus, lorsqu'elle élève sa voix pour défendre l'encombrement des cités et des habitations particulières, pour interdire l'excès de travail aux enfants dans les manufactures, pour donner de l'air aux villes, pour surveiller la qualité des substances alimentaires, enfin pour diriger riiygiène publique dans ses rapports avec la santé de chacun et la prolongation di^ la vie moyenne.
Si l'hygiène est le moyen très-indirect do soutenir ou de
refaire les forces de l'individu, c'est la thérapeutique qui, dans un grand nombre de cas, est chargée de cette tAche difficile, et alors elle doit déterminer la cause de l'affaiblissement qu'elle prétend combattre, soit l'anémie, soit les intoxications, soit les dialhèses, soit les maladies fébriles dues à des miasmes, soit la fièvre symptomatique, soit enfin les maladies primitives ou secondaires du système nerveux.
Dans le traitement des maladies, le médecin doit toujours prendre en sérieuse considération l'état des forces, afin de proportionner l'énergie des remèdes à la résistance des malades.
Quand Bordeu a dit : « Il n'y a pas de pneumonie, il n'y a que des pneumoniques », il est évident qu'il a voulu dire que le malade, c'est-à-dire l'être fort ou faible, anémique ou sanguin, herpétique ou scrofuleux, etc., était la première chose à considérer dans le traitement des maladies en général, et sous ce rapport il a eu raison.
C'est une folie thérapeutique que celle qui consiste à soumettre à une médication invariable toutes les maladies de même nom, sans respecter les forces du sujet, et qui sont en rapport avec l'âge, le sexe, la constitution, les dialhèses et l'intensité de la cause, morbifique.
Dans les cas où l'augmenlatiou des forces dépend d'une maladie aiguë, et si le pouls est large et fort en même temps que la face est vultueuse et le sujet vigoureux, il faut pratii]uer une ou plusieurs saignées du bras à vingtquatre heures de disianc(!.
La diminution des forces qui dépend d'une perle de sang ou de la chlorose doit être traitée par les toniques, les ferrugineux et l'arsenic.
')uand raffaiblissemenl dépend d'un état fébrile hé Ji une phlegmasie viscérale, et que le sujet est robuste, il faut encore pratiquer la saignée; mais, s'il résulte d'une fièvre continue, miasmatique, il faut attendre, ne pas saigner, et, si l'adynamie se prononce, donner de l'eau vineuse, du quinquina et un peu de nouiriture.
ffOllCEPS. Le forceps est une pince articulée destinée à saisir et à extraire le fœtus.
On se sert du forceps de Chamberlen, modifié et rendu courbe par Lèvre t.
Divers forceps ont été imaginés depuis cette époque; Thénance et Coutouly, C. Bernard d'Apt, Chassagny, Trélat, ont fait un forceps articulé à une extrémité. Malleia fait un forceps à manche de clef, se manœuvrant d'une seule main. On a aussi imaginé des appareils à traction continue, des arrêts pour limiter la pression sur la tête du fœtus ; mais ces instruments, d'une utilité variable, ont encore besoin d'être expérimentés.
Le forceps est indiqué dans les cas de dystocie ou de ralentissement du travail. Souvent le forceps bien appliqué, même dans le travail sans complication, favorise l'accouchement sans faire courir de dangers sérieux à la mère (Chailly, Depaul). Y. Dystocie.
Thérapeutique. — A. Le forceps doit être employé quand les eaux sont rompues et le col dilaté, quand le bassin permet l'introduction de l'instrument.
On applique le forceps quand la tête est : 1° au détroit supérieur ; '1° dans l'excavation ; 3° au détroit inférieur.
fin cas de présentation vicieuse, et en cas de nécessite de terminer pi omptement raccouchemenf, on fait ce qu on peut pour appliquer le forceps, mais dans les cas ordinaires on obéit aux règles suivantes :
La femme est placée sur le bord du lit, quatre ou deux aides tiennent les cuisses fléchies. La vessie el le rectum sont vidés. L'instrument est cliaufl'é dans l'eau tiède.
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1» Si la tôle est au détroit supérieui- et s'il y a préseiiilioii (lu soiumetet position diiecle, pour utiliser le for-
ceps, il faut appliquer la branche gauche ou iiiàle, tenue à {lieine nuiin de la main gauche, à gauche de la fennne, en guidant la cuiller avec la main graissée introduite préalablement dans le vagin, le médius indicateur étant dans l'orillcc du col; glisser la cuiller entre les doigts et la tête du fœtus, abaisser le crochet, placer la branche parallèlement à la cuisse et la confier à un aide. Appliquer la branche droite ou femelle de la main droite et la guider par la main gauche introduite dans le vagin, en suivant les mêmes règles que pour l'iulroduclion de la branche gauche (Pajot). Articuler lorsque lalèle est bien saisie, ce
242. Force|JS articiilù. — A. AitlculatloD. — C. Manclie. — 1). Ciucliets pour faciliter l'citracliou. — B. Boule qu'oQ visse à l'eiLtrémité des crochets pour en faire un crocliet mousse quanJ on se sert de la branche mftle du forceps pour crocliet.
Fig. 2i3. — Ajtpliealion du forceps. — U-i la branche femelle a été introduite la première, et alors, pour articuler, il faut décroiser les branches. On y arrive avec ju-écaution en ayant soin de tenir toujours les branches daU' l'axp du bassin.
(ue 1 on reconnaîtra par le toucher. Ou tire avec le» bras ît non avec le corps, en ne serraal pas sur les manches
l'ig. 2ii. — l'urccps au détroit supérieur.
du l'orceps, mais bien sur rai licuiatiun exerce des mouvements de latéralité.
mkinent, et l'uu
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Dans la position occipilo-pubienne, tirer en bas et l'elever le forceps dès que l'occiput est dégagé. — Dans la position occipito-sacrée, tirer en haut, puis abaisser le forceps après dégagement de l'occiput. — Chez les i)rimipares on débridera sur les grandes lèvres, si l'on craint une déchirure du périnée.
Lorsque la lète est à la vulve, il faut enlever le forceps, et la tête étant sortie, si le tronc reste immobile par défaut de contractions utérines, on tirera avec précaution sur le tronc et l'on fera la rotation des épaules sans se presser.
2" Si la tête est au détroit supérieur et non engagée, mêmes règles.
3" Si la tête est au détroit inférieur, mêmes règles ; la main guide les cuillers du forceps dans le vagin ; on ne peut pas pénétrer plus loin que les épaules, il faut seulement ne pas écarter les branches du parallélisme avec l'axe de l'excavation. L'écueil de l'application du forceps au détroit inférieur est la déchirure du vagin au niveau du col de l'utérus. On évite cet accident en procédant avec lenteur.
Le forceps à main de Mattei est bon pour les présentations réguhères, dans lesquelles le travail n'a besoin que d'être un peu aidé.
Le forceps articulé à son extrémité est bon pour le dégagement de la tête au détroit inférieur.
B. Lorsque la tête est dans une position oblique, c'est dans l'excavation ou au détroit inférieur que le forceps est applique .
En règle générale, on tournera la concavité des bords des cuillers du forceps du côté de la tête qu'on veut ramener derrière le pubis, c'est-à-dire du côté du front, dans les positions postérieures, par exemple.
— Dans la position occipilo-iliaque gauche antérieure, introduire la branche gauche de la main gauche à gauche. La branche droite est introduite sur le côté droit et ra-
menée sur la tête par un mouvement de spirale; articulation, traction, rotation, pour amener l'occiput derrière le pubis, et dégagement.
— Dans la position occipito -iliaque droite postérieure, mêmes règles, mêmes tractions, rotation en arrière et dégagement en position occipito-sacrée.
— Dans la position occipito-iliaque droite antérieure,
Kig. 245. — Forceps lUi délroit iuféricui', dans lu posltiun otTi]iito-piiliienni;.
branche gauche en avant, branche droite en arrière, rotation, dégagement en position occipito-pubienne.
— Dans la position occipito-iliaque gauche postérieure, mêmes règles que dans la position occipito-iliaque droite antérieure. On peut tenter de ramener l'occiput en avant (Smellie).
— Dans les positions transversales, on se comporte, (lour la position transversale gauche comme dans la po-
Fl'j. 2in. — F.iiPi'p's dan-; la lubili.Mi ni .iiiliii-Hinipio u-^tiii-li.' Iniii<vi r'alc (tii inriiriir l'inclpiil ■l.Ti Ipit Ii' piiliis.
sitidii ()( ( i|Ml()-iliai|uc ■gauche aniérieure, pour la i)OS!liou (h; manière à ramener le menton vers le pubis, s'il s'a^nt
lransver>ale droite cuninii' dans la i)Ositiou occipito- d'une position mento-antérieure.
iliaque droite antérieure. Si la tète est fortement engagée dans l'cxcavalion en
— Dans les positions delà fait , on applique' le i'orcep> posilion mento postérieure, on ajipliipiera le forceps sur
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