‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 250 sur 612 · V. Cancer. — V. Polyi'ES c.vncéreux des fossks nasales · texte numérisé non relu

V. Cancer. — V. Polyi'ES c.vncéreux des fossks nasales

VI. SyphUida des fosses nasales. — H y 3^ chez les syliliilitiques des ulcères des fosses nasales qui sont des chancres mous et des plaques muqueuses. On les reconnaît aux caractères propres.

Lorsqu'il y a lésion des cartilages, on voit une hypei lrophie de la muqueuse de la cloison et elle se dislingue des plaques muqueuses en ce qu'elle ne suinte point.

FOt'EtRE (Accidents produits 1'Ai\ La foudre produit des brûlures de formes irrégulières au premier et au deuxième degré, sur les points où la décharge électrique a lieu. Elle tue les individus par suspension de l'action nerveuse.

Les individus morts par fulguration restent dans un élal de convulsion tétani(iue.

Chez les foudroyés, la roideur cadavérique se montre de très-bonne heure.

Des lésions diverses existent chez les foudroyés, et parmi elles on signale des fractures, des ecchymoses, et, chose Irès-bizarre, on trouve, dit-on, sur la peau, des images pholo-éle( lri(pics d'objets placés dans le voisinage de l'individu frappé (Andrès l'oeyi.

Les corps foudroyés conservent de l'électricité comme une bouteille de Leydc, et l'on voit quelquefois les individus relevant un homme foudroyé recevoir une décharo^e électrique très-forte (Boudin). °

Les individus qui ne meurent pas sur le coup de l'action fulgurante présentent souvent, avec leurs brûlures, les signes d'une commotion cérébrale, et, lorsqu'ils se réveillent, ils sont paralysés incomplètement des membres inférieurs. Ils éprouvent des sensations de froid, un tiraillement très douloureux dans les pieds et les mains, et une angoisse que l'on peut rapporter à la frayeur aussi bien qu'à l'elTetde la foudre.

Des complications variables surviennent après la fulguration : ainsi on observe l'épilation, qui peut être le résultat d'une brûlure ou d'une sorte de nécrose des poils et des exanthèmes ou des inflammations autour des lésions Iraumaliques.

Les femmes enceintes atteintes par la foudre avortent généralement comme à la suite de violentes secousses.

Thérapeutique. — Ranimer les blessés par des frictions et des affusions froides et des lavements excitants.

On emploie aussi les potions stimulantes; soit pour 100 granuncs d'eau, 2 grammes de liqueur d'Hofl"mann, ou huile essentielle de cannelle, deux gouttes, et sirop, 30 grammes. On a aussi conseillé la potion suivante :

F-n> 125 grammes.

Sncio 8 id.

ISi'ii^'ilic 30 (lécigrammes.

(Magendie.)

Une cuillerée par jour [3- ,

Le lavement de térébenthine est d'un bon usage. ;

Eau. . 250 grammes.

Jaime dVnf u° 1.

ILssouoe de térébentliiije 30 grammes.

(Codex.)

Si les malades présentent les signes de l'asphyxie, faire la respiration artificielle.

On traitera les brûlures après que les malades auroul repris leurs sens.

FOl'GÈRES. Plantes formant la famille de ce nom et dont plusieurs espèces sont employées en médecine :

1° La fougère màle a une racine, ou rhizome, très-employée comme vermifuge, surtout contre le ténia rr+1. en raison de l'huile volatile qu'elle renferme et qui est associée à une huile fine, à du tannin, de l'amidon, du sucre, et de la matière gélatineuse et résineuse. On l'emploie sous forme de teinture éthérée, 5 à 10 grammes,

— ou de poudre incorporée à du sirop, 5 à 10 grammes,

— et quelques heures après on administre 30 graninies d'huile de ricin (V. T.ENIA et TiïNiFUGEs). — La racine de fougère constitue la base du remède de madame Ilousser, 6 grammes de poudre pour 120 grammes d'eau, suivis, deux heures après, d'un bol purgatif au calomel, à la gomme-gutte et à la scammonée.

2° La fowjère femelle, moins employée que la précédente, jouit des mêmes propriétés.

3° La fowjère royale s'administre quelquefois en feuilles, à l'intérieur, contre la scrofule [3- Elle n'est bonne que pour faire des paillasses à mettre dans le lit des enfants.

FOl'LURE. V. Entouse.

FOURnilî». Les fourmis sont des insectes hyménoptères, contenant de Vacide formique et employés en nicdecine. Il y en a une espèce, la fourmi faace, dont la

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teinture sert à préparer Veau do nuujiumimUé de Hoffmann, vantée comme aphrodisiaque □, et à faire le baume acoustique de Minderer. Ce sont des moyens peu employés.

FKACTUBES. Toute solution de continuité d'un os constitue ce qu'on appelle une fracture.

Les fractures résultent toujours d'une violence extérieure ou d'un effort, et par cela même sont traumatiques ; mais il y a des fractures dites spo)itanées sur les os qu'une nécrose, une tumeur ou un ramollissement ont rendus moins solides, et alors les os se rompent sous l'influence d'un mouvement ou cèdent sous le poids du corps.

Dans la solution de conlinuité d'un os causé par un traumatisme, la lésion peut se réduire à une simple fissure, à une petite perte de substance, ou constituer une séparation complète de l'os en deux ou plusieurs parties.

Toutes les fractures s'accompagnent de contusion à des degrés divers.

Quand un os est atteint de fracture, le périoste est presque toujours déchiré ou décollé, surtout quand il s'agit d'une fracture par une balle.

Dans une fracture, les parties séparées des os longs se déplacent dans le sens de leur longueur en chevauchant ou en formant un angle, ou se déplacent par rotation. Les parties séparées des os courts ou des extrémités des os se pénètrent parfois partiellement; les parties les plus dures entrent dans le tissu le plus spongieux.

Les os spongieux sont souvent écrasés ; les os longs sont fracturés obliquement, transversalement avec des dentelures plus ou moins prononcées. Les fractures IransverjSales des os longs n'existent que chez les jeunes sujets, p'est encore chez eux que l'on rencontre des fractures injcomplètes transversales et une courbure de la portion d'os demcui'ée intacte. Les fractures des os plats sont toujours lirrégulières.

I Toutes les fractures tendent à se guérir ou à se consolider aux dépens du suc osseux (Galion) ou exsudât fourni par les extrémités des os fracturés (Dethleef), et par l'exsudation de la face interne du périoste (Duhamel), par une sorte d'ostéite adhésive (Lambron).

Les causes les plus variées déterminent les fractures : — ou bien elles résultent de violences portées directement sur .l'os au point où il se brise; ou bien elles dépendent de causes indirectes, c'est-à-dire des chocs portés sur un point de l'os très-éloigné de la fracture ; ou bien elles sont causées par des contractures musculaires énergiques. Cette dernière cause est rare.

Un épanchement de sang, avec ou sans ecchymose, la déformation des parties et le raccourcissement ou la tuméfaction limitée d'un os, la douleur à la pression, la crépitation, la mobilité anormale et la saillie des fragments sont les signes anatomiques des fractures.

La douleur, rimpossil)ilité de mouvoir la partie où siège l'os fracturé, des mouvements ai'ormaux du membre, la relation entre le traumatisme et la lésion produite, sont les signes physiologiques des fractures.

La compression et la blessure des parties molles par les Os brisés, des contusions superficielles sur le membre blessé, des complications inilannnaloires. sont les signes pathologiques des fractures.

Toutes les fractures, excepté celles du crâne, se manifestent par ces groupes de symptômes.

BOUCHUT ETDEîPRÉS. 2' édil.

Comme toutes les contusions, les fractures se compliquent de phlegmasies suppuratives et de gangrènes.

Une fracture ne peut être confondue qu'avec une contusion, une entorse ou une luxation, mais ce ne sont que les fractures des extrémités des os qui donnent lieu à ces erreurs. L'intégrité de l'os, appréciable dans les deux premiers cas, ne laisse aucune incertitude. Dans le dernier, on se rappellera que jamais une luxation ne s'accompagne de raccourcissement de l'os déplacé ; que le propre des luxations est de faire perdre la mobilité à une articulation dans le sens des mouvements habituels, et qu'un mouvement insolite coïncidant avec une perte de mouvements normaux est une disposition propre à la luxation. — Eu cas de doute on pourrait endormir les malades à l'aide du chloroforme, et en prenant les plus grandes précautions à cause de la stupeur dans laquelle se trouvent quelquefois les blessés. L'existence de mouvements étendus appartient en propre à la fracture, et la crépitation se fait alors sentir avec la plus grande facilité.

Une fracture qui se produit en dehors d'une violence extérieure est l'indice presque certain d'une altération des os. V. Os, Cancer et I'ractl'res si'Ontanées.

Thérapeutique. — Une fracture, accompagnée de déplacement, doit être réduite : par des pressions sur les os courts, et par des tractions sur les os longs; l'extension est faite toujours sur le segment de l'os brisé, ou, à défaut de pouvoir agir ainsi, sur une partie du membre voisine du segment blessé. Il faut toujours que les tractions soient faites suivant l'axe du membre. La contre-extension est passive : ou on la fait exécuter par des aides, ou on l'obtient en attachant le malade à un- point d'appui fixe; la coaptation se fait par des pressions avec la main. Un appareil doit être immédiatement appliqué pour maintenir les extrémités osseuses en contact.

Quand, par une position demi-fléchie, on peut diminuer la longueur des muscles rétractés autour d'une fracture, cela est une bonne pratique ; le chloroforme est un aide puissant pour favoriser la réduction des fractures.

Il n'est pas toujours nécessaire d'appliquer immédiatement un appareil sur les fractures. Là où les déplacements sont peu étendus, là où la réduction peut cire obtenue par la cessation de la contracture musculaire, on peut s'en passer. Des cataplasmes très-étendus, arrosés d'eau blanche, sur la fracture mise sur un coussin, pendant vingt-quatre heures, sont d'un .bon usage.

Les appareils à fractures réellement utiles dans la majorité des cas pour les fractures des membres sont les gouttières, l'appareil de Scultet et l'appareil inamovible (V. Bandages de Scultet et; Bandages inamovibles). Les grandes fractures de cuisse sont les seules qui nécessitent une extension continue.

Les appareils compliqués, tels que les appareils hyponarLhéciques, dont la boite de Baudens est un type, l'appareil polydactyle de J. Roux, les cuirasses métalliques, sauf quelques cas particuliers, ne sont pas meilleurs que les gouttières de lil de fer étamé et rembourrées, et les plans inclinés. -- Certaines fractures, comme celles de la rotule et du calcanéum, exigent un appareil spécial; — un simple bandage contentif, la simple position, sont quelquefois suffisants.

Une fracture nr commençant à se consolider que du douzième au dix-huitième jour, on doit placer un appareil qui maintienne les fragments en contact peiiilanl ce premier laps de temps, et l'on doit en faire le renouvellement tous les deux ou trois jours, afin de s'assurer de i'état des parties. — .\ partir du ipiinzième au vingtième jour, on

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au les

remplace le premier appareil par un bandage inamovible. Les fractures qui ne s'accompagnent pas de déplacements étendus peuvent être placées immédiatement dans un appareil inamovible qui sera changé au moment où le gonflement du membre aura disparu. Les fractures des os de la face et les fractures de la clavicule réclament des traitements particuliers auxquels ne s'appliquent pas ces considérations.

Le traitement des fractures se résume sous la forme des propositions suivantes :

Calmer la réaction inflammatoire, tenir le malade au repos.

Réduire le déplacement , placer les fragments contact, surtout du neuvième au vingtième jour, et maintenir dans cette position jusqu'à consolidation parfaite .

Une compression exercée sur une fracture est toujours une condition favorable à la formation d'un cal régulier (Velpeau).

Bérenger-Féraud a proposé de régulariser les fragments, de faire la suture des os avec des pointes dans les cas de fracture avec plaie (Voy. fig. 75, Cals difformes).

Le lit où repose un individu atteint de fracture des membres doit être dur, et une planche, interposée entre les matelas, remplit bien ce but.

Un malade atteint de fracture simple doit suivre le régime des blessés (V. Plaies) pendant trois jours, après ce temps il doit être nourri ; — on ne le tiendra au lit qu'en cas de nécessité absolue, et en principe l'opium ne doit pas être prescrit à litre de calmant : ce serait enlever au malade l'appétit pour lui épargner les douleurs de la fracture que le repos fait ordinairement disparaître.

Il faut veiller à ce que les malades ne s'écorchent pas. On placera de la ouate autour des points où frottent les appareils. Une plaque de diacliylon, sur les points où il y a une pression, dinu'nue la douleur qu'éprouvent les malades.

11 est bon de placer de la poudre d'amidon sur les parties où le corps, tenu immobile, repose depuis longtemps. Cette précaution soulage beaucoup les blessés.

On préviendra la constipation par des lavements ou un purgatif léger.

FRACTURES lAi'PARElLS A). Les appareils les plus ■ employés pour les fractures sont :

Ij^appavcil de Scidtet (tig. 2/i8).

Cet appareil, de dimension appropriée ù la longueur

les unes sur les autres, en allant de haut en bas ; et pour les placer on commence toujours par le bas. On applique les premières bandes en les croisant par-dessus le mem-

Fig. 249. — Goutlière pour les fractures Ju liras et'cio l'avant-bras.

bre. Le chirurgien passe la bandelette sur le membre pen dant que l'aide maintient sur le drap fanon les chefs des bandes de son côté, puis l'aide relève et passe sur le

par

il Me Sfultet.

du membre fracluré, se compose essenlii;liement d'un lira}» fanon sur lequel ou place des bandelettes de loile il'uiie longueur capable d'entourer une fois et demie les membres. 11 y a deux couches de bandelettes imbriquées

l'ig. 250. - Appareil à double jilau incliné, modilié do Mayc

membre l'aulre chef de la bande en le plaçant par-dessus le chef placé par le chirurgien, pendant que ce dernier maintient à son tour les chefs de la bande qui sont de son côté. Quand les deux couches de bandelettes sont placées sur le membre, on enroule des attelles dans le drap fanon. On place des coussins enire les attelles et le membre enveloppé. On serre le tout avec des lacs. Le membre doit reposer sur un coussin. Un cerceau ou une cage est tenue au-dessus du membre ainsi pansé, pour empêcher les draps et les couvertures de peser sur l'appareil.

Les Çjoxdtières sont des appareils de fd de fer disposés suivant la forme des mcndjres. On les rembourre avec du coton, de façon que le membre entre jusqu'à frottement dans la cavité de la gouttière. Des cataplasmes placés sur la fracture sont maintenus par des compresses, et des bandes nonces entourent le membre et la gouttière. Les lacs élastiques (Morel-Lavallée) sont les meilleurs liens possibles pour maintenir une fracture dans une gouKière; ils valent mieux que les bandes.

On emploie encore l'appareil à duidile plan inrliiié (l'oit, Jlayor, Malgaigne).

Des compresses pliées eu triangle fixent"^ le membre au plan incliné et maintiennent la fracture réduite (tig. 250).

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On peut suspendre le double plan incliné comme dans 1 figure 251 .

ris. 251. — noilbio ])hiii im-lriiL' suspeiiilii.

On n'emploie plus aujourd'hui la boîlc de Baudens fig.2.^2).

Fig. 252. — Buitf du Bauduus iioiii' les fiMeUires Je cuj.sse.

Cet appareil a le même avantage que l'appareil de Jesault pour les fractures de la cuisse, et que lu boite

de Gaillard pour les fractures de jambe, mais il ne vaut pas mieux. Le point le ])lus iniporlant dans cet appareil est la facilité de faire des ti'aclions latérales.

FRACTURES COMPLIQUÉES. Les complications des

fractures sont : ou des lésions produites au moment où la fracture a eu lieu, ou des accidents survenus dans le cours du traitement, qui aggravent le pronostic de la fracture et fournissent de nouvelles indications thérapeutiques.

L Plaies simples. — La même cause qui produit une fracture peut produire une contusion et une plaie des téguments. Lorsque cette plaie ne communique pas avec la fracture, elle ne présente aucun danger, si ce n'est celui d'un érysipèle lorsqu'elle n'est pas pansée avec soin.

Thérapeutique. — On pansera comme une plaie simple avec des bandelettes de diachylon, avec un cataplasme si la plaie est contuse; et l'on appliquera néanmoins l'appareil à fractures.

11. Plaies par armes à feti. — Les plaies par armes à feu ne doivent être débridées que dans les conditions de fracture comminutive, pour extraire des esquilles ou la balle, lorsqu'on la sent facilement. V. Plaies d'armes

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