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où le demie esl doublé de tissu adipeux ; ils épargnent celles où l'épiderine est très-épais.

Les furoncles qui se montrent sur la face dorsale des doigts constituent le panaris dit anthmcoîde.

Un furoncle se reconnaît à une tumeur dure, rouge, violacée, bien circonscrite, acuminée, chaude, douloureuse au toucher, qui ne tarde pas à présenter une petite vésicule blanche à son sommet, par laquelle suinte du pus en petite quantité, et au fond de laquelle on voit une matière d'une coloration d'un blanc verdàtre qui, lorsqu'elle est éliminée, laisse à sa place une petite ulcération qui guérit en trois ou quatre jours.

Une angioleucite et une adénite ne sont pas rares pendant le développement d'un furoncle.

Un furoncle peut se transformer en un véritable abcès phlegmoneux.

Thérapeutique. — Au début, sur un furoncle volumineux isolé, une sangsue peut arrêter l'inflammation; mais ce moyen est d'une efficacité douteuse. — Une incision prématurée est plus dangereuse. Elle peut être la cause d'une extension de l'inflammation. Un petit furoncle sera traité par l'application d'un morceau de sparadrap, de diachylon, ou mieux avec un linge couvert d'emplâtre diachylon épais de 4 à 5 millimètres, ou, si l'on veut, avec une couche d'onguent de la mère. Ce traitement est très-bon pour les furoncles multiples successifs.

Si l'inflammation est vive, s'il y a une rougeur étendue, on pansera avec des cataplasmes, et, pour calmer les douleurs, on badigeonnera les furoncles avec du laudanum pur.

En principe, le débridement ne doit être fait que quand le furoncle est transformé en abcès, et c'est vers le troisième ou quatrième jour après le début de Finflammation qu'il sera pi'atiqué.

Quand un malade a plusieurs furoncles, il est toujours bon de le purger avec une bouteille d'eau de Sedlitz et de lui faire boire une tisane amère. (V. Anthrax.)

I-'IJSAII^. Plante de la famille des rhamnées. Ses feuilles irritantes peuvent servir de vomitif et de purgatif Pl. Ses fruits réduits en poudre tuent bien les poux de la tête.

GABIAU (Hérault). Eau minérale bicarbonatée etbitu mineuse, peu employée.

tiAIAC. Arbre de la famille des rutacées, dont le bois renferme une résine spéciale abondante, un principe amei', un principe muqueux, de la matière colorante et des sels. Quand il est râpé, c'est un des quatre bois sudorifiques. Il est employé en décoction de 50 grammes, et sa résine ou (jukicino sert à préparer le remède de» Caraïbes contre la goutte.^ On en met 60 grammes dans un litre de tafia. Deux cuillerées par jour pendant plusieurs années, et boire ensuite une tasse de Ihé Q (V. fig. 289). On donne aussi la tisane de ga'iac dans la syphilis.

Le ga'iac est un stimulant âcrc emménagogue et un sudorilique. il échauffe et brûle Festomac ; peut faire vomir et purger si la dose est trop forte. A dose convenable, il excite, pousse un peu aux urines et à la sueur. — Ou l'emploie dans Faménorriiée ("t la dysménorrhée, dans la stéi ihté, dans les maladies chroniques de la jieau, dans

la goutte, dans la scrofule, et dans la syphilis, dont il a été considéré à. tort au \v*^ siècle comme un spécifique.

Fig. 289. - Gaiac officinal.

GAILLET (Caille-lait, Gaîîum mwn, L.). Plante de la famille des rubiacées, douée de propriétés surnaturelles par les ignorants.

Sa décoction, administrée dans la pleine lune de mai, après une neuvaine de prières, est vantée contre l'épilepsie El- H n'y a que Fépilepsie susceptible de guérir par un effort d'imagination qui disparaisse sous l'influence du Galium donné de cette manière. (V. Caille-lait.)

GAIKES TE1\DI1\EIISES (INFLAMMATION BES).

I. Inflammation aiguë des gaines des tendons. — Crépi' tation douloureuse des tendons. — Ténosité crépitante, ténosité sappurée (A. Velpeau). — L'influence du froid humide, les contractions répétées des muscles, et le frottement des tendons contre leur gaîne, les contusions, l'ouverture d'une gaîne, les fusées purulentes dans le trajet d'un tendon, causent l'inflammation des gaines tendineuses.

La crépitation douloureuse des tendons est une inflammation qui ne suppure presque jamais : c'est une inflammation subaiguë. Le panaris de la gaîne des tendons, les inflammations consécutives à des contusions et à des phlegmons, au contraire, sont souvent suivis de suppuration et d'exfoliation des tendons.

Les inflammations simples des gaines tendineuses se révèlent par une crépitation sèche analogue au bruit de cuir neuf, pendant les mouvements des tendons ; par une rougeur du tégument, et, plus tard, exceptionnellement, par de petits abcès qui s'ouvrent à l'extérieur, en simulant des furoncles, disposés en chapelet et versant à l'extérieur de la sérosité louche ou du pus mêlé à des grumeaux fihrineux ; les plaies deviennent facilement fongueuses.

Les inflammations suraiguës des gaines tendineuses arrivent très-vile ii la suppuration, et dans ces cas il se fait

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le tuméfaction considérable des parties avec des douleurs 3s-vives; un abcès se forme avec rapidité (V. Panaris), les tendons dont la gaîne s'est ainsi enflammée s'exfcnt et sont détruits, si Ton ne donne issue au pus de trèsmne beure.

La crépitation douloureuse des tendons, observée surut au poignet, au niveau des muscles radiaux externes, ne lut être confondue avec aucune autre lésion ; la douleur, rement la rougeur, coïncident avec cette inflammation,

la crépitation ne se produit que quand on fait mouvoir 5 tendons, ce qui ne s'observe ni dans l'emphysème soustané, ni dans la crépitation des épanchements sanguins,

même dans les fractures.

Lorsqu'il y a un phlegmon et un abcès dans une gaîne noviale, la forme allongée de l'abcès, la marche rapide la phlegmasie coïncidant avec une intégi ité relative de peau, feront distinguer l'inflammation suppurée des înes synoviales du phlegmon sous-cutané simple.

L'inflammation aiguë des synoviales tendineuses passe Icj'elquefois à l'état chronique.

Thérapeutique. — Le repos, la compression et les presses résolutives suffisent pour guérir la crépitation uloureuse des tendons ; - un vésicatoirc en bande sur trajet des tendons guérit promptement la lésion, si elle ésisté aux moyens précédents.

Les fusées purulentes des gaines tendineuses, comme inflammations suppurées, réclament de très-bonne Ure l'ouverture du foyer purulent. Les cavités où exisit des fusées purulentes seront comprimées, et, par la sition du membre on tâchera d'éviter que les coulisses idineuses ne soient dans une position déclive par rapport X plaies suppurées qui se sont déjà compliquées de fus purulentes des gaines tendineuses. V. Phlegmon.

II. Inflammation clu'onique des gaines tendineuses. — s gaines synoviales, après une inflammation aiguë, ou is l'influence d'un travail inflammatoire chronique, ou 3, suite de l'ouverture spontanée d'un kyste synovial, se couvrent quelquefois de fongosités analogues à celles on observe dans les hygromas chroniques (V. Bourses AEUSES) et dans les synovites (V. Arthrite) (Monro, ville, Michon, Bidart) ; ce sont des végétations rouges, lacées, infiltrées de graisse, quelquefois ailleurs infiles de sérosité. — Au-dessus de ces tumeurs, la peau saine ou prend une coloration violacée ; mais il se proit parfois des ulcérations qui donnent passage à ces gosités.

Il est rare que l'inflammation chronique des gaines tenleuses soit suivie de l'apparition de kystes synoviaux.

L'inflammation des gaines synoviales est peu fréquente 'état de maladie isolée ; tandis qu'au contraire elle est ez fréquente avec les arthrites des articulations voisines. 3st rare qu'elle entraîne une altération des os.

Un empâtement de la région, de la gêne dans les mouiients après une inflammation aiguë ou lentement élae, des douleurs sourdes, puis une tuméfaction lente, ongée, parallèle à la direction d'un tendon, ou modifiée QS sa forme par suite de la résistance des aponévroses, plus tard une ou plusieurs ulcérations laissant suinter liquide séro-purulent et donnant passage à des fongoés, caractérisent l'inflammation chroniuue des naines ipoviales.

La santé générale n'est pas altérée, et c'est là le meilu' signe dislinctif entre les cancers ulcérés et les fougoés des gaines synoviales; puis ces dernières sont con-

stituées au reste par du tissu cellulaire et des noyaux fibro-plastiqucs, quelques corps fusiformes et une matière amorphe parsemée de vésicules graisseuses : ce ne sont pas là les caractères histologiques des cancers, et il y a quelques distinctions entre ce tissu et le tissu fibro-plastique des cancers. — Les gommes ulcérées ne siègent pas d'ordinaire sur le trajet d'une gaîne synoviale, elles ont été généralement précédées de syphilides en quelques points du corps, et il est fréquent que plusieurs gommes existent à la fois sur plusieurs parties éloignées. V. Hvgroma, Bourses séreuses.

Thérapeutique. — Au début de l'inflammation des gaines tendineuses, lorsqu'il n'y a que de la tuméfaction, la compression, la cautérisation transcurrente, et beaucoup mieux les vésicatoires volants répétés sont très-utiles. — Les cautérisations (Michon) avec la pâte au chlorure de zinc introduite dans les ulcères sur les fongosités, les injections iodées, doivent être employées avant d'avoir recours à l'extirpation ; ce sont des moyens qui exigent de la patience et de la persévérance.

L'extirpation entraine la perte du tendon, elle n'est pas applicable dans tous les cas; au pied, par exemple, et à la main, elle a des dangers.

L'amputation est une dernière ressource à laquelle^ on n'aura recours que quand tous les autres moyens auront échoué.

Gaines lendinc^nses (LésiOnSi tranma<i<iues îles).

a. Plaies par instruments piquants. — Les plaies de la gaîne des tendons par instruments piquants n'ont aucune gravité si les armes qui ont fait la blessure étaient propres, si la plaie est pansée avec un cataplasme et si les parties sont tenues au repos.

b. Plaies par instruments tranchants. — Les plaies par instruments tranchants et les contusions qui ont ouvert la gaîne tendineuse laissent écouler une sérosité filante que l'on peut prendre pour de la synovie ; c'est au poignet, au cou-de-pied et au jarret que cet écoulement existe le plus abondamment et qu'il peut induire en erreur. La direction de la plaie et son étendue permettent d'établir le diagnostic, puis les douleurs sont le fait d'une plaie articulaire plus que d'une plaie d'une gaîne tendineuse ; mais comme la plaie de l'articulation est plus grave, on traitera comme s'il y avait plaie articulaire. En général, lorsque l'on voit un tendon à nu, on doit supposer que la gaîne tendineuse seule verse la synovie.

Thérapeutique. — Si la plaie est régulière, on réunira par suture; si elle est irrégulière, on la fermera avec des bandelettes de diachylon et l'on pansera par-dessus avec des compresses froides ; le membre sera tenu au repos absolu et placé au besoin sur un plan fixe.

Contre les inflammations consécutives on aura recours au traitement de ces complications. V. INFLAMMATION mi GAINES tendineuses.

c. Contusion. — La contusion limitée à une gaîne tendineuse se traduit par un gonflement douloureux, et quelquefois par un épanchement sanguin dans la gaine. Tantôt une crépitation douloureuse ou une inflammation subaiguë ou aiguë en est la conséquence ; tantôt il survient une inflammation chronique, mais sans production de fongosités dans la gaîne tendineuse, et il reste, à la suite de cet état inflammatoire, une roideur des mouvements.

Le gonflement des gaines tendineuses peut être confondu avec des fractures incomplètes au poignet et au cou-de-pied". L'absence de douleur en un point limité sur le trajet de l'os permettra d'établir le diagnostic.

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