GALA
Thérapeutique. — Appliquer cinq ou dix sangsues sur le trajet des tendons contusionnés. S'il existe un état inflaounaloire mal défini, des vésicatoires volants seront placés sur la région ; la compression, le massage, sont bons à employer pour les roideurs consécutives des mouvements.
On traitera les inflammations franches par les moyens appropriés.
Voyez aussi Plaies par armes à feu.
GALACTOCÈLE. Engorgement laiteux ou kystes laiteux dans les conduits galactopliores. (Velpeau, Forget, Jobert.) V. Mamelles (Tumeurs des).
Nom impropre donné à certains hydrocèles contenant un liquide coloré blanchâtre. V. Hydrocèle.
CAI.jtCTOPlIOKElS. Les galaclophores ou (jalacloyénes sont des médicaments dont la vertu est d'augmenter la sécrétion du lait. — Il n'y a pas de remèdes qui puissent mériter ce nom. — La bonne nourriture, les féculents, particulièrement la lentille et la pomme de terre, de l'eau de son et de l'eau vineuse, si la femme n'est pas malade ou n'est pas constipée, donneront toujours de bon lait et en assez grande abondance.
Thérapeutique. — Quand le lait se supprime accidentellement chez une nourrice, on peut le rappeler à l'aide du régime indiqué ci-dessus ou avec des cataplasmes de farine de chènevis on de feuilles fraîches de ricin sur la poitrine. L'éleclrisalion des mamelles par les courants inlermittenis, répétée plusieurs fois par jour, est un excellent moyen de fluxionner les mamelles '"et d'y faire venir du lail (l'ecquerel). L'électrisation par le courant continu est bien piéférable ; on peut aussi donner à l'intérieur la décoction de polygala (Dioscoride), 4 à 8 grammes par liti'e d'eau, à prendre dans les vingt-quatre heures | |.
«.tEACTOPOlÉTlQLîE. V. GaLACTOPHORES.
GALA(TORR1I^:e. Il se fait quelquefois, pendant la lactation et après le sevrage, un écoulement abondant et persistant de lait par les mamelles, qui, épuisant les femmes, produit un amaigrissement notable et engendre une irritahilité nerveuse des plus caractérisées.
La galactorrhée produit l'anémie et, à sa suite, l'état nerveux chronique avec ses spasmes, ses névralgies ou viscéralgies, ses convulsions, ses paralysies ou ses vésanies.
La phthisie pulmonaire résulte souvent de la galactorrhée.
Il y a quelquefois galactorrhée chez les nourrices qui perdent beaucoup de hiit en dehors de l'allaitemenl, mais il n'en résulte ordinairement rien de grave.
Après le sevrage la galactorrhée amène quelquefois des engorgements chroniques de la mamelle, qui se terminent à la longue par des abcès de la glande.
Thérapeutique. — Première indication ; Empêcher l'écoulement du lait. Contre la galactorrhée consécutive à un allaitement, il faut recourir à la diète et à l'emploi des purgatifs drastiques, tels que l'eau-de-vie allemande, 30 à 50 grammes dans du sirop de sucre à jeun ; — l'aloès, 20 à hù centigrammes ; ou seulement l'huile de ricin, kO grammes. — On donne, en outre, la limonade larlrique, la tisane d'infusion de pervenche, /i gi animes par litre d'eau; la décoction de canne de i'rovence, 8 grammes par litre d'eau, et la tisane de chiendent avec ?) grammes d'acétate de potasse par litre ; des catai)lasmes seront appliqués sur les seins.