II. Cancer des gan.glions. — Dans la grande majorité
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ïes cas, les ganglions deviennent cancéreux à la suite de a résorption des produits d'un cancer voisin. Il est extrèîiement rare que les ganglions soient primitivement Uteints, et, dans ce cas, la maladie marche avec lontemît ne s'accompagne que très-tardivement de la diatlièso ancéreuse.
L'épithélioma ou ganglioma (Robin'l est la forme la plus rdinaire du cancer primitif des ganglions ; le cancer méanique primitif des ganglions est un des moins rares.
On reconnaît le cancer des ganglions à des tumeurs ures, irrégulières, en général adhérentes à la peau ou ux parties profondes. Lorsque le ganglion cancéreux est ncien, la tumeur est quelquefois molle, mais elle offre de ifros lobules.
Thérapeutique. — Enlever les ganglions cancéreux en Wème temps que la tumeur qui a été la cause du cancer es ganglions; enlever de bonne heure les ganglions canéreux primitifs.
III. Tubercules des ganglions lympliatiques. — L'irrition des ganglions lymphatiques par une phlegmasie des ssus voisins, et l'hypertrophie simple primitive, donnent uvent lieu à la production de tubercules ganglionnaires ez les sujets scrofuleux ou lymphatiques.
La tuberculose des ganglions lymphatiques se montre mcipalertient au cou, dans Faisselle, sous le menton, au oude, dans le mésentère (V. Carreau), dans le médiastin l)stérieur, à la racine de« bronches. V. Phthisie bronpiQUE, MÉDIASTINS.
Quand la tuberculose des ganglions bronchiques a lieu, en résulte des accidents plus ou moins graves d'étouEfeent et d'asthme, d-écrasement des nerfs pneumogastri- |ies ou laryngés, de compression et d'ulcération des ronches ou d'aplatissement des gros vaisseaux du cœur et s poumons.
La tuberculose des ganglions du mésentère produit l'enrite chronique et la péritonite tuberculeuse, avec suffuon séreuse du péritoine. V. Entiîrite, Ascite.
Dans les ganglions sous-cutanés, la tuberculose amène s abcès qui s'ouvrent au dehors, deviennent fistuleux et gendrent des plaies interminables jadis qualifiées des ms d'humeurs froides, A'écrouelles. V. Scrofule.
Thérapeutique. — Le traitement de la tuberculose des nglions lymphatiques est le même que celui de l'hyperophie ganglionnaire simple réuni au traitement de la rofule. V. ce mot.
GAKGRÈIVE. La suspension des phénomènes de comsition et de décomposition dans une partie, c'est-à-dire cessation de la circulation capillaire, entraîne la mort s tissus, et constitue la mort locale appelée gangrène.
La gangrène est due, soit à l'arrêt de la circulation térielle et au défaut de l'arrivée du sang dans une partie, it à un obstacle au retour du sang veineux.
Les anévrysmes, l'artérite, les phlébites et la compresn, l'oblitération ou la hgature des artères et des veines, ment le groupe principal des lésions qui déterminent la ngrène.
La coagulation du sang dans les capillaires, l'asphyxie ;ale (Raynaud), la stagnation du sang, qui ne subit plus phénomènes de l'hématose, entraînent une autre variété gangrène, qui est un intermédiaire entre la gangrène r obstacle à la circulation et la gangrène moléculaire i forme les ulcères. V. Ulcères.
L'inflammation aiguë d'une partie externe ou interne et la compression d'un organe sont deux causes fréquentes de gangrène.
La gangrène par inflammation et brûlure ou refroidissement extrême est le type de la gangrène par destruction ou par altération d'un réseau capillaiie ; les contusions agissent également en détruisant des capillaires.
Les gangrènes toxiques, par suite de l'absorption du seigle ergoté, agissent en produisant une inflammation violente ou une coagulation du sang dans les réseaux capillaires, et l'on a riffaire alors à une gangrène par inflammation : les gangrènes chez les diabétiques ne procèdeni pas autrement.
La migration d'un caillot, d'une plaque athéromateuse ou osseuse de l'aorte ou des artères, est souvent la cause de la gangrène sénile (Victor François). V. Embolie.
II y a toujours deux péi'iodes dans la gangrène extérieure qui parcourt toutes ses phases : la cessation de la circulation, oa période de mortification, elV élimination des parties gangrenées, ou eschares, suivie de la cicatrisation de la plaie.
Les gangrènes caractérisées par une diminution de la chaleur et de la sensibilité des parties se montrent tantôt sous forme de plaques noires ou d'eschares humides exhalant une odeur caractéristique de macération de matières organiques en putréfaction, tantôt sous forme d'eschares sèches et ne donnant aucune odeur.
Suivant que les artères ou les veines sont oblitérées, la gangrène qui en résulte est sèche ou humide (François).
Dans la gangrène les eschares s'éliminent lentement du douzième au dix-huitième jour, après le début des accidents. Lorsque la mort des parties suit une marche progressive, c'est par période de douze à quinze jours que l'élimination a lieu, de sorte que, par exemple, un membre atteint de gangrène peut être très-long à se détacher.
La gangrène se complique d'infection putride aiguë au moment de la formation des eschares, d'infection purulente pendant leur période d'élimination et d'infection putride chronique pendant la période de suppuration de la plaie laissée par la gangrène.
Les gangrènes consécutives aune inflanmiation ont leurs deux caractères principaux, le refroidissement et la cessation de la circulation, masqués par les phénomènes inflammatoires, et l'on ne reconnaît la gangrène que quand il y a des eschares formées.
Toutes les gangrènes exposent à des cicatrices vicieuses.
Les gangrènes viscérales ont presque toutes pour origine une inflammation ou l'oblitération des vaisseaux par une embolie capillaire.
Thérapeutique. — Quelle que soit l'espèce de gangrène, le traitement local doit consister à réchaufl'er les parties ; à rétablir, s'il se peut, la circulation par des frictions sèches ; à désinfecter pendant la période de l'élimination des eschares, soit avec la poudre de quinquina, soit avec la poudre de charbon, soit avec la poudre de plâtre et de coaltar, soit avec la solution de coaltar au 30% soit avec la solution d'acide phénique au 1000% de permanganate de potasse au 100% soit avec l'eau chlorurée sur de la charpie ; et enfin à favoriser la chute des eschares par des applications de cataplasmes (V. Dilsinfectants). On traite ensuite les plaies suppurantes par les moyens appropriés. y . Plaies,
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Pour les gangrènes viscérales. V. Gangrène du poumon,