‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 275 sur 612 · GING · texte numérisé non relu

GING

on emploie les soimiiilés tleuries, très-aromatiques, en infusion, surtout la yerinandrée petit-chéne, 10 graumies par litre d'eau, comme stimulante, tonique, fébrifuge et

amère, dans les convalescences [+], à-dns la chlorose [+], dans la gastralgie [T], dans la bronchite chronique m ; dans les catarrhes de Tinlestin et de l'utérus dans les lièvres iiitermillentes Elî etc.

eiBBOSiTÉ. V. Carie vertébrale.

GIMEAIJX (Puy-de-Dôme). Eau saline ferrugineuse employée pour faire des incrustations. Il s'y trouve aussi une source qui sert à la guérison de la chlorose.

GIKGEMBKE. Plante des Antilles, de la famille des amomées, dont la racine àcre, brûlante, est fortement aromatique. C'est un irritant énergique de la peau et des muqueuses. On l'emploie souvent comme stomachique. Elle se donne en poudre, 50 centigrammes à 2 grammes ; — -en teinture, dix à vingt gouttes; — en bière, comme stomachique et carminalif; dans la dyspepsie nerveuse \±] et dans la dyspepsie flatulenle [+]. On emploie indistinctement le gingembre gris, le gingembre noir et le gingembre blanc.

GINGIVITE ou INFLASIMATIOIV DEiS GElNXI% EfS.

Lapyorrhée alvéolo-dentaire, la carie dentaire, lapèriostite alvéolo-dentaire chronique, ou même la simple accumulation de tartre, donnent quelquefois lieu à une inflammation aiguë et plus souvent chronique des gencives.

La rougeur, le gonflement, la douleur, les hémorrhagies de la gencive au moindre contact caractérisent la gingivite, et l'examen des dents indique quelle est l'origine du mal.

Dans la gingivite, il n'est pas rare qu'il existe de petites ulcérations étroites et transversales sur le bord des gencives, près des dents.

Thérapeutique. — Traiter les maladies qui ont causé la gingivite [V. Dents (Maladie.^ les)] et prescrire les gargarismes suivants :

Ea>i 200 grammes.

Miel rosat 30 id.

Alun 4 id.

OU

Laudanum. . . 1 grammo.

Si la gingivite existe depuis longtemps et s'il y a des ulcérations, on les touchera légèrement avec le nitrate d'argent ou l'aeide chlorhydrique.

On donnera, en outre, tous les jours, 3 grammes de chlorate de potasse dans un julep gonmieux.

GINGIVITE SCORBUTIQUE. Dans le scorbut, . les gencives sont ordinairement gonflées, mollasses, livides, saignantes, et peuvent laisser tomber les dents. V. Scorbut.

GINGIVITE MERCUltlELLE. Sous l'influence de l'intoxication par le mercure, il se produit souvent une gingivite en même temps qu'une inflammation de toute la cavité buccale. V. Stomatite ïviercurjelle.

Gingivite cxpulsive. Vers quarante ou cinquante ans, il se produit souvent une hyposthénie des gencives qui leur enlève toute contractilité organique, et, sans s'altérer, elles se ramollissent ou quittent les dents, qui s'ébranlent dans leurs alvéoles au point de pouvoir tomber de la bouche (Marchai, de Calvi).

Thérapeutique. — Contre la gingivite expulsive, il n'y a rien autre chose à prescrire que de légères applications, matin et soir, de teinture d'iode avec un pinceau \+ +\.

Gingivite ulcéreuse et ulcéro-membraneuse des enfants. Chez les enfants, sous l'influence de la dentition et de la carie dentaire, il se fait souvent une gingivite ulcéreuse, caractérisée par la rougeur, le gonflement et Tulcération, grisâtre d'abord, des gencives avec salivation abondante. Cette gingivite, plus connue sous le nom de stomatite ulcéro-membraneuse (V. ce mot), se guérit trèsbien avec une potion additionnée de 3 grammes de chlorate de potasse (Herpin).

formulaire de la gingivite.

Mixture antiscorbutique .

Miel rosat 50 gi'amines.

Alcoolat de cochléaria ) ,„ .,

Teinture de quinquina. /

Mêlez. On portera ce mélange pur sur les gencives malades. Ce moyen est très-efficace.

Collutoire détersif.

Alun 1 gramme.

Miel rosat 1

Sirop de mures ) ""^ grammes.

Décoction de ronce 100 id.

Mêlez et appliquez avec un pinceau sur les gencives 1+1. Gargarisme antiscorbutique.

Espèces amères 2 grammes.

Eau bouillante 250 id.

Sirop de miel »

Teinture antiscorbutique. ' /

Faites infuser les espèces amères pendant une heure ; passez, et ajoutez le sirop de miel et la teinture antiscorbutique [+]. (F. H. P.) Pour gargarismes.

Collutoire détersif.

Miel blanc. 40 grammes.

Acide liydrocblorique 10 id.

Mêlez et agitez chaque fois.

Employé contre la gingivite mercurielle, en application sur les gencives; il faut éviter de toucher les dents.

Autre.

Acide nitrique alcoolisé 2 grammes.

Jîa» 200 id.

Sirop de mftres l „ on u

Miel rosat j "'^

Autre.

Miel rosat 50 grammes.

Eau de Rabel. 5 jj

Mêlez et agitez chaque fois. Pour humecter légèremen' les gencives scorbutiques.

622 GLAC

Collutoire antiseptique.

Chloiiue de eLtuix sec 1 giammc.

Faites dissoudre dans :

lîttu de guuime 50 graiiuiii o.

Ajoutez :

Siroji d'écorces d'oranges 10 gTammes.

Potion de chlorate de potasse.

Eau ordinaire 100 grammes.

Sirop de cerise 30 id.

Chlorate de potasse 3 II i id.

Faites dissoudre. A prendre par cuillerées dans les vingt-quatre heures, tous les jours, jusqu'à guérisonr+ +1. (Herpin.)

Eau-de-vie de gaiac mêlée avec les trois quarts d'eau pour gargarismes \±\.

Lécoction de feuilles et de fleurs de troône (Ligustrum vulgare).

Frictions avec la poudre d'alun, quand la gingivite est très-douloureuse □.

Applications de poudre de chlorure de chaux avec le bout du doigt, matin et soir, — dans la gingivite ulcéreuse des enfants [+]• (Bouneau.)

Applications de poudre de chlorate de potasse unie à un quart de sucre candi pulvérisé.

Cilî^OLES (Orne). Eau minci-ale sulfatée, magnésique, cnqîloyée comme purgatif.

GIXSEI^G. Plante aromatique, amère et tonique, de la Chine, appartenant à la famille des araliacées, dont la racine se donne en décoction, 4 à 10 grammes dans Tanémie f+l.

GIROFLE. V. Giroflier.

GIROFLÉE. Plante odorante de la famille des crucifères, dont les fleurs, en infusion, ont été administrées comme antispasmodiques.

GIltOFLlER. Plante de la famille des myrtacées, dont les fleurs, non encore développées et desséchées, connues sous le nom de clous de girofle, réduites en poudre, s'emploient comme stimulant et stomachique à la dose de 20 à 75 centigrammes [+]•

Elles renferment une huile volatile acre, brûlante et très-odorante; de la résine, du tannin, de la gomme et du lichen.

Ou en fait une teinture employée pour remplir l'indication stimulante et carminative dans les maladies atoniques et venteuses de l'appareil digestif. Son huile essentielle, sur du coton, est employée contre la douleur des dents cariées [+]■ V. Dents et Ouontalgie.

GLACE. Eau réduite ù l'état solide par un abaissement de la température au-dessous de zéro.

La glace est un agent thérapeutique très- précieux. Employée pour rafraîchir les boissons alimentaires et le vin; c'est un bon remède de la dyspepsie flalulente et nerveuse. On la fait prendre en petits morceaux, — dans la gastralgie, — dans les vomissements du nervosisme et de la grossesse, — dans les vomissements de la péritonite aiguë et du choléra. — Elle est trèsutile dans l'angine couenneuse , mais alors elle s'administre réduite en poudre au moyen d'une râpe ou par récrasemonl, toutes les heures, par cuillerée à café. — On l'emploie connue topique sur la tète, au moyen d'un bonnet de taffetas ciré ou de caoutchouc, dans la méningite et dans le délire aigu des fièvres ; — sur le ventre.

GLAN

dans les cas de péritonite aiguë et dans les plaies contuses dont on veut arrêter l'inflammation. — Par son mélange avec une égale quantité de sel, elle sert à faire des mélanges réfrigérants qui, étant appliqués sur les tissus dans un nœud de linge, produisent une anesthésie locale, nécessaire dans l'ouverture d'un abcès. V. Anesthésie locale.

Pour conserver la glace en été, on l'enveloppe de laine, on la met dans un pot couvert d'une assiette, et l'on place le pot sur un lit de plume entouré de coussins de plume. La mauvaise conductibilité de l'enveloppe pour la chaleur empêche la fusion de la glace, qu'on peut ainsi conserver plusieurs jours.

GLACIALE. Plante indigène de la famille des flcoïdées, dont l'infusion se donne dans la toux convulsive et dans la phlhisie □.

GLAIRIIVE, Matière organique d'apparence glaireuse, existant dans la plupart des eaux sulfureuses, stagnantes, et exposées au contact de l'air. Elle est formée de mucilages, d'algues et d'animaux variables, selon les sources. On lui attribue des propriétés résolutives très-grandes □.

GLAX'O. Fruit du chêne, dont une espèce, principalement le glaïul dojix, mis en torréfaction, pulvérisé et infusé, se donne en guise de café avec du lait dans l'entérite chronique de l'enfance [+13. V. Chêne.

GLAIVDES. Les glandes parotides salivaires, sébacées, sudoripares, sont le siège de maladies très-diverses. Voy. aussi Mamelle, Grandes lèvres. Prostate, Thyroïde.

Gland<^ |»arOtitlc (LV-sions «le la).

I. Plaie de la glande parotide. — Les plaies de la glande parotide produites par des instruments piquants, tranchants et contondants, peuvent blesser le tissu de la glande ou son conduit; elles sont caractérisées par un écoulement de salive mêlée au sang, et quelquefois, lorsque les nerfs ont été intéressés, par une paralysie du mouvement ou de la sensibilité des muscles ou de la peau de la face. Elles exposent à des inflammations phlegmoneuses ou érysipèlateuses, et à des listules salivaires consécutives.

Les plaies par armes à feu causent des désordres beaucoup plus graves, car elles peuvent avoir fracturé le maxillaire, et alors elles sont généralement suivies d'une inflammation très-vive, et si une artère a été touchée, il y a des hémorrhagies consécutives.

Thérapeutique. — Une plaie simple de la parotide, sans contusion, régulière, peut être réunie par première intention, mais il faut préférer le pansement avec un cataplasme, ou le pansement à l'eau froide. — Jamais une plaie contuse ou irrégulière ne doit être réunie par première intention. Les plaies par armes à feu seront pansées avec des cataplasmes. On traitera les complications (V. Phlegmon, Érysipèle) par les moyens appropriés.

IL Oreillons. — V. ce mot.

III, Parotide. — L'inflammation de la glande parotide est ordinairement liée à un traumatisme, ou à une irritation de la glande par des ulcérations ou des fuliginosilés de la bouche. Dans ce dernier cas Finflannuation se propage des conduits au tissu de la glande.

Dans les lièvres tyj)hoï(les graves et dans les maladies adynamiqucs, il se produit quelquefois spontanément une inflannnation de la glande parotide qui annonce une situation très-grave, presque toujours mortelle.

Une tuméfaction limitée, avec tension, chaleur et rou-

GLAN

GLAN

geur de la région parotidienne, avec issue de pus par le conduit de Sténon du cinquième au sixième jour après le iéhut de l'inflammation, ou même souvent dès le début, indique l'inflammation de la parotide.

Un abcès qui se forme dans la parotide décolle la peau et détruit la glande, en altérant les nerfs ; puis s'ouvre à l'extérieur, quelquefois dans le conduit auditif, mais plus rarement dans la bouche. V. Abcès, Phlegmons.

Il y a des adénites de la région parotidienne qui simuent les parotides vraies ; mais, dans ces cas, l'inflamma- :ion arrive plus vite à la suppuration et elle est au début Dien mieux limitée que l'inflammation de la parotide.

Thérapeutique. — Au début de la parotide, il faut mmédiatement prescrire dix sangsues sur la région paroidienne, des cataplasmes, des gargarismes émollients avec 'eau de guimauve. Un purgatif salin sera administré lès qu'il y aura menace d'abcès. — On a aussi conseillé l'appliquer un vésicatoire volant sur la région, mais ce poyen est d'une efficacité douteuse; — ouvrir les abcès ormés de très-bonne heure et débrider lai-gement l'apolévrose d'enveloppe de la parotide pour faciliter l'écouement du pus (Bérard), sont des choses indispensables, orsqu'il y a des douleurs très-vives pendant que le pus e forme, une ou plusieurs ouvertures prématurées sont écessaires.

ÎV. Calculs de la glande parotide. — V. Calculs sâLI-

Page 1