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AIRES

V. Kystes salivaires. — Indépendamment des poches )ntenant des calculs salivaires, de la salive et du pus, a conçoit qu'il y ait des kystes salivaires ; mais les faits tés sont si rares, qu'on a supposé plutôt qu'observé ces fstes. On ne connaît qu'un seul exemple de kyste salivaire )ntenant un liquide séreux formé dans la glande parotide Slenri, de Lisieux).

— Kyste déTeloppH aux (A. Desjji-és, Diar/noslic c

de la tumeurs .)

Un kyste volumineux contenant un liquide séreux, couir d'ocre, renfermant des paillettes de cholestérine, situé devant de la parotide, peut aussi bien appartenir à un

ganglion lymphatique parolidien transformé en kyste, qu'au kyste de la glande parotide elle-même (fig. 296).

Un hquiile analogue à de la salive ne peut pas être trouvé, même dans les kystes de la parotide ; car, pendant le développement de la tumeur, le liquide a eu le temps de changer de nature, et il n'y a guère moyen de préciser l'origine d'un kyste séreux de la région parotidienne.

Les kystes salivaires vrais se développînt lentement; ils ressemblent à des kystes sébacés, et ni les uns ni les autres n'offrent de transparence. Seulement s'il y a un kyste parolidien, une ponction exploratrice donne issue à du liquide séreux clair.

Thérapeutique. — Quelle que soit l'origine d'un kyste de la région parotidienne, on fera une ponction avec un Irocart et une ou plusieurs injections iodées, et l'on recouvrira la tumeur avec des cataplasmes.

Si la tumeur récidive, on fera une ponction double et l'on passera un tube de caoutchouc perforé, et l'on fera des injections iodées.

On peut exciser le kyste (Henri, de Lisieux), mais celte opération nécessite une dissection longue ; on n'y aura recours qu'en cas de récidives multiples.

VI. Efjpertrophie de la glande parotide. — - C'est seù-' lement chez les enfants que l'hypertrophie simple de la parotide a été observée (Sabalier, A. Bérard). Alors la glande est augmentée de volume sans altération de texture, et reçoit parfois des artères volumineuses (A-. Bérard). Dans l'hypertrophie de la glande parotide, on constate une tuméfaction indolente, quelquefois une tumeur résistante, parfois animée de battements dus aux soulèvements causés par l'artère carolidc.

T'hérapeutique, — La compression méthodique sur la tumeur avec un appareil à ressort prenant point d'appui sur la tête est trop douloureuse pour être supportée (V. Fistules salivaires) . 11 vaut mieux près* crire des frictions iodées et administrer l'iode à l'intérieur.

VII. Lipomes, tumeurs cellulo-graisseuses. — Le tissu graisseuxqui avoisine la glande parotide, s'hypertrophiant, produit quelquefois un lipome sous-aponévrotique, qui ne diffère pas des lipomes sous-aponévrotiques des autres régions. Sa mollesse peut simuler un kyste, mais cette dernière affection est rare, et une ponction exploratrice ne laissera aucun doute sur la nature du maU — Une tumeur mélanique a une coloration violacée; un enchondrome est dur, et un lipome ne l'est pas. Une hypertrophie de la parotide n'a été observée jusqu'ici que chez les sujets très-jeunes, tandis que les lipomes existent chez des sujets plus âgés. — Les adénites ont été précédées d'une altération dans les régions voisines, ce qui n'a pas lieu pour le lipome.

Thérapeutique. — On n'enlèvera les lipomes de la glande parotide que lorsqu'ils auront acquis un développement gênant pour les malades.

VIIÎ. Tumeur adénoïde de la parotide (Velpeau). — Les tumeurs adénoïdes de la parotide ne diflérent pas des tumeurs adénoïdes de la glande mammaire. Elles sont constituées par une hypergenèse de culs-de-sac glandulaires remplis d'épithélium.

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Les tumeurs adénoïdes de la parotide simulent quelquefois un encliondrome, et réciproquement, mais la dureté relative de la tumeur plus grande dans les enchondromes est le seul signe dislinctif de ces deux lésions. Toutefois, comme leur traitement est le même, une erreur n'est pas préjudiciable.

Thérapeutique. — Extirper la tumeur. Pour cela il faut faire une incision courbe de la peau, fixer la tumeur avec une érigne, et la disséquer eu suivant avec les doigts les progrès du bistouii , — arracher et déchirer avec une sonde cannelée plutôt que de couper. On fait ensuite un pansement avec un cataplasme. V. Plaies.

IX. Enchondrome de la glande luivotide. — L'enchondrome de la parotide est ordinairement situé dans la partie la plus superficielle de la glande. 11 occupe le tissu cellulaire intermédiaire des lobules glanduleux ; il se développe lentement sans causer de douleurs, et il ne comprime pas assez le nerf facial pour produire une paralysie.

Après son ablation, l'enchondrome de la parotide récidive quelquefois, et on ne l'a pas encore vu être suivi de généralisation, c'est-à-dire de reproduction dans les viscères.

On ne confondra pas un enchondrome de la parotide avec des ganglions engorgés du cou, parce que ceux-ci sont presque toujours multiples et ne sont jamais aussi durs que l'enchondrome, même lorsqu'ils sont situés dans Pintérieur ou au-dessous de la parotide. Les ganglions hypertrophiés sont aussi la conséquence ordinaire d'une inflammation antérieure des parties voisines. Un kyste salivaire est fluctuant, une poche salivaire contenant un calcul s'enflamme de bonne heure et produit une fistule, ce qui contraste avec la marche de l'enchondrome.

Thémpeutique . — Extirper la tumeur avec le bistouri, connue pour les tumeurs adénoïdes parotidiennes.

X. Cancer de la 'parotide. — Le cancer de la parotide se développe dans le tissu cellulaire et a les caractères d'un squirrhe, d'une tumeur fibro-plastique ou d'un cancer mélanique.

Les cancers de la glande parotide se développent lentement d'abord (Boyer) et finissent par s'accroître rapidement et s'ulcérer. Ils gagnent en surface et en profondeur ; mais de même que l'enchondrome de la parotide, le cancer de cette glande semble suivre une marche plus lente que dans les autres points de l'économie.

Les signes propres aux cancers (V. Cancers) font reconnaître le squirrhe, ou le cancer mélanique de la parotide, et le toucher par la bouche et par le pharynx doit toujours être fait pour connaître les limites du mal, lorsqu'on songe à une opération.

Thérapeutique. — Enlever la tumeur avec la plus grande masse possible de la glande parotidienne.

Il y a deux obstacles à l'extirpation totale de la glande {larotidienne, l'ouverture de la carotide externe et la section possible des branches principales du nerf facial. En dehors de ces accidents, Pextirpation de la glande parotide est possible (Randolph, Smith, Lisfranc, Gensoul, fiéclard, Braamberg) ; on peut toujours arrêter rhémorrhagie due à l'ouverture de la carotide externe par la cautérisation, la compression et la ligature ; on pourrait même lier préalablement la carotide primitive (Verneuilj. Quant h la section des branches du facial, on peut éviter celle des filets qui passent au-dessus du niveau de la glande, et ce sont seulement les branches superficielles et celles qui animent lés

muscles de la bouche ou du menton, qui sont nécessairement intéressées.

Pour enlever la parotide en totalité, incision étendue depuis l'arcade zygomatique jusqu'à l'angle la mâchoire inférieure ; disséquer en se servant du manche du scalpel plus que de la lame. On cherchera les branches du facial pour les éviter. Lier les vaisseaux divisés à mesure qu'ils sont coupés; — on panse simplement ou mieux avec un cataplasme.

XI. Tubercule de la parotide. — Les ganglions situés au-dessous de la parotide ou autour de l'artère sont quelquefois atteints d'une dégénérescence strumeuse, qui a été plusieurs fois prise pour un cancer ; mais la rapidité de la marche des accidents et la formation d'un abcès ne laissent pas de doutes sur l'existence de tubercules ramollis. Au début, cependant, on peut croire qu'il s'agit d'un enchondrome ou d'un cancer; mais, au commencement, les cancers sont toujours très-durs, puis les ganglions strumeux parotidiens n'existent que très-rarement seuls et se montrent de préférence chez les jeunes sujets.

Thérapeutique. — Il faut faire des frictions iodées et des applications de teinture d'iode sur la tumeur ; — un emplâtre de Vigo sera placé sur elle lorsque la suppuration menacera ; — on ouvrira les abcès formés, et l'on fera dans les trajets fistuleux persistants des injections iodées. — 11 ne faut pas enlever la parotide pour des tumeurs strumeuses des ganglions lymphatiques profonds (Boyer).

Glandes sébacées (Lésftiis des).

I. Inflammation. — L'inflammation des glandes sébacées a lieu par suite de l'oblitération de leur conduit et de l'accumulation de la matière sébacée dans leur intérieur. Cet état constitue Vacne sebacea. V. Acné.

La diathèse herpétique, scrofuleuse ou syphilitique, un état général tel que l'embarras gastrique, la constipation, la fatigue et une mauvaise nourriture, favorisent le développement de l'acné ; — l'usage de certaines médications, telles que l'iodure de potassium et le sirop d'iodure de fer, sont dans le même cas.

Une petite pustule rouge acuminée, suppurant du premier au deuxième jour de son apparition, et présentant un point blanc à son sommet, caractérise l'acné et l'inflammation d'une glande sébacée. V. Acné.

Thérapeutique. — Les pustules d'acné isolées ne réclament aucun traitement ; au deuxième jour, cependant, on peut percer le sommet de la pustule avec une pointe d'aiguille.

Lorsqu'il y a une tendance à la reproduction des pustules et une sorte d'état inflammatoire permanent, les lotions savonneuses des parties, le badigeonnage des surfaces couvertes de pustules avec l'huile de cade (Bazin), sont d'un bon usage.

On donnera les tisanes amères de houblon, de chicorée sauvage, de douce-amère, etc.

On purgera les malades tous les huit ou quinze jour.« avec des purgatifs salins, avec 40 grammes de sulfate de soude ou de citrate de magnésie, et avec 5 centigrammes d'émétique dans un litre d'eau.

On prescrira les eaux A'AUevard , Saini-dervais, Baréijcs, Cautercts , Uriage , Saint-Sauveur, Ems, Micrs, xYéris, Vssat.

Chez certaines jeunes filles qui ont régulièrement de l'acné au moment de leurs époques, la maladie est difficile à guérir. Le mariage fait ordinairement disparaître cet état de la peau.

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Voyez Acné pour les traitements divers exigés par le lempérament et les diathèses spéciales des individus atteints d'acné.

II. Kystes sébacés {comédons, tannes, loupes, talpa, tesludo, stéatome, mélicéris, athérome). — L'accumulation do ïiatière sébacée dans les follicules sébacés forme les ki/stes ■<ébacés. Elle peut avoir lieu sans inflammation préalable, [^'accumulation se fait lentement par suite de l'obliléralion le l'ouverture des follicules. L'enveloppe de la glande s'élaissit, se transforme en une membrane épaisse, quelqueais avec incrustations calcaires (Wilkins;. Le sébum, l'abord sous forme d'une bouillie blanclie, se transforme n une matière caséeuse ou un liquide clair connue de huile, ou eu une masse molle ayant la consistance du fliel. Quelquefois on trouve dans ces produits un ver, <)emodex folliculor m (V. ce mot) (Henle , Simon de ■erlin). Cet animalcule existe d'ailleurs normalement dans )s glandes sébacées d'individus qui ont souvent de l'acné.

Les kystes sébacés ramollis sont quelquefois le siège l'hémorrhagies, et ils renferment un liquide brunâtre.

Les kystes sébacés sont assez fréquents chez les sujets ricore jeunes, mais on les observe à tous les âges.

, Une tumeur bien circonscrite, plus ou moins molle, ar-

Indie, globuleuse, indolente, mobile sur les parties prondes, adhérente à la peau et croissant avec lenteur, est 1 kyste sébacé.

Tannes, comédons ou loupes, les signes de ces tumeurs nt les mêmes, sauf la différence du volume. Lorsque les .rois du kyste sont épaissies, il est un signe que l'on doit oir présent à l'esprit, surtout pour les kystes sébacés ; la face, c'est la dureté de la tumeur telle que l'on lurrait supposer qu'il s'agit d'un corps étranger enfermé us la peau ; mais on ne saurait ici tomber dans une reur, car les corps étrangers se rencontrent surtout j voisinage d'une cicatrice.

iLes kystes sébacés du cuir chevelu, ce qu'on appelle des ipes, sont presque toujours multiples.

jlOn ne peut confondre les kystes sébacés qu'avec les ornes. Lorsque la tumeiu' est petite, le meilleur signe ignostique est le défaut d'adhérence à la peau dans le cas lipome, tandis que l'adhérence à la peau est au conlire le signe caractéristique des kystes sébacés. Lors- 3 la tumeur est grosse, le lipome présente des lobules, même dans le cas où \m kyste sébacé a atteint le voie d'une tête de fœtus, il est encore régulier. Les kystes la peau non déterminés sont souvent des transformais d'un kyste sébacé , et une erreur dans ce cas ne lait pas importante.

Les tumeurs fibreuses enkystées et les épanchements ; guins transformés sont, les premières très-dures (V.Fi- 1 ime) ; les seconds, irréguliers, résistants et mobiles s s la peau, ce qui n'est pas le caractère ordinaire des I tes sébacés.

1 n'est pas rare de voir une corne se développer sur \ point où siège un kyste sébacé.

jBs kystes sébacés s'ouvrent quelquefois seuls après 1 inflammation, et se transforment eu ulcère fongueux (Mljen fistule qui se guérit à la longue.

l'oules les régions, excepté celles qui sont dépourvues dipoils, telles que la paume de la main et la plante du pil, peuvent présenter des kystes sébacés.

r/tp/vijje((%i(e.— Aucune médication interne ou topique iiijjpeut faire disparaître un kyste sébacé.

BOUCHOT ET DESPRÉS, — 2*^ édlt.

Enlevei' le kyste après incision de la peau, par énucléalion de la tumeur (A. Gooper), avec le bistouri ou un corps mousse, est le traitement le plus sûr, car il n'expose pas à la récidive. En général, il ne faut pas réunir par première intention les plaies faites pour extirper un kyste sébacé. On panse avec des compresses d'eau froide ou un cataplasme, et l'on emploie ensuite, vers le quatrième ou le sixième jour, des bandes de diachylon.

Il est aussi avantageux de placf'r un cautère avec la pâte de Vienne, laissée un quart d'heure en place, et de recouvrir la tumeur par une plaque de diachylon ; on attend ensuite la chute de l'eschare, avec laquelle le kyste est entraîné en entier. On jtanse ensuite simplement ou avec des bandelettes de diachylon imbriquées.

On arrive au même résultat et plus vile avec le caustique Fillioz ; on brûle la peau sur la tumeur en passant le caustique à plusieurs reprises. Lorsque la peau est mortifiée, on presse, le kyste sort en entier (Chassaignac) ; mais il arrive quelquefois que la poche se rompt et alors on se trouve dans les conditions du procédé de Velpeau, qui consiste à inciser la tumeur pour en vider le contenu et arracher ensuite sa membrane d'enveloppe avec une pince à disséquer.

Le traitement par les caustiques n'est pas bon pour la face, il laisse une cicatrice trop visible.

On détruira les tumeurs fongueuses consécutives à l'ulcération d'une loupe, par la cautérisation avec un disque de pâte au chlorure de zinc. Si ce moyen échoue, comme la cavité du kyste se rétrécit en proportion de la durée de la suppuration, on pourra enlever toute la fistule par une incision courbe, et l'on pansera à l'eau froide ou avec un pansement simple, sans réunir par première intention.

Cancer des glandes sébacées. — Le cancer des glandes sébacées est constitué par une hypergenèse épithéliale, une atrophie de la membrane propre du follicule glandulaire, et par une production anormale . d'épithéliuni en dedans et en dehors de la glande (liobin).

La marche et les signes de ce cancer sont les mêmes que ceux du cancer en général, avec cette difl'érence que le poil semble sortir de la tumeur même.

Le cancer primitif des glandes sébacées est très-rare, mais on trouve toujours dans les cancroïdes de la peau une certaine quantité de follicules ainsi altérés (Lebert). V. Cancroïde.

Thérapeutique. — Enlever de bonne heure les cancroïdes des glandes sébacées.

Glande soiis-maxillalre (Lésions de la) . I..a glande sous-maxillaire peut être affectée d'enchondrome , de cancer et de kystes salivaires, qui se comportent comme les maladies du même genre de la glande parotide. On y a très-rarement trouvé des calculs. — ■ L'encliondrome et la tumeur adénoïde sont des tumeurs à évolution lente et indolente. — Les kystes salivaires sont irréguliers et donnent à la ponction exploratrice un liquide filant analogue au liquide salivaire normal de la glande sous-maxillaire. ■ — • Les cancers ne diffèrent pas de ceux des autres glandes.

Les ganglions sous-maxillaires engorgés sont les lésions qiù simulent le plus les tumeurs de la glande sousmaxillaire, mais la multiplication des premiers conduit au diagnostic.

11 y a très souvent des grenouille! tes qui ne sont que des kystes salivaires de la glande sous-maxillaire. V. Gre-

NOUII.LETTE.

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Thérapeutique . — La ponction et les injections iodées seront faites dans lesliystes salivaires; — s'il y a récidive, on placera un sélon perforé à travers le kyste.

I/'ablalion de la glande sous -maxillaire se fait par une incision parallèle au bord de la mâchoire, intéressant la peau et l'aponévrose cervicale superficielle; la glande, attirée avec une pince à grille, est disséquée ou plutôt éuucléée, et l'on a soin d'écarter l'artère faciale ; si celleci était enfermée dans la glande coupée par l'opérateur, cette section ne serait pas un grand dommage, on lierait immédiatement les deux bouts, et l'on continuerait l'opération .

Cilaatii'i» sudoi-ii»ares (Lésions des). Il y en a de

plusieurs sortes, des hypertrophies et des abcès. (Schuh.)

I. Hjjpertrophie des glandes sudoripares (Simon et Fuhrer, Verneuil).

A. Kgstes sudoripares. — Les glandes sudoripares s'hypertropiiient sans changement de forme de la glande ; le tube glandulaire se dilate, se remplit de liquide et forme de véritables petits kystes bien limités, quelquefois pédiculés et presque toujours transparents. Cet état est appelé hyperiropliie kystique (Verneuil).

Thérapeutique. — Ponctionner les petits kystes ou enlever la tumeur avec le bistouri, et toucher le fond de la plaie avec le crayon de nitrate d'argent.

B. Uypeiiroi^hie générale (Verneuil) , cancroide des glandes sudoripares (Lebert). — Les tubes glandulaires affectés d'hypertrophie générale s'allongent; des diverlicules se forment sur le conduit et simulent des culs-de-sac glandulaires de nouvelle formation ; la cavité des conduits glandulaires est remplie de cellules épithéliales pavimenteuses, à noyau fin.

On reconnaît l'hypertrophie des glandes sudoripares à une tumeur lobulée, adhérente à la peau, indolente, croissant avec lenteur, et prenant à la longue un accroissement rapide et déterminant une petite ulcération. En général, cette lésion ne débute pas sur les orifices cutanés, mais bien autour de ces orifices, et c'est là un caractère distinctif d'avec le cancroide cutané et les cancroïdes glandulaires des lèvres.

L'épithéhoma ou l'hypertrophie des glandes sudoripares ne semble pas se généraliser plus que les autres tumeurs adénoïdes.

Thérapeutique. — Ablation prématurée de la tumeur f't réunion immédiate; pansement à l'eau froide.

La récidive sera évitée si les tumeurs sont enlevées en totalité.

IL Abcès des glandes sudoripares. — Hydro-adénite (Verneuil) , abcès tubéreux de l'aisselle. V. Aisselle (Abcès de l').

GLAUCOME. — Une hypérémie de la choroïde avec exhalation séreuse et augmentation de la pression inlraoculaire, avec diminution de la chambre antérieure, et paresse de l'iris se traduisant par un rétrécissement du champ visuel ou une abolition de la vue, est un glaucome.

Le glaucome se reconnaît, à l'ophthalmoscope, par l'excavation de la papille, une teinte rpielquefois verdàtrc des humeurs de l'œil et par des battements artéi'iels perçus par le malade sous l'inlluonce de la moindre pression oculaire.

Le glaucome, jadis confondu avec l'opacité du corps vitré (Brisseau) et de la cataracte , autrefois l'hydroph-

thalmie, est un état complexe de l'œil où l'inllammation de plusieurs membranes de l'œil joue le premier rôle.

Le glaucome aigu {choroidite, Sichel, Desmarres • — choroidite séreuse Wecker) est une brusque augmentation de la pression intra-oculaire, peut-être sous l'influence d'un état inflammatoire de la choroïde (Donders), annoncé par une hypermétropie prodromiquc (de Graefe), par la vue d'anneaux irisés autour de la flamme des bougies, par des nuages passagers couvrant les objets et par des douleurs circumorbitaires très-vives.

Le glaucome confirmé donne lieu à des crises ou accès nocturnes, ordinairement caractérisés par des douleurs intolérables de l'orbite, par un chémosis léger avec injection sous-conjonctivale, par du larmoiement, par l'aspect terne de la cornée et la déformation de l'iris, la dureté du globe oculaire, et par l'abohtion plus ou moins complète de la vision. L'agitation des malades, la fièvre, et, dans certains cas, des vomissements, se montrent avec ces symptômes.

Dans l'intervalle des accès de glaucome, il y a quelquefois rétablissement de la vision, à moins que le mr ne soit foudroyant. C'est pendant les moments de ■ qu'il est possible d'examiner avec l'ophthalmosc on voit la papille présentant une coloration ''^ .;l des battements artériels (de Graefe") • ' j des

plaques ecchymotiques sur la choroïd-

Le glaucome aigu s'accompagna.it iclquefois d'embarras gastrique et de vomissements, on pourra commettre une erreur grossière de diagnostic et croire à une fièvre, mais l'existence de douleurs violentes dans un œil doit mettre le chirurgien sur ses gardes et lui indiquer k nature du mal.

Le glaucome inflammatoire chronique se présente avec les symptômes prodromiques du glaucome aigu ; en même temps qu'un léger chémosis, il existe une immobilité et une déformation de la pupille avec un aspect terne de la cornée, puis une augmentation de la dureté du globe oculaire. La vue se perd insensiblement, le champ visuel se rétrécit progressivement sans accès, à moins d'exceptions rares ; la papille prend une teinte grise cl s'excave, ses artères sont animées de pulsations.

Le glaucome chronique ne s'accompagne ni d'injection des conjonctives, ni d'obscurcissement de la cornée, si ce n'est tout à fait exceptionnellement ; l'iris se meut avec lenteur, la vue s'éteint lentement, et à un moment assez avancé de la marche de la maladie le globe oculaire devient dur. A l'ophthalmoscope, on trouve la papille excavée jusqu'à sa circonférence, dont les bords sont comme taillés à pic, et les artères de la papille battent à la moindre pression exercée sur l'œil. (Fig.- 297.)

L'excavation atrophique simple (fig. 298) de la papille ne sera pas confondue avec l'excavation glaucomateuse, parce que celle-ci occupe toute la papille, et que les vaisseaux semblent rompus au niveau du bord de la papille excavée du glaucome.

Le glaucome aigu se termine parfois par une cécilc absolue en un seul accès, et l'on a vu le cristallin se gonfler, se tuméfier, puis l'œil s'ouvrir et se vider comme un abcès.

Des hémorrhagies, des décollements de la rétine, un hypopyon, une choroidite atrophique, une cataracte, chez les vieillards principalement, peuvent suivre les attaques du glaucome aigu répétées.

Il n'est pas rare qu'une attaque de glaucome inllaui-

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matoire aigu active la marche rie cataractes formées dès le début du glaucome.

Le glaucome chronique peut mener aux mêmes résultats que le glaucome inflammatoire aigu. S'il y a des poussées inflammatoires, le glaucome chronique simple mène sans accidents à une cécité complète, qui arrive sans avoir présenté de complications autres que les défor-

tiations de l'iris, mais la sclérotique s'hypertrophie (Cusco) u s'amincit (Henri Mûller), et présente des transformaions graisseuses, quelquefois des stapliylômes commen- ,'ants. La choroïde participe à ces altérations; ces états, ]uise rencontrent dans les glaucomes inflammatoires, sont les désordres qui se joignent à l'altération de la papille.

Le glaucome est une maladie de la seconde moitié de la àe. Les congestions oculaires, l'hérédité peut-être (Benelict, de Leipzig), l'excès de pigment (Arlt), la diathèso u'thritique (Beer), la fatigue des yeux, les congestions à 'époque de la ménopause, favorisent le développement de ette lésion.

Fig. 297. — [Excuvatiou de la papille dans le glaucouie chrorii^ue (grossie dO fois).

Thérapeutique. — Le traitement véritablement efficace u glaucome consiste à faire cesser l'excès de pression btra-oculaire , soit par des paracentèses de la cornée Mackenzie, Wardrop, Middiemore, Sperino), et par une stule établie sur la cornée (Fano), soit par l'iridectomie de Graefe), surtout dans le cas de glaucome inflannnaoire aigu.

Une incision d'un miUimètre est faite à la cornée siues bords, en de'iors ; si l'iris s'enclave dans la plaie, on )eut le laisser (Critchett), et c'est là un procédé d'iridecomie modifiée ; mieux vaut faire une petite plaie à l'iris iTec le couteau, et agrandir plus tard la pupille formée Pagenstechei'). On doit, lorsqu'on pratique l'iridectomie, )endant la section de la cornée, éviter un écoulement irusque de l'humeur aqueuse (de Graefe).

Les malades excitables seront chloroformisés pendant jjlue l'on pratiquera l'iiidectoinie.

On n'opère jamais trop tôt dans le glaucome aigu. Jl n'y

a de contre-indication à opérer que si la vue est perdue depuis plus d'un mois et demi à deux mois. Comme l'œil sain ne tarde pas en général à être atteint de glaucome, on le fermera et l'on traitera par les révulsifs sur le tube digestif, les purgatifs et le calomel à dose réfractée. V. Iri-

DECTOMIE.

Les complications qui surviennent après l'iridectomie sont une cataracte, lorsque la capsule du cristallin a été blessée et une cicatrisation cystoïde de la cornée, c'est-àdire avec tendance à la formation du staphylônft (de Graefe), lorsque la plaie a porté en partie sur la scléro- [ique, — Contre le premier accident, on a la ressource de l'opération de la cataracte ; — contre la cicatrisation cystoïde, on a la ressource de l'ablation de la petite tumeur, quand la compression sur les paupières fermées aura été insuffisante (de Graefe).

Couper le muscle ciliaire à travers le Ijord de la cornée (Hancock) est une iridectomie incomplète, n'agissant que comme la paracentèse de la cornée et comme une saignée locale.

Fig. 298. — Excavation de la papille normale chez uu nialude ayant une vision à peu près normale.

Pour favoriser l'action de l'iridectomie dans le glaucome inflammatoire, on fera sur la tempe des injections souscutanées, au moyen de la seringue de Pravaz, chargée avec 2 cenligramnies de morphine en solution dans 30 grammes d'eau. On répétera trois fois par jour les injections. Cette médication calmera les douleurs.

On préviendra la constipation par les purgatifs avec Ucalomel, 60 centigrammes. Contre les phénomènes inflammatoires , on placera successivement les sangsues à la tempe, de façon à obtenir un écoulement sanguin continu.

On traitera les complications. Si le cristallin tuméfié cf opaque fait saillie dans la chambre antérieure, on en fera l'extraction; — • s'il y a hypopyon, on fera les ponctions répétées de la cornée; on débridera l'œil s'il y a uu phlegmon oculaire.

Glaucome cousecutii. — Les staphylômes chez les sujets avancés en âge, l'iritis séreuse, l'irido-choroïdite, les irido-choroïdites consécutîve's à l'abaissement de la cata-

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