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GOUR

sirop ou en potion, à la dose de 50 centigrammes, contre le cafai rhe chronique des bronches Q et dans la phthisie

Fig. 299. - Goiiet.

GOURMES. De petites pustules blanchâtres, grosses comme une tête d'épingle, remplies de pus donnant lieu à des croûtes jaunâtres, transparentes, plus ou moins étendues, et à des ulcérations superficielles de la peau, constituent la gourme ou impétigo. V. Impétigo.

Gourmes et impétigo ne sont qu'une seule et même maladie.

Les gourmes sont particulièrement une maladie de l'enfance en rapport avec le lymphatisme de la première période de la vie.

C'est au visage, derrière les oreilles, sur le cuir chevelu, sur la peau du corps, que se manifestent les gourmes.

Avec les gourmes existe ordinairement le gonflement des glandes lymphatiques du voisinage.

Il n'y a pas de gourmes sans diathèse lymphatique ou scrofuleuse, et c'est la moins grave des manifestations qui les puissent révéler.

On ne peut supprimer subitement, sans crainte de métastase viscérale, des gourmes occupant une large surface de la peau.

I-a répercussion des gourmes produit des ophthalmies scrofuleuses, l'angine pharyngée, la bronchite chronique, l'entérite et la tuberculose.

Il ne faut point guérir les gourmes sans établir d'exutoire temporaire, sans l'évulsion intestinale et sans médication dépurative.

Les gourmes sont très-souvent la cause d'engorgement indolent des ganglions lymphatiques voisins (V. AniiNiTE), ou d'abcès dans les ganglions lymphatiques correspondants, donnant lieu à des ulcérations scrofuleuses dites tcrouclles.

A l'hôpital, les gourmes sont souvent le point de départ d inflammations gangréneuses et couenncuses de la peau rapidement mortelles.

Thérapeutique. — Contre les gourmes, il faut prescrire des tisanes amères et dépuratives; du sirop d'arséniate de soude selon ma fornuile placée plus loin ; — du sirop antiscorbutique, 1 5 à 30 gr. par jour; — du sirop de raifoil, oO gr. ; — du >irup (je -enliaur, ;h) gr. ; — du sirop de

quinquina, 30 grammes ; — ^ de 1 huile de morue, 30 à 60 grammes ; du sirop de fumeterre, 30 grammes; — comme topique ; — des bains de subbmé à 5 grammes par bain ou des lotions de sublimé, 10 centigrammes poiu^ 300 grammes d'eau ; — des lotions avec la liqueur de Gowland; — de la pommade de goudron, 30 grammes d'axonge et 15 à 20 grammes de goudron. (Bouchut.)

Les pommades au calomel et au précipité rouge sont plus nuisibles qu'utiles.

Préparations ferrugineuses, et surtout le sirop de pyrophosphate de fer ou la limaille de fer [+]■

Lotions avec la liqueur de van Swieten, employée avec un linge \±\.

A pplicalions tous les jours de goudron végétal pur sur les parties malades [+1.

Poudre de pensée sauvage, 2 k k grammes dans du lait, ou décoction, 15 à 30 grammes par litre d'éau □.

Décoction de tiges de douce-amére, 8 à 60 grammes par litre d'eau I I.

Suc de feuilles de Xyris indien, mêlé au vinaigre pour appliquer extérieurement. (Pison.)

Décoction d'Urtica urens ou ortie piquante, 10 grammes par litre [+]•

P)-é2}arations de guano en lotions, — bains additionnés de guano, — pommade de guano, 3 grammes sur 30 d'axonge (Schramii.)

Préparations arsenicales, granules d'arséniate de soude, à 1 milligramme, cinq à quinze par jour; — liqueur de Fowler ou liqueur de Pearson ; enfin sirop d'arséniate de soude dont voici la formule :

Ai'séniiilp lie soude tO cenligrammes.

Sirofi sim]ile 500 giammes.

Faites dissoudre. Une, puis deux, puis trois cuillerées à bouche par jour, le malin à jeun, un quart d'heure avant de manger \+ +\. (Rouchut.)

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