GLU
racte, enliaînaul une hypersécpétion des humeurs de l œil, et une augmentation de la pression intra-oculairc, produisent un véritable glaucômft. Les amauroses cérébrales, en provoquant une lésion de nutrition de l'œil et la rélinite pigmentaire, agissent delà même façon, mais dans ces cas le glaucome chronique qui survient (Desmarres) est caractérisé par une atrophie de la papille plus que par une véi'itable excavation.
Tli^rapeuHque. — La paracentèse de la cornée, l'iridec- ^ tomie, sont les seuls moyens à employer lorsque le glaucome vient compliquer les affections primitives qui ont été dites. En cas de glaucome consécutif à une inflammation du cristallin ou à un abaissement de cataracte, on extraira le cristallin.
«LOBULAIKE OU TURBITII ltLA]\C. Arbrisseau du midi de la France, dont la décoction des feuilles (20 grammes pour 250 grammes d'eau sucrée), prise en trois fois, à peu de distance, purge à la manière du séné,
GLOSSITE. La douleur et le gonflement de la langue avec empreinte de^ dents, et quelquefois sécrétion épithéliale ou ulcération, caractérisent la glossite aiguë.
On voit quelquefois la glossite déterminer un tel gonflement delà langue, qu'il en résulte de la suffocation.
La stomatite mercurielle, la morsure de la langue dans l'épilepsie et dans la chorée, une dent mauvaise et brisée dont la pointe blesse cet organe, un liquide bouillant, des substances acres ou délétères, le venin de certains animaux mis dans la bouche, produisent habituellement la glossite.
Thérapeutique. — Dans les cas de glossite aiguë, avec forte tuméfaction de la langue, il faut saigner au bras et appliquer de nombreuses sangsues sous le menton. Le gonflement de la langue est souvent si considérable dans la glossite aiguë, qu'il faut scarifier profondément l'organe de la base à la pointe, si l'on veut le dégorger.
Si la glossite produisant la suffocation amène l'anesthésie ou l'asphyxie, il faut ouvrir la trachée pour y placer une canule.
Contre la glossite aiguë il faut prescrire la diète, les boissons laxatives et les gargarismes fréquents avec le chlorate de potasse, 20 grammes par litre d'eau. — Si la glossite est la conséquence d'une irritation locale produite par une mauvaise dent, il est indispensable de faire l'extraction des corps étrangers.
GLOSSOCÊLE. Y. LANGUE (HvPERTnOPHIE DE LA).
GLOTTE. La glotte est le siège de différentes maladies, et notamment d'un œdème ou d'un rétrécissement qui peuvent être très-graves.
Glotte (Œdème de la). L'infiltration séreuse ou séropurulente des parois qui circonscrivent l'ouverture du lalynx (cordes vocales et ligaments aryténo-épigloltiqucs) constitue l'œdème de la glotte.
Dans l'œdème de la glotte, les ligaments aryléno-épiglottiques, tuméfiés par la sérosité, ont la forme de deux luseaax transparents, gélatineux, jaunâtres ou grisâtres, obstruant l'ouverture supérieure du larynx.
Il y a un œdème de la glotte inflammatoire primilil', et un œdème gloltiquc secondaire, en rapport avec les ulcérations du larynx ou la carie des cartilages qui constituent la phlhisie laryngée.
Une inflammation aiguë du larynx par suite du froid, ou consécutive à la brûlure (jue produit une boisson trop i haude, peut déterminer i'if'dème de lu «lotte.
Lorsqu'on voit se produire tout à coup de l'enrouement, de l'aphonie, de la dyspnée, des accès d'étouffement avec inspiration sifflante , suivie d'une expiration très-facile, abolition du murmure vésiculaire des poumons, cyanose et anesthésie incomplète, on peut affirmer qu'il existe un œdème de la glotte.
Des accès de suffocation plus ou moins rapprochés, avec de l'enrouement, des inspirations sifflantes et une expiration facile dans les intervalles, annoncent un œdème de lu glotte.
La cyanose et l'anesthésie qui accompagnent l'œdème glottique indiquent une mort prochaine.
Thérapeutique. — Si l'œdème de la glotte est une maladie primitive, on peut la combattre par la saignée et par les sangsues sur la région du larynx. Cette médication ne convient pas dans l'œdème glottique secondaire produit par une phthisie laryngée.
Des sinapismes peuvent être mis avec succès au devant du cou, mais il vaut mieux un large vésicatoire volant, aidé des effets de l'émétiquc en lavage, c'est-à-dire de 5 centigrammes d'émélique dans un litre d'eau, à boire de demi-heure en demi-heure, pour avoir un effet purgatif.
Le calomélas peut être donné à dose fractionnée, 5 centigrammes toutes les six ou huit heures (Thomson.)
Frictions mercurielles au devant du cou (Bricheteau), mais leur action est trop lente.
lodure de potassium, 2 à 4 grammes par jour. C'est un moyen dont l'efficacité est douteuse.
Faire vomir avec l'émétiquc, 5 à 10 centigrammes dans une cuillerée d'eau [+1.
Instillation d'un soluté de tannin, 10 grammes pour 100 grammes d'eau avec l'appareil à pulvérisation de Mathieu □.
Insufflation d'alun mêlé à du sucre, 10 grannnes sui' 30 grammes. — Incisions et scarifications du bourrelet œdémateux formé par les ligaments aryténo-épigloltiques infiltrés de sérosité [T] (Lisfranc, Legroux). Déchirure de ce bourrelet avec le bout du doigt au moyen de l'ongle [+]• Enfin, dans le cas d'asphyxie avec cyanose, suffocation et anesthésie commençante, faire la laryngotomie ou la trachéotomie i-i- +\.
Glotte (Rétrécissement delà). L'œdème de la glotte est un rétrécissement brusque de l'orifice supérieur du larynx : au contraire, les polypes du larynx, les cicatrices d'une syphilide, les végétations du larynx, n'entraînent qu'un rétrécissement progressif. V. Œdème de la glotte,
l'OLVPE DU larynx.
La dyspnée, l'enrouement, la faiblesse de la voix, caractérisent le rétrécissement de la glotte, comme celui de la trachée, et une expectoration muqueuse ou purulente est l'indici! d'une lésion dont la cicatrisation a produit le rétrécissement de la glotte.
Thérapeutique. — Lorsque la maladie marche avec lenteur, on peut attendre. — Contre les accès de sufl'ocation on fera la laryngotomie à travers le cartilage cricoïde, et l'on cherchera à dilater de bas en haut la glotte à l'aide de canules dilatalrices rétrogrades. Si l'on n'y parvient pas, on sera obligé de s'en tenir au maintien et au renouvellement des canules ordinaires. V. Hètrécissement de la TRACHÉE et Laryngotomie.
GLU. Matière végétale visqueuse brun verdàtre, obtenue par la liéconqjosition du gui, du Loranthus europceiif et de la seconde écorce du houx qu'on a pilés, fait bouillir et laissés putréfier dans une cuve remplie d'eau.
GOIT
(iOMM
GLUTEIV OU FIBRll^E VÉGÉTALE. Substance orçanique des graines céréales découverte par Beccaria. Vpst la partie la plus nutritive de ces graines. On en fait les pâtes alimentaires telles que le gluten granulé pour jes potages, et l'on en prépare du pain destiné à remplacer lie painordinaire chezles diabétiquesi+ +|. (V. Diabète.)
GLYCÉRI1\E. Principe dou.x des huiles, qu'on obtient les corps gras neutres saponifiés dans l'eau avec la soude ni la potasse. Elle se présente à l'état liquide, sirupeux et ucré. La glycérine n'est bonne que si elle est très-pure,
I alors elle est d'un bon usage dans le pansement des ilaies|T] (Cap). C'est un excellent cosmétique lorsque la kau est rude ou sèche et que les ongles sont cassants.
On peut la donner coupée d'eau en lavement contre les émorrhoïdes internes.
Ou l'emploie pure ou mélangée d'eau dans le lichen pour iiiever les démangeaisons [+], dans le prurigo [+], dans eczéma [+], dans l'ichthyose 1+ +|. On peut la donner à intérieur, dans la diarrhée, 18 à 30 grammes [±]. Elle emploie aussi dans l'angine couenneuse simple et dans |:s angines pultacées [+].
I Si elle n'est pas pure, elle est extrêmement dangereuse, ■ !t, à l'intérieur, peut être mortelle, en raison des matières ijltitrides qu'elle renferme et des abcès viscéraux multiples |ui en sont la conséquence. La seule bonne glycérine à |-nployer en médecine est la glycérine anglaise, ou glycé-
ne de Price.
GI,TCÉROLÉj<> OU GLlfCÉR4Tl§i. Médicaments trèsiles imaginés par Cap et obtenus avec la glycérine comme œipient.
Les meilleurs sont le glycérolé d'amidon, sorte d'em- )is obtenu en faisant bouillir de l'amidon dans la glycéne, 10 grammes sur 50, et auquel on incorpore du goul'on, du calomel, du précipité rouge, de l'opium, etc Les ycérolés remplacent les pommades et les liniments chez :S personnes dont la peau est irritée par le contact de la aisse.
Parmi les glycérolés, il y a en usage : le glycérolé de •écipité blanc, 1 gramme sur 30 de glycérolé d'amidon ; glycérolé de précipité rouge, 30 centigr. sur 30 gram.; -de sulfate de morphine, 25 centigr. sur 30 grammes; ■de goudron, 10 gram. sur 30; — d'extrait de belladone, sur 30; — de soufre, 18 sur 30; — de chloroforme ; - d'iodure de potassium, 3 sur 30 ; — de laudanum, sur 30 ; etc.
GLYCO:\II\IE. Mélange transparent de jaune d'œuf et glycérine fait dans le mortier. Il a la consistance du iel, est onctueux comme la graisse et se laisse enlever ns l'eau (Ed. Sichel) ; calme le prurit de la peau et s'em- )ie dans les gerçures du mamelon, l'érysipèle, les brû- 'es et les maladies impétigineuses ou eczémateuses de peau I I.
GLYCOSURIE. V. DlABÈTE.
GOHIER (Maine-et-Loire). Eau minérale ferrugineuse gazeuse froide, employée dans la chlorose et l'atonie.
GOITRE. V. Thyroïde (Lésions de la glande).
GOITRE EX.OPlITHALl»iQUE (Graves\ Une hyper- )phie aiguë du corps thyroïde, ou une thyroïdite congese, coïncidant avec une saille des globes oculaires et des mbles de la circulation cardiaque, quelquefois arcomgnés d'hypertrophie du cœur, constituent le goitre ophthalmique.
II y a autre chose dans le goitre exophthalmique qu'une pertrophie de la glande thyroïdienne, car les symptômes
qui se produisent du côté du cœur et des yeux en font une maladie particulière.
Les palpitations qui accompagnent le goitre exophthalmique avec ou sans hypertrophie cardiaque, et les congestions du corps thyroïde avec développement du système vasculaire de cette glande, paraissent être sous la dépendance des troubles nerveux du grand sympathique.
Dans le goitre exophthalmique, l'exophthalmie est le résultat d'une gêne de la circulation des veines du cou due à l'hypertrophie de la glande thyroïde, et à l'augmentation du volume du réseau des veines de l'orbite, ce qui produit une sorte d'érection dans le système veineux de la cavité orbitaire.
L'exophthalmie qui accompagne le goitre exophthalmique est due surtout à des congestions veineuses de la cavité orbitaire.
Dans le goitre exophthalmique, la suffocation est due à la compression de la trachée. V. Thyroïde (Hypertrophie DE LA glande).
L'élément nerveux de la maladie décrite sous le nom de goitre exophthalmique ne constitue pas la maladie principale ; il n'est que la conséquence de l'anémie et des lésions organiques du corps thyroïde existant chez les malades, et l'idée d'en faire une névrose (Graves) n'est pas justifiée.
Quoique le goitre exophthalmique ne soit décrit que depuis peu de temps, on avait déjà remarqué; que certains goitres s'accompagnaient de phénomènes d'exorbitisme (Parry) ; le goitre en dedans (Desault, Boyer) était quelque chose comme le goitre exophthalmique.
Thérapeutique. — On traitera la chlorose et l'anémie par les toniques et par les ferrugineux; l'hypertrophie du cœur et les palpitations par la digitale (V. ces mots). — Quant à l'élément nerveux, on devra le combattre par l'hydrothérapie méthodique. — Si les accidents ont une marche rapide, une ou plusieurs saignées seront faites pour diminuer la tension artérielle, et l'on appliquera constamment de la glace sur la région du cœur (Aran). — Contre la toux nerveuse, on donnera l'eau de laurier cerise à 1 et 3 ou k gram. ; du bromure de potassium 3 gram. — En cas de suffocation et d'asphyxie, on fera la trachéotomie au-dessous du corps thyroïde.
L'ergot de seigle à 1 et 2 grammes par jour a, dit-on, été donné avec avantage □. (Willebraud.)
GOMMES (Matière médicale). Produits végétaux neutres, solides , plus ou moins solubles dans l'eau, qui s'échappent de l'écorce des arbres déchirée par le mouvement du cambium ou séve descendante. 11 y en a un trèsgrand nombre :
Gomme adi-agant. Cette gomme, peu soluble dans l'eau, où elle se gonfle énormément, sert à préparer le mucilage nécessaire à la préparation des pastilles médicinales.
Gomme arabique. Cette gomme est composée d'arrtbine, de bassorine, A'adragantine, à\midon et d'eau. Elle vient de V Astragalus verus. Elle est fournie par une légumineuse. Y Acacia vera ; est très-soluble dans l'eau et sert à la préparation du sirop de gomme. — H y a aussi la gomme du Sénégal ; la gomme des Indes ; la gomme du Cap; la gomme de Barbarie, etc. Toules sont adoucissantes et utiles en solutions à boire dans les maladies inflammatoires.
GOMM
GOMM
Gomme noMras OU du pa^s. Elle est fournit^ pni' l'écorcp de nos cerisiers et de nos abricotiers.
Gomme artificielle on gommeline. Produit oblenu en évaporant ù 20° de Baunié la solution bouillante de la transformation d'amidon en dexlrine au moyen de la diastase.
GOMMES-RÉSINES. Les gommes-résines sont des produits végétaux formés d'un mélange de gomme et de résine : ce sont l'euphorbe, la gomme-gutte, l'oliban, la scammonée, l'aloès, la gomme laque, la myrrhe, la gomme ammoniaque, l'opopanax, le sagapénun, le galbannm, l'asa fœtida; les cinq dernières, par leur odeur, ont reçu le nom de goinmi'x-rrsiim féfidps.
Gomme-giitte. Gomme-résine employée en peintiire pour former la couleur jaune, et en médecine comme purgatif drastique. On la donne en pilules ou en potion, à la dose de 10 à 15 et 20 centigrammes.
Gomme ammoniaque. Gomme-résine tirée du Borema ammoniacmn, douée de propnétés stimulantes et employée dans les catarrhes pour diminuer les sécrétions des muqueuses. En emplâtre sur les tumeurs, elle agit comme résolutif et stimulant de la peau. A l'intérieur, on la donne en émulsion à la dose de 25 centigr. ou 1 gramme.
GOMMES (Pathologie). Les gommes sont des exsudais formés par la prolifération des éléments du tissu conjonctif avortés (Virchow), par des cytoblastions et une substance amorphe finement granuleuse et dépourvue de graisse (Robin), Ce sont des infarctus (A. Després) dans un îlot de capillaires.
Les gommes se présentent à l'œil nu sous la forme d'un liquide gluant et comme gélatineux, ou sous la forme de masses jaunâtres concrètes, comme les tubercules, ou comme une gelée de fruits. Les gommes anciennes peuvent contenir du pus, soit que la gomme n'ait été que le premier degré d'un abcès froid, soit que la txuneur se soit enflammée.
La syphilis est souvent le principe des gommes, dont elles constituent l'un des accidents tertiaires ; mais ces lésions se montrent de préférence chez les individus ayant 'présenté quelques signes de la diathése scrofukuse.
Il est assez commun de trouver dans les antécédents des malades une lésion ou un traumatisme, ou un frottement sur les parties où se développent les gommes : ainsi sur la jambe, ovi l'on est exposé à se frapper, sur le front au point où porte le chapeau.
Les gommes du tissn cellulaire apparaissent sous forme de tumeurs dures, sans changement de coloration à la peau, qui reste plus ou moins mobile, et qui rougit en devenant un peu douloureuse. Cet état constitue leur première période. Dans une seconde phase de leur évolution, les gommes se recouvrent d'une eschare qui, en s'éliminant, laisse voir au-dessous de la peau décollée une masse pulpeuse grise ; ou bien elles se ramollissent, présentent de la fluctuation, et s'ulcèrent en laissant écouler un liquide fdant, visqueux, mêlé parfois à du pus véritable; puis une ulcération apparaît avec deS bords violacés, décollés, et se répare hautement, en laissant une cicatrice indélébile. On retrouve ici la marche des abcès froids.
Les gommn; des ninscles (Bouisson) passent par une période d'induration révélée par une tumeur située dans la direction d'im muscle. La tumeur est dure, moliile avec le muscle ; eili' est accompagnée assez ordinairement de
douleurs sourdes, continues, exagérées par la chaleur et les temps humides.
Tous les muscles, y compris ceux de la langue, les muscles de la vie organique, peuvent être affectés de gommes.
Les gommes des muscles, comme la myosite [V. Muscles (Maladies des)], se terminent rarement par suppuration; l'exsudat se résorbe ou même s'organise en tissu fdjreux et même osseux ; il arrive quelquefois que l'hypertrophie du tissu cellulaire devient une cause d'atrophie des fibres musculaires.
Les tumeurs gommeuses des muscles, ainsi que les autres tumeurs des muscles, se reconnaissent à leur mobilité avec le muscle pendant que celui-ci se contracte.
Les gommes sous-périostiques sont des périostoses gompieuses, phlegmoneuses et plastiques (Ricord) (V. Périostose); elles ne diffèrent de ces inflammations, foutes liées au virus scrofuleux, que par le contenu de la poche formé d'un exsudât composé de tissu conjonctif avorté ou d'une matière amorphe avec cytoblastions.
La périostose gommeuse est la période de ramollissement de la gomme ; la périostose phlegmoneuse est la période d'inflammation et d'ulcération.
De même que la gomme musculaire peut s'organiser en tissu fibreux, de même la gomme sous-périostique peut s'organiser en tissu osseux el former une exostose. V.Sï'
PHILIS CONSTITUTIONNELLE, ExOSTOSE.
Les gommes périostiques peuvent être le point de dépari d'une carie et d'une nécrose.
Les gommes viscérales sont des inflammations interstitielles des organes qui contiennent du lissu cellulaire el des vaisseaux, ou bien des exsudats déposés dans la trame des organes, qui s'organisent imparfaitement et qui se substituent aux éléments anatomiques des organes, à la manière des tubercules.
Ces gommes peuvent être résorbées et laissent à leur place une cicatrice. (Soc. anatomique.)
Les signes d'un abcès froid ou d'une hypertrophie partielle d'un organe, ou d'une inflammation à marche chronique, font soupçonner les gommes. Mais les antécédents syphilitiques des malades indiquent la nature de la lésion. V. Syphilis constitutionnelle.
Les gommes peuvent être confondues avec des tumeurs très-diverses, suivant la période de leur évolution; If traitement antisyphilitique, les émollients locaux, sont le meilleur élément de diagnostic avec les antécédents syphihtiques.
Thérapeutique. — Première indication : Traitement gcnéi'al. — Lorsqu'une gomme existe cl est liée à une diathése syphilitique évidente, et lorsque le traitement des accidents primitifs et secondaires a été impaifaitemeni exécuté, on donnera du mercure pendant un ou deux mois, et on l'activera avec l'iodure de potassium à la dose il 50 centigrammes à 2 grammes par jour. V. Syphilis con
STITUTIONNELLE.
Deuxième indication : Traitement local. — Parloiil existe une gomme, un traitement local devra être insliin'
Sur les gon)mes du tissu cellulaire , à leur preniicn période, on placera un emplâtre de \igo et l'on cnniprimera; — lorsque le ramollissement est évident, des lolion< avec la teinture d'iode pure, associée au traitement général, peuvent encore faire résorber une gomme. — On ouvrira les gommes enflammées, on les pansera simploluenl, et l'on fei:a des injections iodées dans la cavité d*"
GOTin
GOIIE
l'abcAs, ouTon raulérisera ; ce traitemcnl local seul 'suffit. (A. Després.)
Les gommes périostiques, ou périosloses plilegmoneuses, seront traitées comme les gommes du tissu cellulaire.
Lès tumeurs gommeuses syphilitiques des muscles seront comprimées ; — on les ouvrira s'il se forme un abcès et l'on pansera simplement ; — on pourra placer des vésicatoires successifs sur la région. (Ricord.)
Les gommes de la langue exigent l'emploi de collutoires îslringents, comme dans les glossites.
Les gommes viscérales réclament les moyens appropriés jnix lésions inflammatoires chroniques. V. Pneumonie, iÉPATiTE, Cirrhose, etc.
GONAORE. Gonflement chroniqui^ du genou du à la goutte et empêchant la marche. V. Goutte.
I GOMALGIE. V. Goutte.
GOIVORRHÉE. V. UrÉTHRITE.
GOUDROIV. Résine tirée de la combustion des conières et de la houille.
Il y a deux espèces de goudrons : le goudron minérul, ou oaîtar, et le goudron végétal.
GOUDROIV IMI1\ÉR.%L OU COilETAR. Le goudron e coaltar, résidu de la distillation do la houille dans la ibrication du gaz d'éclairage, est un produil très-comlexe, composé d'acide phénique et rosalique, d'aniline, 'ammoniaque, de picoline, de benzine, de naplilaline, de ara naphtaline, etc. A cause de la benzine et de l'acide h'Miique, il s'emploie en médecine comme désinfectant, prés avoir été associé à du plâtre (V. Désinfectant). l;i!:;iie Lahens le mélange à de la poudre de charbon de ois, et s'en sert de la même façon.
' IHssous dans la teinture de Quilluyn saponaria, Lebœuf
II ;i fait une teinture mère qui se mêle en toute propor- (111 .i l'eau, de manière à faire une émulsion stable au 5'', n 10*^ au 20% au iO", qu'on emploie sur des plaies aloiqnes et dans les fistules, pour enlever l'odeur et pour icililer la cicatrisation |+ +1. Elle est aussi très-utile en iji'Ctions dans le pharynx contre les angines couenneuses E+] (Rouchut). (V. Gargarisme et Diphthérite.)
' GornROIV VÉGÉTAL. Produit de la combustion du jiois do pin et de sapin. Le goudron végétal noir, demi- Jquide, d'une odeur spéciale, renferme une résine empyipumatirjri,e, de l'acide acétique, des produits pyrogénés tels iuc paraffine, créosote, etipione, pyrélaîne, capnomor, cél'riréte, picamare, pitfacaJe, cic. C'est un astringent et baljamique, irrilant h très-haute dose. 11 est un antiputride xcellent qui arrête l'absorption de l'oxygène siu' les malères animales et suspend leur putréfaction ; ses vapeurs uent tous les mycodermes el végétaux inférieurs qui soient de base au développement des moisissures. C'est à e titre que je l'ai utilisé comme topique dans l'herpès irciné i-h -t-i. dans l'impétigo [+] et dans le psoriasis [+]. Ihaque jour alors il faut barbouiller de goudron les parties aalades. — Mis en pommade, à la dose de 5 à 20 grammes lour 30 d'axonge ou de glycérolé d'amidon, il est emiloyé dans les mêmes circonstances.
Le meilleur goudron est celi .[ qui vient de Norvép'o ■t des Landes. — On l'a uni avec la soude ou avec la totasse pour en faire une liqueur concentrée, ou émulsion liu extrait fluide de goudron (Guyot) ; mais ces combinaiions changent la nature acide du goudron pour en faire les préparations neutres ou alcalines, ce qui forme l'autres produits. — Ce n'est plus le vrai goudron. C'est lu goudron altéré qui a peut-être d'excellentes propriétés , bérapeutiques ; mais ces propriétés sont différentes de
celles du goudi ou naturel végétal dissous dans l'eau, dans le vin, ou administré directement en nature sous forme de pilules.
Pour faire Veau de gon/lron, on prend du goudron végétal lavé à l'eau tiède, 30 grammes, qu'on laisse macérer pendant dix jours dans l'eau froide. — Si l'on veut aller plus vite, on peut faciliter sa dissolution en y mettant d'abord un peu d'eau-de-vie, 5 grammes, et en vingt-quatre heures on a une eau suffisamment saturée. Le même résultat s'obtient en agitant le goudron dans l'eau avec du sable (Robinet), avec du coke concassé (Adrian) ou avec de la poudre de charbon de bois (Lahens). En adoptant la formule de ce dernier auteur, 2 parties de poudre de charbon de bois et une de goudron, on obtient un gouilroa pulvérulent qui ne salit ni les doigts ni le vase qui le conserve, et qui dans l'eau, 15 grammes par litre, donne de l'eau de goudron ayant un dépôt de charbon qu'il est ensuite nécessaire de fdtrer
Ce goudron pulvérulent, mis dans une assiette oit sur une pelle chauffée, peut servir à des fumigations sèches; mis dans l'eau, il peut faire des fumigations humides ; enfin, placé dans un tube entre deux boulettes de coton, il forme un appareil d'inhalation très-utile. — On peut se servir de cette poudre pour saupoudrer les plaies.
A l'intérieur, le goudron végétal peut servir à préparer le sirop de goudron. On en prend 50 grammes pour 3i:0 grammes de poudre de sucre et 180 grammes d'eau. — On mêle le sucre et le goudron dans un mortier, puis on fait chauffer le mélange dans un ballon avec l'eau jusqu'à 50 degrés. — Ce sirop se prend ensuite avec de l'eau.
En pilules, le goudron coulant, 2 grammes, se donne mélangé à la poudre de saponaire, k grammes, et sirop de gomme, quantité suffisante. Ces pilules, dans l'eau, foi ment une émulsion.
On peut aussi faire une émulsion de goudron d'après la formule de M. Adrian, en y mettant un jaune d'œuf, ce qui n'altère point les propriétés de la substance :
Goudron laTc! 100 gramnips.
.Taune tl'œnf n° 1 tSO irl.
Eau 750 i.l.
Cette eau contient 100 grammes de goudron par litre.
On en fait un glycérat ou glycérolé delà même manière, avec goudron, 150 grammes ; jaune d'œuf, 150 gr , et glycérine, 300 grammes.
Le goudron respiré en vapeur diminue la sécrétion des bronches et des cavernes pulmonaires. C'est ainsi qu'il s'emploie dans la phthisie pulmonaire \+ +\.
Dissous dans l'eau, on le boit comme tisane dans la bronchite chronique \±], dans la phthisie pulmonaire [+] et dans le catarrhe de la vessie. C'est ime boisson utile dans tous les cas où l'on veut diminuer la séci'êtion des membranes muqueuses.
Pour respirer les vapeurs do goudron dans les cas de calarrho bronchique ou de phthisie, il faut mettre la ré sine dans une terrine ou dans une assiette placées sous le lit du malade, ou se servir de lagoudronnièreSax,ou enfin fumer un tube de verre, de jonc ou de bambou, tous les jours barbouillé à l'intérieur avec cette substance. On arrive au même résultat à l'aide de clous fumants que l'on allume dans la chambre des malades, et (jue l'on prépare avec du goudron, de la poudre de charbon de bois et du nitrate do potasse.
GOl'ET OU ARUn (Pied-de-veau). Plante de la famille des aroïdées, dont le tubercule blanc, gros comme une noix, renferme à l'état frais un principe acre trèspurgatif. — On emploie ce principe àcre à l'extérieur comme rubéfiant, et, h l'intérieur, il se donne dans du