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reconnaissables à leur durèté, ;ï leur irrcduetibilité et à leur indolence. V. Fibromes.
VI. Lipomes des grandes lèvres. — Les lipomes des grandes lèvres sont constitués par des tumeurs molles, irrégulières, loliulées, quelquefois dures et adhérentes à la peau en plusieurs points, et ils ressemblent aux lipomes du périnée chez l'homme. Ils envoient quelquefois des ramifications profondes dans le bassin et dans la fosse ischio-rectale (Velpeau). Leur irréductibilité constante empêche de les confondre avec une hernie vagino labiale. Pour le traitement, pratiquer l'ablation. V. Lipome.
VIT. Tamew hypertrophique dermique. V. Elépuan- TiASis et MOLLUSCUM. — Il existe quelquefois dans les grandes lèvres des tumeurs constituées par une masse mollasse, recouverte d'une peau plus ou moins épaisse, indolente, croissant avec une très-grande lenteur, ayant la consistance d'un lipome fibreux; elles sont pédiculées ou sessiles, et n'adhèrent pas aux parties profondes. Ces tumeurs présentent à la coupe l'aspect du tissu atteint d'éléphantiasis.
Thérapeutique. — Lorsque, par leur poids et leur volume, les tumeurs dermiques hypertrophiques des grandes lèvres deviendront gênantes pour les malades, on les enlèvera.
Les tumeurs pédiculées seront opérées par incision du pédicule, ou par l'écrasement linéaire. Les tumeurs sessiles seront extirpées par une incision double en croissant et par dissection de la tumeur.
VIII. Caiieer des grandes lèvres. — Les cancers ou les cancroïdes des grandes lèvres sont rares (Vidal, de Cassis), et ils se révèlent par les caractères généraux des cancers. L'induration et l'ulcération, la mauvaise odeur des liquides fournis par les plaies, le retentissement sur les ganglions qui sont engorgés, la courte durée du mal dans les cas de cancer encéphaloïde, l'altération de la santé générale, ne laissent pas de doute sur ce diagnostic.
IjCs cancers des grandes lèvres ne seront pas confondus avec l'esthiomène de la vulve, à cause de la rapidité de la marche des accidents dans le premier cas et de leur lenteur dans le second; au reste, une erreur ne serait pas préjudiciable au malade, puisque le traitement de ces deux maladies est le même. V. Esthiomène de la vulve.
Les syj)hilides ulcérées ne peuvent être distinguées du cancroïde au début que par le traitement antisyphilitique.
Thérapeutique. — Au début, comme il y a souvent difficulté à préciser s'il s'agit d'un chancre phagédénique ou d'un chancre induré chronique (Boys de Loury), on doit prescrire le traitement de la syphilis constitutionnelle ou du chancre. Les cautérisations modifient toujours les syphilides.
Dès que la nature du mal sera bien reconnue, on aura recours à l'ablation des parties malades, et l'on pansera à plat. On attaquera les récidives par la cautérisation au fer rouge et mieux avec le caustique au chlorure de zinc.
On lavera les cancers ulcérés avec les désinfectants, l'eau chlorurée, ou le permanganate de potasse en solution au centième. V. Désinfectants et Cancer.
<>RA\URiF (Puy-de-Dôme). Eau bicarbonatée calcique et arsenicale froide , employée dans e^ fièvres intermittentes rebelles.
GK4I\Il}ME. Nom donné par Empis à la tu'jerculose générale. (V. Tuueucui.es.)
GR.IPUITK: oi: PLIMIBAOine. Substan;e ninérale
presque entièrement formée de carbone, que l'industrie emploie pour faire les crayons de mine de iilomb On en fait une pommade contre les dartres (5 grammes pour 30 grammes d'axonge), et dans les mêmes circonstances on la donne à l'intérieur en pilules ou en électuaire.
GRASSES (Matières). Substances animales dépourvues d'azote, insolubles dans l'eau, solubles dans l'alcool et l'élher. Elles coiwçYewneniXts, graisses proprement dites, les suifs, les beurres et les huiles.
La graisse renferme beaucoup de stéarine, de margarine et d'oléine. On s'en sert dans l'industrie pour faire, des savons, et en médecine son emploi est très-répandu.
— Elle fournit Vaxonge ou saindoux, qui n'est que de la graisse de porc fondue dans l'eau, purifiée de cette manière, et dont on se sert pour faire toutes les pommades. Cette graisse s'emploie fréquemment comme topique dans l'érysipèle [+]•
Les graisses de blaireau, d'ours, de hérisson, d'homme, de renard, etc., jadis conseillées en médecine, ne sont plus employées
A l'intérieur, la graisse peut être prescrite dans la phlliisie et dans la scrofule comme succédané de l'huile de foie de morue [Tj- On emploie ainsi celle du poix, du cheval, de l'oie. • — Alors on les donne sous forme de lard frit l±], de graisse de porc rôti sur du pain avec du sel [+], de gras de jambon ; — de graisse d'oie avec du pain; — de beurre en boulettes avec du sucre, ou étendu sur du pain, etc.
GR.4TIOLE (SÉNÉ DES PRÉS, HtRBE A PAUVRE HOMME). Plante indigène de la famille des personnées, douée d'une saveur amère et de propriétés purgatives très-énergiques.
— On la donne en poudre à la dose de 50 centigrammes à I gramme et demi.
GRAVELLE. Le dépôt de matières salines ou terreuses au fond des urines constitue la gravelle.
l'ii;. 301. — Gi'avelle rénale. — Coupe du rein, des calices ut ilii bassiaet. Ile pelils ealculs existent dans les calices, et l'un d'eux, ayant passé dan' ic bassinet, est enï^ogé dans l'ni'etère. Ues g-raviers se voient dans la substance tubulonse dn rein. (Mallez.)
La gravelle est formée de poudre fuie, composée de cristaux microscopiques, ou de sable, de paillettes, de granules et de graviers ne dépassant pas les dimensions convenables pour traverser l'uretère.
Il y a une gravelle vésicule, formée par l'altération de
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l'urine dans la vessie, et une gravelle rénale, déterminée par un vice de la sécrélion urinaire à son origine.
La gravelle rénale est une disposition naturelle des nouveau nés, car tous ceux qui succombent ont la substance tubuleuse des reins injectée par une poussière f jaune qui n'est pas autre chose que de Vavide urique.
[Test un état qui se dissipe au bout de quelques jours. Les enfants sont très-siijels à la gravelle vésicale , orsqu'ayanl la fièvre, ils ont des urines rares, très-char-
viandes noires et du vin favorisent le développement de la gravelle,
La gravelle est une des manifestations de la goutte (V. ce mol), et, à ce titre, elle est fort souvent héréditaire.
L'usage excessif des viandes noires produit souvent la (jmvelle urique (fig. 301, 302 et 303), tandis que la nourriture végétale engendre la gravelle blanche phosphutiqae (lig. 313), et l'abus de l'oseille Id, gravelle jaune oxalique ou gravelle d'oxalatc de chaux (fig. 308).
Fi". 30-2.
Gr.ivclle il'uciilc nrifiue. (Ch. linliiii ot Voi Jeil.)
ïées de sels, douloureuses au moment de l'émission ; ce jui amène des dépôts urinaires servant do base à la fornation de pierres dans la vessie.
Une fois la première enfance passée, la gravelle est Ires-rare, et on ne l'observe plus que chez les adultes, luelquefois chez les vieillards, et plutôt chez l'homme (lue hcz la femme.
La vie sédentaire , la mauvaise habitude de retenir longtemps les urmes, les excès de table et l'usage des
BOUCHUT ET DESPRÉS. 2^ édlt.
Dans beaucoup de cas la gravelle ne donne lieu à aucun troid)le fonclioimel, et il est évident que ce trouble de la sécrélion urinaire est compatible avec la santé.
Chez quelques personnes, la gravelle produit une douleur sourde à la région rénale, des besoins fréquents truriuer, de la chaleur en rendant les urines, et le liquide rendu dépose du sable et des graviers avec du mucus ou du nmco-pus, s'il y a coniplicalion de cystite.
Lu gravelle vésicale ne produit jamais d'autres troubles
r.RAV
GRÂV
fonclionnels que ceux du catarrhe delà vessie ou de la cystite (V ce mot), tandis que la gravellc rénale peut donner lieu à des accidents de colique néphrétique, si un gravier vient à s'engager dans l'uretère sans pouvoir le parcourir en entier pour tomber dans la vessie. \. Col'QUES NÉruuii- TiQUES, Calculs DU rein et Uéseiwcir uuinaire.
plirite n'y mêlent de l'alhumine, du nuicus, du sang ou du pus.
Elles sont acides dans les gravelles urique ou oxalique, et alcalines dans la gravelle pliosphatiquc. On y trouve du sable brun, gris ou jaune, rendu au moment de l'émission, ou des paillettes blanchâtres, ou enfin des (jraviers qui
rig. 30ii. — rrravello (.l'aciiJe uri'jiio. (Ch. lînl.iiii ut VenlL-il.)
La gravelle est souvent le point de départ des calculs vésicaux, orsqu'un gravier tondié dans la vessie y séjourne longtemps en se recouvrant de couches successives pour devenir le noyau du calcul qu'on ne pourra plus détruire que par le hroii'uu'nt ou par l'exlraclion.
Fig. 3()i. — lii'avullf J a''i(lr iirH|iU'. (Cli. lli.liiii.)
l-a giavclle indiipu' (rès-soiivent une alléralioii du sang et (h's hiiii,(!nrs, un diatltrsr iin<iiiv, qui engendi'e la goutle el l'apiiplcxic.
Dans la gravelle li-s urines sont à peu près ausgi abondantes que de coulume, et elles ont toutes leurs qualités physiques ordinaires, à moins (ju'une cystite ou une né-
font du bruit en frappant le vase dans lequel ils sont refus.
l'ii,'. 305. — Giavclle (ruoiiU' nrli|iie liyni'ati'.
— Chez (piel()ueï iiulividus, elles, sont blanches comme du
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lait, ef, à première vue, on pourrait les croire formées de matière spermatique. V. Grav. d'urate d'ammoniauue.
Si, dans quelques cas, la gravelie est formée de sable jrouge, rugueux sous les doigts, composé d'acide urique icristallisé en petits cubes faciles à vcir au moyen d'une 'loupe, chez la plupart des malades la couleur et l'apparence du dépôt ne sauraient suffrre pour permettre d'en reconnaître la nature, et il faut avoir recours à l'examen à l'aide (iu microscope.
I Gravelie urique. Cette gravelie est rougeàtre, jaune Joré, grise, jaune-soufre, rose ou violette, et elle se présente sous forme de paillettes, de lames rliomboïdales et e rhomboèdres. En voici les formes variées prises sur
renfermant un dépôt blanchâtre que l'on prend pour du sperme; mais le microscope, permettant de voir des sels cristallisés en cubes au lieu de spermatozoaires, lève tous les doutes qu'on pourrait avoir sur ce diagnostic.
Gravelie d'urate de soude. Cette gravelie forme presque en entier le dépôt des urines rendues après un accès de fièvre, et elle est toujours associée à un peu d'urate de chaux ou d'ammoniaque. — « Elle* a l'apparence d'une poudre formée de granules sphéroïdaux ou ovoïdes, parfois un peu plus renllés aux extrémités qu'au centre. Leur contour est nettement dessiné ; leur centre est coloré en brun, jaune ou rouge, mêlé à de l'urate d'ammoniaque et de chaux en poudre fine et à des cristaux
Fig. 300. — Gravelie d'urate d'ammoniai|iie. (C.li. Rolnri et Verileil.)
S dessins de Robin, Verdeil, Donné, Foucault, et publiés ir Leroy (d'Etiolles) dans son ouvrage sur la gravelie ig. 301, 302 et 303).
Quand la gravelie urique est abondante, elle est l'indice une diathèse urique en rapport avec la conslilulioii gouluse, et elle favorise la formation de dépôts topliacés ins les articulations et dans les vaisseaux. V. Gourru.
Gravelie d'urate d'ammoniaque. C( t((; gravelie présente sous forme de dépôt pulvérulent amorphe de glohules noirâtres entourés d'aiguilles très-dépes (Robin et Verdeil) (fig. 306). La gravelie d'urate ammoniaque donne souvent lieu h l'émission d'urines
d'urate acide de soude sous forme de sphère étoilée. » (Leroy, d'Étiolles.)
Gravelie d'uralc de magnésie. Cette gravelie est, d'après .AIM.Robin etVcrdeil, formée de lamellesincolores, rectangulaires, courtes ou allongées, groupées en faisceaux, en éventail ou en amas étoilés (fig. 307).
Gravelie de cjstin«. Cette gravelie est assez rare et se présenle sous forme de paillettes lamelleuses trèsminces, hexagonales ou en prismes hexagonaux peu épais, surmontés de plusieurs prismes semblables plus petits. — Voy. à la page 645 la figure d'après Robin et Verdeil.
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Gravellc oxalî<|iic, ou d'oxalnte de chaux. Celle gravelle est très-fréquente chez les personnes qui ont mangé de la tomate, de l'oseille, des groseilles rouges, des oranges, des fruits verts, etc., ou chez les sujets faibles et débiles, par suite de perles séminales, de diabète, de phthisie et d'entérite chronique.
Elle se montre sous forme « d'oclaèdres à base carrée, ressemblajit à des enveloppes de lettres k (fig. 311, Roliin et Verdeil), ou sous forme d'octaèdres creusés et (;orrodés sur les bords quand l'urine a vieilli (fig, 308). — On y trouve quelquefois des cristaux très-volumineux ayant l'ap-
se rencontre chez les individus affaiblis par de longues maladies ou en proie à la goutte. Elle se transforme quelquefois en gravelle d'uratc de chaux pour revenir à l'état de gravelle phosphalique, et alors dans ce cas les urines sont alternativement alcalines ou acides.
Quand la ijrcweUe est composée de phosphate de chaux, elle se présente sous forme d'hémi- octaèdres allongés dérivant du prisme droit à base rectangle, ou de lamelles superposées.
Si la gravelle est composée de phosphate de magnésie, il s'y trouve toujours en même temps d'autres phosphates,
Fig. — Gravolle d'iirate de uuigiicsic. {('.h. Kohiii et V'ci'tloil.)
parence de pyramides à quatre faces réunies par' leurs bases (Donné); ou de petits cristaux en prismes à quatre pans terminés par deux pyramides à quatre faces qui font suite aux côtés du prisme (Rird). — On y rencontre enfin des cristaux en sablier (Bird, fig. ,3'l2, et W, Thudiclium, fig, 309), dont Leroy (d'Éliolles) a reproduit les figures.
Fig. 308. — G.Mivello ,r...\uli,li'
lU' cliiiux. liiil.iii )
«ravellc i>lius|iliaiiiiuc. Celle gravelle, formée de phosphate de chaux, de pliospluiiu de magnésie et de phosphate anunoniaco-maguésien, est assez commune et
et elle offre l'apparence de prismes brillants obliques à base rhomboïdale, avec crêtes verticales décroissantes, de façon à former des prismes à six pans.
La (jravelle de phosphate ammoniaco-magnésien , trèscommune, se montre souvent dans les urines au moment de l'émission. Elle se dépose en poudre blanche grisàlrc mêlée à du mucus, de manière à faire croire à du pus ou
Vr4. 3011. - i:i,.Vfll,' crox.-diilc .Ir clianx. ri..!, ii.)
à du s|ierMic ; mais, comme elle se dissout dans un peu d'acide acéli(|ue, il n'y a {)as moyen de conunedre celle erreur. Ses apparences sont, d'après liobin et Veideil,
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elles (le prismes droits à base rectangulaire, très-souvent | Gravellc de carlionatc de chaux. Cette grajodifiés par le décroissement des crêtes et des angles ; j velle est très-rare et accompagne les urines alcalines,
Fig, 310. — Gravelle de oystiue. (Cli. Robin et Vordeil.)
lis si les urines sont très -alcalines et chargées d'un pôt de phosphate ammoniaco-magnésien hibasique, la
Fig. 311. — Gi-avelle d'oxalale de clianx. (Ch. Robin.)
istallisation est différente ^Rayer), et elle se présente ius forme de feuilles de fougère, avec les nervures de uilles pinnées ou bipinnées.
oîi elle se trouve mélangée à des phosphates. Elle a l'apparence de petites sphères séparées ou réunies, for-
Fig. 312. — Gravelle d'oxalate de chaux. (Ch. Robin.)
mant de petits corps allongés et resserrés au centre comme un sablier.
Thérapeutique. — En général, dans la gravelle, il ne
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faut pas retenir les urines, afin d'empêcher leur altération et leur décomposition dans la vessie. — Les malades de-
Fig. 313. — Biphnsphate nn pliospliate acide do rliaux.
vront boire beaucoup pour laver le réservoir urinaire et favoriser la dissolution du sable ou des graviers. — Enfin,
Fig. 314. — l'iiospliate Je magm-sie. (t'.h, Robin.)
ils ne devront pas manger beaucoup de viandes noires, de légumes mal cuits, ni de fruits verts.
Dans la gravelle urique, il faut donner le bicarbonate de soude 8 cà 20 grammes par jour dans 1 à 2 litres d'eau, à boire seul ou avec du vin ; — le carbonate dépotasse, 5 à 6 grammes [+] ; — le carbonate de magnésie, 5 grammes Ël ; — le borate de soude, 5 à 10 grammes E; — y acide benzoique et les benzoates solubles [±i; — le carbonate de chaux et la poudre de coquilles d'huitre ou de coquilles d'œufs suspendue dans une boisson [+] ; — l'eau de Vichy à la source des Céhïstins [+], — l'eau de Conlrexéville, — l'eau de Viltel, — l'eau d'Ems, — l'eau
de Carlsbad, — l'eau de Vais et les eaux alcalines sulfureuses de la Preste ou d'Olette, 3 à 4 litres par jour. —
l''ig. 315. — Pliospliate ammoniaco-niagnésion. (Ch. Kolin et Verdeil.)
L'eau alcaline froide d'Évian (Savoie) ; les eaux minérales de Vitré ; les eaux de Sermoise (Marne).
Bans la gravelle phosphatique , il faut donner de l'eau de Seltz en abondance, de l'eau de Conlrexéville, 5 à 6 litres par jour ; l'eau de Saint-Alban ; de Veau vinaigrée, de la limonade citriijuo, 1 à 2 litres par jour, etc. ; Vacide hydrochlorique, trente gouttes, trois fois par jour dans de l'eau [+]•
Dans la gravelle oxaliffue, il faut cesser l'usage de l'oseille, des fruits verts et des légumes herbacés mal 1 cuits, et employer les boissons abondantes avec la limonade hydrochlorique, la limonade acétique et l'eau de Sellz ou de Contrexéville.
Dans la gravelle cystique, il faut prescrire le régime
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ifégétal, avec des boissons abondantes alcalines, e( parliulièrement le bicarbonate de soude, à la dose de 5 à 10 grammes par jour.
Formule de l'acide benzoîque.
Acide lienzo.qiic. . . .
Phosiiliate (le snmlo.
Kuu distillée
Sirop de suere. . . .
1 gramme.
8 " id.
125 id.
30 id.
A prendre par cuillerées en quatre fois dans la journée l+l.
Gouttes alealines.
Oarbiinate do potasse.
ïi'ammes.
Eau distillée 100 grammes.
A prendre vingt gouttes toutes les heures avec de l'eau. Tisane alcaline.
2 f;rammes.
aa 1 id.
Bicarlioiiate de potasse cristallisé.
Teiiitm'e de caunelle
Teinture de vauille
Sirop de sucre
Eau
dOO
looo
id.
id.
A prendre par tasses dans la journée. Il faudra en rendre 2 à 6 litres par jour contre la gravelle et les caltds d'acide urique [T]-
Boisson alcaline.
Biearlionate de soude cristallisé.
Eau
grammes, id.
Faites dissoudre. Deux litres dans les vingt-quatre ures. — ï)ans les calculs vésicaux formés d'acide urique 3. (Robiquet.)
Lithontri'ptitpie de Tulp.
Cantliarides )^
Petit cardamome j ' '
Alcool 40
Acide nitrique 20 id.
Faites macérer et filtrez. Douze gouttes dans un demi- |rre d'eau sucrée
Tisane contre la gravelle.
Décoction de lia 1000 grammes.
Sirop do sucre 100 id.
Bicarbonate de soude 2 iiO id.
A prendre par petites tasses dans la journée [+]• Potion cdcaline effervescente.
Bicarbonate de soude. . .
Acide tartrique pulvérisé.
Sucre eu poudre
100 grammes.
GO id.
200 id.
Trois ou quatre fois par jour on met une cuillerée bouche de ce mélange dans un verre d'eau, et l'on boit i moment de l'effervescence [+].
Suc. de pariétaire, 120 à 150 grammes par jour à endi'e dans de l'eau,
Carbonate de potasse, 8 à 15 grammes par Jour dans le bouteille d'eau.
Sous-carbonate de potasse, à la même dose \±} dans le bouteille d'eau.
Décoction de Bhumnus paliurits, k grammes par litre eau (Ray, Bréon) □.
Carbonate et citrate de lithine, 10 >' 30 centigrammes ar jour El-
Décoction de fougère cétérach, 8 grammes par litre d'eau, ette plante se trouve sur les vieux murs. (Bouillon-Laange. Journal de pharmacie, t. III, p. iih.)
GRAVILLE-L'UEIIRE (Seine-Inférieure). Eau iodurée ïiTugineuse, peu abondante et peu employée.
CKEASE OU EAUX AUX JAMBEfS. Le cjvease est
ne maladie pustuleuse des jambes du cheval, qui fouruit
le virus d'où provient le conrpox, et secondairement le vaccin qu'on inocule pour préserver l'espèce humaine de la variole.
GREFFES AI\IIM(tLE«». On a donné le nom do greffes animales à l'action de l'autoplastie par la méthode italienne, à l'ostéoplastie périostique. V. Résection, .Auto-
l'LASTlE, NASO-PHARVNGIENS (POLYl'ES),
GBÉGARIIVES. Helminthes parasites des animaux articulés et des vers parasites. Ce sont des amibes ou petits corps globulaires qui se meuvent en tous sens et qui prennent à volonté un volume plus considérable.
GRÉMIL. Plante indigène de la famille des borraginées, dont les semences émulsionnées, 30 à 100 grammes
Fig. 317. — Grémil,
par jour, ont été proposées comme lithontriptiques et antidysentériques [+]•
GREl\j%niER. Arbrisseau de la famille des myrtacées,
Fig. 318. — Grenadier,
dont l'écorce fraîche de la racine est employée comme anthelminthique et surtout comme ténifuge \ + + \.
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On la donne à la doso de 20 à 40 grammes, bouillie dans 500 grammes d'eau qu'on fait, réduire à 200 grammes et qu'on boit à jeun. Deux heures après, le malade doit prendre 30 grammes d'huile de ricin, à froid, dans du café ou dans du bouillon gras (V. T/ENIa). Si l'on n'a que de la racine sèche, on peut lui redonner les propriétés ténifuges qu'elle possède à un si haut degré lorsqu'elle est fraîche : pour cela, il suffirait, d'après les indications de M. Bourgeois, de la faire macérer vingt- quatre heures dans l'eau, et de se servir de la même eau ou du macératum pour la faire bouillir au moment d'en faire usage. V. Anthelminthiques.
Quelques personnes croient que l'écorcc du tronc et des branches jouit de propriétés semblables à celles de la racine. Cela est à démontrer.
Quoi qu'il en soit, l'écorce de la racine agit par le principe amer, par le tannin et par la résine qu'elle renferme.
Sa décoction provoque quelquefois des vomissements, des vertiges, des crampes et la syncope.
Employée surtout contre le ténia, elle a été aussi administrée contre les ascarides, et en lavement contre les oxyures.
Le fruit mur du grenadier s'emploie comme rafraîchissant pour faire une boisson acidulé.
eRE!\'OUILLE. Batracien dont l'extrémité inférieure, en décoction, 125 grammes pour 500 grammes d'eau, forme un bouillon qui sert de tisane aux malades.
CiREKOUILLETTE. La grenouillette est une tumeur enkystée du plancher de la bouche, un kyste salivaire d'une glandule salivaire isolée, ou d'un acinus des glandes sous-maxillaire et sublinguale (Malgaigne , Robin) , un kyste dans la bourse séreuse de Fleischmann (Jobert), et ce sont là des kystes salivaires ou des kystes séreux, c'està-dire des (jreivmillettes séreuses. Ce peut être un kyste sanguin (Dolbeau) dans une bourse séreuse accidentelle ou dans un kysti^ salivaire, ou bien encore une dilatation variqueuse des veines sublinguales. On appelle ces tumeurs kystes sanguins ou grenouillettes sanguines.
Fig. 319. — B. Grenouillette traitée par le séton C. — I.a langue relevée à l'aide du pavillou A d'une sonde cannelée.
Les grenouillettes conlieunent parfois des concrétions calcaires, mais non de véritables calculs.
I. Kystes salivaires et kystes sércu./:. — Les grenouillettes se forment lentement, mais quelquefois elles arrivent en peu de temps à un grand volume : ce senties grenouil-
lettes aiguës (Louis, Lnugier) ; — pendant leur accroissement elles présenleiil quelquefois des variations de volume qui tiennent à de petites ruptures du kyste sous la muqueuse.
Une grenouillette qui s'est étendue du côté de la bouche forme une tumeur lisse, oblongue, fluctuante, rarement bilobée, située sur les côtés du frein de la langue, d'une coloration un peu sombre qui contraste avec la coloration rosée des parties voisines, gênant la succion chez les enfants, la mastication et la parole chez les adultes.
Une grenouillette développée vers le cou forme une tumeur molle, pâteuse, fluctuante à la région sus-hyoïdienne, et, lorsqu'on presse de bas en haut, on fait saillir dans la bouche une tumeur semblable à la grenouillette buccale. Cette forme de grenouillette sus-hyoïdienne éten due gène la respiration plus que la parole.
Dans les deux variétés de siège de la grenouillette, une ponction exploratrice donne issue à un liquide fdant et visqueux.
Les chanteurs, les crieurs et les sujets jeunes sont ceux chez qui l'on observe le plus souvent la grenouillette.
Les grenouillettes situées au-dessous du muscle mylohyoïdien sont sans doute des kystes formés aux dépens de la glande sous-maxillaire (V. ce mot). On ne peut les confondre qu'avec des engorgements ganglionnaires, mais ceux-ci ont toujours une régularité que n'ont pas les kysle.s salivaires ; ils sont très-mobiles sous la peau, et il y a très-rarement un seul ganglion pris.
Thérapeutique. — On passera dans la tumeur un séton, avec une aiguille ou un trocart courbe (Physick, de Philadelphie ; Laugier) ; un séton perforé (Cbassaignac) est préférable. Des injections iodées seront faites à travers le tube dans l'intérieur du kyste. Le doidjle bouton perforé de Dupuytren n'agit pas autrement que le séton et est d'une application beaucoup plus incommode.
L'incision simple est insuffisante, tandis que l'incision avec excision est plus avantageuse, à condition que l'excision soit très-étendue. — La perforation de la tumeur avec les caustiques est très difficile à appliquer, et il vaut mieux faire la cautérisation après l'incision du kyste. — La dilatation du conduit de Wharton est expérimentalement et rationnellement insuffisante.
Les injections irritantes après une ponction (Bouchacourt, de Lyon; Maisonneuve) réussissent rarement.
L'extirpation totale est inutile et a des dangers. L'excision d'une portion du kyste, la suture de la membrane interne du kyste et de la muqueuse buccale (Jobert), agissent comme l'incision combinée avec l'excision.
IL Kyste sanguin. — La grenouillette sanguine (Dolbeau), une tumeur érectile veineuse de la langue, une dilatation variqueuse des veines sublinguales, congénitale ou accidentelle, occupant le siège habituel des grc^iouillettes buccales, se distinguent de celles-ci par la coloration violacée, la réductibilité et l'augmentation de volume pendant les effoi'ts et les cris. Une tu!ï)eur érectile artéliclle est animée de battements (jui manquent dans les kystes veineux, ce qui pei'met d'établir le diagnostic.
Thérapeutique. — On ne peut tenter aucune opération sur les tumeurs irréductibles qui restent stalionnaires. Si les tumeurs augmentent, on fera l'incision combinée avec l'excision et l'on arrêtera l'hémorrhagie avec le fer rouge. L'extii'pation ne convient que lorsque les tumeiu's sont bien limitées. -— Ouant aux injections iodées on coagulantes, elles sont ([uelquefois dangereuses.