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Fig. 300. — Abcès de la glande vulvo-vaginale (A. Richard).

j Les ahcès développés plus profondément se forment itour de la glande vulvo-vaginale ; il y a phlegmon panchymateux ou aJénitc. Ces abcès se développent avec lUs ou moins de rapidité ; ils forment une tumeur bien

tconscrite, fluctuante entre l'ischion et la partie postéure de l'entrée du vagin, au niveau de la glande ; et grande lèvre est œdématiée. Quand les abcès de la ande vulvo-vaginale s'ouvrent seuls par le vagin, ils rment un trajet fistuleux qui est parfois frès-lent à lérir.

Thérapeutique. — La pudeur des femmes les empêche lelquefois de consulter un médecin, et les abcès s'ouvrent uls ; — lorsque le chirurgien est consulté à temps, il (it inciser l'abcès par la face interne de la grande lèvre, ae mèche sera placée, ou bien on cautérisera immédiament les lèvres de la plaie.

Pour guérir les fistules consécutives , on cautérisera ec le crayon de nitrate d'argent ou avec une flèche de

ite au chlorure de zinc, et l'on fera trois fois par jour

!s injections vaginales.

Pour prévenir la formation de fistules, on fera des injec- 3ns iodées détersives dans le foyer :

Eau

Teinture d'iode.

10 parties.

1 id.

Ou avec de l'eau-de-vie camphrée ou le vin aromatique élangé d'eau à parties égales.

rV. Kystes des grandes lèvres et de la glande vulvoiginale. — Les kystes des grandes lèvres qui remontent

vers l'anneau peuvent être rangés parmi les kystes dans un sac séreux, soit dans un sac herniaire inguinal, soit dans le vestige du canal de Nuck, soit dans une bourse séreuse (Broca). V. Hydkocéle de la femiue.

Les kystes des grandes lèvres situés à la partie mférieure de la vulve existent, soit dans une bourse séreuse accidentelle, soit dans un ancien foyer hémalique. Mais le plus souvent une altération de la glande vulvo-vaginale et de son conduit excréteur en est l'origine. Tantôt le kyste est formé par suite de l'oblitération du canal excréteur, tantôt il est dû au développement d'un acinus (Huguier).

Les kystes des grandes lèvres, d'abord bien limités, finissent par s'étendre dans tous les sens ; leur contenu peut varier, suivant qu'il y a eu une inflamnuilion ou une liémorrhagie ; mais dans ces kystes le liquide est en général filant et visqueux.

On reconnaît un kyste de la glande vulvo-vaginale (du conduit ou de la glande) à une gêne qu'éprouvent les malades pendant la marche, pendant les époques, après le coït, mais les douleurs disparaissent vite. — Une tumeur d'abord globuleuse, puis allongée dans le sens du vagin, dure, fluctuante, laissant échapper à la ponction exploratrice un liquide visqueux lactescent ou sanguinolent, est le signe anatomique des kystes de la giamlo (IJarlholin). L'absence de réduclibilité et de pédicule empêchera de croire à une hernie, et le début de la maladie \mr la grande lèvre est très-significatif, car il n'existe que pour les kystes.

Les kystes du conduit de la glande vulvo-vaginale sont plus superficiels, plus arrondis que les kystes de la glande elle-même ; ils croissent vite, et peuvent guérir spontanément par suite de leur rupture. Alors le conduit de la glande vulvo-vaginal s'ouvre par un orifice nouveau.

L'absence d'orifice ou de conduit excréteur est une probabilité en faveur de l'existence d'un kyste dans le conduit de la glande.

Thérapeutique. — Une ponction et une injection iodée peuvent toujours être tentées au début. Lorsque le kyste est bien organisé et date de longtemps, on peut aussi poser un tube perforé et faire des injections iodées. — Mais le moyen le plus sûr est l'incision et l'excision à l'aide d'une pince cà griffes et de ciseaux courbes ou d'un bistouri ordinaire. Une portion du kyste est enlevée, et l'on panse à plat avec de la charpie sèche. Lorsque la cicatrisation est lente à se faire, on cautérisera la face interne du kyste avec le crayon de nitrate d'argent ou avec un pinceau imbibé de nitrate acide de mercure, ou enfin avec un disque de pâte au chlorure de zinc.

L'extirpation appliquée aux petits kystes est une assez bonne opération ; mais pour les gros kystes elle réussit moins bien, car l'opération est toujours incomplète et ne vaut pas mieux alors que l'incision combinée avec l'excision.

Contre les fistules consécutives, on aura recours à la cautérisation avec une flèche au chlorure de zinc ou avec le fer rouge, si les malades s'y prêtent.

Lorsqu'il est impossible de trouver l'orifice de la glande vulvo-vaginale, et qu'il est probable que le kyste occupe 'e conduit excréteur, le séton est bon, parce qu'il permet de rétablir un orifice au conduit glandulaire

V. Corps fibreux des grandes lèvres, Des tumeurs fibreuses se développent quelquefois dans les grandes lèvres; elles sont libres, globuleuses, non pédiculées et

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