V. MÉTRITE
XXV. Contractions de l'utérus. — Le corps de l'utérus se contracte parfois douloureusement, et a des soubresauts et des secousses que l'on peut prendre pour les mouvements de l'enfant ; cela pourrait faire croire à un commencement de travail, mais on ne jugera pas que l'accouchement soit proche quand le toucher du col indique une absence complète de dilatation.
Thérapeutique. — Repos, lavements laudanisès avec dix gouttes de laudanum; une petite saignée.
XXVI. Excitation de Vutérus par les mouvements de Venfant. — Les mouvements du fœtus volumineux et remuant causent une excitation de l'utérus qui retentit sur l'organisme, et entretiennent chez la femme un agacement nerveux tpii la prive de tout sommeil.
Thérapeutique. — On ne peut donner que des calmants : les opiacés, en potion et en lavements. Une petite saignée est quelquefois utile.
Pour le rhumatisme utérin, les hémorrhagies, les convulsions et le throi7ïbus de la vulve, V. Rhumatisme de
l'utérus, HÉMORRHAGIES PUERPÉRALES, ÉCLAMPSIE PUER- PÉRALE, Insertion fausse du placenta , DvsTOCit; par
TUiWEURS DE LA VULVE.
XXVII. Maladies diverses pendant la grossesse. — Toutes les maladies (pneumonie, pleurésie, angine, fièvre typhoïde, choléra, variole, scarlatine, rougeole, syphilis, etc.) peuvent atteindre la femme grosse ; — celles qui sont graves comme celles qui sont légères peuvent produire l'avortement ; — les maladies aiguës générales (variole, syphilis, etc.) sont parfois communiquées au fœtus. Pour ce qui est de la syphilis, il y a moins de chance de transmission au fœtus, si la syphilis est gagnée par la mère dans les derniers mois de sa grossesse.
Thérapeutique. — On doit toujours éviter les moyens thérapeutiques actifs qui peuvent provoquer l'avortement, mais, en cas de danger, il faut traiter la maladie comme s'il n'y avait pas de grossesse. L'avortement peut produire une crise salutaire; mais, d'autre part, l'accouchement chez une femme déjà malade peut être suivi d'accidents puerpéraux graves.
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L'op('i'alion césarienne est une ressource ullinie à proposer pour sauver la vie de l'enfant, quand lout espoir de sauver celle de la mère a été perdu ; alors il faut attendre l'agonie, et n'opérer qu'au moment de la mort chez la mère.
XX.VI1I. Maladies des yeux pendant lu grossesse. — Pendant la grossesse, on trouve des amblyopies ou des amauroses, dues à des congestions cérébrales, qui font perdre la vue pendant une ou plusieurs semaines ; des amauroses albuminuriques ; enfin des amauroses spéciales dues à une apoplexie rétinienne (V. Rétine). On reconnaît cette dernière maladie à l'apparition brusque de l'amaurose, qui permet encore de distinguer le contour des objets un peu volumineux et empêche d'en percevoir le centre.
Ces lésions peuvent se reproduire à chaque grossesse.
Thérapeutir/ue. — On devra traiter les phénomènes congestifs par des médications locales, quelques sangsues ou des ventouses à la nuque, derrière les oreilles; par les frictions sur les tempes avec l'huile de camomille camphrée. Le repos, l'exercice au grand air, sont bons à employer.
l'ius tard, après l'accouchement, on traitera la maladie si elle n'a pas guéri seule. V. Amaurose, Éclampsie puer-
l'ÉRALE, RÉTINE.
Grossesse dans les cas de ficplaceinent primitif de l'utérus, ou avec déplacement secondaire de cet organe.
I. Prolapsus utérin. — Le prolapsus utérin se produit brusquement, ou n'est que l'exagération d'un prolapsus existant avant la grossesse. Dans ces circonstances, le col descend et l'utérus se dévcloj'pe dans le petit bassin, surtout si le bassin est large.
Avec le prolapsus utérin, il y a souvent une rétention d'urine très-prononcée.
Lorsqu'il y a prolapsus incomplet, l'utérus remonte dans l'abdomen; mais, au contraire, s'il est complet, l'utérus descend et se développe à la vulve. V. Dystocie.
Thérapeutiqrie. — On tentera de réduire le prolapsus avec la main et l'on tiendra les malades au lit. — Le pessaire est inutile et provoque l'avortement (Cazeaux). — Si la réduction est impossible, soutenir l'utérus avec un bandage de toile et faire garder le repos absolu au lit.
Les femmes qui ont un prolapsus et qui deviennent enceintes, doivent rester couchées jusqu'au cinquième mois ; — pour obtenir que le prolapsus ne reparaisse pas à une autre grossesse, il faut que la malade reste couchée deux mois après l'accouchement.
IL Rétroversion do l'utérus. — La rétroversion de l'utérus se produit à toutes les époques de la grossesse, mais de préférence au troisième mois (N;egele) ; elle a lieu progressivement ou brusquement ; une chute, un effort, la constipation, causent souvent la rétroversion.
Lorsque la rétroversion est peu marquée, il n'y a que quelques tiraillements dans les aines; lorsque le déplacement est étendu, il y a du ténesme anal, un véritable obstacle au cours des matières et la vessie est comprimée. Par le loucher, le doigt sent le corps de l'utérus, dont le col est caché en avant, à moins qu'il n'y ait rétroflexion en même temps ; le périnée est quehjuefois gonllé, saillant.
11 y a d'ordinaire une métritc légère avec les déplucemtints utérins, et à la longue rinllammulion devient une
chose sérieuse, car l'avortement spontané a lieu et est d'autant plus grave que la grossesse est plus avancée.
La rétroversion est quelquefois combinée avec un prolapsus (Martin, de Lyon).
On ne confondra pas la rétroversion avec l'antéflexion, parce que le fond de l'utérus est sur le sacrum dans la rétroversion, et n'est point senti par le palper abdominal. — Le prolapsus simple ne peut être pris pour une antéversion, à cause de la présence du col à la vulve dans le premier cas, et de sa situation à la hauteur normale dans le cas de rétroversion.
Thérapeutique. — Réduire l'utérus. Pour cela, après avoir vidé le rectum et la vessie, les doigts, portés dans le vagin, repoussent le corps de l'utérus en haut; on cherche à ramener le col de l'utérus dans l'axe du bassin ; ensuite, pour favoriser la réduction^ on fait placer la femme les mains appuyées à terre, les cuisses restant sur le lit (Godefroy). L'utérus étant remis en place, la malade doit rester couchée jusqu'au sixième mois de la grossesse.
Des obstacles peuvent se présenter et contrarier les manœuvres : — si l'on n'a pas pu vider le rectum par les lavements, on donnera un purgatif ; — si l'introduction de la main est douloureuse, on donnera de grands bains, on fera des injections émoUientes, — au besoin on fera une saignée abondante (Dewees).
Si la réduction avec la main est impossible, on pourra tenter de repousser l'utérus avec un ballon de caoutchouc placé dans le rectum ou dans le cul-de-sac postérieur du vagin et l'utérus, ballon que l'on emplira d'air progressivement (Halpin).
Ou bien à l'aide d'une tige rembourrée, on repoussera l'utérus par le rectum, en même temps que l'on attirera le col pour le pousser en bas et en arrière (Évrat).
Ou bien, avec deux doigts introduits dans le rectum, on repoussera le corps de l'utérus et l'on se fera pousser le coude par un aide pour avoir plus de force (Amussat).
Après la réduction de l'utérus, les malades garderont le repos jusqu'au sixième mois de la grossesse. On entretiendra la liberté du ventre par des lavements huileux el salés. Les femmes devront éviter tout effort pour aller àla selle.
Contre l'incontinence d'urine qui résulte de la cessalioD de la compression du col de l'utérus sur le col de la vessie, on emploiera les affusions froides, les petits vésicatoire> volants sur le bas-ventre (V. Incontinence d'urine). Lebains de Raréges, les eaux minérales de Ralaruc, ou une autre eau alcaline quelconque , seront d'une cerlaiiie utilité.
S'il est absolument impossible de réduire la matrice, l'avortement provoqué est indiqué. Autant que possible, il faudra faire la ponction de l'œuf par le col, la ponctio» à travers le vagin ou le rectum est une ressource désespérée.
La symphyséotomie (Gardien) pour faciliter le développement de l'utérus est une opération qu'il faut rejeter,
IlL Antéversion (Choparl, M"'' Roivin, Ashwell). — L'antéversion se produit quelquefois au commenconipnl de la grossesse, et elle disparait vers le sixième mois environ, mais le plus souvent elle apparaît vers la fin de lii grossesse.
Les besoins fréquents d'ui'iuer, mais plus souvent la rareté des ui'ines, et la strangurie pai' suite de lu compression de la vessie et l'oblitération incomplète des uretères ; la distension de la paroi abdominale poussée en avant; l'impossibilité de la marche; la sensation du col
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utérin à su place peryuu par le touchai' vaginal, caractérisent l'antéversion.
Thérapeutique. — Il faut prescrire le décubitus dorsal ; faire quelques tentatives de réduction, mais ne pas insister. — On placera une ceinture abdominale de caoutchouc i ou de coutil lacé, et on la soutiendra avec des bretelles, si le ventre est en besace.
Grossesse exira-ut^-o-îiie. Qu'elle soit produite sous l'influence d'une émotion morale ou d'un traumatisme au moment de l'imprégnation, la grossesse extra-utérine coïncide avec une déformation de la trompe utérine, une 0 iverture agrandie du pavillon accessoire ((j. Richard), ou avec une oblitération de la trompe (Smellie, Rrescliet), jj ou au moins un rétrécissement.
' Le produit de la conception se développe : 1° dans l'ovaire (Rœhmer) ou sur l'ovaire, grossesse ovctriqiie interne et externe, ou ovo -abdominale ; — 2° entre les feuillets de l'aileron, moyen du ligament large, grossesse sous - féritonéo - pelvienne (Dezeimeris) ; — 3° dans la trompe , au niveau du pavillon qui s'accole à l'ovaire, (jrossesse tubo-ovarienne ; dans le pavillon de la trompe demeuré libre, grossesse iubo-a-bdominale ; dans la trompe, ,,-grossesse-tubaire; dans la portion de la trompe qui tra- [iverse l'utérus, grossesse tubo-interstitielle ; — W dans la [taroi utérine, au niveau de l'orifice de la trompe, grossesse utéro-interstitieUe , grossesse utéro-tubaire ; dans un point quelconque de la cavité abdominale, au voisinage de l'ovaire et du pavillon de la trompe, grossesse abdominale^ La grossesse abdominale est primitive ou est le résultat le la chute de l'a'uf dans la cavité abdominale. Il y a des ;as où le placenta était inséré dans l'utérus, tandis que le "œtus était situé dans la cavité abdominale, le cordon passait dans la trompe (Patuna, Huntcr, Hoffmeister).
Quel que soit le point où l'œuf germe, qu'il s'implante Bur les muqueuses ou sur le péritoine, le placenta se déveoppe et s'unit aux vaisseaux maternels.
La grossesse tubo-interstitielle et la grossesse utéropterstitielle sont possibles et peuvent être terminées par in accouchement régulier. Hors ces cas, il est excessivement rare que le fœtus vive au delà de sept mois, quoique Ion ait trouvé des débris de fœtus indiquant qu'il ait dû
i'ivre plus de neuf mois.
Pendant la grossesse extra-utérine l'utérus se développe, evient turgescent; il y a quelquefois une membrane cauque (Cazeaux), mais ce n'est pas une règle (Velpeau) ; i sécrétion lactée s'établit et dure quelquefois un temps l'ès long.
On reconnaît la grossesse extra-utérine aux signes îalionnels de la grossesse, suppression des règles, sécréîon du lait, troubles digestifs, et plus tard aux mouveiients actifs du fœtus et aux bruits de son cœur. On reconaît que la grossesse est extra-utérine, parce que l'utérus ist senti vide, par le toucher vaginal combiné avec le palper bdominal ; le col de l'utérus, petit, se déplace en divers ens, et remonte, surtout dans les cas où le fœtus se dévebppe dans le petit bassin.
Au cinquième mois de la grossesse, on sent sur les arties latérales de l'utérus une tumeur irrégulière à traers laquelle on dislingue les diverses parties du fœtus, en jiême temps que l'on constate l'état de vacuité de l'utérus, moins qu'il n'y ait à la fois une grossesse utérine et une rossesse extra -utérine, ce qui est possible, les signes •écédents sont pathognomoniques.
On ne confondra pas la grossesse extra-uléiine avec
BOUCHUT ET DESPBÉS. 2* édil.
une môle, quand on sentira les mouvements actifs du fœtus, et quand on aura reconnu l'existence des battements redoublés de son cœur.
Du'septièiTie au neuvième mois, l'utérus est le siège de douleurs semblables à celles qui existent dans l'accouchement normal ; elles coïncident souvent avec la rupture du kyste, et lorsque le kyste persiste, elles se renouvellent à des intervalles irréguliers.
Il y a deux terminaisons de la grossesse extra-utérine, la rupture du kyste et la transformation du kyste dans une membrane d'enveloppe accessoire.
Lorsque le kyste se rompt, le fœtus meurt, une hémorrhagie abdominale abondante a lieu, et les malades meurent d'hémorrhagie interne ou d'une péritonite aiguë consécutive, à moins que la péritonite ne se localise et ne se transforme en une péritonite enkystée, qui se comporte comme un kyste et linit par se vider dans les cavités voisines.
Lorsque le fœtus est mort, le kyste cesse de se développer, la circulation se ralentit dans ses parois, qui s'épaississent : le placenta s'atrophie, et il se forme un véritable kyste qui gêne les fonctions au point de nécessiter une opération. Le kyste peut rester slationnaire pendant des années, et il y a même des cas où les douleurs utérines reviennent tous les ans et où la sécrétion du lait s'est établie d'une façon permanente.
Le kyste permanent consécutif à une grossesse extrautérine ne ressemble pas à une hémalocèle rétro-utérine (V. HÉMATOCÈLE RÉTRO- UTÉRINE* ; il ne peut pas être confondu avec des corps fibreux de l'utérus qui s'accompagnent de métrorrhagies et qui sont réguliers et globuleux, car la grossesse extra-utérine est irrégulière, et les antécédents de la malade indiquent toujours, à un moment donné, la présomption d'une grossesse.
, Les kystes gélatineux ou multiloculaires des ovaires se développent rapidement ; ils sont lobulés, s'accompagnent quelquefois de suppression des règles , mais jamais de sécrétion lactée, et l'on a encore la possibilité de rechercher dans les antécédents le caractère d'une grossesse extra-utérine. Une ponction exploratrice, en cas de doute, n'est pas contre-indiquée s'il est nécessaire d'agir promptement. V. Ovaires (Kystes des).
Après être resté longtemps stationnaire, le kyste d'une grossesse extra-utérine peut s'enflammer, suppurer et se vider, soit dans la vessie, soit dans le rectum, soit dans les intestins, soit dans le vagin et même à l'intérieur, et donner lieu à une fistule qui peut suppurer indéfiniment.
Thérapeutique. — Dans les grossesses extra-utérines, il ne faut pas craindre de saigner aux moindres signes de congestion. La mort du fœtus, qui peut être la conséquence de cette pratique, serait ce qu'il y aurait de plus heureux (Cazeaux) .
Au septième mois ou à terme, on arrêtera les contractions utérines avec les lavements additionnés de vingt à quarante gouttes de laudanum (Cazeaux).
La gastrotomie est presque certainement la condamnation à mort de la mère, et le chirurgien doit, dans ce cas, prendre conseil de sa conscience et consulter quelques-uns de ses confrères : si la tumeur est mobile, il peut opérer, car il se trouve en face d'une opération analogue à l'ovariotomie ; mais, comme il est toujours difficile de savoir où s'insère le placenta, il y a toujours un élément inconnu au fond du problème, et par conséquent un grand danger pour la malade. V. Césarienne (Opération).
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Si l'on sent la tête du fœtus saillante par le vagin, la gastrotoniie doit être rejetée. On incisera le vagin et l'on attirera l'enfant, soit parla version, soit à l'aide du forceps (Laverjat, Burns). Sur cinq cas rapporiés, deux fois la mère et l'enfant ont été sauvés ; l'enfant a été extrait vivant dans les autres cas, et la mère est morte des suites de l'opération.
En cas de rupture du kyste et de signes d'iiémorrhagie interne, on emploiera la glace, les compresses glacées, la compression de l'abdomen. Si une péritonite survient, on la traitera par les sangsues sur le ventre et par les moyens appropriés. V. Péritonite aiguë.
Quand la rupture du kyste s'est terminée par une péritonite enkystée, ou quand le kyste, resté longtemps sta- (ionnaire, enflammé, tend à se vider au dehors, il se forme un abcès que l'on peut ouvrir par le vagin. — S'il n'a pu arriver à temps pour faire cette ouverture, le chirui'gien se bornera à surveiller l'évacuation des produits putrides ou des débris altérés du fœtus, et il fera des injections détersives à l'eau tiède. — Si ce kyste s'est vidé dans le rectum, on administrera des lavements fréquents. — Si des débris de fœtus sont passés dans la vessie, ce que l'on reconnaîtra à l'émission d'urines troubles, charriant du pus et donnant une odeur fétide, à l'expulsion de débris de foetus, poils, os, etc., ou fera la taille. -La taille bypogastrique (Joseph), la taille urélhrale (.1. Thompson), ne seront faites que s'il est démontré que l'on peut extraire les débris de faHus par la lithoiritie com])inée avec la dilatation de l'urèthre; enfin, des injections émollientes seront faites dans la vessie.
S'il existe un kyste ancien qui ne menace pas de se rompre, l'opération de l'ovariotomie et l'incision par le vagin ou le rectum, lorsqu'elles sont possibles, sont deux opérations qui se présentent à l'esprit du chirurgien : la première est contre-indiquée toutes les fois qu'il y a des adhérences multiples du kyste avec les parties voisines, et c'est généralement la règle; mais la seconde a réussi (I*. Dubois); l'incision par le rectum n'entraîne que les dangers d'une suture rectale.
Ouand aucun accident ne menace la vie des malades, et surtout quand le kyste est ancien, atlendre est la conduite la plus sage.
Une femme atteinte de grossesse exti'a-utérine enkystée devra éviter les grossesses ultérieures.
Ouand on est sûr de l'existence d'une grossesse extrautérine, on peut, dit-on, en arrêter le développement par l'électropuncture; mais c'est là un moyen sur lequel la science n'est pas fixée.
Urossos.ise gémcllaii-e. La grossesse gémellaire n'entraîne aucune indication thérapeutique spéciale.
Sauf l'irrégularité apparente de l'utérus, les sensations de choc multiples en divers points du ventre perçus par la mère, un double bruit de souffle, deux bruits du cœur révélés par l'auscultation, il n'y a pas de signes certains des grossesses gémellaires.
On doit se rappeler que les signes de grossesse gémellaire sont les mêmes que ceux des fœtus monstrueux adliérents ou inclus ; que le développement du fœtus peut occasionner le décollement du placenta de l'autre fœtus ; qu'une hémorrhagic coïncide avec ce phénomène et que la grossesse suit son cours; enfin que, conirairement à la loi de l'embryologie, les deux fœtus peuvent être contenus dans la même poche amniotique, soit en verlu d'une disposition spéciale, .soit par suite de' la destrnclion de la cloison formée par l'adossemenl des deux amnios.
Au moment de la délivrance, on aura présent à l'esprit
qu'il est des cas où le placenta est unique pour les deux fœtus; alors on ne devra délivrer qu'après la sortie des deux enfants.
Grossesses multiples. Les grossesses multiples sont presque toujours méconnues ou prises pour des grossesses gémellaires; elles ne comportent pas d'autres indications que lés grossesses gémellaires.
<iiRr.%lI. Semence d'avoine décortiquée avec laquelle on fait une décoction très-utile contre la diarrhée aiguë ou chronique. Réduite en farine, elle sert à préparer des potages très-utiles comme aliment dans certains cas d'entérite chronique chez les enfants [+]■
Gl'ACO. Plante exotique du Brésil, dont le suc, appliqué et pris à l'extérieur, guérit la morsure des serpents venimeux [+]. Son alcoolé est conseillé contre la blennorrhagie □, contre les chancres syphilitiques et contre les bubons □, contre la leucorrhée contre l'oplilhalniic purulente et blennorrhagique □.
GL'AGKO (Corse). Eaux minérales sulfureuses jaillissant de plusieurs sources, ayant de 37° à 50", employées dans les rhumatismes \+], dans les maladies de la peau [+], dans les accidents consécutifs des blessures d'armes it feu.
GUi\l\®. Excréments d'oiseaux de mer rassemblés en couches considérables dans certaines îles voisines du Pérou (îles Chinchas), et qui servent d'engrais. — On en met 500 grammes dans un bain contre les dartres et l'on s'en sert en pommade, 10 grammes pour 30 grammes d'axonge dans les mêmes circonstances Ê-
ttliAIîAlV% ou PAL'LIJIMl.4. Matière exotique de l'Uruguay, préparée avec les semences du Paulliiiiu surhilis, de la famille des sapindacées. Ces semences pilées avec de la fécule de manioc s'emploient beaucoup au Brésil ; ainsi préparées, elles ont un goût amer et astringent très-prononcé Un les délaye dans l'eau sucrée à titre de substance rafraîchissante et fébrifuge [+]. Réduites en poudre, on les emploie en vertu de leurs jiropriétés toniques et astringentes contre la diarrhée aiguë et chronique, à la dose de 2 à grammes en trois fois, dans de l'eau, du lait, du sirop ou du vin chaud [+], contre la dysenterie, à 10 grammes □. Ce médicament est trèsvanté contre la migraine, mais il échoue très-souvent, et ne guérit (jue celles qui résultent d'un état d'asthénie très-prononcé des voies digestives.
GrÉRISO\ SI»OXTAl\Éi;. Il y a un très-grand nombre de maladies aiguës qui guérissent toutes seules par les elforts de la nature : ce sont les phlegmasies. — Reaucoup de maladies chirurgicales se terminent également par la guérison spontanée : les unes parce que la lésion primitive, a|irès avoir été longtemps à l'élat de suppuration, a disparu par suite de la destruction totale de la pai'lie affectée et l'épuisement de la source du pus : exemple, les fistules provo(iuées par les nécroses et lç> fistules rénales ; les autres par suite d'une inflammation diffuse secondaire, et (jui entraine la guérison eu produisant une irritation plus efficace que ne l'avaient fait toutes les médications employées auparavant. — Elles se guérissent encore pendant le cours d'une maladie grave, parce que les malades sont forcément soumis à une hygiène qui est la plus propre à i)ermetlre la guérison. Tel est le mode de guérison dr certains ulcères.
Les inll;unmalions chroniques des viscères gnérisscnl souvent par le passage de la lésion à l'état aigu, c'està-dire par le développement des capillaires nouveaux ou
GUIM
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par réliminalion des parties chroniquemenl enflammées. — Lorsque c'est à la suite d'une maladie générale que la guérison a lieu, c'est au régime, au repos, qu'on n'avait sans doute pu obtenir auparavant, que l'on doit attril)uer la guérison. — Une phlegmasic superficielle peut agir aussi comme un révulsif pour guérir des lésions profondes.
GUI. Plante parasite de la famille des loranlhacées, qui croît sur la plupart des arbres de nos forêts, dont les
Fig. 320. — Gui de dièue.
euilles amères et mucilagineuses servent à faire de la glu. lises en poudre et prises à la dose de h à 6 grammes, lies ont été conseillées contre l'épilepsic [3 (l'aracelse) , entre la stérilité (Pline), contre l'hystérie, la paralysie, es vertiges (Bradliey), contre la chorée, etc. ; mais ces édi cations sont abandonnées.
«UILï.Oi^I (Doubs). Eau sulfureuse calciquc froide, niployée en boisson et en bains, contre les maladies de peau, les rhumatismes et les névralgies rebelles [T|, les aladies chroniques des voies digestives E]i les affections atarrhales el la syphilis {±\.
GUIMAUVE (Altii.ea). riante indigène de la famille
Fig. 3-21. — Giiiuumve.
les malvacées, dont la racine sert à faire du .irop, du
sucre, des tablettes, et une décoction pour le lavage des plaies.
GB'ITERA (Corse). Eau minérale sulfureuse sodique, AS", employée contre les maladies de la peau et le rhumatisme.
GUTTA-PERMBA. Sue laiteux solidifié obtenu par incision d'un arbre exotique de la famille des sapotées et nommé en malais rjetu pertsjali. Sa composition est semblable à. celle du caoutchouc. Soluble dans l'essence de térébenthine, dans l'élher, le chloroforme et le sulfure de carbone, elle est insoluble dans l'eau chaude ; mais elle s'y ramollit au point de devenir très-malléable et d'être façonnée par les doigts. Cette propriété a permis de l'utiliser pour fabriquer des sondes ou des bougies qui ont le malheur d'être cassantes et dont on n'ose plus se servir. La gutta-percha sert à confectionner des pessaires. des bandages pour la hernie, et ses feuilles ramollies par l'eau chaude, coupées en attelles, sont employées pour faire des a|ipareils de fractures ou pour immobiliser des articulations malades
La gutta-percha dissoute dans du chloroforme est un excellent topique pour les petites blessures superficielles el certaines dartres. On l'étend avec un pinceau comme du collodion, et le chloroforme, s'évaporant, laisse une couche mince de gutta-percha qui protège la plaie contre l'action de l'air et de la poussière.
fcUTTE. V. GOMME-GUTTE.
GYMIVASTIQUE. La gymnastique est l'art de régler les mouvements du corps pour donner aux muscles la souplesse qui leur manque, et à l'organisation une force qu'elle n'aurait pu atteindre.
A une époque où la vigueur physique était honoi'ée comme une manifestation presque divine, la gymnastique était très en faveur, mais peu à peu, quand on vit que ces exercices matériels absorbaient la vie d'un homme aux dépens de ses qualités intellectuelles et morales, le dédain et l'abandon firent place à l'engouement universel, et l'on ne fit plus de gynmastique que pour passer le temps ou à titre de remède dans l'enfance.
La gymnastique est un moyen hyijiénique pour fortiiier l'ensemble de la constitution par de fréquents exercices corporels, et un moyen curatif quand on l oppose à la scrofule, au rachitisme, à la chorée, au rétrécissement de la poitrine consécutif à une pleurésie, etc., mais elle n'est utile qu'à la condition d'être faite régulièrement tous les jours ou plusieurs fois par jour et pendant longtemps.
La gymnastique n'a pas besoin de tous les appareils dispendieux dont on se sert pour faire d'un enfant qu'on veut fortifier un acrobate exécutant les tours de force les plus extraordinaires.
La course au pas cadencé, plus ou moins rapide et en chantant la mesure, est le meilleur exercice pour les enfants scrofuleux dont la poitrine trop étroite fait redouter une maladie des poumons.
Faire respirer profondément et en mesure plusieurs fois (lar jour, et pendant longtemps, voilà ce qui aide à la guérison de la pleurésie chronique et au retour du développement des poumons.
La suspension par les bras derrière l'échelle ou sur le trapèze, l'ascension à l'échelle sans le secours des pieds, le soulèvement des poids ou des haltères, sont encore de très-bons exercices gymnastiques.
Tous les jeux de l'enfance où il faut courir el lancer un ^ objet, tel que la balle et la paume, le jeu de corde et de
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