HALL
volant, la iialation, l'escrime, l'équitalion, voilà la gymnastique utile ; mais elle n'aura d'effets avantageux que si elle est faite régulièrement une à deux heures par jour.
Ils se trompent, ceux qui exagèrent l'importance qu'il y a de discipliner les muscles pour le saut, pour la course, pour les ascensions aux cordes, aux mâts et sur les trapèzes dont se servent les gymnasiarques, tandis qu'ils prétendent que courir, sauter, grimper aux murailles, se suspendre aux arbres et lancer la balle sans règle ni mesure, ne fortifient pas aussi bien les organisations délicates.
l'ig. 322. — Appareil gymnastique tie chambre. (ïri[iier.)
Donnez aux enfants le temps et la liberté de .s'ébattre dans leurs jeux, et cela vaudra bien autant, pour leur développement musculaire, que les exercices savants qu'un maître leur fera exécuter une ou deux fois la semaine, pendant une lieure, à son gymnase.
Tous les exercices du corps sont indispensables pour fortifier les organisations délicates, mais ils ont besoin d'être exécutés pendant longtemps et appropriés aux nécessités de l'organisme.
On a essayé de suppléer à tous les exercices du corps et aux instruments des grands gymnases par des appareils gymnastiques spéciaux pour la chambre , composés de ressorts métalliques à boudin ou de lanières de caoutchouc qu'on tire en tout sens, de manière à exercer tel ou tel système de muscle à fortifier; mais ces moyens laissent beaucoup à désirer.
La gymnastique est un moyen utile à touLle monde, et particulièrement aux enfants faibles et lymphatiques ; mais elle est indispensable dans certaines maladies. Ainsi, le médecin devra prescrire la gymnastique et l'exercice forcé, ainsi que tous les jeux exigeant une grande activité musculaire, aux scrofuleux, aux choréiques, aux poitrines faibles, aux convalescents de pleurésie tout à fait guéris et aux diabétiques.
Dans le diabète, la course à pied et à cheval, le jeu de paume, l'équitalion, la natation et tous les violents exercices du corps en plein air sont les auxiliaires indispensables du régime et des médicaments par lesquels on doit combattre cette maladie (Bouchardat).
En matière de gymnastique, il faut savoii' (lue si l'on
demande aux exercices du corps et à tous les jeux qui exigent une grande dépense musculaire, ainsi qu'aux travaux du gymnase, une action thérapeutique sérieuse, il faut que ces différents exercices aient lieu chaque jour et pendant un laps de temps suffisamment prolongé.
HABITUDE. En dehors des habitudes morales il y a, dans les organes soumis à l'influence de la volonté, des habitudes physiques que l'honmie peut s'imposer et que le médecin doit utiliser en thérapeutique.
L'habitude de résister aux envies de manger ci loul instant, pour ne prendre que deux ou trois repas par jour, guérit certaines dyspepsies
L'habitude de se présenter tous les jours, à la même heure, au lieu d'évacuation des matières excrémentitielles pour débarrasser le rectum, guérit peu à peu la constipation elles troubles qui en résultent.
L'habitude de retenir les urines et de ne les rendre qu'à volonté, qu'on impose aux enfants par des punitions, finit souvent par guérir l'incontinence.
L'habitude de dominer les spasmes produits par l'oisiveté et par les contrariétés de la vie peut soulager et guérir les névropathies particulières que ressentent les femmes nerveuses.
L'habitude de résister au sommeil après le repas dissipe certaines dyspepsies.
Les habitudes imposées aux organes par une énergique volonté sont souvent pour eux une cause de tolérance indispensable aux besoins de la vie, car si quelques malades ne surmontaient pas leurs dégoûts et leurs répugnances, il y a des aliments que leur estomac ne pourrait jamais supporter.
L'habitude du travail guérit bien des maux qu'engendre l'oisiveté, et particulièrement la dyspepsie, les spasmes et l'hypochondrie.
II4LE11%E FÉriUE. V FÉTIDITÉ.
IIjtLLUCIîV'ATIOiV. Toute personne qui éprouve une! sensation imaginaire de l'ouïe, de l'odorat, de la vue, du* goût et du toucher, indépendante des réalités physiques, est une hallucinée.
L'hallucination est uu rêve de l'homme éveillé, et, sous cette influence, il croit loucher, sentir, voir et entendre ce qui n'existe pas.
A côté de V hallucination, qui n'est qu'une sensation purement imaginaire, il y a Villusion sensoriale, dans laquelle on éprouve, par les objets extérieurs, une sensation fausse et dans laquelle on trouve amer ce qui est sucré, petit ce qui est grand, ou dans laquelle on prend un objet pour un autre, ainsi un chapeau pour une fontaine, une j canne pour un fusil, de l'eau pour du vin, etc. !j
S'il est vrai que les hallucinations et les illusions sen- >' sociales soient souvent le symptôme de la folie (V. ce mot), i il n'en est pas toujours ainsi, et il y a beaucoup de per- i sonnes nerveuses, d'un esprit très-distingué, lionuncs ou femmes, qui, au moindi'e accès de fièvre, de malaise ou d'excitation cérébrale, ont des hallucinations et voient Icmporaircment des êtres imaginaires ou entendeni des sons qui n'existent pas.