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HÉMI

HÉMO

Huile de foie de morue à l'inlérieur, 30 à 100 grammes HÉMICHOltÉE. V. CiiOHÉE.

UÉMICICAI^IE. V. MiGBAINE, NÉVRALGIE TEMPOUALE.

IIÉIIIII\Ii;. Substance colorante brun rouge, crislallisa- , retirée artiliciellement des lacbes de sang traitées par ji^el marin sec pulvérisé, mouillées de vinaigre et évaées. — Elle se présente sous forme de cristaux rliomdes aplatis, qui ne perdent pas leur couleur au contact acides, ce qui est important pour la médecine légale.

V'vr. 321. — Cristaux à'/témiiie obteuiis ai'tifiok'llement (lu ennj et vus il 300 diamètres. (Virchow.)

lËiMiOPIE. L'bémiopic est un symptôme indiquant lu paralysie d'un nerf optique seul ou un décollement dm a rétine, ou plus rarement une lésion de la choroïde ot'do la réline, ou une opacité partielle du cristallin, iljis cet état, où il y a toujours nne diminution irréguliin du champ visuel d'un seul œil, l'examen ophthalmos^itique révélera toujours l'une ou l'autre de ces dernières léuns. On ne reconnaîtra la première que par voie d|clusion.

4|!'hémiopie peut être due à une congestion de la rétine ; e|se montre surtout chez les individus d'un tempérani|it nerveux, ou chez des individus dont les fonctions d|stives sont troublées (Wollaston).

ti\'hérapeuHque. — 11 faut s'occuper de reconnaître les iiWidies qui causent l'hémiopie pour les combattre par les n\f'ens appropriés. V. Amaup.ose, Rétine, Choroïdites.

^Iii évitera les fatigues, les veilles, et la sobriété sera ohlrvée par ceux chez qui, périodiquement, l'hémiopie se n^ttre après des troubles digestifs.

l' ÉMIPLÉGIF. ET PARAPLÉdilE. V. PARALYSIES.

ËMlPI.ÉtilE FACIALE'. Y. PARALYSIE DE LA E.\CE.

{émiplcgic ti-nuniatîf|Hc. A la suite des lésions batiques de la moelle, de luxations et de fractures du s et des lames des vertèbres, on observe une perte de h sensibilité et des mouvements des membres infériers, accompagnée de troubles de calorification, c'est-àdir une hémiplégie simple ou double, ce qui constitue :do! une paraplégie traumatique. (V. Fracture du crâne.)

iémpeutique. — L'électricité, les médicaments tétaniqp, tels que la strychnine, sont impuissants, soit parce jquia moelle a été altérée dans sa structure, soit à cause d'uî compression sur cet organe, deux lésions qui échappei à tout traitement médical.

Iul d'Egine, et depuis Desault, Cllyne, A. Cooper et Barton, ont trépané les lames des vertèbres pour sser les os qui comprimaient la moelle. Des succès :é ainsi obtenus. Mais s'il n'y a pas de plaie au niveau fracture, si la gibbosité consécutive à une fracture colonne vertébrale est étendue , il est difficile , .j,ins de s'engager aveuglément dans une opération gral;, d'aller détruire l'agent compresseur de la moelle. Ici présentent les mômes doutes que pour la juslificaliorle la trépanation du crâne contre l'épilepsie traumatiqi

IIËNITE. Inflammation du sang (Piorry) qui accompagne les phlegmasies, et qui est caractérisée par une surabondante quantité de fibrine.

IIÉMirKl'f ÉE. La fièvre intermittente caractérisée par des accès quotidiens, dont l'un très-fort, correspond à l'accès du troisième jour, tandis que celui du jour suivant, très-faible, correspond à celui du quatrième, caractérise la fièvre hémitritée.

Thérapeutique. — La fièvre hémitritée guérit par le sulfate de quinine, 25 à 95 centigrammes donnés une heure après la fin de l'accès.

IlÉnOPIllLIE. V. HÉ.M0RRIL\PH1L1E.

llÉitlOPIlTllALMlE. V. Œil {Contusion de V).

IIÉMOPTl'IQUE. Nom donné aux malades qui craciient du sang. Quelquefois on dit : craeluits hémoptyiques, comme synonyme d'expectoration teintée de sang. Y. HÉ- MOPTvsni:.

IIÉMOPTVISIE. Les hémorrhagies internes donnant lieu à l'expectoration de sang constituent l'hémoptysie.

Quand une femme n'a pas ses règles, il lui arrive quelquefois de voir apparaître l'hémoptysie à titre d'iiémorrliagie supplémentaire.

Il y a une idiosyncrasie voisine ou analogue de l'iiémorrliaphilie, qui engendre aisément l'hémoptysie.

La pléthore globulaire est quelquefois une cause d'hémoptysie.

Il est très-rare de voir les fièvres graves, qui engendrent si facilement les pétéchies et les épistaxis, donner lieu à l'hémoptysie.

L'hémoptysie causée par l'apoplexie pulmonaire simple est une des moins graves.

L'hémoptysie dépend très - souvent des maladies du cœur, soit de l'hypertrophie du ventricule droit, soit du rétrécissement des orifices du ventricule gauche. (Laennec, l^ouillaud.)

La tuberculose pulmonaire commence très-souvent par une hémoptysie qui résulte, soit d'un obstacle à la circulation d'une artériole lobulaire, qui se rompt en avant de l'endroit comprimé par le tubercule, soit d'une érosion des vaisseaux occasionnée par le tubercule ramolli, soit d'une congestion pulmonaire aiguë (Y. ce mot) (Laennec), soit d'une thrombose des veines pulmonaires.

Un anévrysme de l'aorte qui use toutes les parties du voisinage, et qui pénètre dans les bronches, donne lieu à une hémoptysie promptement mortelle.

Une hémoptysie causée par une apoplexie pulmonaire simple laisse quelquefois après elle, dans les poumons, un exsudât qui devient l'origine d'une phlegmasie pulmonaire chronique ulcéreuse, et consécutivement d'une tuberculose des poumons. (Broussais.)

Il est rare que l'hémoptysie s'annonce par des symplômes de palpitations, de fièvre, de chaleur, de plénitude, de douleur dans la poitrine et des autres phénomènes précurseurs de l'effort hémorrhagique.

L'hémoptysie s'annonce par une petite toux sèche, avec ou sans goût de sang dans la bouche ; puis le sang est cra' hé, rouge, mêlé d'écume, lentement, par petite quantité, ou avec abondance, en bouillonnant d'une façon qui suffoque les malades.

L'hémoptysie foudroyante peut tuer rapidement les malades par asphyxie bronchique ; mais si elle est modé-

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n^e, elle dure dix ii douze jours et disparaît pour quelque temps.

Une première hémoptysie prédispose presque toujours à une seconde.

L'hémoptysie accidentelle peut ne point laisser de traces et ne jamais se reproduire.

Du sang rouge, liquide ou en caillots, môlé d'écume et d'eau , rejeté par la bouche , provient d'une déchirure vasculaire récente dans les voies aériennes. V. Poitrine (Plaies de).

Du sang noir coagulé, mêlé à du mucus, rejeté par expectoration et en petite quantité, vient d'une hémorrhagie bronchique vieille de deux ou trois jours.

Quand un sujet crache du sang rouge pur, spumeux, et qu'en écoutant sa poitrine on y entend d'un côté ou de l'autre des râles muqueux et sous-crépitant, on peut affirmer que le siège de la déchirure vasculaire correspond au siège des bruits perçus par l'auscultation.

L'hémoptysie accompagnée de fièvre hectique est toujours mortelle,

Une hémoptysie chez un sujet hydropique à la suite d'une maladie de cœur est un signe prochain de mort.

Une odeur gangrèneuse de l'expectoration accompagnant l'hémoptysie annonce toujours une mort prochaine. (Laennec)

Les hémoptysies pléthoriques sont ordinairement suivies de guérison.

Thérapeutique. — Vis-à-vis d'un malade qui crache le sang, le premier soin du médecin doit être d'apprécier la cause de l'hémorrhagie, afin de choisir le remède le plus convenable.

Le médecin devra chercher à rassurer les malades, qui sont toujours très-effrayés de l'accident qui leur arrive, et il leur prescrira le repos absolu de l'esprit et du corps, l'exposition à l'air pur, la position assise les jambes pendantes sur le bord du lit; il les engagera, en outre, à l'ésister autant que possible, aux efforts de la toux qui provoquent la sortie de nouvelles quantités de sang.

Première indication : Arrêter Vhémorrhacjic. Pour arrêter le crachement de sang, le médecin appliquera pendant plusieurs heures des ligatures bien serrées autour des quatre membres. — C'est dans le même but, c'est-àdire pour enlever un instant à la circulation une masse assez considérable de sang qu'on applique dans ces circonstances les grandes ventouses inventées par Junod. On comprend, en effet, que ces ligatures, ou une ventouse qui retient une masse de sang dans un mendjre, changent la marche de la circulation générale au point de l'aiie cesser la pneumorrhagie et l'hémoptysie. (V. Ventouses.)

Les évacuations sanguines générales à haute dose ont été vantées par Laennec, qui pensait que dans l'hémoptysie abondante la saignée du bras, plusieurs fois répétée, était le meilleur moyen de tarir l'hémoptysie, même au prix de la faiblesse qui pouvait en résulter.

Les saignées sont bonnes quand le sang vient d'une apoplexie pulmonaire ou d'une rupture, au commencement de la phthisie, ou d'une exaltation, suite des maladies du C(cur, ou d'une vraie pléthore ; mais elles ne sont plus indiquées lorsque l'hémoptysie est le résultat d'une gangrène pulmonaire.

Les ventouses Junod, sur les membres inférieurs (voy. ce mot), et les grandes ventouses sèches, sont très-uliles pour détourner la niairhe du sant;-.

r On a vanté l'action des vésicatoires contre l'hémoptysie, mais je n'en vois point l'indication réelle, à moins que ce ne soit le but de l'opposer à la cause de l'hémorrhagie, n une maladie chronique des poumons, par exemple.

Les boissons froides, glacées, les applications froides sur la poitrine et dans le dos, réussissent presque sûrement à arrêter l'hémorrhagie bronchique.

Contre l'hémoptysie, Laennec donnait Vémétique à l'intérieur, mais l'expérience n'a pas sanctionné les résultats qu'il s'en était promis.

Les astringents et les acides sont d'un usage très-avantageux dans l'hémoptysie. — Les limonades acétique, citrique et sulfurique peuvent être employées ; il en est de môme de Valun et du sang-dragon, que l'on donne à l'intérieur, en pilules :

Alun. 12 graQimes.

Song-ili'agon 3 id.

Opium 50 centigrammes.

Miel t'osut q. s.

pour des pilules de 20 centigrammes.

A prendre de une à cinq par jour.

On peut donner aussi le cachou, le ratanhia, la monésia, dont les extraits sont faciles à diviser en pilules, cl doivent être donnés à la dose de 1 à h grammes par jour.

On donne aussi Y eau de liabel à vingt gouttes dans yn julep, à prendre par cuillerées, elles résultats sont généralement bons.

Des injections hypodermiques d'extrait de seigle ergolf à la dose de 10 centigrammes par injection, pour 60 centigrammes d'eau distillée, sont très-bonnes (Drasche), A défaut de ce procédé, on peut employer le seigle erijoU en poudre à la dose de k grammes par jour, ou l'extrait de seigle ergoté à 25 ou 50 centigrammes par jour, en pilules de 10 centigrammes.

L'eau de Brocchieri, qui n'est autre chose que de l'eau distillée de pin gemme, est aussi très-utile dans ces circonstances.

Des médecins donnent aussi le nitrate de potasse à doses fractionnées et répétées, 10 centigrammes toutes h heures.

Deuxième indication ; Coinbuttre la cause de l'Inmoptysic.

A côté des moyens susceptibles d'arrêter l'hémorrhagii il faut chercher à prévenir son retour, deviner sa causi et, suivant qu'elle est dans le sang, dans le cœur oudait les poumons, se conduire d'une façon différente.

En cas de pléthore, il faut prescrire un régime dons un peu débilitant, et faire une saignée tous les quatre ^ cinq mois.

Dans les cas d'anémie, au contraire, c'est par lesloniijues, le quinquina et les ferrugineux qu'il faut opérpr.

Lorsqu'il y a un obstacle à la circulation dans les vaiseaux ou aux orifices du cœur, il faut également recourir à la saignée, en ayant soin de la proportionner aux foriidu malade.

Troisième indication : Éviter le retour des hémoptysif^ Si le malade est soupçonné d'avoir des tubercules \m\ monaires, ou si ces tubercules sont évidents, il faut, di' que les accidents d hémorrhagie sont calmés, envoyer ! sujet en voyage, dans les pays chauds ou dans les Pyrénér ayant soin d'ailleurs d'employer contre l'état de la poilni les remèdes appropriés.

C'est alors le cas de mettre un vésicatoire ou un caillé \ au bras.

Passer l'hiver aux eaux sulfureuses d'Amélic-le.s-Baii ou du ^'l•l■ll(■t. Séjourner l'hiver à Cannes, à Nice, J

HEMO

V illon, à Naples, ii Madère, en Egypte ou en Algérie, lifin, si cela est possible, voyager sur mer pendant pluï 'urs mois.

FORMULAIRE DE l'hémoptysie.

Il Opiat de Fernel

Conserve do granile consolide.

Conserve de l'oses

Bol d'Arménie

Terre sigillée

Sirop de roses

30 grammes.

30 id.

i id.

4 id.

fj. s.

Faites un opiat. A prendre par petites cuillerées [+]. Teinture de nicotiane.

Fenilles de nicotiane.

Alcool rectifié

75 grammes.

360 id.

Laissez digérer quelques jours, filtrez et conservez pour l'image.

Celte formule a été employée à la dose d'une à trois g|utes pour combattre les hémoptysies □. (Bauer.)

Pilules narcotiques astringentes.

|. s. a. vingt pilules. On en fait prendre une toutes les c X heures jusqu'à cessation des accidents [+1.

Potion astringente au tannin.

Tannin

Extrait d'opium.

Conserve de rose

3 grammes.

5 centigi-ammes.

Ean commune. . .

Lan de iîonr d'orang

Tannin

Teinture do cannelle Sirop d'œillet. . . .

100 grammes.

20 id.

5 déeigrammes.

i2 grammes.

30 id.

prendre par grandes cuillerées, d'heure en heure \±\.

Tisane astringente.

Acide tartri(jue.

Suc de citron. .

Sucre

Eau

â gramn:

30 id.

1 litre.

prendre par verres dans les vingt-quatre heures [+1- Autre.

Acide sulfuriqne 3à5 grammes.

Kan de gomme j litre.

Sirop sucré 100 grammes.

prendre par verres dans les vingt-quatre heures [+]. Pilules astringentes.

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