MÉMO
A prendre par cuillerées dans les vingt-quatre heures [+]•
(Guilleniin.)
Potion acide.
Eau de Rakcl 2 à 3 grammes.
Potion gommeuse 120 id.
A prendre par cuillerées à soupe dans les vingt-quatre heures [+]•
Pilules astringentes au tannin .
Tannin 1 gramme.
Mucilage de gomme adragant q. s.
Pour des pilules argentées de 15 centigrannnes. A prendre une pilule toutes les deux heures.
Potion calmante.
Teinture de iligitole 20 à iO guutles.
Potion gommeuse 120 grammes.
A prendre par cuillerées, si l'hémoptysie est accompagnée de palpitations [+].
Pilules calmantes d'opium.
Opium en pilules argentées de 25 milligrammes. Deux à quatre pilules par jour. Pour calmer la toux.
Poudre expectorante.
IpécacUanlia 4 grammes.
En quarante paquets ; à prendre une toutes les demiheures, pour produire l'état nauséeux.
Eau très-froide et frappée de qlace, toutes les demiheures, nuit et jour, 250 à 300 granmies. — Suppression complète d'aliments pendant toute la durée du traitement (huit jours au moins). (Borsière.)
Tisane avec la décoction de Staticc limonium, 15 à 30 grammes par litre [+1.
Mastic à l'intérieur, 1 à 3 grammes pur jour en éniulsion.
Suc de plantain. A prendre 100 à 150 grammes □. (Celse.)
Décoction de feuilles de ronce, pour tisane, 10 grammes par litre d'eau [+1.
Infusion d'Ophioglossum ou langue-de-serpenl (famille des fougères).
Infusion de nummulaire, 8 à 10 grammes par litre d'eau pour tisane. (Boerhaave.)
Suc d'ortie piquante fraîche, de 60 à 120 grammes par jour. (Ginnestet.)
Poudre de mouron des oiseaux [Stellaria média), légèrement astringente □.
Acétate d'alumine, 2 à 8 grammes par jour dans une potion [+}.
Geum urhanum (benoîte), en infusion, h grammes par litre d'eau
Extrait de jusquiame, depuis 10 centigrammes jusqu'à 1 gramme.
Salicairc {Lythrum sulicaria) 75 à 150 centigrammes, en poudre.
Hrliantiumc, en décoction, k à 8 grammes par litre d'eau, dans l'hémoptysie.
lIKitlORRIlAGIE. La sortie du sang hors des vaisseaux qui le renferment constitue l'hémorrhagie.
11 y a deux grandes classes d'hémorrhagies, l'une qui comprend les hémorrhagies truumatiques, et l'autre qui renferme les hémorrhagies spontanées.
HÉMO
HÉMO
Toutes les hémorrhagies tvaumatiques résultent de la contusion, de l'écrasement ou de la section opérée par un instrument piquant ou tranchant. V. Plaies.
Les hémorrhagies spontanées dépendent : 1" du spasme du cœur et des vaisseaux; 2" de la pléthore sanguine ; 3" de la putridilé et de la dissolution du sang (V. Noso- HÉMiES} dans les maladies adynamiqnes ; U° de Fhémorrhaphilie ; 5° des obstacles généraux ou partiels à la circulation ; 6" des lésions organiques anévrysmales, cancéreuses ou tuberculeuses qui ulcèrent ou affaiblissent les parois des vaisseaux.
11 y a des hémorrhagies veineuses^ artérielles et capillaires, des hémorihagies externes et des hémorrhagies internes.
Une iiéniorrhagie qui se fait sur un point du corps dans le cours d'une maladie, de façon à coïncider avec sa guérison, est considérée comme une hémorrhagie critique.
La jeunesse, l'hérédité, l'excès de chaleur ou de froid, la diminution de piession atmosphérique, la surabondance du sang occasionnée par un régime trop substantiel, sont les causes des hémorrhagies actives que précèdent en général la céphalalgie, la chaleur, le vertige et la fréquence du pouls.
La vieillesse, qui affaiblit les parois des vaisseaux en les incrustant de sels, la perte de plasticité du sang par la dissolution de la fibrine dans les fièvres graves et les maladies organiques ulcérant les tissus, sont les causes des hémorrhagies passives.
Les hémorrhagies sont plus ou moins abondantes, ont lieu à la surface du coi ps, dans une cavité communiquant avec l'air exlérieur*ou dans une cavité close de toute part, et dans ce dernier cas le sang reste liquide et ne s'altère pas.
Les hémorrhagies qui remplacent le flux menstruel ou hémoriiioïdal supprimé sont des hémorrhagies supplémentaires, mais elles sont très-rares.
(Juand une hémorrhagie dépend d'une altération du sang comme celle de l'hémophilie, du scorbut, de la pléthore ou des maladies graves typhoïdes et pestilentielles adynamiqnes, on dit qu'elle est constitiitionmUe (Andral, Monneret).
Les hémorrhagies dues à la pléthore et à l'hypersthénie vasculaire ou inflammatoire sont des hémorrhagies arAives, tandis que celles qui résultent d'une putridité du sang, du scorbut ou d'une lésion matérielle des vaisseaux, percés par une ulcération ou obstrués par ime embolie, sont des hémorrhagies passives .
Quelle que soit la cause occasionnelle d'une hémorrhagie, pour que le sang sorte de ses vaisseaux, il faut qu'il y ait rupture des gros conduits ou des vaisseaux capillaires. (Andral.)
Tandis que certaines hémorrhagies sont précédées par des phénomènes de pléthore générale ou locale, il en est d'autres qui viennent sans synqilômes précurseurs ; et quand elles sont très-abondantes, elles sont accompagnées de pâleur, d'liorrii>ilation, de chair de poule, de refroidissement, de petitesse du pouls et de syncope. Ces phénomènes annoncent également les hémorrhagies internes de l'intestin, du cœur et du poumon.
Les hémorrhagies qui se reproduisent souvent laissent après elles une décoloration très-grande du visage et du
corps, accompagnée de faiblesse, de dyspepsie, de palpitations, de vertiges, de tendance à la syncope et de névralgies de la tète, ce qui caractérise Vanémie. Voy. ce mot.
Selon les organes où se fait l'hémorrhagie apparaissent des symptômes différents : ainsi les hémorrhagies du cerveau et de la moelle produisent des paralysies ; celles des poumons amènent la suffocation et l'hémoptysie; celles du cœur, la mort subite ; celles de l'estomac ou de l'intestin, V hématémèse ou le mélœna ; celle des voies urinaires, l'hématurie, etc.
Une hémorrhagie subite et très-considérable peut entraîner la mort instantanée ; c'est ce qu'on appelle les hémorrhagies foudroyantes.
Thérapeutique. — Première indication : Détruire la 1 cause des hémorrhagies. Il est presque impossible d'indiquer un ti'aitement général des hémorrhagies, car il n'y a qu'un traitement de chaque hémorrhagie on particulier, selon sa cause, son siège et la nature des fonctions de l'organe où elle a lieu. — Cependant, comme il y a des moyens applicables à toutes les hémorrhagies, il faut les faire connaître.
Dans les hémorrhagies traumatiques, si la plaie d'où s'échappe le sang est apparente, il faut faire la compression de la partie divisée, — la compression de l'artère au-dessus de la plaie ; — la cautérisation au nitrate d'argent, si la plaie est petite ; 'la cautérisation au fer rouge, si la plaie est étendue et si l'on ne voit pas d'où s'échappe le sang; — enfin, l'application dans la plaie de liquides hémostatiques, et surtout Anperchlorure de fer k 30 degrés surde j la charpie. — Si ces moyens ne réussissent pas, il faul faire la suture entortillée dans quelques cas, — la ligaluiv des deux bouts de l'artère coupée, ou même la ligatun de l'artère au-dessus de la plaie. V. Plaies et Hémostatiques.
Dans les hémorrhagies pléthoriques, la saignée du b^,l^ est très-utile pour en éviter le retour. On traite ainsi le^ congestions cérébrales, les épistaxis, les hémoptysies il les hématémèses dues à la pléthore. — On peut remplacer ce moyen par des applications mensuelles de sangsues à l'anus.
Dans les hémorrhagies supplémentaires de règles ci d'hémorrhoïdes supprimées, le médecin devra rélablirè in menstruation par les moyens appropriés (V. EmménagogTO , et Aménorrhée, ou Dysménorrhée), ou essayer de produire des hémorrhoïdes par des pilules d'alocs de 20 centi- ^ grammes par jour durant un mois.
Dans les hémorrhagies constitutionnelles du scorbut, de Ihémorrhaphilie ou des maladies typhoïdes pestilentielle* adynamiques, compliquées de putridité du sang ou de dis- i, sofution de la fibrine, il faut recourir au suc de citron, i 80 grammes par jour, et aux boissons acides ; — auqujp- |i ton quina; aux préparations ferrugineuses, surtout au perclilo- ' i rure de fer à l'intérieur, six à vingt gouttes par jour dande l'eau sucrée. V. Scorbut, Fièvre typhoïde, Purpuba
HEMORRHAGICA, IIÉMORRHAPHILIE, etC. | S
Dans les hémorrhagies produites par un obstacle à M \ circulation, tel qu'un anévrysme ou une obstruction de laj; ); veine cave, de la veine porte ou des veines de la rélHU'.fi le traitement est subordonné à l'étendue et au siège de It ; ni lésion (V. Anévrysme de l'aorte et Phléisite adhésivei ou Phlegmatia ai.ba uolens). Il en sera de même si Icii hémorrhagies dépendent de la compression des vaisseau,' du poumon par une tumeur; d'un obstacle à la circula' tion pulmonaire par une lésion des valvules du cœui' ( d'une ulcération des petits vaisseaux du poumon par ur
IIEMU
liilc tuberculeuse en communication avec les bronches; ( ui ulcère rongeant consécutif au cancer, quel qu'on Mt le siège; enfin d'une altération sénile athéromateusc (S artères. V. Maladies du cœur, Phthisie pulmonaire, h.viORUHAGin CÉRÉBRALF, etc. 11 est évident quc, dansées is, le traitement des hémorrbagius est absolument spéi||d et ne peut être indiqué d'une façon générale.
) Deuxième indication : Remédier aux effets d'une hémoringie. Quand une liémorrhagie a produit une grande ané- JiC, il faut donner les préparations ferrugineuses, — du ( inquina sous toutes les formes, et bien nourrir les malles. (V. Anémie.)
, Toutefois, quand une hémorrliagie Iraumatiqiie ou puer- Jrale a été assez abondante pour mettre la vie en danger cjune façon immédiate, s'il n'y a pas de lésion organique cbz le sujet, il faut essayer de le rappeler à la vie en If pratiquant la transfusion. V. ce mot et Hémoruhagie
1 ERTÉRALE.
1 FORMULAIRE DES IIÉMORRHAGIES.
TopUiHcs.
Les topiques ont été vantés avec plus ou moins de raison C|itre les petites liémorrhagies des plaies, et souvent ,1110 contre les liémorrhagies internes.
Solution aluiïée de Scudamore.
ïnl'usion lie roses rouges.
Ahm. i
;riimmes.
Lil,
Employée en topique ou en injection contr-e les héniorgies Q.
Poudre hémostatique.
Colophane en poiulre
Gomme arabique en poiulre.
Pondre de cliarbon de bois.
125 gi'amnios.
32 id.
lêlez. Pour saupoudrer les plaies et les surfaces faillites O. (Bonafoux.)
Eau hémostatique.
eschamps a proposé le procédé suivant pour préparer eau hémostatique destinée à remplacer Verni de Broc-
Têrébcntliinc.
Eau
,^00 grammes.
GUO ^ id.
, ailes bouillir pendant un quart d'heure ; ajoutez suffi- SEile quantité d'eau pour obtenir 1000 grammes de térébf thine et d'eau. Laissez refroidir, filtrez, i i prendre 100 grammes par jour à l'état de pureté ou m dans une potion [+],
jl Eau styptiquc de Brocchieri,
l'après Martin, Veau styptiqiie de Brocchieri peut se piparer de la manière suivante :
1 In fait macérer pendant douze heures du bois de sapin copé menu et concassé, avec le double de son poids d'iu; puis on distille jusqu'à ce qu'on ait obtenu en prodi le poids du bois employé. On abandonne cet liydrolat ai repos pendant vingt-quatre heures, après quoi on en sé ire avec soin l'huile volatile qui p.eut s'être rassemblée. Ajnt de mettre cette eau en usage, il est nécessaire de " iter.
nen fait prendre .100 à 120 grammes par jour, par cu|erées à bouche [+].
Eau hémostatique de Pagliari.
pl
Benjoin.
Alun. .
ICau . .
250 grammerf.
500' id.
5000 id.
aites bouiUir six heures dans un pot vernissé, en remaut l'eau qui s'évapore par de l'eau bouillante. Filtrez.
IlÉMO 671
A prendre 100 grammes par jour, par cuillerées à bouche [+]. (Pagliari.)
Eau Itémostatique de Tisserand.
San" -dragon ) ,„,,
.p. P, I ,. Sua 100 uiamincs.
feroljentliine des Vosges ) -
lîau 1000 id.
Faites digérer douze heures. Filtrez.
A prendre 100 à 120 grammes par jour et par cuillerées à bouche [+1.
Décoction de térébenthine Ami l'eau. — C'est la base de toutes les eaux hémostatiques \±\.
Saupoudrer avec le Lycoperdon bovista les liémorrhagies des plaies (Chatenay.)
Créosote dans l'eau fait une solution qui coagule l'albumine. — On l'emploie contre les petites hémorrhagies traumatiques [+}. [Reichenbach.)
Sulfate de cuivre, 25 grammes ; — camphre en poudre, 8 grammes ; — eau, 2 kilogrammes. — Triturez et employez en lotions et injections dans les hémorrhagies traumatiques □. (Swediaur. )
Filjrine desséchée réduite en poudre. On en fait des applications locales contre les hémorrhagies traumatiques, et surtout contre les piqûres de sangsues V. Plaies.
Préiiarntioiis antîhémorrlingiqiics données t\ rintcricur.
Sérum aluminé.
Alun 8 grammes.
Faites dissoudre dans :
Sérum c'arilié et liltré 500 grammes.
Par petites tasses dans la journée, contre les hémorrhagies passives r+1.
Le lait aluminé de Pearson est identique avec le sérum aluminé de Marc.
La tisane alumineuse ou astringente de Duméril, faite avec li grammes d'alun pour .500 grammes de sérum.
Electuaire astringent balsamique.
Conserve de roses 125 grammes.
Sirop de Tolii 32 id.
Sirop de pavot 8 id.
Mêlez. 8 à 16 grammes dans les héiiiorrhagies passives [3' (Barthez.)
Poudre astrinrje)),te opiacée.
} aa i grammes.
0[iium 2 décigrammes.
Divisez en douze paquets; en prendre deux ou trois par jour dans les hémorrhagies passives □.
Pilules d'alun d'Helvétius.
Aluu en pondre 8 grammes.
Saug-ilragon 4 id.
Miel rosat q. s.
Mêlez et faites des pilules de 3 décigrammes. Une à six par jour dans les hémorrhagies passives [+]•
Potion astringente au tannin.
Euu enmmune 06 grammes.
Eau de llcur d'oranger 32 id.
Tannin 6 dOcigramau's.
Teinture de eannelle 2 grammes.
Sir.jp d'œillet 33 id.
A prendre par cuillerée d'heure en heure, dans les lié.norrhagies passives □.
Limonade sulfurique ou limonade minérale.
sirop de sucre 00 grammes.
Eau commune 1000 id.
•ilcool suU'urique 3 id.
IIÉMO
Mêlez. A in'ciidre [lar verres dans les héiuorrliagies passives [+]. (F. H. P.)
Eau de Rabel.
Aclilc siilliu'hjiie à 00°. .
Alcool
dOO ç^mmcs.
300 ' id.
Mêlez peu à peu l'acide sur l'alcool, puis, au bout de deux heures, décantez et colorez avec un peu d'orcanetle. — A prendre 1 à 3 grammes par jour en potion \+ +\
Décoction de chardon.
Semences de cliardon-Maric.
Eau
30 graimiios.
180 iJ.
En décoction; une cuillerée à soupe toutes les heures. — On y peut ajouter 3 grammes d'acide sulfurique.
(Lange.)
Extrait de moaésia, i ix h grammes par jour, en potion, à prendre par cuillerées [+] (Guillemin.)
Décoction de traînasse ou sanguinaire {Polygonum aviculare), 8 grammes par litre d'eau, à prendre en vingtquatre heures
Poudre d'écorce de chêne, 10 à 15 centigrammes toutes les deiix heures \±}.
Potion avec l'acide sulfurique dilué, deux à dix gouttes, ou avec Veau de llabel (V. cette formule), mélange d'acide sulfurique et d'alcool. 1 à 3 grammes par jour r+ h-I-
Décoction déracines, de semences ou de sommités fleuries de Scirims, Zi à 8 grammes par litre d'eau I I.
(Lemery.)
Infusion d'Ophiuijhjssnm ou langue -de-serpent, k grammes par litre d'eau I I.
Tisane avec la décoction de Statice limonium, 15 à 30 grammes par litre
Suc d'Urtica urcns, 60 à 120 grammes par jouri i.
(Sydenham.)
Eau distillée de lavande, 15 à 30 grammes dans une potion
Huile essentielle de lavande, huit à quinze gouttes dans une potion I I.
Foudre de cascarille [Croton eleuteria), 120 à 180 centigrammes par jour I I.
Suc dliypociste ; à prendre de 1 à 3 grammes par journ.
Géranium. 'Rohertianum, une petite poignée dans un demi-liire d'eau à l'extérieur pour lotions □.
Sommités fleuries de millepertuis, 7 à 15 grammes en infusion □.
Huile essentielle de millepertuis en potion, huit à dix gouttes.
Essenoe de térébenthine, dix gouttes en émulsion dans les hémorrhagies des voies digestives [+]• (Brooke.)
Cachou eA bol d'Arménie pulvérisés, de chaque, 8 grammes; alun en poudre, 30 grammes; teinture d'opium, quantité suffisante pour faire une pâte. (A. Cooper.)
Acétate de plomb, 15 centigrammes, avec extrait do ciguë, 25 centigrammes, toutes les deux heures, dans l'hématémèseE]. (Denlon.)
Acétate de plomb, 1 gramme, avec teinture d'opium, U grammes ; acide acéli(iue affaibli, 50 centigrammes, e( eau distillée, 60 granunes. ~ Une cuillerée à bouche toutes les quatre heures dans les hémorrhagies de la gros sesse faisant craindre un avortemenl □ (Laidlaw.)
HEMO
Digitale en poudre, 5 centigrammes toutes les deux heures. (Ferrier.)
Suc de grenadier à prendre par cuillerées à bouche [+].
(P. Frank.)
Extrait de gaiac, 2 grammes ; — eau de menthe poivrée, 150 grammes; — teinture de cannelle, vingt gouttes; — teinture d'opium, vingt gouttes. A prendre une cuillerée à bouche toutes les deux heures dans les hémorrhagies atoniques constitutionnelles. (Gall.)
Extrait ou décoction de tormentille, à prendre dans les hématuries. (Girard.)
Nitrate dépotasse, 50 centigrammes; — extrait de jusciuiame, 10 centigrammes; — cannelle, 25 centigrammes; — ipécacuanha, 10 centigrammes. Mêlez. K prendre en une fois, dans l'hémoptysie. (John.)
Ècorce astringente du Brésil en décoction, 15 grammes par litre d'eau, à boire en vingt-quatre heures [+].
(Merrem.)
Gomme kino, 6 grammes ; alun, h grammes ; sucre en poudre, 60 grammes. Mêlez et divisez en six paquets — Un toutes les trois heures, dans les hémorrhagies passives [+]• (Récamier.)
Sel de cuisine à l'intérieur, à prendre 3 à 4 grammes.
(Rush.)
Extrait de ratanhia en pilules ou en potion, i à
10 grammes, par jour m.
Ergot de seigle, à prendre 2 à grammes dans de l'eau sucrée [+]. (Bayle.)
Plumbago europUM en extrait, 12 à 15 grammes dans 180 grammes d'eau, à prendre par cuillerée d'heure en heure, dans les hémorrhagies passives [+]• (Richter.)
Iléiiioi-i-lia^ie ilc la lioucho. Les différentes parties de la bouche peuvent être le siège d'hémorrhagies, doiil la cause est dynamique, humorale ou organique. \m l'hémorrhaphilie, la suppression menstruelle, l'hystérie, l'avulsion d'une dent, le scorbut et la rupture des varice gingivales ou labiales, sont les causes les plus ordinaire' de cet accident.
L'écoulement de sang qui a lieu dans les hémorrhagnde la jjouche est quelquefois assez considérable pour pro j duire l'anémie, la syncope et la mort; mais ordinairemeni
11 n'a d'autre conséquence que la production d'une excessive faiblesse, caractérisée par la décoloration des téguments.
Dans les hémorrhagies de la bouche ayant lieu pendanl le sommeil, il y a quelquefois de la suffocation produit'' par l'introduction du sang dans les voies aériennes, elli'> malades croient souvent avoir une hémoptysie.
Les hémorrhagies de la bouche avec pétéchies de la surface du corps, et ramollissement ulcéreux du bordée? gencives, dépendent du scorbut.
Quand les hémorrhagies de la bouche ont lieu chez un sujet dont les gencives sont saines et qui a des pétéchies ou un' écoulement de sang habituel par d'autres voies, faut soupçonner l'hémorrhaphilie (V. ce mot).
Thérapeutique. — Si l'hémoriliagie de la bouche a lie: par le fond de l'alvéole d'une dent récemment enlevée, ii faut boucher le trou de la dent avec de la cire, ou seule ment avec un peu d'amadou imbibé de perchlorure d« fer, et par-dessus avec un autre petit morceau d'aniadoi sec qu'on maintient avec le doigt.
HÉMO
HÉMO
ITcHitPs les fois qu'on découvre le siège de l'hémorrliagic, I est, inutile d'essayer les cautérisations avec l'acétate de ilomb, avec le vinaigre, avec les acides, avec le fer 'ouge, il faut d'emblée avoir recours au perchlorure de Si l'on n'aperçoit pas bien le point d'où sort le sang, il aut prescrire les gargai'ismes astringents et styptiques, es réfrigérants, et, à l'intérieur, l'eau de Brocchieri, de Pisserant, de Pagliari, ou mieux dix gouttes de percliloure de fer dans un demi-verre d'eau sucrée.
HonioiThn^'ie co5-«-In-ale. V. Af'OPMÎXlE, CeHVE.\U llànorrhagie du).
Iféi>iori-ha{|>'ic ct-rcI»clleHSO. V. APOI'I>E\IE, Cer- ELET [llemoryhayie, du).
lEcmoi-i'hagie de l'c^tomnc. V. HÉMATÈMÈSE.
Héiiioi'i-hnj^'ie intestinale et melîvna. Les inllamlalions ulcéreuses simples de l'intestin, celles qui sont iausées par les tubercules, le cancer, la mélanose, la l'vre typhoïde, la fièvre pernicieuse et la dysenterie peul'ut produire rin'morrliagie intestinale.
iLa gastrorrhagie abondante est toujours accompagnée ; mela^na.
Des hémorrhagies intestinales peuvent se produire chez 1 nouveau-né dont le corps a été longtemps comprimé ms le détroit inférieur du bassin pendant un accoucheent laborieux.
Quand vous verrez des hémorrhagies intestinales inierittentes périodiques sous le type quotidien ou tierce, dites l'il s'agit d'une fièvre pernicieuse.
L'oblitération aiguë de la veine porte à la suite de la 3vre puerpérale et les obstacles à la circulation de celte îine engendrent l'hémorrhagie intestinale. Quand une hémorrliagie intestinale se produit en même mps que d'autres hémorrhagies de la peau et des nuileuses, c'est qu'il existe un scorbut ou un purpura. L'hémorrhagie intestinale, accompagnée de diarrhée ironique, de ballonnement et de tumeur du ventre, est signe d'un cancer de l'estomac ou des intestins. Le sang de l'hémorrhagie intestinale est rouge s'il vient i t 1 gros intestin, mais quand il descend de l'intestin grêle, est noirâtre ou noir, d'où le nom de melœna qui lui a été pnné.
Quand le sang sort de l'anus, mêlé de mucus, de lam- ;aux membraneux, et est rejeté au milieu de chaleur, de I I nesme et d'épreintes, il provient d'une dysenterie.
« i Une hémorrhagie intestinale qui s'accompagne de re- ^ t sidissement, de chair de poule, de pâleur, de cessation
i pouls et de syncope, est presque toujours mortelle. L'hémorrhagie intestinale qui se reproduit très-souvent I' qui est accompagnée de fièvre hectique, amènera certai-
îment la mort.
Quand une hémorrhagie intestinale s'accompagne de » ves douleurs après la défécation, ou coïncide avec des 1- meurs indolentes ou des tumeurs douloureuses de l'anus,
y a lieu de craindre une fissure anale, un polype du ictum ou des hémorrhoïdes.
Thérapeutique. — Première indication. —A/rr<ey fheorrhagie.
, Pour arrêter les hémorrhagies de l'estomac, il faut j -escrire : Applications froides sur le venti'e [+]. — La- :ments froids. — Eau glacée en tisane. — Boissons
BOUCHUT ET DESPRÉS. 2*^ édlt.
acidulés froides. — Limonade sulfurique et nitrique \±\, suc de citron à la cuiller. — Potion avec : eau de Babel, vingt à cinijuante gouttes [+]•
Deuxième indication. — Agir sur la lésion de l'intestin. ■ — Acétate de plomb, 10 à 20 centigr.; — tannin, 1 à 2 grammes [+]; — ni"", 1 à 2 grammes [T]; — ergotine, 3 à grammes [+]; — extrait de ratanhia, 8 à 10 grammes [±}; — monésia, 8 à 10 grammes; — sulfate de fer, 1 gramme; — sulfate de cuivre, 5 centigrammes en potion ; — perchlorure de fer, 1 à 2 grammes dans 120 grammes d'eau sucrée [+]; — eau de Brocchieri, de Tisserant, de Pagliari; — opium, 5 à 10 et jusqu'à 20 centigrammes ; — sous-nitrate de bismuth, k à 8 grammes par jour.
L'hémorrhagie intestinale d'un nouveau-né, au moment de sa naissance, doit être traitée en laissant écouler le cordon ou en mettant une sangsue à l'anus.
L'hémorrhagie intestinale avec mékona accompagnée de phénomènes fébriles, intermittents, pernicieux, doit être traitée par le sulfate de quinine à haute dose.
Une hémorrhagie intestinale avec entérite simple exige un traitement éniotlient, et l'usage du sous-nitrate de bismuth à 5, 10 ou 15 grammes.
Les hémorrhagies intestinales de la fièvre thyphoïde exigent la diète, le repos elles hémostatiques précédemment indiqués.
Lans le cancer des intestins, les hémorrhagies intestinales n'exigent qu'un traitement palliatif.
L'hémorrhagie intestinale de la dysenterie (voy. ce mot) doit être traitée par l'ipécacuanha, l'opium, les lavements froids, les lavements de nitrate d'argent, d'acétate de plomb et de tannin.
Les hémorrhagies qui ne dépendent point d'une lésion organique incurable, et qui occasionnent l'anémie, exigent Idi préiKirations ferrugineuses, une bonne nourriture et le séjour à la campagne,
■léniorrhaeie méningée. Les hémorrhagies méningées ont lieu ; 1" dans la grande cavité de l'arachnoïde (Baillarger) ou au milieu de néomembranes vasculaires développées sur la dure-mère à la suite de la pachyméningite, et elles tom\.\{\xeniV hématome de la dure-mère (Virchow) ; 2° entre l'arachnoïde et le cerveau, hémorrhagies sousurachnoidiennes, ou 3° entre la dure-mère et le crâne dans le cas de rupture d'un sinus ou de l'artère méningée moyenne, à la suite d'un traumatisme de la tête. V. Apoplexie MÉNINGÉE.
Les hémorrhagies méningées s'observent souvent chez les ivrognes, dans le cours de l'aliénation mentale, à la suite des hémorrhagies cérébrales, après une rupture d'anévrysme ou d'artère dégénérée, chez les enfants comme maladie primitive, et dans la pachyméningite, au milieu des néomembranes vasculaires créées par cette maladie.
Les hémorrhagies non traumatiques des méninges se révèlent dans la moitié des cas (Boudet) par des symptômes précurseurs de céphalalgie, d'assoupissement, de vertige, d'engourdissement, suivis de perte de connaissance avec agitation, délire et contracture des membres, de fièvre modérée et consécutivement de la mort.
Dans l'hémorrhagie méningée de la dure-mère, le sang épanché sort des vaisseaux de la néomembrane , reste dans . on épaisseur et forme un kyste receuvert d'une séreuse de nouvelle formation, par lequel il adhère à la dure-mère (\'irciiow).
L'hématome de la dure-mère occupe habituellement le côté de la suture sagittale, forme une poche ovale de 8
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à 12 centimùlros, plus ou moins épaisse, qui comprime les circonvolutions cérébrales.
Assez souvent l'hématome de la dure -mère existe sur les deux côtés de la suture sagittale.
Chez quelques malades, c'est une phlegmasie de l'arachnoïde qui produit une exsudation membraneuse au sein de laquelle se formerait l'hémorrhagie araclmoïdienne. (Ci'uveilliier).
Chez les petits enfants, une convulsion subite, avec de la contracture prolongée, delà fièvre et plus tard les symptômes de l'hydrocéphalie annoncent une hémorrhagie méningée. (Legendre.)
Si la mort est la conséquence ordinaire des liémorrhagies méningées, au bout de quelques minutes ou de trois à ou quatre jours, il y a des malades qui peuvent se l'élablir et vivre encore plusieurs années.
Thérapeutique. - - Le traitement de l'iiémorrhagie méningée est le même que celui de Thémorrhagie du cerveau. Il a été indiqué à propos de l'apoplexie méningée. Voy. ce mot.
Héniorrlingie tic la moelle. Une paraplégie subite, détruisant à la fois le mouvement et la sensibilité des membres sans altérer les fonctions de l'intelligence, est le signe d'une hémorrhagie de la moelle épinière ayant détruit la plus grande partie de ce cordon nerveux.
On voit assez souvent des douleurs rhumatismales lombaires assez vives précéder pendant quelque temps l'apparition de la paraplégie subite, causée parles hémorrhagies de la moelle épinière. (Galmeil.)
Quand l'intelligence est conservée et qu'une paraplégie subite frappe sur les membres supérieurs et inférieurs en même temps que sur les muscles de la respiration, on peut affirmer que l'hémorrhagie de la moelle occupe la portion cervicale supérieure, laquelle est presque entièrement détruite par le foyer sanguin.
La paralysie subite du mouvement et de la sensibilité bornée aux muscles des côtes, du ventre, de la vessie et des membres pelviens, annonce une hémorrhagie dorsale de la moelle.
Les hémorrhagies de la région lombain;, de la mo(.'Jle, se traduisent au dehors par une paraplégie subite et spontanée occupant la vessie, le rectum et les membres pelviens.
On a vu quelquefois l'hémorrhagie de la moelle assez petite pour n'occuper que les cordons antérieurs de la moelle, et alors ne produire qu'ime paraplégie détruisant le mouvement sans altérer la sensibilité.
La paraplégie produite par une petite hémorrhagie de la moelle détruit quelquefois le mouvement d'un côté du corps, et la sensibilité dans le côté opposé.
C'est une chose très-rare qu'une petite hémorrhagie de la moelle des cordons postérieurs donnant lieu à une paralysie de la sensibilité des membres inférieurs sans détruire leur faculté motrice.
On guérit quelquefois complètement d'une hémorrhagie peu abondante de la moelle épinière.
Les hémorrhagies un peu fortes de la moelle donnent lieu à des paraplégies incurables.
Les hémorrhagies de la portion cervicale de la moelle sont rapidement mortelles.
Traitement, — Au début des accidents déterminés par
une hémorrhagie de la moelle épinière, une ou plusieurs saignées sont nécessaires.
Des ventouses scarifiées devront être appliquées le long du rachis.
Les malades qui ont la vessie distendue, ou qui n'urinent que par regorgement, doivent être sondés aussi souvent que cela est nécessaire.
Chaque jour, les malades doivent prendre un lavement émollient ou purgatif.
Diète lactée, végétale, peu de viandes. - Quand les hémorrhagies de la moelle guéries ne laissent plus que de la paraplégie, c'est-à-dire au bout de cinq à six mois, il faut exciter les parties paralysées par les frictions, les bains stinudanls, les eaux minérales, l'électricilé, etc., elc. V. Rleciricité
A l'intérieur, trois ou quatre mois après l'accident, il faut donner de la teinture d'arnica, 1 à 2 grammes, de la noix vomique, 'S à 10 centigrammes par jour, — de la strychnine, à 5 et 10 milligrammes, — du fer, — du quinquina, — de l'arséniate de soude, 5 à 20 milligrammes, et un régime assez substantiel.
llé)n»rs-liagic nasale. V. El'lSTAXIS.
Iicnioi-flgagie»> «le l'œsjopliiîge. Des sangsiies avalées par accident et ayant piqué l'œsophage, la rupture cVun anévrysme dans ce conduit, Vo'sophai'iite ulcéreuse, le cancer œsophagien et les varices o'sopliugiennes sont les causes de l'hémorrhagie par l'œsophage.
La toux, l'expuition de sang et quelquefois le vomissement foudroyant de ce liquide avec sensation de prurit ou d'obstacle dans le gosier senties symptômes de l'hémorrhagie œsophagienne.
Thérapeutique. — En cas d'hémorrhagie de l'œsophage par piqûres de sangsues, il faut donner à boire de Veau vinaigrée, — de Veau glacée, ou mieux une solution île sd rnurin.
Contre les hémorrhagies par ulcération, plaie ou cancer de l'œsophage, il faut donner le perchlorure de fer, vini;t gouttes dans un verre d'eau sucrée ; — la glace à avaler par petits morceaux; — les eaux hémostatiques de Brocchieri, de Tisserant, de Pagliari, etc., par cuillerée à bouche tous les quarts d'heure.
Iléinoi-rha^^lc onaliîlîcale des uoi«vcau-«««''s. l'ai suite d'une alléralion de sa structure, de son exiguïté naturelle ou des tractions intempestives de l'accoucheur, le cordon ombilical peut s'arracher à sa base, près de la peau, et donner lieu à des hémorrhagies mortelles.
Chez les nouveau-nés qu'une coustilulion accidentelle, riiémorrhaphilie, ouquc l'hérédité dispose aux hémorrhagies, on voit souvent, avec la chute du cordon ombilical, se faire par la cicatrice un écoulement de sang qui ne s'arrête qu'avec la mort.
Les hémorrhagies du cordon ombilical ont presque toujours lieu au moment de la chute du cordon, entre le septième et le treizième jour de la naissance.
Les hémorrhagies ombilicales des nouveau-nés sont presque toujours mortelles.
Tliérapcutique. — On perd un temps précieux dans l'hémorrhagie ombilicale à mettre en usage l'alun, la colophane et les cautérisations.
Il n'y a qu'un seul bon moyen d'arrêter les hémorrhagies ombilicales des nouveau-nés, c'est de transpercer la base de la cicatrice avec une épingle et de serrer la peau dans un fil faisant la ligature en masse de toutes les parties molles (P. Dubois). — - Contre l'hémorrhagie ombilicale
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Ibar suite de la cliiUe du cordon on peut encore employer ma bourrelet de charpie ; — la compression digitale penllant vingt-quatre heures amena la guérison (ijleynie) alors ihue les autres moyens avaient échoué.
y Iléntorrh-ig'ic de la peau V. HÉMATIDUOSK, HeMOU-
[Khaphilie.
I lléinoi-flingies pHci-péraîes. Les congestions iilé- I inesj les déchirures du col, les ruptures des vaisseaux
itérins ou placentaires, sont la cause première de toute
lémofhagio puerpérale.
Les héniorliagies puerpérales se présentent pendant le ours de la grossesse, ou au moment de Faccouchenient t de la délivi'ance.
l'endanl la grossesse, les contractions spasmodiques, la étraclion de l'utérus, ne sont pas étrangères à la produc- |ion des hémorrhagies, en décollant le placenta.
I/inserlion anormale du placenta est une cause assez ■('■qupule d'iiémorrhagic. V. Placenta {Insertion anurnih: du).
L'inerlie de l'utérus, après la sortie du fœtus, est tou- )urs la cause des grandes hémorrhagies qui ont lieu au loment de la délivrance. V. Délivrance.
La division des vaisseaux ombilicaux déchirés accidenllement (pelamotte), ou parce qu'ils étaient primitiveent malades (Velpeau), la déchirure des vaisseaux anoralement placés autour du placenta (Ntegele), la rupture un cordon trop court et tiraillé (Cazeaux), donnent lieu à 'S hémorrhagies, et celles-ci sont d'aulant plus abonuilesquele placenta n'est pas décollé.
Lorsqu'une lemme avorte, le premier phénomène appant est toujours une hémorrhagie qui est la conséquence une congestion utérine ou d'une violence extérieure anteu pour premier effet de décoller le placenta.
Les hémorrhagies puerpérales apparaissent subitement "'s abondantes, ou après un suintement qui a duré quelles jours, ou après des prodromes, tels que : douleurs avatives des reins, pesanteur dans les aines, envies frélentes d'uriner, et dans ce cas il y a des vertiges, des l'iouissements, des signes de congestions et les mouve- [enls du fœtus deviennent plus faibles ; — dans les cas I l'hémorrhagie se fait en dedans de l'utérus, on a -les :^nes d'une hémorrhagie interne, faiblesse, lipothymies, incopcs, sueurs froides, pâleur, refroidissement des ex- . limités, envies de vomir, etc.
Les hémorrhagies utérines peuvent avoir lieu en dehors c au dedans de l'utérus, ce qui constitue les perdes int'vna^ I externes.
Perte externe. — La perte externe n'est pas difficile à 1 connaître. — L'écoulement du sang dans les premiers !)is de la grossesse pourrait être pris pour une menstrua-
n tardive, mais à partir du cinquième mois on ne saii-
it avoir d'incertitudes, s'il s'agit d'une hémorrhagie.
Si l'on introduit le doigt dans la vulve, si l'on sent dans 1 col entr'ouvert une masse fongueuse comme un chou- 1 ur, et non friable comme un caillot sanguin (Levrel) il ; 1 hémorrhagie par fausse insertion du placenta. La coni tance molle de l'utérus engagé dans l'excavation (Caixux), doit, à priori, faire supposer que le placenta est liere sur le col | V. T'laceiNta {Insertion fausse du \. L'hénrrhagie due à une fausse insertion du placenta sur le cjl augmente à chaque contraction. Les hémorrbaoios ,, u' clLollement du placenta inséré loin du col s'arrêtent
généralement pendant les contractions, c'est un suintement plutôt qu'une véritable hémarrhagie.
Perte interne. — Les hémorrhagies entre la face malernelle d^i placenta et l'utérus, entre les feuillets de l'amnios (Daudelocque), dans l'amnios (Delamotte, Levret, lN;pgele), se révèlent par les signes précurseurs des hémorrhagies internes qui sont : la pâleur, les lipothymies et les faiblesses, puis le ventre se développe rapidement, l'utérus est quelquefois bilobé, l'œuf et l'épanchement sanguin formant deux lobes, et, pendant le travail, dans l'intervalle des contractions utérines, des caillots sont rejetés au dehors.
A une époque avancée de la grossesse les pertes abondantes se traduisent par des symptômes généraux et entraînent souvent la mort de l'enfant ; — le développement brusque du ventre empêchera de croire à un hydroamnios.
Pendant le travail il n'y a pas d'incertitude, les syncopes et l'augmentation subite du ventre indi(iueront toujours une perle interne. Des douleurs h la pression (Levret), une Iluclualion sourde (Leroux), sont quelquefois les signes d'un épanchement de sang dans l'utéi'us.
L'écoulement de sang par la vulve est une conliiMnation du diagnostic de la perte interne.
Un caillol se forme quelquefois dans le vagin et est accompagné de douleurs utérines; l'utérus non tuméfié dans ce cas semblerait indiquer qu'il n'y a pas d'hémorrhagie ou qu'il n'y a rien à redouter, mais ce serait une erreur, l'hémorrhagie intra-vaijinale (Henning , Cazeaux) est une perle interne grave.
Les hémorrhagies utérines sont graves, parce qu'elles sont en peu de temps très-abondantes, et parce que l'on ne peut oblitérer les vaisseaux ou agir efficacement que quand la femme est délivrée. Dans le cas d'héinorrhagie due à une insertion du placenta sur le col, la perforation du placenta par la tête du fœtus (Portai) est une condilion favorable.
La sanlé est toujours profondément altérée après les hémorrhagies puerpérales ; les femmes restent pâles, anémiques, avec de la faiblesse, des palpitations, des céphalalgies rebelles , et elles sont prédisposées à toutes les phlegmasies de l'utérus et du péritoine, même si la femme est pléthorique, et si la perte abondante a soulagé la malade.
L'avortement ou l'accouchement prématuré n'est pas une conséquence forcée de l'hémorrhagie interne, mais il n'en est plus de même des hémorrhagies par fausse insertion du placenta.
Thérapeutique. — Une femme atteinte d'hémorrhagie puerpérale sera placée la tête basse sur un lit un peu dur, sans oreiller ni traversin, dans une chambre aérée et peu éclairée. — On rassurera la malade sur les conséquences de son accident et l'on évitera toute émotion morale. — On donnera les boissons froides, acidulées avec le citron ou le vinaigre, et l'on ordonnera d'éviter les efforts poui' aller à la garderolie en administrant des lavements huileux. Si la femme a de la peine à uriner, elle sera sondée tous les jours. Ces moyens simples peuvent arrêter les hémorrhagies légères.
Une licmorrhatjie légère pendant les trois dcriiiers mois de la grossesse réclame les soins généraux indiqués. — Saignée de 300 ou /4OO grammes si la femme ol pléthorique. — Potion opiacée avec 5 centigrammes d'extrait d'opium ou lavement avec dix gouttes de laudanum. — -
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Dièle. -. — Après que l'iiémorrhagie esl lurèlée, liuil jours de repos; peu d'aliments sont nécessaires et l'on continuera les soins généraux.
Dans une hémorrhagie grâce, pendant les trois derniers mois de la grossesse, avec perte externe , on se Comportera comme pour les bémorrhagies légères, sauf que l'on n'aura pas recours à la saignée. On donnera la potion :
Acétate de plomb 80 ccntii^i'amnies.
Teinture d'opium 4 gi'ammes.
Vinaifçre 45 iil.
Eau distUlée 00 id.
(Laidlow.)
Une cuillerée toutes les quatre heures □.
On ajoutera les compresses froides sur les cuisses, les aines, le siège, et si ces moyens ne réussissent pas, on emploiera les bains de mains sinapisés (Baudelocque), des sinapismes sur le dos (Velpeau), des ventouses sur la poitrine (Hippocrate), et moins bien sur les mamelles. On donnera 2 à 3 grammes de seigle ergoté en trois doses |+ +| (P. Dubois).
Si la perle continue toujours, on tamponnera le vagin avec du linge (Leroux) que l'on peut tre'mper dans un mélange astringent (Desormeaux), ou bien on introduira un petit tampon dans le col s'il est dilaté (Moreau). Le tampon ne doit être appliqué que s'il s'agit d'une déchirure du col, et dans le cas d'insertion du placenta sur le col, centre pour centre. L'avortement ou l'accouchement prématuré seront presque toujours le résultat de l'application du tampon.
L'hémorrhagie continuant toujours , on rompra les membranes. Les doigts introduits dans le col le dilateront, et l'on déchirera les membranes (Puzos), puis, pour faciliter l'écoulement des eaux, on repoussera la tète. En cas d'insertion du placenta sur le col, on se comportera comme il est indiqué. V. VhKCmi h. [Insertion anormale dn).
S'il y a hémorrhagie avec perte interne, un peu avant terme, on attendra que le col soit un peu dilaté, on favorisera la dilatation par le dilatateur à boule de caoutchouc (Barnes, Tarnier). On administrera 2 grammes de seigle ergoté en trois ou quatre doses, et l'on terminera l'accouchement par la ponction des membranes, })uis la version ou le forceps.
Si le terme de la grossesse est encore éloigné, on provoquera les contractions par la titillation du col, et mieux par les douciies froides et les dilatateurs, ou l'éponge préparée, on débridera le col au besoin. Les membranes sel'ont perforées, et l'on terminera vivement l'accouchement.
Une hémorrhagie légère pendant le travail sera traitée comme les hèmorrhagies pendant les derniers mois de la grossesse. Mais on ne saignera pas et l'on ne donnera pas d'opium, lorsque l'orifice n'est pas dilaté. Lorsqu'au contraire il est dilaté, on rompra les membranes, et si les contractions utérines sont affaiblies, on donnera 2 grammes de seigle ergoté, même chez les primipares.
Qu'elle soit interne ou externe, une hémorrhagie grave pendant le travail qui résiste aux moyens précédents sera traitée par les réfrigérants, par l'ergot de seigle, par la rupture des membranes, si l'orifice est dilaté; par la dilatation du col avec les douches froides, si l'orifice n'est pas dilaté. — En dernier ressort, on aura recours à l'accouchement forcé par la version ou le forceps. L'insertion du placenta sur le col exige des manœuvres locales. V. Pi.a- CENTA {Insertion anormale du).
Aucun moyen médical ne doit être préféré à celle thérapeutique, ce serait perdre inutilement du temps et mettre en danger à la fois la mère et l'enfant.
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Pour les Iiémorrhagics consécutives à l'accouchement et à la délivrance, V. Accouchement, Délivrance.
Hémorrhagie pnlmonnire V. HÉMOPTYSIE.
Iléniorrhagics «les piqûres de sangsues. L'application des sangsues entraîne quelquefois, par une ou plusieurs des piqûres, une hémorrhagie considérable, inquiétante si elle est excessive, et de nature à entraîner la mort lorsqu'elle a lieu chez un jeune enfant.
Thérapeutique. — Pour arrêter l'hémorrhagie d'uno piqûre de sangsue, on appliquera de l'amadou maintenue avec le doigt, avec un bandage, avec la pointe d'un couteau chauffé à la flamme, ou avecle fond d'une cuillercontenant un charbon allumé. — On appliquera du chiffon bi ùlé, des toiles d'araignées, de la poudre de colophane et d'alun, parties égales. On cautérisera avec le nitrate d'argent, ou mieux avec le perchlorure de fer sur un brin de charpie appliquée sur la piqûre ; enfin, et c'est le meilleur moyen, on appliquera une serre-fine de Vidal. V. Sangsues {Application des).
Ilémori'lingie des reins. V. HÉMATURIE.
Hémorrlingic trauinsUique. V. PlAIES [Accidents
et complications des); Ulcérations [Complication des); Cancer.
Héinorrliagies trauniatiqnes eonséciitives. Les
hèmorrhagies consécutives sont toujours le résultat d'une plaie ou d'une ulcération des vaisseaux capillaires ou même d'une artériole, ou d'une grosse artère. Elles se produisent en vertu d'une destruction ou d'une élimination des tissus mortifiés et d'une ouverture de vaisseaux, ou enfin d'une destruction de la cicatrisation commençante d'une plaie artérielle ou veineuse. V. PLAif;s.
Thérapeutique. — Les hèmorrhagies consécutives réclament le même traitement que les hèmorrhagies primitives. Toutes les fois que cela est possible, on liera le vaisseau artériel qui donne du sang (Nélaton, Courtin), mai> on ne s'étonnera pas de voir tomber de bonne heure ces ligatures secondaires. — On comprimera, s'il s'agit d'une hémorrhagie veineuse ou capillaire. V. Plaies.
Hémorrhagie de l'utérus. V. HÉMORRHAGIE PUER- PÉRALE et MÉTRORRHAGiE.
Hémorrhagie de la vessie. V. HÉMATl'UlE.
HlîMOitKHAI'HIME. Des hèmorrhagies fréquentes et difficiles à arrêter, quelquefois mortelles, chez un sujet en bonne santé, annoncent une altération particulière du sang, compatible avec la santé, et constituant la diathèse lièmorrhagique ou hémorrhaphilie.
Les hémorrhaphiles ont des hèmorrhagies spontanées dans l'épaisseur de la peau et du tissu cellulaire sous forme de pètéchies et d'ecchymoses, à la surface de toutes les muqueuses et dans les séreuses viscérales ou articulaires, ce qui donne lieu à un gonflement des jointures simulant le rhumatisme.
L'hcmorrhaphilie est ordinairement révélée par des hèmorrhagies accidentelles, persistantes, quelquefois incoercibfes sur des érosions ou de petites déchirures de la peau.
On a vu périr beaucoup d'hémorrhapliiles par suite d'une écorchure de la peau du crâne, d'une gerçure des lèvres, d'une chute ou d'un coup sur le nez amenant une épistaxis, d'une piqûre de sangsues ou de ventouse, d une circoncision, de l'avulsion d'une dent, de la déchirure de l'hvmen, enfin d'une opération chirurgicale sérieuse.
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L'hémonhaphilie est une diathèse qui s'observe sept ois plus souvent chez l'homme que chez la femme.
La première année de la vie est la plus funeste aux hélorrhaphiles, et il y en a un très-grand nombre qui sucombent d'hémorrhagie ombilicale au moment de la chute lu cordon.
L'hémorrliaphilie est une diathèse acquise ou hérédiaire, et dans ces cas les enfants mâles sont ceux qu'elle iffecte de préférence, à moins qu'en restant latente chez es fdles, elle n'alterne et ne reparaisse en acte chez les garçons de la génération suivante.
Les blessures superficielles chez les hémorrhaphiles jlonuent plus aisément lieu à une hémorrhagie rebelle |ue les plaies profondes des tissus.
1 Autant que possible, il ne faut jamais faire d'opérations ijhirurgicales chez les sujets atteints d'hémorrhaphilie.
I Etre, en bonne santé, sujet à des hémorrhagies fréiîuentes et rebelles au point d'amener l'anémie, tels sont 'S hémorrhaphiles.
Le sang des hémorrhaphiles a perdu la plus grande iartie de sa plasticité, car ses éléments ne présentent oint d'altérations quantitatives appréciables.
Le sang rendu dans l'hémorrhaphilie est en quantité ès-variable, estimée à un ou plusieurs litres à la fois, est plus ou moins rouge, ordinairement pàle, lie de n, peu cqagLilable ; mais les analyses faites dans cette rconstance établissent que la composition en fibrine, lobule et en albumine, n'est pas très-différente de là )mposition normale.
Ce qui caractérise surtout l'hémorrhaphilie, c'est la rte de coagulabilité du sang et la difficulté qu'on a ur arrêter les hémorrhagies qu'elle détermin(!. Si l'hémorrhaphilie est une diathèse redoutable et uvent mortelle, ceux qui en sont atteints peuvent néanoins guérir et atteindre un âge très-avancé.
Thérapeutique. — Première indication. — Arrêter lémorrhagie.
Si l'hémorrhagie est extérieure et accessible à la main, faut saupoudrer l'orifice des vaisseaux avec de la co/oane, de Y alun, du tannin; le comprimer, le cautériser i nitrate d'argent et par Je feu, enfin le couvrir d'un umasseau imbibé de perchlorure de fer. V. HémoriHAGIE.
On tamponne les fosses nasales en avant et en arriére ,-ec la sonde de Belloc.
On peut tamponner le vagin dans les cas d'hémorrhaoie érine. " On peut donner encore :
Essence de térébenthine, 20 gouttes toutes les trois ures (Abl), — Acétate de plomb à l'intérieur, 15 cen- ^rammes (Cley).
V huile de foie de morue, 15 à 60 grammes par jour 'ant le repas ; — la créosote, quelques gouttes dans de ■eau, — l'eau de Brocchieri et celle de Tissercmt, cinq à X cuillerées par jour, — le perchlorure de. fer, 1 à grammes dans de l'eau sucrée, etc.
Deuxième indication. — Guérir l'anémie produite par perte de sang.
Séjour à la campagne et aux bords de la mer. — Bains mer, bains de rivière. — Hydrothérapie. — Prépara-
3ns de quinquina, préparations de fer. — Sirop d'arsé-
ate de soude, etc. V. Anémie, Chlohose
HÉ.MORRIIOinE^. Il se produit souvent à la partie inférieure du rectum des tumeurs sanguines, dites hémorrhoïdes, formées de veines et de veinules dilatées. Depuis Vésale, Dupuytren , .Jobert, Blandin et .\ndral, tous les médecins considèrent les hémorrhoïdes, et surtout les tumeurs hémorrhoïdales, comme des varices. On a vu des kystes dans les tumeurs hémorrhoïdales. (Richter. )
Il y a des hémorrhoïdes externes et des hémorrhoïdes internes, des hémorrhoïdes sèches, appelées marisques, et des hémorrhoïdes fluentes donnant lieu de temps à autre à une plus ou moins grande effusion de sang.
On voit accidentellement des hémorrhoïdes se produire toutes les fois que la circulation de la veine porte est depuis longtemps gênée, soit par la constipation, soit par la grossesse, ainsi que par toutes les tumeurs du ventre ou les makdies du foie faisant obtacle à la circulation rectale.
Il y a une constitution liémorrhoïdaire Iransmissible par hérédité, produisant les hémorrhoïdes à titre de vice constitutionnel.
Les hémorrhoïdes n'existent guère que dans l'âge moyen de la vie.
Si les femmes sont plus souvent exposées que les hommes aux hémorrhoïdes, cela tient à leur constipation à ou leurs grossesses répétées.
Quand une personne alTectée. d'hémorrhoïdes éprouve de la céphalalgie, des vertiges, des battements artériels, de la rougeur à la face, de la chaleur et des élancements vers l'anus, on peut être assuré qu'il se produira une effusion de sang par l'anus, et plus tard de nouvelles hémorrhoïdes.
Les hémorrhoïdes accidentelles disparaissent avec l'obstacle mécanique de la circulation du rectum et ne produisent que des symptômes locaux.
yVvec les hémorrhoïdes constitutionnelles il y a des congestions rectales et des hémorrhagies très-fréquentes par l'anus.
On voit souvent les hémorrhoïdes devenir la cause d'une constipation opiniâtre, de fissure et de leucorrhée anale.
Les tumeurs hémorrhoïdales ne sont pas tout dans les hémorrhoïdes, pas plus que les rhagades et les pustules plates ne sont toute la syphilis, ou l'ulcération des plaques de Peyer toute la fièvre typhoïde ; ce ne sont que les effets d'une maladie antérieure pouvant devenir à leur tour cause d'accidents secondaires.
Les hémorrhoïdes sont la conséquence de l'effort congestif qui se manifeste vers le rectum et donne lieu au flux sanguin hémorrhoidal.
Les tumeurs hémorrhoïdales sont des amas de vaisseaux veineux dilatés, autour desquels s'est développé du tissu cellulaire de nouvelle formation, et sur lesquels la peau et la muqueuse de l'anus et du rectum se sont épaissies (Vésale, Blandin, Andral).
La tumeur hémorrhoïdale anale offre trois périodes, une première pendant laquelle la tumeur se réduit d'elle-même dans le rectum, après être sortie au moment de la défécation ; une autre pendant laquelle le malade peut encore la réduire lorsqu'il est couché, et enfin une période pendant laquelle la tumeur ne se réduit plus.
Les tumeurs hémorrhoïdales sont susceptibles de s'en- I flammer et de suppurer.
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Lorsqu'une tumeur hémorrhoïdale est enflammée, elle devient dure, tendue, chaude et douloureuse, elle cause des douleurs insupportables, puis la tumeur suppure et il se forme un abcès. V. Anus.
A la suite d'un abcès occasionné par une tumeur hémorrhoïdale enflammée, il se produit quelquefois une fistule à l'anus.
Les grosses tumeurs hémorrhoïdales sortent en entier avec la muqueuse reclalc pendant les efforts de la défécation.
Une tumeur hémorrhoïdale est ordinairement pelile, ovalaire ou arrondie, molle, donnant lieu à une sensation de fausse fluctuation et qui est plus ou moins réduclible. Lorsque la tumeur est volumineuse on voit un bourrelet formé par la réunion en masse de plusieurs tumeurs variqueuses, présentant les caractères qui viennent d'être énumérés.
On ne confondra pas une tumeur hémorrhoïdale avec un polype du rectum, à cause de la dureté relative du polype, et parce que cette production, pédiculée ou sessile, est toujours mieux pédiculée que ne l'est une hémorrhoïde. On ne confondra pas davantage les hémorrhoïdes avec le cancer du rectum ; celui-ci forme des tumeurs dures, donnant un écoulement fétide par des ulcérations abords irréguliers, et s'accompagne de cachexie cancéreuse, tandis que les hémorrhoïdes sont des tumeurs molles, et la pâleur des malades atteints d'hémorrhoïdcs est une pâleur anémique, ne ressemblant pas à la coloration jaune des traits des individus atteints de cancer.
La chute du rectum est constituée par une tumeur de l'anus striée en travers comme les plis de la muqueuse rectale, ce qui n'existe pas pour la tumeur hémorrhoïdale, mais si l'accident est occasionné par les hémorrhoïdes, il n'y a aucune difficulté à reconnaître le mal.
Les tumeurs hémorrhoïdales peuvent se flétrir, et c'est cette flétrissure des tumeurs qui produit les maiisques.
Les tumeurs hémorrhoïdales remplies de sang peuvent s'ulcérer et s'ouvrir, et en général celle expulsion du contenu de la tumeur soulage les malades, mais ailleurs elles sont éliminées par gangrène, après étranglement par les contractions spasmodiques du sphincler.
Sauf les cas d'hémorrhagie trop fréquente et Irop ;iljondante, les hémorrhoïdes constitutionnelles sans tumeurs sont plus avantageuses que nuisibles au malade.
Il est dangereux de supprimer entièrement des hémorrhoïdes constitutionnelles, établies depuis longtemps et ne donnant lieu qu'à de petites effusions de sang.
Des hémorrhoïdes fluentes, supprimées mal à pi'opos ou spontanément, engendrent quelquefois l'hémoptysie, l'hématémèse, l'épistaxis et d'autres héniorrhagies dites ,s)^^)- 'plémentaires.
Les hémorrhoïdes qui donnent lieu à de trop fréquentes héniorrhagies entraînent une anémie fort grave quelquefois appelée phthisie hémorrhoîdaire.
Thrrapeutique. — Première indication. — Faire disparaître l'obstacle mécanique à la circulation de la veine poi te qui cause les hémorrhoïdes accidentelles. Pour cela, il faut faire cesser la constipation (V. ce mot). — Attendre la fin de la grossesse en surveillant la constipation, et combattre les maladies du foie, de la prostate ou de la matrice par des moyens appropriés.
Purgatifs salins tVé(|uenmient répétés, si l'état des voies digeslivcs le permet. — Calomel, 15 à 20 centigrammes
par jour en deux fois, jusqu'à l'apparition d'un commen. cernent de stomatite
Demi-bains, — lavements froids quotidiens, — douches ascendantes rectales froides ou à 20° pendant cinq à dix minutes tous les deux jours. — On pourra aussi employer la pommade suivante :
roiulro de noix île galle tO grammes,
Axonge 60 1(1.
En frictions matin et soir.
Ne pas rester assis longtemps. — Cesser l'équitalion.— Suppositoires de beurre de cacao, tous les soirs. — Compression la nuit avec une mèche enduite de cérat.
Deuxième indication. — Détruire les causes générales qui occasionnent les hémorrhoïdes. — Eu cas de pléthore, saignée générale ou application de quelques sangsues à l'anus.
Troisième indication. — Contre la douleur des tumeurs hémorrhoïdales, demi-bains, — onguent populéum opiacé, — compresses d'eau glacée, — mèches enduites du cérat sédatif suivant :
Cérat 30 grammes.
Kxti'uit belladone 4 j'I-
Laudannm 2 id.
Liniment de BiicJian. ^tM
nnguenl [loiuilenm CiO grammes.