I.andaninn IG . i.l
.launes d'.euf n» 2 id.
Bourdonnets de charpie sur les hémorrhoïdes.
Piqûres des tumeurs hémorrhoïdales enflammées avec une aiguille, ou incision des tumeurs. — Sangsues autour des tumeurs.
Applicittioii d'eau lilanclie sur des compresses, ou bien application du mélange suivant :
VliiM 4 grammes.
Dissous dans :
.100 grammes.
Quatrième indication. — Piappeler un flux hémorrhoidal supprimé. — Frictions d'aloès au pourtour de l'anus :
\l,ics 4 iriammes.
ÀNolige' 30 id.
Pilules d'aloès de 5 centigrammes, de cinq à dix par jour. — Suppositoires avec tartre stibié, 5 à 10 cenligrammes par suppositoire.
Cinquième indication. — Détruire les tumeurs hémorrhoïdales par l'incision, par la ligature, par l'excision, par la cautérisation.
Pour guérir radicalenien!, les hémorrhoïdes externes on les hémorrhoïdes internes sorties, on comprimera les lit'inorriioïdes avec un suppositoire ovoïde (Lepelletier), un suppositoire en sablier (Gari'on du Villars) , de grosses mèches (J. Fleury, Copland), le bandage à pelote d'ivoire et à ressort (Guyol). Mais ces moyens ne sont le plus souvent que des palliatifs insultisants.
On cautérisera avec le fer rouge (Hippocrate) ou les oausliques. La pâte de Vienne est d'un bon usage; pour l'appliquer, on se sert d'une cupule composée de deux valves articulées, on presse l'hémorrhoïde entre les deux portions de la cupule, et l'on place le caustique de Vienne sur la partie prise (lobert).
il est moins commode de saisir le pédicule de l'hémorrhoïde dans la pince porte-causti(|ue (pince à mors cannelés, contenant du caustique de Vienne, de lîartiiéleniy, de Saumur et Amussat).
On liera les hémorrhoïdes (Celse) avec un fil simple, s'il y a un pédirvde, ou en traversant la tumeur avec une
HEMO
li-iiilli' fiifilre (l'un fil double et on serrani rliaru.ne des ipioiliés (le la base do la tumeur.
L'écrasement lin(''airo (Chassaignac) est infininioni plus Ivantageux, il est bon toutefois de ne pas enlever d'une leule fois tout un bourrelet liémorrboïdal, parce qu'il en
ésulterait une cicatrice tout autour de l'anus et un vHv('-
issement consd'cutif in(3vilable.
S On cnl(jvera les tumeurs séparément en attirant fortement la muqueuse avec une pince à griffe, afin d'enlever i tumeur avec la muqueuse et non avec la peau (Nélaton).
L'incision simple d'une bémorrhoïde ne la guérit que uand la tumeur a suppuré.
L'excision (Hippocrate, Celse) expose aux hémorrliagies t aux récidives. Elle est meilleure si, après l'excision à aide d'une érigne et d'un coup de ciseaux courbes, on autérise la plaie au fer rouge (Dupuytren).
Traitement palliatif.
Contre les leucorrhées anales, on emploiera les lavelents aluminés, les lavements émollients, les douches ■oides, les cautérisations des ulcérations avec le nitrate argent, et le lavement suivant :
Baume Je copali .lauiie J'iPui'. . .
Kan lie gomme.
15 grammes 1° 1 "
(Ricord.)
On fera prendre ce remède après deux autres lavelents simples préalablement donnés et rendus. Si une bémorrhagie abondante a lieu à la suite d'héjorrhoïdes internes, on explorera avec le spéculum ani on cautérisera avec le nitrate d'argent ou avec un ceau imbibé légèrement de percblorure de fer. Contre ulcérations, on prescrira des douches astringentes avec lun, grammes pour 150 grammes d'eau.
On introduira pendant trois jours des mèches enduites la pommade suivante :
30 grammes.
Calomol 1 ici.
Contre l'anémie et la phthisie hémorrhoïdaire, on pres- |ira les ferrugineux et un bon régime. Dans les cas où il a des ulcérations multiples, on cautérisera ces ulcéra-
ns avec le nitrate d'argent. V. Anémie.
Si l'hémorrhagie est due à une tumeur accessible aux ^truments, on enlèvera la tumeur sans recourir aux
yens hémostatiques.
On soulagera les malades atteints de tumeurs hémoroïdales en réduisant la tumeur, dans le rectum, à ide d'une pelote d'ivoire et d'une lige à ressort fixée à e ceinture rigide, ou en faisant sur la tumeur des poncns lorsqu'elle est tendue et douloureuse.
FORMULAIRE DES HÉMORRIlOÏDES.
Lillimcnt anodin.
Onguent popviléum . . .
Huile J'oiives ' na 16 grammes.
ïîanme tranc[uUle , . . . )
Ajoutez laudanum de Rousseau, 1 gramme. — A mettre • les hémorrhoïdes douloureuses.
Onguent de Montpellier.
Onguent d'altlisea \
— l'osa I
— popnléum aa 04 grammes.
Miel " ', )
Q. s. Pouf oindre légèrement, trois ou quatre fois par ,l|ir, les parties malades, dans les hémorrhoïdes.
HEMO 079
Pommade, ou onfjuent populéum.
Bourgeons sees rte penplii r 375 grammes.
Feiiilios récentes rte pavot \
— ilo lielladono | ■ ■ ,
— rte justjuiame 1
— réeenlos rte niorelle '
Grais e rte pore 2000 ij.
Fréquemment employée comme sédative dans les hémorrhoïdes douloureuses.
Suppositoire aloétiq ue.
Bniu're rte caeao 8 grammes:
Aloès 1 irt.
Pour un suppositoire employé pour rappeler la fluxion hémorrhoïdale.
Pilules de Bontius.
Aloès sûéolrin. "J
Gomuie-gntte S aa 32 grammes.
Gomnio ammoniaque )
Vinaigre de vin blaiie 192 irt.
F. s. a. Des pilules de 30 centigrammes, deux à six par jour. Contre la constipation qui produit les hémorrhoïdes.
Pâte de Word.
Poivre noir l
Raeine rtaunée } grammes.
Semence rte fenouil 1500 iil.
Miel Irtane 1 . .
Suoro hlane '"O" "'•
(Valleix.)
Gros comme une noisette de celte pâte, quatre fois par jour, contre la douleur vive des hémorrhoïdes
Pommade antihémorrhoïdale .
Extrait Je sureau 1 gramme.
Alun calciné .^0 centigrammes.
Onguent populéum 10 grammes.
Mêlez. On doit en oindre l'anus quatre fois par jour, à ti'ois heures d'intervalle, avec gros comme une noisette chaque fois. S'il y a de la constipation, il est prudent d'ordonner un léger purgatif préalablement. Par ce moyen, la spongiosité du tissu muqueux, le grand nombre de vaisseaux sanguins qui sillonnent en tous sens la face interne du rectnni, se resserrent, et les ouvertures qui livi'aient passage à la perte de sang se cicatrisent.
(Valleix.)
Pommade de Boyer.
Huile rt'amanJos 150 grammes.
Cire blanche 50 irt.
i^-'^^S"-. -, - , ]aa 100 i,l.
Suc rte joubarbe )
Employée comme adoucissant contre les bémorrho'ides douloureuses.
Fomentation astringente.
Racine de bistorte )
,•, , 1- > aa M grammes.
iLOorce Je grenartier J ^
Faites digérer pendant une heure dans :
vin rouge clmurt 500 grammes.
Passez et ajoutez :
Ilvrtroelrtorale rt'ammoniaqne 10 grammes.
Pour lotions dans les hémorrhoïdes enflammées [T],
Pommade astringente du docteur Smith.
Noix de galle en ponrtre line. , . ,
Opium en poudre j ' '
Onguent mercuriel 8 irt.
Frictions sur les hémori'hoïdes enflammées I I.
(Valleix.)
HÉMO
HÉPA
Suppositoire contre les hémorrhoïdes.
Beurre frais S î;i-animf' = .
Liéee lirùlé | , -,
V. a. Trois suppositoires. Un tous les soirs [+]. Électaairc au soufre.
Soufre siililimé et luvé 32 srouimes.
Ditartrate lii iil.
Essence do citron 3 iléeisrammes.
Sirop de sucre, q. s. pour faire un électuaire solide. Employé comme relâchant, à la dose de 8 àlëgrani., dans les hémorrlioïdes □. (H. de Paris.)
Pommade astrîngmte.
Pomlre de nni.x de galle 3 grammes.
Suppositoire calmant.
cire blanche 15 grammes.
Onguent popnlénm 40 id.
lîxtrait de frnit do belladone 5 id.
Lavement de glycérine.
Glycérine pure 30 grammes.
Eau de guimauve 50 id.
Mêlez. — A prendre après avoir pris et rejeté un lavement émollient.
Pommade au persil.
Beurre frais 30 grammes.
Feuilles de persil pilé 20 id.
Mêlez.
F. s. a. Dix suppositoires. Utiles dans les hémorrlioïdes douloureuses.
Copahu, 5 à 10 grammes par jour. — Térébenthine cuite, 2 à k grammes. — Ratanhia, k grammes en potion, — Contre un flux trop abondant. (Valleix.)
Applications de suc cuit de sorbier des oiseaux sur les tumeurs.
Lotions ou cataplasmes de polygonum antihémorrholdal sur les tumeurs n.
Applications d'oxycral froid (une partie de vinaigre et quinze d'eau) sur les hémorrhoïdes Ê.
Essence de térébenthine, à prendre 10 à 20 grammes à rintérieur. (Moreau )
Décoction de cerfeuil pour lotions sur les tumeurs | |.
Extrait de jusquiame, depuis 10 grammes par litre d'eau, en lotions sur les parties malades I I.
Pessaire rectal. — Quand les hémorrlioïdes sont trop volumineuses et gênent la marche, on peut les maintenir réduites avec un pessaire rectal de caoutchouc et en l'orme de sablier, qu'on insuffle après l'avoir introduit sans air □. (Frémineau.)
Les hémorrlioïdes internes peuvent être détruites par la cautérisation au moyen de l'acide nitrique monohydraté.
Injections de teinture de benjoin, 15 grammes. Contre les hémorrhoïdes fluenles □.
HKMOSPASIE. Méthode thérapeutique inventée par Junod, dans laquelle, au moyen du vide exercé par des ventouses énormes, on attire à la peau le sang d une partie du corps. Dans ce but, on a fait préparer des boîtes de métal assez grandes pour contenir lout un membie inférieur, des cylindres destinés au bras, et de grandes clodies pouvant être mises sur le thorax. En appliquant ces appareils et en y faisant le vide ju>;(|u'à production
d'ecchymose, on exerce une révulsion très-puissante, et l'on attire, dans un point du corps éloigné de celui qui est malade, une quantité considérable de sang. Ce déplacement du fluide sanguin est quelquefois très-utile pour arrêter le développement d'une congestion ou d'une phlegmasie viscérale grave et pour guérir une métastase goutteuse et rhumatismale. V. Ventouses.
L'hémospasie rend de très-grands services dans les phlegmasies aiguës, dans les congestions viscérales, dan.<; les hémorrhagies et dans les métastases goutteuses et rhumatismales, pour déplacer le sang qui tend à se fixer sur un organe important.
HÉMOSTASE. Arrêt du sang dans les vaisseaux soug l'influence de la congestion , de l'inflammation et de l'embolie. V. ce mot.
IIÉMOSTATIQL'ES. Les substances médicamenteuses employées pour arrêter l'écoulement du sang portent le nom dliémostatiques (V. Hémori\hagie, au Formulaire). Ce sont :
La colophane en poudre, k grammes, mêlée à du charbon. 1 gramme, et de la gonmie, 2 grammes.
1/eau de Brocchieri appliquée à l'extérieur, au moyen de compresses, et administrée à l'intérieur, 100 grammes par jour. C'est de l'eau distillée de bois de pin ou de sapin.
L'eau de Pagliuri, mélange de térébenthine et de sangdragon.
Le perr.hlorure de fer est le meilleur des hémostatiques. On le donne à l'intérieur, dix à vingt gouttes dans de l'eau sucrée, et sur le lieu de l'hémorrhagie on l'emploie en imbibant une petite boulette de charpie qu'on maintient appliquée sur le vaisseau béant au moyen d'un petit morceau de bois. — L'écoulement des piqûres de sangsues s'arrête en quelques minutes, si l'on procède comme nous venons de le dire.
iiÉRiOTiiOR(%x. V. Plaies de i'oiïrine
ïIEXl^Ê. Le henné {Laœsonia albu). Al Ilenne on A\ Ilenna des Arabes, Cypros des Romains, KjTrpoç des Grecs; Kopher des Hébreux, Kofreh en Nubie, est un arbuste de la famille des lythrariées, employé dans toute l'antiquilé comme parfum et comme substance tinctoriale. On s'en servfiit dans l'embaumement des momies. C'était la base du Cyprinum, onguent très-estimé et très-compliqué. Sa racine contient, comme toute la plante, un principe astringent. Les Orientaux s'en servent pom" se teindre les ongles,
IIÉPATAECIE. Douleur du foie causée parla gravelle des canaux biliaires, névralgie du plexus nerveux lié|iatique. (Beau.)
Thérapi'utiijur . — Il faut donner l'infusion de saponaire avec 3 à G grammes de bicarbonate de soude, — l'eau de Vichy, de Vais, de Royat, de Saint-Galmier, d'Ems ou de Carlsbad, — le borate de soude, 5 grammes dans un litre de chiendent sucré, — des bains de Vichy, on des bains d'eau additionnée de. 250 grammes de soude ou de pilules de savon médicinal de 20 centigrammes, six par jour, et des pilules d'opium à 5 centigrammes. — En outre, on prescrira, sur la région du foie, un emplâtre de ciguë ou de jusquiame et des vésicaloires volants saupoudrés de 1 à 2 centigrammes de sulfate de morphine.
IIÉPA'riQl ES. Médicaments auxquels on attribuait la propriété de guérir les maladies du foie comprenant l'/tcpidiipic ilrs fontaines, Y liéiiatiguc des /'(rrdins, etc. Q-
ll('pa(it|Ut' OU C'oli<|iie ■■«'"patique. V. BILIAIRES
(Cah-uls).
HERN
HERN
IIÉP.vnrE. V. ¥()w. {]i,[limim(iUnn (hi).
UÉPATORRIIËE. Flux Je bile presque pure qui a lieu lez quelques malades atteints de dyspepsie.
Thérapeutique. — Il faut donner de l'infusion de sapoaire, de la décoction de riz ou de gruau avec du sirop de pinme, — du sous-azotate de bismuth, 50 centigrammes kr jour, — du sirop de quinquina, du sirop d'écorce [oranges amères, de l'eau de Bussang, de Saint-Oalmier,
S'e Condillac, de Vais, et parfois des quarts de lavement ec dix gouttes de laudanum.
HER^tlAPIgROBI^ME. — L'hermaphrodisme est un rêt de développement des organes génitaux, ou un vice le développement de ces mêmes organes, en vertu duquel pe de leurs parties augmente de volume, tandis que les iplres s'atropiiient.
Les hermaphrodites sont de deux classes : les hermairodites mâles et les hermaphrodites femelles. Entre ces eux types extrêmes il y a une foule de degrés; la nature b fait pas de saut, et l'on connaît des types intermédiaires ;ii n'ont aucun sexe et qui présentent des organes génitaux ternes tellement rudimentaires, qu'on ne peut dire s'il y des organes mâles ou femelles. Ce sont ces cas qui ont îrmis à certains observateurs de multiplier à l'infiui les iriétés d'hermaphrodisme. .
La thérapeutique n'a l'ien à faire à ces vices de déveppement; elle traite les atrésies, les hypospadias, la •yptorchidie, les fistules congénitales; mais aucun herlaphrodite, avec des organes rudimentaires, ne peut reûuver son sexe par une opération chirurgicale.
HïîRl^'iES. On donne le nom de hernies au déplace ent d'un organe et à sa sortie en totalité ou en partie ji s (le la cavité ou de l'enveloppe où il est contenu.
Ainsi on connaît les hernies abdominales, les hernies de ris, les hernies de la synoviale des articulations, les irnies du testicule a travers une plaie du scrotum. , Mt'scLES [Hernie des), Scrotum {Plaies du) et Hernies nlomiaahs.
IIc:-iiies iubtroniinales spon4aaice.<$. La sortie des scères du ventre à travers la paroi abdominale, sans aie extérieure, est une hernie dite spontanée. Les hernies se font à travers les orifices naturels qui )nnent passage à un conduit ou un organe, ou à travers 1 canal de communication entre le péritoine et une ivité séreuse voisine, ou à travers une éraillure des apo- 'vroses abdominales et pelviennes.
Les hernies abdominales ont lieu au niveau do l'anneau ural ou inguinal, par le trou obturateur, par l'échanure ischiatique et par l'ombilic, ou par un écartement ! la ligne blanche ; de là, des hernies crurales, inguiiles, obturatrices, ischiatiques, oinliilicalcs, etc.
Tous les organes contenus dans l'abdomen peuvent engager dans une hernie : le foie, la rate, le gros et le ;tit intestin, l'estomac, l'épiploon, la vessie, l'utérus et les Mires.
Les hernies se produisent en vertu d'efforts plus ou oins violents, par suite d'un affaiblissement de la paroi )dominalo après une extension exagérée des parois de ibdomen, par l'embonpoint et la présence du tissu adi- !ux infiltré entre les aponévroses, ou en vertu de la ii-sistance des canaux séreux qui doivent disparaître peu i temps après la naissance.
Les hernies sont constituées par un sac péritonéal confiant un viscère, ou par un viscère seul, et dans ce cas portion herniée est le cTcum ou la vessie. Le sac subit
à la longue des modifications qui portent sur son collet, lequel s'épaissit, et sur ses parois qui peuvent présenter des diverticules; les intestins restent longtemps sains ou finissent à la longue par adhérer au sac.
Une hernie qui contient un intestin, ou entérocéle, est molle, un peu pâteuse, sonore à la percussion, faussement fluctuante, réductible brusquement en faisant entendre un gargouillement caractéristique, et se reproduisant pendant la toux et les elforts.
Ou'il y ait une anse intestinale entière dans la hernie, ou qu'une portion seulement soit pincée, les symptômes sont presque exactement les mêmes.
Une hernie qui contient de l'épiploon, ou épiploeèle, est molle, pâteuse, un peu dure par places, réductible ; elle rentre très-lentement et sans bruit, n'est point sonore h la percussion.
Une hernie qui contient de l'épiploon et un intestin, ou erdéro-épiplocéle, présente les caractères d'une entérocéle, puis, lorsqu'on la réduit, il reste les caractères de l'épiplocèle ; - — les hernies environnées de toutes parts par de l'épiploon restent volumineuses après la réduction de l'intestin qui ne se fait qu'en produisant un gargouillement assez fort.
Après la réduction de toute hernie on sent au pédicule de la tumeur un orifice béant qui en indique l'espèce.
Dans les hernies, les malades digèrent mal, ont des tiraillements dans le ventre, des coliques sourdes, surtout après avoir mangé des aliments qui donnent naissance h de grandes quantités de gaz, des nausées et des tiraillements d'estomac qui simulent les gastralgies.
Les gens affectés de hernies vieillissent plus vite que les gens sains (Malgaigne).
Une hernie bien contenue n'a jamais rien de grave et n'est pas suivie d'accidents.
Les hernies sont susceptibles d'être le siège d'une inflammation adhésive et d'une péritonite glutineuse (Cruveilhier), qui occasionnent des adhérences entre les viscères herniés et le sac, et entre les diverses portions de viscères herniés ; les adhérences se traduisent par Virréductiliililé partielle ou totale de la hernie.
Los corps durs, les fèces endurcies, peuvent être arrêtés dans un intestin hernié et produire, dans quelques cas, un obstacle au cours des matières fécales. Le gros intestin est celui qui s'obstrue le plus souvent : les grosses hernies s'obstruent plus que les petites; c'est ce que l'on appelle V entjouemeut dans les hernies. L'engouement gazeux d'une hernie (0. Beirne) peut, dans quelques cas, être une cause d'étranglement. Les gaz arrêtés dans une hernie apportent un obstacle au cours des matières, et il y a des signes d'étranglement interne (Goyrand d'Aix).
De même que les hernies peuvent être le siège de péritonite glutineuse qui provoque des adhérences, de même elles peuvent être conipliquées d'une péritonite vraie, qui donne lieu à la formation de pus ou de fausses membranes et à la gangrène des viscères herniés (Malgaigne).
Une masse de viscères brusquement sortie par le collet du sac ou l'orifice de sortie d'une hernie, augmentant de volume, sans que l'orifice soit élargi, et ne pouvant rentrer, on dit qu'il y a étranglement.
L'étranglement herniaire est la conséquence ordinaire de l'inllammation, et il est probable ([ne les viscères brusquement sortis ne s'éti'angleni (jne parce ((ne les parties
HERN
HERN
Iierniéos sont déjà alteintes ou sont brusqucmont atteintes de la péritonite herniaire (Malgaigne). Les agents de l'étranglement sont le collet du sac (Arnaud), les anneaux et les aponévroses (Franco, Garengeot, J. h. Petit), les brides épiploïques, les brides fibreuses adventices en dehors du sac, rearoulement d'intestin.
Les hernies intestinales seules sont étranglées véritablemenl, les épiplocèles dites étranglées ne sont souvent que des inrianimations (Malgaigne).
Pans une hernie, la gangrène, uu abcès stercoral et un anus contre nature sont la terminaison des étranglements et de l'inflammation. V. Anus contre nature.
les manifestations de la hernie intestinale, engouée ou étranglée, sont de la constipation absolue et des vomissements incoercibles, jaunâtres, ayant une odeur stercorale, si tout l'intestin est oblitéré ; une constipation et des vomissements intermittents, si une portion de l'intestin est pincée. Le venire se ballonne, la respiration est gênée et le ventre est douloureux. Cet état persistant, les malades meurent par rupture de l'intestin et péritonite consécutive, ou par épuisement, après avoir présenté uu état fébrile variable.
Les manifestations des hernies épiploïques enflammées ou des hernies de la vessie et des ovaires, sont caractérisées par des symptômes de péritonite locale avec une persistance des selles. Les signes de la hernie intestinale étranglée existent quand il y a un peu d'intestin pincé avec les autres YÏscères herniés.
Les hernies étranglées ne peuvent être confondues qu'avec un étranglement interne, qui présente les mêmes symptômes que la hernie, moins la tumeur extérieure. C'est par une exploration attentive au niveau des points où se font habituellement les hernies que l'on peut éviter l'erreur. S'il existait une hernie réductible non douloureuse, l'erreur ne serait pas davantage impossible à éviter.
Dans les temps où le choléra régne épidémiquement, on a pu prendre une hernie étranglée pour un cas de choléra. Mais l'absence des selles est un des signes caractéristiques de la hernie étranglée, et ce n'est peut-ôlre que par un examen superficiel qu'une erreur a été commise.
Bien que cela soit rare, il arrive que les hernies récidivent après l'étranglement et qu'elles s'étranglent une seconde fois. V. Hernies secondaires.
Thérapeutique. — Un hernieux doit éviter les efforts et la constipation, il doit prendre de grands bains, quelques légers purgatifs, et éviter de se nourrir de mets échauffants.
Les hernies se réduisent seules par le repos et le décubitus dorsal. Même lorsque les hernies sont peu volumineuses, on doit toujours les contenir avec un bandage, pour les maintenir réduites ou pour empêcher les accidents d'étranglement. V. Hernies en particulier.
Une hernie irréductible non enflammée, et qui ne peut rentrer dans le ventre depuis longtem.ps, sera traitée par la contention, avec un bandage creux approprié à la forme de la hernie.
Excepté les hernies ombilicales des enfants, ce n'est (|ue par hasard que la compression peut guérir radicalement les hernies. Cette proposition est justifiée par toutes les expériences qui ont été faites jusqu'ici.
Une hernie habituellement réductible, qui ne peut être réduite, réclame immédiatement ce traitement ; 1" un bain; 2° le repos au lil ; 3" des cataplasmes en permanence sur la région.
Une hernie qui est sortie depuis plusieurs heures, qui est douloureuse, mais sans tension, et s'accompagne de coliques, réclame un grand bain, le repos et les cataplasmes , puis on tentera avec douceur la réduction de la hernie par le taxis.
Sur une cntérocèle petite, enflammée depuis quatre heures, on appliquera quelques sangsues, on placera des cataplasmes sur la tumeur; la glace est moins bonne. On administrera un purgatif, l'huile de ricin, ^lO grammes. Ce remède, qui est le purgatif de l'intestin comme le sulfate de soude est le purgatif de l'estomac, est celui qui est le plus capable de provoquer les contractions intestinales favorables à la réduction spontanée de la hernie.
Le lavement de tabac est bon pour provoquer les contractions intestinales :
Feuille srelii' de tabae l gramme.
iu'n 250 ici.
(Abercombrie.)
On peut mettre dans le lavement jusqu'à 5 grammes de feuilles sèches de tabac.
Lorsque cinq heures se sont écoulées, ce qui fail dix heures depuis le début des accidents, si le ballonnement augmente, on tentera de nouveau la réduction en plaçant le malade dans un bain ; si après avoir chloroformist' le malade pour faciliter le taxis, la hernie ne se réduil point, on opérera. Ce principe d'opérer de bonne heure les petites hernies surtout, devrait être inscrit en lettres d'or dans tous les livres de chirurgie. Pour les grosses hernies, l'indication opératoire n'est pas impérieuse, on peut attendre deux et trois jours si les accidents se calment (V. Hernie ombilicale). On insistera alors sur les purgatifs, à moins que le ventre ne soit très-ballonné; aux premières menaces de péritonite généralisée, on appliquera un vésicatoire sur le ventre.
S'il s'agit d'une épiplocèle, on ne doit pas se presser d'opérer, on n'opérera du reste que s'il y avait pincement probable de l'intestin et absence de selles.
Dans les cas d'entéro-épiplocèle, on doit se comporter comme pour les entérocèles.
Une hernie étranglée par bi'usque sortie des viscères ou par inflammation doit être traitée au début par le taxis, un bain elles cataplasmes. Lorsqu'on surveille le malade, l'opération doit être faite de la huitième à la vingtième heure au plus tard après le début des accidents.