ADEN
genre. J'ai observé des exemples d'adénites ainsi multipliées chez les syphilitiques.
L'adénite syphilitique se termine par résolution ou induration.
L'adénite cancéreuse se termine par ulcération et absorption des produits du cancer, ce qui engendre une infection cancéreuse générale.
L'adénite chronique est caractérisée par la présence d'une ou plusieurs tumeurs dures ou molles, arrondies ou ovoïdes, existant là où se trouvent des ganglions lymphatiques, et elle n'acquiert pas en général un très-grand développement.
Les tumeurs formées par l'adénite chronique sont toujours bien plus molles et beaucoup mieux circonscrites que les enchondromes et les névromes.
Tliérapeiitique. — Traitez les maladies qui ont donné naissance à l'adénite, les scrofulides tuberculeuses, les blépharo-conjonctivites, les gingivites, les maladies de la pulpe et du périoste dentaire, les croûtes syphilitiques, les cancroïdes et les cancers. V. ces mots.
Applique/, un vésicatoire sur les ganglions ; faites des frictions avec les pommades résolutives.
Si une adénite chronique passe à l'état aigu, si la peau devient rouge, on traitera la maladie comme une adénite aiguë ou un abcès chaud, on ouvrira l'abcès avec le bistouri ou avec la pâte de Vienne laissée un quart d'heure, puis on appliquera des cataplasmes de farine de graine de lin; on pansera, trois jours après l'ouverture de l'abcès, avec un linge enduit d'onguent de la mère.
Si un ganglion engorgé et hypertrophié reste stationnaire et ne constitue pas une difformité, il ne faut pas y toucher, on se bornera à traiter le mal local auquel il correspond; si, au contraire, il augmente de volume et arrive à former une tumeur qui cause de la gêne ou une difformité, on pourra l'enlever : une incision de la longueur du ganglion engorgé sera faite à la peau, puis on arrivera jusque sur le ganglion en coupant les couches celluleuses et aponévrotiques à petits coups; le ganglion mis à nu, attiré avec une pince à griffes, sera énucléé avec le doigt ou le manche d'un scalpel et arraché avec les doigts. La plaie sera réunie par première intention, si l'opération a été faite vite, si le chirurgien n'a pas manœuvré longtemps dans la plaie. Dans le cas contraire, on laissera suppurer la plaie sous un pansement humide. V. Plaies.
Lorsqu'il y a plusieurs ganglions engorgés, et lorsqu'ils ne sont pas mobiles, il ne faut pas songer à les enlever. Le chirurgien qui entreprendrait cette tâche, s'engagerait dans une opération sans issue, et presque à coup sûr funeste au malade.
Si le ganglion est converti en un kyste contenant du pus, on ouvrira largement avec le bistouri, et l'on appliquera dans son intérieur un morceau de pâle au chlorure de zinc que l'on laissera douze heures; une suppuration de bonne nature suivra cette cautérisation. L'application du caustique de Vienne pourra être employée pour ouvrir la poche. Les injections iodées, après une ponction avec le trocarl, viennent ensuite par ordre d'efficacité ; les injections de vin aromatique sont aussi avantageuses que les injections iodées. Lorsqu'il reste une fistule à la suite de l'ouverture de ces kystes ganglionnaires, on pansera la plaie avec l'onguent styrax, on fera des injections de . teinture d'iode, et l'on cautérisera la fistule avec le nitrate d'argent ou une flèche de pâte de chlorure de zinc.
ADÉN
On donnera à l'intérieur, contre les adénites chroniques, les médicaments antiscrofuleux ou antisyphilitiques, non pour guérir l'adénite, mais pour en prévenir une nouvelle.
Le sirop d'iodure de fer à la dose de 24 grammes par jour sera donné dans une lasse de tisane de houblon ou de pensée sauvage.
Le sirop d'iodure de potassium, l'huile de foie de morue à la même dose, peuvent remplacer le sirop d'iodure de fer; on alternera l'administration de ces médicaments.
Si le ganglion reste stationnaire, on emploiera les emplâtres résolutifs et surtout l'emplcàtro de Vigo; les pommades à l'iodure de plomb, à l'iodure de potassium étendues sur un linge renouvelé toutes les vingt-quatre heures ; ou enfin les applications quotidiennes de colîodion riciné ou bien de colîodion iodé.
Dans ce cas on peut; à l'exemple de Prieur et de Ricord, employer Yiode métallique mis dans une couche mince d'ouate de coton , maintenue sur le ganglion hypertrophié à l'aide d'une feuille de gélatine dont la circonférence adhère aux téguments, et concentre ainsi les vapeurs d'iode sur le point malade. L'appareil doit rester vingt-quatre heures en place, et sous cette forme, l'iode volatilisé produit des phlyctènes l'emplies de sérosité qui ne laissent après elles, comme le vésicatoire,ni cicatrices ni taches durables. On recommence plusieurs fois, et en deux ou trois mois la résolution est accomplie.