FORMULAIRE DE L'ACNE SIMPLEX
Fomentation émolliente.
Kppùet's t-mollientes 30 gi'amnK^s.
Faites bouillir pendant dix minutes dans une quantité d'eau suffisante pour qu'il reste un litre de liqueur, et passez (F. H. P.).
Fomentation avec le lin.
Semences de lin 15 i^rammes.
Faites bouillir pendant un quart d'heure dans une quantité d'eau suffisante pour qu'il reste un litre de li([uide, et passez (F. H. P.).
Fomentation avec la guimauve.-
Racine Je miinianve eontuse. . 30 grammes.
Faites bouillir pendant une demi-heure avec une quantité suffisante d'eau pour qu'il reste un litre de liquide, et passez (F. H. P.).
Cataplasme de fécule.
Fécule Je pomme de terre. . . 00 grammes. Eau commune 500 id.
Mettez l'eau sur le feu, et quand elle entrera en ébullition, versez-y brusquement la fécule que vous aurez délayée dans 60 à 100 grammes d'eau froide, faites jeter un ou deux bouillons et retirez du feu (F. H. P.).
Lotion calmante.
Extrait Je jusqniame 30 grammes.
Faites dissoudre dans :
Eau pure 500 grammes.
ACNE
ACNE
FORMULAIRE DE L'ACNE INDURATA ET ROSACEA OU COUrEROSE.
Lotion soufrée.
Lait de sniifie . . . 5 g r ara me s.
rampIii'C 4 id.
Eftu de rosi.'S. . . . 200 id.
F. s. a. Laver le visage avec un linge imbibé de cette lution [+]•
Eiiu de Goulard.
Rous-ncétate de |donil> liquide. . 1.') grammes.
Kûu distillée 1000 id,
Alcoolat de vnliiéraii-e GO id.
En lotions sur les parties malades [+]• Liqueur de Gowland.
lientoeldornre de mercure. ... 10 centigrammes.
Sr 1 ammoniac 10 id.
Kiindsion d'amaudes aiiKM-es. . . '200 grammes.
En lotion sur les parties malades.
Pommade awpréciint^ blanc.
Piéci|.ité blanc 1 à 2 grammes.
Axouge récnte 20 id.
Essence de roses 2 gouttes.
Mêlez. Cette pommade est très-efficace pour combattre tcné (3-
Mélange pour lotions.
Alun 12 grammes.
Ihdroehlor. d'animoniai|ue. . . 4 id.
Snlinre de potasse liquide. . . 30 id.
Eau commune 250 id.
Pour lotions sur les parties malades [3 (Cielt). Mélange pour lotions.
Sons-carlionate île prttasse. . . 4 graDimes.
Boulre sublimé 8 id.
iEau 500 id.
Dans Vacne indurata (Biett).
Mélange imir lotions.
Extrait de belladone 10 gr.tmmes.
Eau de ch.anx 250 " id.
Huile d'anianile 100 id.
F. s. a. un linimenf.
Pour frotter les surfaces enflammées (Biett). Mélange pour lotions.
Acide bydrocyanii|ne médicinal. ... i grammes. Eau distillée de laitue 500 id.
Mêlez ; pour lotions destinées à combattre les démanaisons et les douleurs excessives de l'acné \±] (Magen-
Mélange pour lotions.
Cyanure de potassium 5 décigrammes.
Émidsion d'amondes amères .... 20 grammes.
Dans l'acné chronique avec prurit (Biett).
Mélange pour lotions.
Douce-amère 1
.Tusqniame > aa une poignée.
Morelle )
Faites bouillir avec un peu de racine de guimauve, et pliquez sur les parties malades des compresses imbibées cette décoction (Biett).
Pommade de protochlorure de mercure ammoniacal.
Protocljl. ammon. de mercure. . . 2 grammes.
Camphre 5 décigrammes.
Cérat amygdalin 30 grammes.
Mêlez. Contre l'acné (Biett) \±\.
Les différentes espèces d'acné sont quelquefois avanta-
' geusement comballues par la pommade au nilrate acide de mercure (8 à 10 goultes ])our 30 grammes d'axonge) et par la pommade de soufre.
Fleur de soufre /p grammes.
Tannin -i id.
Eau de laurier-cerise 5 id.
Axonge rraîclie 50 id.
Viodure de chlorure mcrcureux à l'inlérieur se donne en pilules contre Vacne indurata (iodnre de chlorure mercureux, 25 centigrammes, avec quantité suffisante de miel et de gomme, pour 100 pilules de 20 centigrammes). Trois pilules par jour.
On emploie aussi la pommade suivante :
Iodnre mercureux 25 à 75 centigrammes.
Axtuige W grammes.
A employer trois jours de suite, une seule fois par jour dans les acnés chroniques ; puis appliquer du saindoux pendant trois jours, et recommencer plusieurs fois.
La dose proposée par MM. Bouligny et Rochart est de 75 centigrammes pour 60 grammes.
— On peut toucher les pustules d'acné avec la solution d'acide chiorhydrique dans la glycérine et ensuite avec de l'eau.
L'acné rebelle se trouve souvent bien du calomel à l'intéiieur en paquets de 5 centigi'ammes, ti'ois par jour.
L'acné varioliforme se guérit par des applications d'huile de cade ou de goudron tous les jours, par des applications alcalines, et encore mieux par la pression du i'ollicule sébacé qui fait sortir la matière incluse.
Afl^'É ^"l'iiVAlKK (acn.e simple.!^. Sur les grandes lèvres, sur le pénil et le pli génito-crural, il se développe des pustules d'acné aux dépens des glandes sébacées. Une irrilalion accidentelle, une disposition générale de l'économie, une diathèse, les excitations aux époques menstruelles, et surtout le défaut de soin, engendrent l'acné vulvaire simplex qui est constituée par de petites pustules rouges acuminées dont le sommet ne tarde pas à blanchir.
L'iicné vidvaire simplex peut être confiuente, et c'est alors qu'elle détermine de la cuisson et des démangeaisons.
Il existe sur le pubis des femmes qui ont des pediculi pubis, de grosses papules de prurigo pedicularis, qu'on ne confondra pas avec les pustules de Vacne simplex, car les papules de prurigo sont recouvei'tes d'une petite croûte noirâtre de sang desséché.
Les chancres folliculaires et les plaques muqueuses de la vulve se distinguent des pustules d'acné par leur gros volume et par leur coloration rouge jaune, au lieu de la coloration rouge vif de l'acné.
Thérapeutique. — Lotions fréquentes avec eau de savon commune. Bains simples, au début ; bains alcalins, si la lésion est passée à l'état chronique, et ne pas employer les pommades (A. Cuérin).
Axonge 30 grammes.
Protoiodure de mercure .... 1 id.
Cette pommade ne doit être employée que dans des cas très-rebelles. Pour prévenir la récidive, les soins minutieux de propreté sont indispensables.
Acné varioliforme de la vulve {ex'hrrmopdosis de Hugiiier). — L'accumulation de la matière sébacée dans un follicule distendu, comme dans les tannes, et l'existence de spores sphériques ou ovoïdes dans la matière sébacée caractérisent l'acné varioliforme.
Une pustule arrondie, ombiliquée au centre, du volume
ÀCOU
ACUP
d'une petite lentille, sans changement de couleur à la peau, à moins d'une inflammation, développée lentement et quelquefois pédiculée, constitue l'acné varioliforme ; mais si l'inflammation survient, lapetile poche crève et se cicatrise définitivement ou se reproduit.
L'acné viirioliforme est contagieuse (Bateman,Caiilaux), surtout chez les jeunes sujets où elle se développe de préférence.
Les pustules d'acné sont blanches ou opalines et se distinguent facilement des plaques muqueuses qui sont roses ou violacées.
Une végétation de la grande lèvre est rarement simple, et elle est irrégulière, tandis que l'acné varioliforme pédiculée est régulièrement arrondie et ombiliquée.
L'acné varioliforme existe sans fièvre, et, connue les boutons occupent la vulve seule, il n'y a pas d'erreur possible avec une varioloïde.
L'acné varioliforme se transforme quelquefois en chancre mou folliculaire.
Thérajjeutique. — Lotions ammoniacales et alcalines (Cazenave et Bazin).
Eau 500 grammes.
Carbonate de potasse 5 id.
Pommade.
Axoiig-e 30 gi-ammes.
eurbonate de potasse. ... 3 id.
Frictions avec l'huile de cade sur la pustule d'acné (Bazin).
Ce traitement est long, mieux vaut évacuer la matière sébacée (Huguier); on pique le bouton et l'on presse pour faire sortir la matière sébacée, ou bien on excise avec des ciseaux courbes la partie saillante du bouton, on presse sur la base du bouton, la matière sébacée sort ; la pression continuée applique les bords de la plaie l'un contre l'autre, il y a réunion par première intention, ou bien suintement séreux et formation d'une croiîte au-dessous de laquelle la cicatrice se fait (A Gnérin).
AC01\IT {Aro)ntum napellus). Plante de la famille des renonculacées, dont une espèce, Vaconit nupel, est employée comme sédatif des accidents nerveux, et contre le rhumatisme chronique, la goutte, le cancer douloureux, la toux spasmodique, la phtliisie, les amauroses nerveuses, l'infection purulente, etc. 11 renferme une huile grasse, de l'acide aconitique et un alcaloïde, Vaconitine, découvert par Morson.
Les feuilles de la plante sont acres, irritent la peau et brûlent le gosier. — C'est un poison narcotico-àcre qui produit des vertiges, des vomissements, des coliques, la paralysie, le coma et la mort.
L'aconit s'emploie à l'intérieur en poudre de racines, de 5 à 50 centigrammes; en ulcooluture, de 5 à 20 gouttes; et on l'a donné jusqu'à 2 et 3 grammes.
AC'OIN'ITlXE. Principe actif cristallisable de l'aconit (Worson). On la donne à l'intérieur à la dose de 1, 3 et 5 milligraiumes par jour, dans les mêmes circonstances que l'aconit. Son emploi est préférabliî quoique plus dangereux que l'aconit. 11 faut cependant se méfier de ce produit, car on vend une aconitine allemande qui renferme peu de principe actif et qu'on donne alors à 1 ou 2 et 3 centigrammes.
ACOL'^TlQliE (Cornet). Instrument dont se stu'venl les sourds poiu' rassembler les ondes sonores et pour l'cnforctu' les sous de façon à mieux enttïndre. Il y en a plusieurs espèces : les uns, de la forme d'une petite conque
qu'on introduit dans le conduit auditif e.xterne, peuvent être cachés par les cheveux [3; les autres, au contraire, tubuleux, souples ou roides, d'une longueur de 20 à 80 centimètres, et très-évasés à une de leurs extrémités, remplissent bien mieux le but qu'on se propose. Tous sont formés d'un pavillon bouché au fond par une lame criblée,. ou par une baudruche ayant pour effet d'empêcher les vibrations sonores d'être trop éclatantes ; ce pavillon est fixé à un tube étroit dont l'extrémité, mise dans le conduit auditif, sert à conduire les sons dans l'oreille.
Le meilleur cornet acoustique est un tube souple, de caoutchouc vulcanisé, couvert de soie, long de 80 centimètres, ayant d'un côté un pavillon d'ivoire, et de l'autre un petit embout qu'on place dans l'oreille. Ce cornet acoustique est très-portatif et augmente l'intensité des sons qu'il transmet avec la plusgrande facilité. V.Oreillk, Prothèse.
ACQUA ACIurLA (Italie). Eau minérale ferrugineuse et gazeuse des environs de Viterbe, contre la chlorose, l'anémie et la dyspepsie \±].
ACQUA .SAKTA (Italie). Eau minérale sulfureuse sodique des environs d'Ascoli, donnée en boisson et en bains contre les scrofulides cutanées et contre les engorgements scrofulcux des glandes ou des articulations.
ACQUA SAI^TA (Italie). Eau minérale sulfureuse calcique, tiède, des environs de Gênes, donnée en boisson et en bains contre la scrofule.
ACQIH (Italie). Eau minérale sulfurée sodique, des environs d'Alexandrie, ayant 70 à 75 degrés centigrades. Saison du 1" mai au l'^'' octobre. On l'emploie en boisson et en bains contre la paralysie et contre la scrofule. Les boues sont employées contre les engorgements articulaires.
ACKODYIS'IE. Des picotements et des douleurs aux mains et aux pieds, des contractures et des crampes aux doigts, des soubresauts musculaires des membres , de l'érythème sur la peau des extrémités, la desquamation de ces parties, et avec cela de l'œdème, de la diarrhée et de la fièvre, voilà ce qui caractérise l'acrodynie, maladie actuellement inconnue et qui a été épidémique en 1828 et 1829, sous l'influence de la mauvaise qualité des céréales.
Thérapeutique. — Des boissons acidulés, froides, gazeuses et stimulantes, des lotions d'eau blanche ou d'eau acidulée sur les extrémités, des bains tièdes ou froids, des pilules d'opium ou de belladone soidagent beaucoup les acrodyniques.
Un vésicatoire volant le long du rachis fait ordinairement cesser les engourdissements des membres.
Des bracelets ou des plaques de laiton appliquées sur la peau pendant vingt-quatre heures font souvent cesser la contracture des extrémités (Biuq), et à cause de cela peuvent être employés dans l'acrodynie.
ACTÉE. Plante de la famille des renonculacées, dont la variété, Actœa spicata, a une racine qui s'appelle VeUébore noir, dont la décoction à 2 grammes pour 500 grammes d'eau est un violent purgatif.
AClJPltESSL'RE (Simpson). Moyen hémostatique des plaies artérielles. V. Artères et Plaies.
ACl'PUXCTliRE. L'acupuncture est un moyen curatif de révulsion qui consiste dans la piqûre de la peau à l'aide de fines aiguilles de platine ou d'acier pénétrant ù qtiehiues centimètres de pi'ol'ondeur dtinsles tissus. V. UÉ- VULSION.
L'acupuncture se pratique en enfonçant doucement, et ar degrés, des aiguilles dans les parties malades à la rofondeur nécessaire de 4 à 6 centimètres, et en ayant oin de tendre la peau pour faciliter leur introduction.
Les douleurs rhumatismales et névralgiques, le hoquet ebelle, Fodontalgie, la gastralgie, le lumbago, l'épilepsic ui part d'un point fixe, le trismus, la névralgie teslicuaire, les fièvres intermittentes, la goutte, la coqueluche, 2 météorisme du ventre ont été souvent guéris par l'aculuncture de la région ou est l'origine du mal.
Tous les tissus : muscles, nerfs, vaisseaux, cœur, paois de l'estomac, peau, tissu conjonctif, etc., ont pu être lerforés sans inconvénient par l'acupuncture.
Une longue aiguille fine placée dans le cœur, à travers es parois de la poitrine, et dont l'extrémité libre ne emue pas, indique l'immobilité de l'organe central de a circulation, ce qui est un signe certain de la mort.
Une aiguille à acupuncture enfoncée dans les tissus au liveau d'articulations où l'on soupçonne une fracture, jermet de préciser les changements de rapport des os Malgaigne) .
L'acupuncture unie à l'électricité est souvent employée j;omme agent coagulateur dans les anévrysmes, les va- 'ices et les tumeurs érectiles, V. ces mots et Electro- PUNCTURE.
ADÉ!\IE (Trousseau). V, Leucocythémie et Scrofules.
N AWÉl^lTES. L'inflammation d'une glande quelconque jporte le nom à'udémte : ainsi, adénite purotidiemw, udé- \<iite 'mammaire, mais ce nom est ordinairement réservé
Iux inflammations des ganglions lymphatiques. V. Glande AROTiuE, Mamelle.
1° Adénite aiguë. Soit qu'une angioleucite ait réexisté, soit que des substances délétères ou des prouifs d'une inflammation locale aient été absorbés et porli's dans un ganglion voisin sans inflammation préalable les vaisseaux lymphatiques, les ganglions deviennent II' siège d'une exsudation inflammatoire, et de deslruc-
[Hun des vaisseaux afférents et efférents, leurs vésicules loses s'altèrent et il y a formation de pus. Une plaie irritée ou négligée, des plaies virulentes, des ontusions et des inflammations des muqueuses sont les causes ordinaires de l'adénite.
L'adénite suit une marche lente ; elle débute par le centre du ganglion, et bientôt l'organe est réduit à une poche pleine de pus.
Dans l'adénite aiguë les parties voisines s'enflamment souvent, un phlegmon survient, puis un abcès; celui-ci est le résultat de l'ouverture du ganglion suppuré dans le tissu cellulaire, mais plus ordinairement il est dû à une inflammation de voisinage. Cet état constitue Y adénite phlegmoneuse (Velpeau).
Quand un ganglion est enflammé, il est douloureux, dur, quoique encore mobile au milieu des tissus empâtés; il y a de la fièvre, des frissons erratiques, et il existe des phénomènes de compression dans les organes voisins, surtout lorsqu'il s'agit d'une adénite profonde. Au début de la suppuration des adénites, la fluctuation est souvent obscure, mais l'empâtement des téguments, la rougeur et l'œdème sont de bons signes diagnostiques qui indiquent la formation du pus.
L'adénite inguinale simule souvent la hernie étranglée, mais en cas de doute ne manquez jamais de vous enqué- |
ADÉN 27
rir si le malade a été à la selle, quelle est la date du début de la maladie, et voyez s'il a de la rougeur et de l'œdème des téguments.
L'adénite axillaire a été sinudée pai' un anévrysme : n'oubliez pas d'examiner l'état du pouls et le tracé sphygmographi(|ue d'une lumeur inflannnaloire de l'aisselle si vous avez le moindre doute. V. Alne, Aisselle, Bubon, Hernie.
Thérapeutique. — Deux à dix sangsues sur la région malade et un cataplasme de farine de graine de lin peuvent faire avorter l'adénite simple [±}. D'après lîdbert- Lalour, on arrive quelquefois au même l'ésultat en appliquant matin etsoir sur la tumeur une couche de collodion élastique [+]•
Un ou plusieurs vésicaloires activent la formation du pus ou font résoudre l'inflammation.
Une fois le pus formé, on ouvrira l'abcès. On devra pratiquer une incision de bonne heure si l'on craint les fusées purulentes. Alors on devra inciser jusqu'au centre du ganglion, l'inflammation s'arrêtera ou la suppuration sera activée, mais la maladie sera longue à guérir.
Lorsque les ganglions enflammés sont profonds, une incision préventive peut être faite sur les parties tuméfiées, et bien que l'ouverture ne donne pas de pus, ce traitement aura été utile, parce que dès que le ganglion se sera rompu, le pus sera amené au dehors en peu de temps. Au besoin, le lendemain de l'incision préventive, à l'aide d'une sonde cannelée, on pourra aller, en déchirant les tissus, ouvrir le foyer purulent dans le ganglion à travers l'ouverture faite à la peau.
2° Adénite eiii-oniquc. Source de la plupart des abcès froids, des gommes dites scrofuleuses, les adénites chroniques ne sont pas toujours la conséquence d'un état général diathésique (Velpeau), car le plus souvent elles sont dues à une irritation de voisinage qui a été négligée.
Les adénites chroniques de la syphilis sont dues la plupart du temps à des acnés du cou, à des croûtes du cuir chevelu, et aux pharyngites consécutives à des plaques muqueuses. C'est comme l'adénite cancéreuse qui dépend toujours d'un cancer du voisinage.
Les inflammations chroniques des muqueuses sont la source d'adénites chroniques dans les ganglions lymphatiques correspondants.
L'adénite chronique n'est pas douloureuse, il n'y a d'empâtement dans le voisinage que s'il s'ajoute à l'état chronique un état aigu.
Les adénites scrofuleuses sont celles qui suppurent le plus souvent, alors elles présentent les caractères des abcès froids, contenant du pus séreux, mêlé à des grumeaux blanchâtres plus ou moins l'ésistants.
Quelquefois un ganglion se ramollit et forme un kyste il paroi peu épaisse, mais assez résistant pour que le pus contenu demeure longtemps enfermé dans sa cavité. Lorsqu'on ouvre ces abcès, ils laissent écouler du pus clair, sirupeux; ils peuvent rester fistuleux pendant plusieurs mois.
L'adénite chronique se termine par suppuration, par résolution, ou par hypertrophie des ganglions. Lorsque plusieurs ganghons sont malades, il y a une succession d'adénites, et chez les scrofuleux il n'est pas rare de voir tous les ganglions des régions voisines devenir le siège d'inflammation chronique et d'hypertrophie. La maladie désignée sous le nom à'adénie est une maladie de ce