‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 303 sur 612 · II. — U · texte numérisé non relu

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lence ; alors aux signes de l'Iiydrocèle se joignent ceux d'une vaginalile aiguë. V. Vaginalite.

Quand une hydiocèle ancienne s'enflamme, elle peut s'ouvrir à l'intérieur et causeï' une fistule qui est toujours longue à guérir sans êlre incurable.

On ne confondra pas l'iiydrocèle simple avec une hernie, avec une tumeur cancéreuse du testicule et une vaginalite chronique, tant qu'il y a de la transparence. Quand la transparence n'existe pas, les signes tirés de la durée de la maladie, des bosselures dans les tumeurs cancéreuses et tuberculeuses, la cause probable du mal et des douleurs qu'il occasionne, éclaireront le chirurgien. Dans les cas difficiles on aura recours à une ponction exploralrice. [V. Testicules {Lésions des) Vagin.\lite, Hvdrocele des SACS Hi'RNiAiaES.] Quant au diagnostic de l'hydrocèle avec une hernie, on se rappellera que celle-ci, à un moment donné, a toujours été irréductible. V. Hernie inguinale.

Thérapeutique. — Les révulsifs sur le tube digestif, — les topiques, tels que le vin rouge ; la solution concentrée de chlorhydrate d'ammoniaque, 15 grammes pour 150 grammes d'eau; les frictions avec l'onguent napolitain; les vésicatoires ; les frictions avec la teinture d'iode, peuvent amener la disparition d'une hydrocèle, mais seulement au dél)ut, et encore ce n'est que dans un très-petit nombre de cas. — La compression avec un bon suspensoir et des ponctions répétées sont de bons moyens palliatifs, et c'est quelquefois la seule ressource du chirurgien qui a à. traiter des malades pusillanimes.

L'hydrocèle peu volumineuse et qui reste stationnaire ne doit pas êlre opérée.

L'hydrocèle volumineuse sera ponctionnée. Si l'inllammation survient, elle peut être l'occasion d'une guérison radicale ; on traitera l'inflammation et l'on attendra ; s'il se forme un abcès, on l'ouvrira.

La ponction avec le trocart et une injection immédiate (Monro, chirurgien du régiment de llume ; A. Monro, Sharp) d'alcool de vin, et beaucoup mieux de teinture d'iode pure ou mélangée avec un tiers d'eau (Velpeau), sont ce qu'il faut employer. Règle générale, les injeclions d'iode ne déterminent pas l'adhérence et provoquent une inflammation moins vive que les injections avec le vin et l'alcool.

Eau aistillée 100 gr.in)nu'S.

Teinture (riode ,10 jd.

(Velpeau.)

Pour opérer l'injection iodée, chercher la position du testicule, saisir autant que possible cet organe avec la main gauche et faire saillir en avant la tunique vaginale distendue. Le doigt, placé sur le trocart tenu à pleine main à une distance de 2 centimètres environ de la pointe, sert de point d'arrêt pour limiter l'introduction du trocart. Le chirurgien place la pointe sur le tégument et, l'enfonce par un coup sec. 11 retire ensuite le poinçon en laissant la canule en place et laisse couler le liquide seul sans presser les bourses. Lorsque tout le liquide est écoulé, il injecte environ une ou deux cuillerées de la solution iodée et plus lorsque la tunique vaginale était très-distendue par l'hydrocèle; il agite pendant trois à six minutes le liquide injecté par des malaxalions, pendant (|ue le robinet de la canule est fermé, puis il hiit sortir le liquide injecté, il retire la canule en pressant la peau autour de la canule ; nue plaque de diachylon referme la plaie. Le malade reste au lit; les bourses sont soulevées par une phique de gutta-peirlia

échancrée qui maintient les bourses élevées ; on place des cataplasmes sur celles-ci.

Lorsque l'hydrocèle est double, on peut faire les deux opérations le même jour.

Les accidents de la ponction de l'hydrocèle et de l'injection iodée sont une piqûre du testicule et un écoulement de sang peu grave, une inflammation violente des bourses pouvant aller jusqu'à la gangrène, la phlébite des veines du cordon (Blandin), une reproduction de l'hydrocèle avec liquide rose, brun ou chocolat, une orc':ite aiguë et chronique, enfin l'introduction de l'injection iodée dans la cavité péritonéale , lorsqu'on a méconnu qu'il s'agissait d'une hydrocèle d'un sac herniaire, ou d'une hydrocèle congénitale ; la mort est presque toujours la conséquente de cet accident.

Lorsqu'il coule du sang par la canule après le liquide séreux caractéristique, il est contre-indiqué de faire une injection iodée.

On traitera les inflammations par les moyens appropriés. V. Orchite et Vaginalite.

On évitera sûrement la gangrène du scrotum qui est presque toujours due à une injection maladroite d'iode dans le tissu cellulaire et le dartos en se conformant aux règles prescrites plus haut.

En dehors de toute complication, la conséquence ordinaire de l'injection iodée est une vaginalite aiguë avec œdème du scrotum, qui se résout peu à peu. Quoiqu'il} ait du liquide reproduit dans la tunique vaginale, il ne faut pas croire à une récidive, le liquide s'absorbe ordinairement dans le courant du mois qui suit la ponction.

L'usage et l'expérience ont fait préférer la teinture d'iode pour les injections de l'hydrocèle ; depuis on s'esl servi de solutions faibles de nitrate d'argent, de suH'ale de zinc, 30 à 50 centigrammes pour 100 grammes d'eau; on s'est servi d'alun ; mais tous ces liquides sont dangereux à appliquer. — Le liquide de l'hydrocèle réinjecté 1 n'a pas assez d'énergie pour produire une inflammation ■ subaiguë qui est seule capable de guérir radicalenieni l'hydrocèle.

L'électricité (Rodolpho Rodolphi), appliquée à l'aidt d'aiguilles à acupuncture traversant la tunique vaginale et à travers lesquelles on fait passer un courant électrique est insuffisante.

La cautérisation de la tunique vaginale à l'aide d'u» porte-causti({ue de Lallemand porté sur la séreuse à traveila canule d'un gros trocart (Defer de Metz, Maisonneuvï est une opération extrêmement douloureuse qu'il ne fj i pas préférer à la ponction et aux injeclions iodées.

L'incision simple (procédé ancien), l'incision eti'apj)li cation d'une tente (Franco), le séton (Guy de Chauliac), 1» canule d'argent, à œil latéral à la partie moyenne, laissci à demeure (Haudens), sont des procédés compliqués et qu n'ont d'effet qu'en déterminant une inflammation violent qui peut produire aussi bien la gangrène du scrotum qu la guérison de l'hydrocèle ; ils doivent être repoussés de pratique.

La canule du trocart laissée à demeure pour irriter tunique vaginale (Monro) est quelquefois suffisante, ni' ce moyen est peu sûr.

Il faut proscrire de la thérapeutique chirurgicale l'exi siou faite autrefois (Celse, Aliuicasis, Fallope, Douglass : , Louis), l'ouverlure de la tumeur par le fer rouge et i , caustiques (l'aul d'Égine, Guy de Chauliac, Wisema.| | L'incision sim|ile (Celse, B. Bell) n'est pas toujours effic; et est très-douloureuse; elle ne convient que pour hydrocèles enflammées.

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FORMULAIRE DE l'HYDROCELE.

InjerAion iodée.

Teinture il'iode Eau distillée.

50 yi'iuiunes 100 id.

Dans les cas d'hydrocèle.

(Velpeau.

Solution iodée contre Vhydrocéle.

40 graimues.

5 id.

10 id.

Eau

Iode

lodure de [jotassiuin

Mêlez dans un mortier de verre l'iode ell'iodure. Ajoul'eau peu à peu. La quantité de liquide à injecter ne dit jamais dépasser celle du liquide que l'on peut faire sitir de la tumeur. (Bonnet.)

Solution iodée pour injection.

'"J>^ l aa 5 arammes

lodui'C de potassumi )

Alcool à 90° centigrades 50 id.

Eau distillée 100 jd.

(Guibourt.)

Injection irritante.

via chaud 500 yi-ajumus.

Alcool rectilié 50 id.

llèlez.

Vin.

Miel.

dOOO grammes.

120 id.

Lotion ou fomentation de vin

aites dissoudre à froid. (F. H. 1'

Fomentation de teinture d'iode affaiblie.

Eau distillée. .

Teinture d'iode.

150 grammes.

5 id.

ie

n peut augmenter la dose de teinture jusqu'à 25 grammiipourla même quantité d'eau. Employée dans le Iraiteipt des bubons, de l'hydrocèle qui accompagne l'épidiimile, etc. (Ricord.)

Implication d'un emplâtre de protoiodure de mercure, 4 irtie, et onguent eitrin 8 parties, à mettre sur le scrotoil On lève et réaiiplique l'emplâtre pour voir l'état ie\iparties, et en un mois l'hydrocèle est guérie. 2 cas uérison chez les enfants (Lillenius) I I.

mi)loi topique de cyanure de mercure. — 30 centiimes pour 15 grammes d'axonge. Six à huit frictions liijUsli'à érythême douloureux qu'on panse avec un linge j ,jr;|sé ; guérison en trois à six semaines (Koch) □.

s p/i(;fe« avec un trocart assez fort, et par la canule \ïnt\duîre une sonde huilée dont le bout est couvert de quelàfulgrains de précipité rouge. — L'introduction de celte oi|e deux ou trois fois laisse assez de précipité pour faire e une inflammation qui guérit radicalement l'hydro- ILloyd) □.

YDROCÉPHALIE. Lorsque la sérosité en grande dance se dépose à l'intérieur ou à l'extérieur du cerdans les ventricules ou dans la lavité arachnoïle, elle forme ce qu'on appelle l'hydrocéphalie, hydrocéphalie est une maladie de l'enfance, lez les adultes il se dépose quelquefois de la sérosité les méninges ou dans la substance cérébrale, mais plutôt de l'inRIlration séreuse ou de l'œdème que de rocéphalie.

mot d'hydrocéphalie aiguë s'appliquait jadis à tous 'panchements ventriculaires de sérosité causés par

Il t^èl

ii-^ab ve «die

li.dai c'e

l'encéphalite aiguë ou par la méningite simple et granuleuse, mais aujourd'hui, comme ces maladies sont l'objet d'une description parliculière (A'. Méningite et Encéphalite), la dénomination d'hydrocéphalie s'emploie surtout pour désigner les épanchements séreux du cerveau qui ont une marche chronique.

Il y a une hydrocéphalie aiguë et une hydrocéphalie chronique, mais l'une comme l'autre sont très-rares à l'élat essentiel, tandis qu'elles sont très-communes comme maladie symptomatique.

L'hydrocéphalie chronique est une maladie particulière, quelquefois héréditaire, congénitale ou acquise, produite par la compression exagérée du ventre pendant la grossesse, par les chutes sur le ventre pendant la gestation, par l'entortillement du cordon ombilical autour du cou, par la compression du forceps sur la tête, par des chutes sur le crâne, par la méningite chronique, par la sclérose cérébrale, par les tubercules du cerveau, et enfin par l'héniorrhagie méningée.

On reconnaît l'hydrocéphalie à un développement excessif, régulier du crâne, dont le volume est très-considérable relativement aux dimensions de la face et dont les parois molles, fibreuses, sont en grande partie dépourvues d'éléments de tissu osseux.

Le volume de la tête est quelquefois si considérable, que les enfants, ne pouvant en supporter le poids, sont obligés de rester au lit, et le crâne très-mou s'aplatit et se déforme en appuyant sur l'oreiller.

Le crâne des enfants atteints d'hydrocéphalie a une circonférence qui varie de 50 à 150 centimètres.

C'est une énorme quantité de sérosité claire, liquide, à peine chargée de sels ou d'albumine, composée de 9!r)00 parties d'eau sur 1000 (Marcel), déposée dans les ventricules latéraux ou dans la cavité arachnoïdienne, qui donne lieu au développement du crâne des hydrocéphales.

L'hydrocéphalie arachnoïdienne résulte souvent d'une hémorrhagie méningée qui se résorbe et se transforme en un kyste séreux qui comprime le cerveau et peut arriver à le refouler entièrement sur la base du crâne.

L'hydrocéphalie ventriculaire dilate quelquefois les ventricules au point de convertir les hémisphères en deux poches juxtaposées dont les parois supérieures n'ont plus qu'un demi-centimètre d'épaisseur, mais on comprend que la maladie, avant d'arriver là, puisse offrir une foule de degrés dans son développement.

On trouve dans l'hydrocéphalie chronique une quantité de sérosité différente, suivant les cas, et qui varie de 500 grammes à 10 kilogranunes.

Un enfant subitement atteint de convulsions, et chez lequel se développe une hydrocéphalie chronique au boiit de quelques mois, a probablement une hydrocéphalie arachnoïdienne, suite d'une hémorrhagie méningée (Legendre).

L'hydrocéphalie chronique qui se développe par degrés ou à la suite de symptômes aigus de méningite est en général une hydrocéphalie ventriculaire.

L'hydrocéphalie conduit peu à peu les enfants à la paralysie du mouvement et des organes des sens ; la vue est faible et les yeux divergents, dont les pupilles sont dilatées, oscillent sans cesse ; l'ouïe et l'odorat sont abolis, la parole est retardée ou absente, la marche est chancelante ou impossible, les digestions restent bonnes, mais les déjections restent involontaires et il y a souvent des vomis-

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semenls ou des convulsions que l'on provoque par le mouvement ou par la compression du crâne.

Un commencement d'hydrocéphalie chronique peut être aisément confondu avec le rachitisme du crâne, mais, dans cette dernière affection, il n'y a pas de troubles visuels ni d'accroissement du nombre des vaisseaux de la rétine, tandis que, dans l'hydrocéphalie, les lésions de circulation du fond de l'œil, produites par la compression intra-crânienne, permettent souvent de reconnaître le mal. V. CÉ- RÉBROSCOPIE.

En général, dans l'hydrocéphalie chronique il y a une excessive quantité de grosses veines sur la rétine, ce qui

Fig. 338. — Hydrocéplialie olironiquo. — Infiltration séreuse de la papille et hypérangie phlébo-rétiaienne.

est en rapport avec la compression intra-crânienne, gênant la rentrée du sang veineux de l'œil dans le sinus caverneux. V. CÉni'imoscopiE et Rachitisme.

Si l'hydrocéphalie excessive est au-dessus des ressources de l'art, il en existe de très-peu abondantes qui peuvent guérir ou qui laisocnt vivre les malades jusqu'à vingt, trente et cinquante-quatre ans.

L'hydrocéphalie chronique, chez de très-jeunes enfants, peut être confondue avec le rachitisme qui arrête le développement des os du crâne, en ramollit les parois et en augmente les dimensions, mais l'état normal du fond de l'œil, l'absence de tout désordre dans les organes des sens, et Texislence de déformations osseuses sur d'autres points du corps (V. Rachitisme), dans le cas de rachitisme, doivent faire distinguer ces deux maladies l'une de l'autre.

L'hydrocéphalie chronique accompagnée de strabisme, d'oscillation des yeux et de convulsions, est inévitablement mortelle.

L'hydrocéphalie peut guérir exceptionnellement; alors les os du crâne subissent une hypertrophie [)lus ou moins considérable qui donne au crâne une grande épaisseur (A. Andral).

Thà-apeutit/m. — Empêcher la formation d'une nouvelle quanliléde liquide dans le crâne et faciliter l'absorption ou la sortie de celui qui s'y trouve déposé, telles sont les indications de l'hydrocéphalie aiguë ou chronique.

Appliquer de larges compresses imbibées de vinaigre scillitique, de vin aromatique, de larges vésicaloires volants sur le crâne, ou cnlln des cautères à la nuque. On peut employer aussi :

Les diurétiques. Nitrate de potasse, \ k h grammes par jour; — acétate de potasse, même dose; — sirop de pointes d'asperges, 150 grammes par jour; — sirop des cinq racines, même dose; — teinture de scille ou de digitale, dix à trente gouttes; — poudre de digitale, 5 à 25 centigrammes; — oxymel scillitique, 5 à 10 et 15 grammes en potion.

Les purçjatifs. Calomel, 5 à 10 centigrammes par jour;

— séné, 10 à 20 grammes dans du café; — huile de ricin, 10 grammes.

Les exutoires au cou et sur le crâne ; — séton, nioxa.

— vésicatoire, — frictions stibiées.

Les ultémnts. Frictions sur la tête avec l'onguent mercuriel et recouvrir le crâne avec un bonnet de laine. — Calomel, 5 centigrammes par jour avec bains alcalins quotidiens; — iodure de potassium, 3 grammes pour ^lOO grammes d'eau sucrée, une cuillerée à café toutes les heures.

La compression. Faire la compi'ession de la tête avec des bandelettes de sparadrap ou de toile ordinaire.

Laponctiondu crâne. On a faitlajionctionsurles côtés de la ligne médiane etl'on acomprimé le crâne (Hippocrate, Celse, Monro, A. Cooper). Quelques cas de succès. — La ponction du crâne peut être combinée avec les injections iodées (Brainard). C'est une opération téméraire dont les résultais sont rarement heureux. Dans ces cas, faire la ponction el une évacuation modérée de liquide, injecter 2 milligrammes d'iode et 5 centigrammes d'iodure de potassium pour 30 grammes d'eau, puis réitérer tous les dix jours environ.

— Le docteur Tournesko cite un cas de guérison au trentehuitième jour. Pour moi, je préfère la ponction par la lame criblée de l'ethmoïde au moyen d'un trocarl capillaire garni d'une boulette de cire, afin de ne pas blesser les parois des fosses nasales.

IIYDROCOTVLE ASIATIQUE:. Plante exotique ii l'Asie, de la famille des ombellifères, employée eninfusioB n à la dose de 6 grammes pour 2000 grammes d'eau si- \ ' duite à 1000 par ébullilion. On l'emploie contre la lèpre, i- □, contre la syphilis □, contre la scrofule □.

Elle s'administre aussi sous foi'me de granules, de 2 12 le matin et le soir, ou sous forme de sirop à la dosed' . 2 à 10 cuillerées à café le malin et le soir.

Le premier effet produit par ce médicament est une set sation de chaleur et de picotement à la peau, surtout aii mains et aux pieds et qui est suivie, au bout de quelqr jours, d'une sensation de chaleur générale, qui peut alln dans quelques cas, jusqu'à la démangeaison la plus inl# rable et est suivie quelquefois d'une légère rougeiii: circulation capillaire générale est accélérée, le pouls i vient plus fort et plus plein. Après que le médicamenl ' été administré pendant une semaine, l'appétit augraeni' sensiblement, les fonctions des principaux viscères nepa raissent pas troublées, même lorsque le médicament fdonné à hautes doses. Au bout d'un certain temps, la pt"' commence à devenir plus souple et plus unie; l'épidem se détache graduellement en jietites écailles, ou, dansl': cas graves, en larges croûtes ; la transpiration se rétabli' les fonctions excrétoires augmentent ; la digestion .s'am i liore et l'appétit se développe.

IIYDRO-ÉLECTRIQL'E. Application particulière l'électricité au moyen de piles inventées par Pulverniachi ' qui marchent avec de l'eau ou avec de l'eau aiguisée ^' vinaigre. Les piles hydro-électriques sont des chaînes co posées d'un grand nombre de petites piles en comniu jn, cation les unes avec les autres et qu'on peut enrouler ; tour d'un membre de fayon à agir sur les tissus par

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cirant non interrompu. Plongées dans le vinaigre ou de 1 ui vinaigrée pour imbiber leurs éléments, et appliquées s; la peau, elles produisent un courant très-énergique, slceptible de cautériser, et dont la force est proportionnée ai nombre des éléments et à l'acidité du vinaigre. On peut apliquer plusieurs de ces chaînes hydro-électriques pour 0 enir des effets plus intenses, et l'on s'arrange de façon qi! le courant traverse la partie malade ou les nerfs qui se daribuent dans cette partie. V. Électrisation.

HVDKOFÈKE. Système de balnéation qui consiste à nttre le malade à nu dans une caisse, sa tête seule rest<!t au dehors, pour recevoir un jet d'eau simple ou minéru pulvérisée, formant autour de lui un brouillard intense (iithieu, delaDrôme). La poussière d'eau mouille le corps crime un vrai brouillard, et de la sorte, avec 2 litres d lu réduite en poussière, on peut remplacer un bain P|r lequel il faut 200 litres d'eau. C'est une économie cisidérable, surtout loi'squ'il s'agit de l'emploi des eaux nriérales. Malheureusement la pulvérisation des eaux min aies leur fait perdre une partie de leurs principes minénkateur.s, et elle abaisse la température d'une façon désagipble pour le malade. On donne ainsi des bains d'amidon dtls l'eczéma [T], des bains d'eau iodée ou mercurielle, bains d'eau de mer, d'eau de Vichy, d'eau de Kreulz- , etc.

YDRO-HÉMATOCÈLE». Une hydrocèle récidivée s piqûre du testicule, une hydrocèle contusionnée et ermant du sang coagulé ou mêlé au sérum, avec ou lésions de la tunique vaginale, sont des hydro-hémales traumatiques.

la longue, les hydro-iiémalocèles se compliquent aississêment de la tunique vaginale :

\ l" Vhématocèle dans une hydrocèle ponctionnée se reccfiaît à une tumeur fluctuante affectant la forme d'une

ocèle et ne tardant pas à augmenter et à présenter les es d'une hydrocèle; le testicule est toujours difficile à

sii!

se'lr.

' y a eu une douleur vive au moment de la ponction de riiirocèle, et la tumeur s'est reproduite en peu de temps. Jaais on ne trouve d'ecchymose (J. L. Petit) sur le scrotui. Le souvenir de l'issue de sang au moment de la ponctic doit faire soupçonner qu'il y aune hydro-hématocèle ; ponction exploratrice lève tous les doutes.

" L'hématocéle dans une hydrocèle contusionnée estconstilée par une tumeur volumineuse, dure, tendue, d'une constance égale en tout point, et ayant toujours la forme ■d' le hydrocèle. Le liquide évacué à la ponction exploraa la coloration de la gelée de groseilles, ou est rouge me du sang pur. La tumeur s'est accrue après un [■'cob reçu sur une tumeur reconnue pour une hydrocèle. ecchymose du scrotum ne peut être le plus souvent la trace du coup reçu.

es hydro-hématocèles sont susceptibles de s'enflammer e révèlent alors par des signes de vaginalite aiguë ou ' cljDnique, surajoutées aux signes de l'hydro-hémalocèle. 'hérapeutique. — On traitera les hydro-hématocèles s^ inflammation comme l'hydrocèle. Les hydro-hématos enflammées seront traitées par l'incision et l'on fera lavages avec la décoction de quinquina ou la solution : , 2 parties; teinture d'iode, 1 partie, et l'on pansera v^^z des cataplasmes.

IfDROMEL. Boisson rafraîchissante formée d'eau, 5(1' grammes, et de miel, 30 grammes. On l'emploie i ce me moyen légèrement laxatif [+|.

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HYDROMËTRIE. L'hydroméirie est une accumulation de sérosité dans l'utérus, la cause la plus ordinaire de l'hydrométrie est une hypersécrétion des glandes utérines : cette lésion est des plus rares.

L'hydrométrie simule la grossesse et les fausses grossesses , mais au début, comme l'hydrométrie succède d'ordinaire à un état maladif, ancien de l'utérus, on peut facilement être sur ses gardes.

Ou bien le col de l'utérus est ouvert ou bien il est fermé; s'il est ouvert il coule du liquide en abondance lorsque l'on introduit la sonde utérine, s'il est fermé on sent à la place de l'utérus une tumeur fluctuante, les abcès enkystés de l'utérus et la péritonite tuberculeuse.

Thérapeutique. — On soudera le col utérin et l'on fera des injections émollientes ; si le col utérin est fermé on fera la ponction de l'utérus par le col. V. Atiiesie du COI. DE l'utérus.

HYDRO\ÉPIIROSE. La distension lente et progressive des bassinets, du rein, lorsque l'uretère est obstrué par un calcul ou par une tumeur quelconque, constitue l'hydronéphrose.

Fig. 339. — HyJronéphrose avec alruphic granulaire presque complète du parenchyme réaal.

Dans l'hydronéphrose, le rein se détruit quelquefois d'une façon complète, il se distend de manière à n'être plus qu'une coque fibreuse formant une tumeur plus ou moins considérable. V. Calculs du rein. (V. fig. 339.)

Thérapeutique. — Contre l'hydronéphrose due à des calculs des reins, il n'y a pas autre chose d'utile à faire que la néphrotomie. En dehors de ce moyen de salut, on ne peut employer que des palliatifs. Quant à l'hydronéphrose due à la pyélite et aux tumeurs cancéreuses du rein, toute médication spéciale est inutile.

UYUROPATHIE. V. HYDROTHÉRAPIE.

HYDROPÉRICA.RDE. Il y a des péricardites avec épanchement séreux ou séro-purulents, et enfin des épancliements de sérosité du péricarde sans péricardite.

L'épanchement de sérosité dans le sac fibro-séreux qui entoure le cœur constitue ce qu'on appelle l'hydropéricarde (Bouillaud).

C'est ordinairement une péricardite chronique ou latente qui produit l'hydropéricarde.

On voit de temps à autre l'hydropéricarde se produire sous l'influence des obstacles mécaniques à la circulation du cœur et des poumons, sous l'influence des nosohémies chloro-anémiques, et enfin dans certains cas de métastase goutteuse et rhumatismale.

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L'hydropéricarde, même abondant, détermine Veu de phénomènes généraux, rarement de la douleur, de l'essoufflonient et de la fièvre.

Une voussure de la région précordiale, avec dilatation et fluctuation des espaces intercostaux correspondants, sans impulsion du cœur sous la main, annonce l'hydropéricarde.

Une matité précordiale circonscrivant une surface, ayant la forme d'un cône tronqué par en haut et dont la base reposerait sur le diaphragme (Piorry), est la conséquence d'un hydropéricarde.

L'affaiblissement excessif et l'éloignement des bruits du cœur, dont le second temps semble dédoublé, annoncent un épanchement de sérosité dans le péricarde, entre le cœur et l'oreille de celui qui l'écoute.

Un hydropéricarde développé rapidement produit toujours des phénomènes de sulTocalion, d'étoutïement, de syncope, pouvant aller jusqu'à la mort, mais si Tépanchement se produit avec lenteur, d'une façon latente, sa présence à égale quantité d'eau ne détermine pas beaucoup de réaction.

Si l'hydropéricarde peut se terminer par la résorption du liquide épanché, dans la plupart des cas il entraîne l'asphyxie et la mort.

Thérapeutique. — Quand l'hydropéricarde résulte d'une forte inflammation, il faut recourir à la saignée du bras ou aux ventouses scarifiées sur la région du cœur (V. Péhicardite), mais si l'état inflammatoire a cessé, il faut prescrire les diurétiques (V. ce mot) et les sudorifiques. — De larges vésicatoires volants, répétés sur la région précordiale, sont ce qu'il y a de mieux à faire dans l'hydropéricarde causé par une phlegmasie dont l'acuité a entièrement disparu.

Quand un hydropéricarde, dont la cause inflammatoire a disparu, reste stationnaire et que, par son abondance, il expose à la mort, il faut faire l'ouverture du péricarde et donner issue au liquide épanché : par l'incision ou par la ponction (Senac, Pigeaux) ou enfin faire la trépanation du sternum (Laennec). Si l'on fait la ponction du péricarde, on incise le cinquième et le sixième espace intercostal, un peu à gauche du sternum, et l'on enfonce un gros trocart obliquement en bas en le dirigeant sur la droite, — Pdcherand a proposé de joindre l'injection irritante à la ponction du péricarde comme dans l'hydrocèle, mais cela n'a pas donné de bons résultais. La ponction peut aussi se faire par succion au moyen d'un trocart capillaire adapté à la seringue aspiratrice de Dieulafoy. — Si l'on pratique la trépanation du. sternum, on opérera au-dessus de l'appendice xiphoide, sur la moitié gauche du siernum, et une fois la couronne de trépan réalisée, le doigt indicateur ayant senti la fluctuation au fond de la plaie sert de guide au bistouri (jui incise le péricarde. — ^ .^près la ponction, on place le malade sur le coté gauche, presque assis, afin de favoriser l'écoulement du liquide. V. Paracentèse.

IIYOROPIIOBIE. L'hydrophobie est une névrose convulsive caractérisée par la frayeur des liquides ou des corps brillants et par le spasme douloureux de tous les muscles de la respiration.

Il y a deux espèces d'hydrophobie, l'une qui est essentielle et produile, soit par l'hystérie ou par l'hypochondrie, et l'aulre qui résulte de la présence du virus rabique dans le sang (CaMius Anrelianus).

L'hydrophobie essentielle est très-rare, tandis que l'hy-

drophobie rabique est assez commune et plus connue sous le nom de rage.

La rage n'est jamais spontanée chez l'homme, et lui est toujours communiquée par le chien, le chat et le loup enragés, au moyen de l'inoculation par morsure ou par contact accidentel de la bave rabique sur la peau excoriée.

Entre l'inoculation et le développement de l'hydrophobie rabique il y a toujours une période d'incubation qui varie de quelques heures à quelques mois et, dit-on, à plusieurs années.

Les deux tiers seulement des personnes ou des animaux mordus par un chien enragé prennent la rage (Renault).

Après quelques malaises et quelques symptômes d'angine pharyngée, l'homme atteint de rage éprouve de l'anxiété précordiale, avec étouffements, soupirs et spasmes douloureux ; dès qu'il veut boire, dès qu'on lui montre des corps brillants ou dès qu'on agite l'air en parlant haut, en se remuant trop vite ou en fermant brusquement les portes.

La rage est constituée par une série d'accès nerveux rabiques qui se succèdent à des distances plus ou moins rapprochées, jusqu'à ce que le malade, asphyxié pav le spasme et par l'écume bronchique, épuisé par la douleur, tombe dans une prostration mortelle, tout en conservant son intelligence presque jusqu'au dernier soupir.

Une personne atteinte d'hydrophobie rabique est inévitablement vouée à la mort.

Thérapeutique. — Les animaux enragés doivent être immédiatement abattus.

Toute morsure faite par un animal enragé doit être surle-champ cautérisée par le fer rouge pour prévenir l développement de la rage. La cautérisation au heurn d'antimoine et au nitrate d'argent est insuffisante.

Rien qu'il soit très-rare de voir guérir la rage confirmée, il faut cependant tout entreprendre pour sauver les malades. — Cette maladie doit être traitée par l'opmà dose progressivement plus forte, en commençant par 5 centigrammes, parla morphine, depuis 2 centigrammes, et par la belladone ou V atropine. Mais ce serait le cas, si les malades ne pouvaient point avaler, de recourir aux injections hypodermiques .

On a aussi conseillé de recourir aux inhalations " dix gouttes de chloroforme toutes les quinze minules, afin d'empêcher les accès, ou bien au sommeil cliioroformique, afin d'injecter de la nourriture dans l'esloniai au moyen de la sonde œsophagienne, ou bien au chiorsl hydraté (V. ce mot). On a encore recours au hachisch, a la dose de 1 à 2 grammes, et enfin aux injections d'ean dans les veines. (Magendie.)

L'élcctrîcîté a été employée avec succès dans l'hydrophobie par le docteur Lassing. Dans un cas où tous les remèdes employés en pareil cas avaient échoué, li> malade, en proie aune surexcitation efl'rayante, essayait de mordre toutes les personnes qui l'approchaient. On finit par l'altachersur un matelas, et l'on entoura ses picd*^ d'un fil de cuivre. Le pôle négatif d'un appareil électromédical fut mis en communication avec ce fil, et le pôl'' positif avec la gorge et l'épine dorsale du malade; a pôle, le courant" passait à travers une éponge imbibée vinaigre et d'eau salée.

Dès que la communication fut établie, les tressaillements cessèrent, et sous cette influence le malade put boire sans éprouver cette horreur pour les liquides particulière aux

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l'drophobes. Sitôt qu'on cessait de faire passer le courant, I. spasmes reparaissaient ainsi que les divers symptômes (S la maladie. L'application du courant a été maintenue ]|ndant une demi-heure, et l'on a renouvelé l'opération ]jsieurs fois dans la journée, pendant une demi-heure (aque fois, en laissant un intervalle d'une heure entre (lUX expériences consécutives. Au bout de douze heures ( ce traitement, le malade, loin d'être furieux, présentait {contraire tous les indices de la faiblesse la plus grande. J transpiration était rétablie, on le purgea, et il s'en trmit pendant deux heures. Huit jours après, il eut une velle attaque très-légère qui cessa par une nouvelle ajîlication de l'électricité.

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