FORMULAIRE DE LA RAGE
Parmi les médications employées pour prévenir et comtre la rage, en voici quelques-unes qui sont bonnes onnaître, tout en ne s'illusionnant pas sur le peu de mce qu'elles ont de réussir.
Infusion de Scutellaria lateriflora ou smltccq), deux Itérées de poudre par litre d'eau. Elle prévient la rage
niés la morsure et la guérit lorsqu'elle est déclarée.
I L;rand nombre de succès (Laurence van der Vur, Ly-
\'oudre de valériane, à prendre 10 à 60 grammes par jcr,
'iilomel, U grammes toutes les quatre heures. — Doni: I lieu à la salivation dans la rage confirmée. Deux cas Jnuérison (Ligget) □.
.e curare a été employé dans la rage confirmée en inje ions avec la seringue de Pravaz, mais sans plus de sœès que dans le tétanos RI.
mcine d'aconit appliquée à la dose de 1 gramme 50 centijammes à 2 grammes sur la plaie, jusqu'à ce qu'elle, sel cicatrisée, comme moyen préventif I I.
\*iit.ura stramonium. — Extrait, i h UO centigrammes ; le'ture, de Ik à 24 grammes, comme moyen préventif I I.
Ilantain d'eau [Alisma flantago). — En Russie, on lujattribue la propriété de guérir la rage : 10 grammes Jfjpoudre de racine par jour. On l'a essayé sans succès pri'Vance [3-
mmoniaque sur la plaie et à l'intérieur : 4 à 6 gramdans une tasse d'infusion de tilleul, plusieurs fois par ■□.
.cide arsénieux en préventif.
oudre de belladone, 10 à 15 centigrammes par ugmentant la dose comme moyen préventif.
More liquide en lotions sur la plaie, et à l'intérieur pilules avec de la mie de pain : 2 grammes chez les eriints, 6 grammes chez les adultes, quatre à cinq fois par
et préparations arsenicales, comme
lour
(Brugnatelii, Journal général de médecine, LIX, 303, fXIl, 281).
'oudre de cynoglosse, 50 centigrammes, trois fois par {Bulletin des sociétés médicales, Férussac, XVI, 237). enista tinctoria {genêt des teinturiers). — Décoction -chargée, en boisson ou en lotions sur la plaie (Moroti. Cabanon d'Uzès).
llébore noir, 50 centigrammes à 1 gramme 20 centifimes en poudre, ou bien 60 à 75 centigrammes en iit □.
Huile animale de Bippel. Trois à quatre gouttes tous les jours dans une émulsion avec de l'éther, en augmentant la dose comme moyen préventif I I.
Apphcation sur la blessure d'un» petile quantité de poudre de cantharides □.
Application d'onguent mercuriel sur les parties bles- ' sées □.
Frictions mercurielles jusqu'à salivation {Bulletin des sciences médicales, Férussac, 1825, 17) I I.
Musc en poudre, de 10 à 50 centigrammes, avec niire, camphre et extrait de coquelicot.
Acide phénique, 5 centigrammes par jour à l'intérieur [+] et applications d'eau phéniquée au 100'^ sur la plaie.
Eupatorium aya-pana ou Aya-Pana, en infusion, 20 grammes par litre d'eau I |.
Mikania guaco ou Guuco, en infusion, 15 à 25 grammes par litre d'eau.
Eupatorium perfoliatum ou IBeonest , en infusion , 20 grammes par litre d'eau.
Bain de vapeur tous les jours et dans l'intervalle exercice forcé ; employé comme moyen préventif.
Il faut se rappeler que s'il y a tant de moyens proposés pour prévenir les effets de la morsure d'un animal enragé, c'est que les deux tiers de ceux qui sont mordus n'étant pas affectés de la rage (Renault), ceux-là peuvent attribuer au premier remède venu l'immunité que d'autres attribuent avec plus de raison à la marche naturelle de la maladie.
IIYUKOPIITil.'%ï>!niF;. L'hydrophthalmie est l'épiphénomène d'un glaucome, d'un ramollissement du corps vitré, d'un décollement de la rétine, d'une hémorrhagie cérébrale, d'une choroïdite ou d'une iritis, et même d'une kératite profonde.
Lorsque l'hydroplithalmie dure longtemps les membranes de l'œil sont distendues et il se produit un staphylôme. V. ce mot.
Lorsque la cornée cède la première il y a kérato-connus (saillie conique de la cornée) ou bien la cornée s'agrandit dans tous ses diamètres, l'iris devient peu à peu moins mobile, les mouvements du globe de l'œil sont moins libres, puis la cornée devient opaque et il y a «taphylôme.
L'hydrophthalmie dans laquelle la sclérotique se dilate la première se révèle par les signes d'un staphylôme antérieur ou postérieur.
Des douleurs extrêmement vives, semblables à celles du glaucome, accompagnent quelquefois l'hydrophthalmie. V. ce mot.
L'hydrophthalmie et les staphylômes sont quelquefois héréditaires et liés à un état général défectueux et à la scrofule.
Dans l'hydroplithalmie causée par une hémorrhagie cérébrale, le gonflement de l'œil existe en général du côté où se trouve l'hémisphère malade.
Thérapeutique. — Contre l'hydrophlbalmie avec glaucome commençant, on fera la compression de l'œil avec des rondelles de linge ou avec un gâteau d'ouate serrés par un ruban de fil. On prescrira en même temps le traitement antiscrofuleux et anlisyphililique si l'on peut soupçonner des antécédents de syphilis et de scrofule. On fera la paracentèse répétée -de la cornée, et lorsque l'iris sera
déformé et la cornée opaque et mamelonnée, on traitera comme le staphylôme de la cornée ; en cas de staphylôme de la sclérotique, on traitera par les moyens appropriés {\. Staphylôme de la sclérotique). Lorsque Ton évacue les humeurs de l'œil dans le cas de tension extrême, on incisera la cornée, et un lambeau d'iris sera excisé (Blandin).
HYDROPISIE. IjCs épancliements de sérosité dans les cavités séreuses ou muqueuses, dans les synoviales et dans le tissu cellulaire, sont des hydropisies.
Les hydropisies sont le résultat : 1° d'une inflanmiation aiguë ou chronique (exemple ; la pleurésie, l'ascite, l'hydorlhrose, l'hydrocéphalie, etc.) ; 2" des obstacles à la circulation veineuse (exemple : l'œdème de la grossesse ou des maladies du cœur et l'ascite dans les maladies du foie) ; 3° de l'appauvrissement du sang (exemple l'anasarque dans l'anémie et la néphrite albumineuse) ; et W du trouble des fonctions de la peau (exemple : l'anasarque après un refroidissement), d'où quatre classes d'hydropisies : inflammatoires, ■ — mirainques, — cachectiques, — essentielles.
Les hydropisies sont générales ou partielles et forment dans le premier cas Vnnasarque et dans l'autre l'œdème sous-cutané ou les épancliements des cavités séreuses.
Les hydropisies essentielles résultent de l'hyposthénie des capillaires dans la convalescence des maladies aiguës, dans 'kl paralysie des membres et dans l'abolition des fonc tions de la peau sous l'influence du froid.
Les hydropisies cachectiques appelées asthéniques (Rrown), passives (Breschet), froides ou chroniques, sont le résultat de la diminution du chiffre des globules et de l'albumine du sang (Becquerel et Rodier). En effet, le chiffre normal qui est de 129 millièmes pour les globules, tombe à 90 et celui de 70 millièmes pour l'albumine arrive à 30.
Dans les hydropisies cachectiques les malades sont pâles, affaiblis, troublés par des palpitations et des névralgies et des syncopes, comme dans la chlorose et dans l'anémie.
Les hydropisies mécaniques dt'pendent d'un arrêt de la circulation veineuse parla phlébite adhésive ou phlegmatia alba dolens, la compression des troncs veineux par une tumeur de l'aisselle, de l'orbite, du foie, de l'utérus ou de l'aine, et alors il y a cedème du membre supérieur, œdème du fond de l'œnl, épanchement séreux du péi'itoine ou suffusion séreuse des membres inférieurs (Lower, Bouillaud).
Les hydropisies inflmmnatoires sont celles qui résultent de l'inllanmialion, et elles n'occupent que les cavités séreuses. On les observe dans la poitrine sous forme d'hydrothorax et d'hydropéricarde, dans le ventre sous forme d'ascite. dans le scrotum à l'état d'hydrocèle, d'hydartlirose dans les articulations atteintes de goutte ou de rhumatisme et d'hydrocéphalie dans le crâne.
Plus il y a d'inflammation dans les parties affectées d'hydropisies, et plus le liquide épanché renferme d'albumine et de fdu'ine spontanément coagulable. C'est à ce point que dans les hydropisies séreuses venues sans phlegmasie intense, il n'y a plus de fibrine dans le liquide épanché et la quantité d'albumine est très-faible.
Toutes les hydropisies peuvent se terminer par résolulion, c'est-à-dire par résorption du liquide épanché, mais dans quelques cas la quantité du liquide est telle qu'elle gêne les fonctions du poumon, du cœur et du cerveau, et qu'elle entraîné la mort.
Certaines hydropisies produites par l'inflammation goutteuse ou rhumatismale, bien que partielles, peuvent se déplacer subitement cà la suite d'une métastase dangereuse, se porter dans le péricarde sur le cœur, dans la plèvre ou dans le cerveau, de façon à entraîner la mort (Scudamore,, Musgravej. V. Goutte et Rhumatisme.
Thérapeutique. — La thérapeutique des hydropisies varie selon leur nature essentielle ; — inflammatoire, — rhumatismale et goutteuse, — mécanique et cachectique.
Dans les trois premières catégories le régime suivant peut être observé avec avantage :
Diète lactée, trois ou quatre soupes au lait par jour, pain sec et oignons crus, abstinence complète de boissons (Serre d'Alais) ; pendant trente jours.
Hydropisies essentielles. ^- Dans les hydropisies essentielles, il faut ranimer les fonctions de la peau par des frictions sèches et aromatiques, par des fumigations de baies de genièvre ou de benjoin, par des bains d'étuve sèche ou par des bains de vapeur.
En même temps, on donnera k l'intérieur les stimulants aromatiques et alcooliques.
Hydropisies inflammatoires. — Dans les hydropisies inflammatoires fébriles, il faut recourir à la saignée des bras et aux sangsues; mais s'il n'y a plus de fièvre, on doit mettre le malade à un régime peu nourrissant, à l'usage des diurétiques, (le quelques purgatifs, et appliquer plusieurs vésicatoircs volants successifs.
Hydropisies mécaniques . — Dans les hydropisies mécaniqu£s, il faut tâcher de guérir ou d'améliorer les maladies des valvuves du cœur (V. CœuR), les maladies du foie (V. Cirrh.'Se), la. phlegmatia alba dolens{\. ce mot), etc.— Ici les diurétiques et les drastiques sont d'un bon effet. C'est l'occasion d'employer l'eau-de-vie allemande ou teinture de jalap composée a la dose de 50 à 60 grammes le matin à jeun.
Hydropisies cachectiques. — Dans les hydropisies carhertiques de l'anémie, du scorbut et des maladies constitutionnelles avec appauvrissement du sang, il faut au contraire donner les tisanes amères, vineuses, aromatiques et toniques ; ■ — les préparations de quinquina et d'arsenic; — les préparations ferrugineuses sous toutes les formes ; — les différents acides végétaux et minéraux, et enfin prescrire une nourriture substantielle, les vins chauds généreux, le séjour à la campagne, les bains de mer et de rivière ou l'hydrothérapie méthodique.
Quand l'hydropisie forme une collection très-considérable de sérosité, dans une cavité séreuse normale ou dans un kyste, il faut arriver à un traitement chirurgical qui consiste dans la ponction simple avec un trocart ordinaire, — dans la ponction suivie d'injection iodée ou dans la succion par seringue aspiratrice de Dieulafoy. V. AsciTE, Hydrocele, Hydrocéphalie, Pleurésie, Empyème, Hydropéricarde, etc.