FORMULAIRE DE L HYPOCHONDRIE
Teinture d'aloès composée (Elixir de longue vie) .
Aloès socotrin 36 gi'ammes.
Racine de gentiane
Rhubarbe
Zédoairo \ , . ,
Sal^ran > *
Agaric blanc
Thériaque
Alcool à 21» Cart 1728 id.
F. s. a. Dose, 10 à 50 grammes, comme purgatif et stomachique. Dans l'hypochondrie par constipation ou par engorgement du foie É].
Hier a picra.
(Électuaire d'aloès).
Aloès ■ 125 grammes.
Cannelle \
Macis j
Racine do cabaret / aa 8 id.
Safran \
Mastic /
Miel 500 id.
F. s. a. Vieil électuaire utile comme purgatif à la dose de 2 grammes. Dans l'hypochondrie par constipation
Eau fondante.
Sulfate de soude 30 grammes.
Nitrate de potasse 5 «iécigrammes.
Eméticjue 25 milligrammes.
Dissolvez dans :
Kau 1000 grammes.
Par verre d'heure en heure ; pour purger doucement. Dans les engorgements du foie et dans la constipation \±}.
Eau de Vais artificielle.
Carbonate de soude 7 grammes.
Sulfate de sonde 5 centigrammes.
Sulfate de fer i id.
Magnésie blanche 1 décigranime.
Chlorure de calcium 25 centigrammes,
Eau 125 grammes.
Acide carbonique 5 volumes.
Opérez comme il est dit au-dessous pour la fabrication de l'eau de Vichy artificielle.
Eau de Vichy artificielle.
Carbonate de soude 7 grammes.
Clibirure de sodium 17 milligramme!.
Chlorure de calcium 6 décigramme».
Sulfate de soude 3 id.
Sulfate de magnésie 15 id.
Sulfate de fer cristallisé 17 milligrammes.
Faites à part une solution des sels de soude, une solution des sels de magnésie, une solution de chlorure de calcium. Mélangez ces liqueurs et chargez d'acide carbonique. — On versera ensuite l'eau gazeuse dans des bouteilles où l'on aura mis préalablement le sulfate de fer dissous dans un peu d'eau.
Teinture de Croton tiglium,
Iluilc de croton 1 gramme.
Alcool reclifié 30 id.
F. s. a. Vingt gouttes dans une tasse de gruau; quinze <à vingt-cinq gouttes dans un véhicule convenable : vingt gouttes ne contiennent pas tout à fait une goutte d'huile.
724 HYPO
Oxyde de zinc, de 5 centigrammes à 1 gramme. Dans l'hypochondrie essentielle [+]■
Éther sulfurique, de dix à quarante gouttes. Dans l'hypochondrie éssentielle.
Chloroforme (en potion), quelques gouttes. Dans l'hypochondrie essentielle.
Camphre, de 5 à 50 centigrammes. Dans l'hypochondrie essentielle.
Valériane. Poudre, de 1 à 10 centigrammes. — Extrait, de 1 à 10 centigrammes. — Teinture (potion;, de 2 à 30 centigrammes. — Sirop, 20 grammes. Dans l'hypochondrie essentielle.
Musc. Poudre, de 10 centigrammes à k grammes. — Teinture, de 50 centigrammes à 5 grammes. Dans l'hypochondrie essentielle.
Tilleul et feuilles li'oranger, à prendre en infusion, k grammes.
Fleurs de Chenopodiiim, à prendre en infusion, k grammes.
Poudre de vanille, à prendre \ h U grammes par
Décoction de poudre de gland torréfié, U h S grammes pour 100 grammes d'eau [+].
Graine entière de moutarde noire, 1 à 2 cuillerées par jour (Dioscoride) [+]•
Cure de petit-lait, 1 à 2 litres par jour à la campagne, le matin à jeun, ou mieux en Suisse, à Interlaken (Carrière) .
Acétate de plomb, 5 à 15 centigrammes par jour (Ettmûller, Tachenius)
Palétation de toute la surface du corps avec une palette de bois pour produire une forte hypércmie cutanée [T].
Poudre de noix vomique, 20 à 30 centigrammes. Dans l'hypochondrie avec dyspepsie [+]•
Eau de laurier-cerise, de /i à 30 grammes par jour. Dans l'hypochondrie avec dyspepsie □.
Poudre de PauUiniii, à prendre 2 à 5 grammes par jour □.
Ambre gris, à l'intérieur (20 centigrammes à 1 gram.), ou en vapeurs.
Pilules de feuilles de chanvre, 10 à 20 centigrammes chaque soir ; augmenter graduellement.
Écorce de dictame en poudre , de 3 à 6 grammes (Stork).
Bouillon Qclalincux, dans l'hypochondrie par entérite chronique.
Asa fœtida, 50 à 60 centigrammes, trois à quatre fois par jour, en pilules ; 3'^%50 en lavement. Dans l'hypochondrie avec gastralgie \±\.
Gentiane. V. Dyspepsie.
Extrait de jusquiame, depuis 1 0 centigrammes. Dans l'hypochondrie avec gastralgie \±\.
Thridace, 10 à 15 centigrammes plusieurs fois par jour, en pilules; Dans l'hypochondrie avec gastralgie FR
Sous-carbonate de magnésie en poudre , quatre ou six cuillerées à café par jour. Dans l'hypochondrie avec aigreurs [+]•
Mélisse, plante entière, 3 à 7 grammes en infusion. —
HYPO
Huile essentielle, quelques gouttes. Dans l'hypochondrie flatulente [+]•
Menthe poivrée en infusion ; — en huile essentielle, six à douze gouttes dans une potion. Dans l'hypochondrie flatulente [+].
Muscade en poudre, depuis 40 centigrammes; huile essentielle par goutte. Dans l'hypochondrie flatulente
Eau saline de iSiederbronn (Bas-Rhin) , boisson et bains.
Eau,x d' Aix-la-Chapelle. Hufeland leur accorde une sorte de prédilection.
Eau saline ferrugineuse de Bagnéres-de- Bigarre (Hautes- Pyrénées) , boisson, bains, douches.
Eau sulfureuse de Barcges (Hautes-Pyrénées), bains.
Eaux sulfureuses de Castéra-Verduzan (Gers) , boisson et surtout bains.
Eau sulfureuse de Gréoulx (Basses-Alpes) , boisson , bains et douches.
Eaux salines acidulés de Vildune (près de Cassel, en Westphalie).
Eaux de Spa, trois à douze verres par jour.
Eaux de Stackelberg, en Suisse.
Eaux de Sylvanés (Aveyron).
Eaux salines tiàdes, améres, de Pouillon, près de Dax (Landes).
Douches ascendantes rectales d'eau ordinaire ou minérale de Vichy, d'Ems, etc., dans l'hypochondrie par constipation.
Douches d'eau, froide sur le foie dans l'hypochondrie compliquée de jaimisse.
Mouvement rotatoire du malade attaché sur une chaise bien sus2}ijndue □.
HlPOCïSil'E. Suc épaissi du Cytinus hypocistis delà famille des aristolochiées, employé comme astringent et faisant partie de la thériaque.
iiTPODERitiiQiJE (Méthode) ou ii\JE€Tionis
MÉDICAMEiSiTEUSES SOLS- tUTAlVÉES. En thérapeutique, la méthode hypodermique consiste essentiellement à introdure sous la peau, dans le tissu cellulaire sous-dermique, par incision ou par injection sous-culaiiée, certains médicaments solubles, très-actifs sous un petil volume, et qui sont ainsi plus sûrement et plus facilemeiil absorbés que s'ils étaient ingérés à l'état de potions, pilules, bols, etc. V. Endeiimique (Méthode).
Cette manière d'administrer un médicament, de dale toute récente, appartient à Wood, et c'est dans ces dernières années qu'elle s'est étendue et pour ainsi dire généralisée. (Béhier, Jousset de Bellesme.)
Pour qu'une substance toxique ou médicamenteuse puisse être donnée en injection , il faut : 1° que celte substance active soit plus pu moins soluble, sans qu'il soil nécessaire d'employer un dissolvant acide irritant ; 2° quf ' celte substance ne soit point par elle-même irritante oi corrosive ; 3° enfin, il est un point de détail sur lequel oi n'a pas insisté autant qu'on aurait dû le faire : il ne fau jamais injecter sous la peau une substance sohible qi puisse être précipitée, soit par les chlorures alcalins, so par les matières aibuminoïdes : car la sérosité album neuse, exhalée dans les mailles du tissu cellulaire, amen' rail cette double précipitation dès les premières goutt' injectées et s'opposerait à toute action. (Jousset de Be lesme.)
HYPO
HYPO
Quant à la fixation des doses, elles doivent être loujourf; Diiiindres que si le médicament était ingéré en potions ou L-n pilules; la raison d'être en est très-simple. L'absorpjtion sous-culanée étant plus siàre et plus rapide, il y a iplus de substance active réellement introduite, réellement [agissante : il faut donc une moindre dose que si Ton donnait le médicament en potion; car, dans ce dernier cas, une partie du médicament échappe à l'absorption et est jrendue avec les excrétions.
I Pour employer la méthode hypodermique, il faut se servir d'une petite seringue graduée de Pravaz, comme celle qu'on emploie dans le traitement des anévrysmes ipar l'injection du perclilorure de fer (V. Anévrysmes, fig. 22). Ayant fait une ponction avec un Irocart capillaire ^'ajustant à la canule de la seringue, ou avec une aiguille l'or perforée à l'intérieur et tenant à la seringue, on injecte 3inq, dix, vingt ou vingt-cinq gouttes de la solution médi- •.amenteuse. — On fait une ou deux injections chaque fois, lelon la quantité de liquide à faire pénétrer, et l'on injecte ji l'épigastre, au cou, dans la gouttière vertébrale, en pénétrant obliquement sous la peau, à un centimètre de profondeur.
Voici la liste déjà longue des médicaments injectés sous a peau :
' 1° Atropine. — Dans les névralgies, à la dose de 1 à 1 milligr., pour éviter des accidents d'intoxication (Wood, iéhier, Moutard-Martin). Solution normale au centième — lO centigr. de sulfate d'atropine pour 30 gram. d'eau.
2" Morphine. — Les sels employés sont : le chlorhyrate et le sulfate. On peut commencer par le chlorhyrate à la dose de 5-10 centigr. jusqu'à 50 centigr. et lème au delà, suivant le degré de tolérance. — Dans la ligraine, les névralgies, la cborée, la toux nerveuse, etc.
3° Nurcéine. — La dose de chlorhydrate de narcéine à ijccter peut être portée sans danger de 10 à 40 centigr. Jebout, Béhier).
Les solutions au dixième, au cinquième, etc., convien- ;nt très-bien pour cette substance, en supposant qu'on lisse faire une solution non irritante de ce remède, ce ui est fort douteux.
La codéine n'a pas encore été employée chez l'homme I) injection sous- cutanée.
' W Strychnine. — Il convient de commencer avec pru- ^ ' pce et de procéder par doses progressives de 2 à 3 mil- 'îjrammes. Pour ce qui est du lieu d'élection, le but qu'on propose répond à cette question : si l'on veut produire ijic action générale, il n'y a point de règle à ce sujet; ais il est évident que si l'on veut traiter une paralysie i raie, il convient de faire l'injection directement sur le ' pjet du nerf paralysé. Elle s'emploie dans les paralysies.
5° Aconitine. — Elle agit énergiquement à la dose de '2 à 2 milligrammes ; il ne serait pas prudent de dépasser :tte dose (Gubier).
6" Curare. — La dose ne peut être précisée qu'après ;périence faite sur un animal (un lapin, un jeune chien), >ur apprécier le degré d'activité, d'énergie du curare le l'on a pu se procurer : agir autrement serait dange- , ux, car rien n'est moins variable que la nature et •nergie de ce poison ; elles dépendent essentiellement de
provena7ice.
7° Sulfate de quinine. — De 10 à 15 centigrammes , chachaud, Pihan-Dufeilhay, Bourdon). Dans le rhuma- ■ me articulaire et dans les fièvres intermittentes simples I. peinicieuses. La solution acide jusqu'ici employée ulfatedans l'eau acidulée par quelques gouttes d'acide
sulfurique) a de sérieux inconvénients; et elle a été remplacée avec avantage par la solution suivante de Bourdon et Dodeuil :
Eau distillée 40 grammes.
Sulfate de quinine Ijiliasi^jue i id.
Acide tartrique. 50 centigrammes.
8" Vératrine. — Nitrate de vératrine injecté à la dose de 1/2 à 1 milligramme (Bois). Médicament infidèle, dangereux et jusqu'ici imparfaitement étudié.
9° Colchicine. — Essayée une fois seulement sur un goutteux, et à la dose de 2 milligrammes, elle amena de très-vives douleurs sans modification utile ; on dut y renoncer.
10° Baturine. — Six à 15 gouttes d'une solution ainsi formulée, 0S'',05 de daturine pour k grammes d'eau distillée (Lorenz). -
11° Conicine. — Employée par Lorenz (de Brème) pour faire tomber le pouls dans les maladies inflammatoires. Dose de 1 à 6 et 7 milligrammes
12° Nicotine. — Employée avec succès par Erlenmeyer à la dose suivante, quatre gouttes de solution de 25 milligrammes de nicotine dans 7 grammes d'eau.
13° Acide cyanhydriquc. — Injection de deux à six gouttes dans un cas d'éclampsie (M'Lead, Med. Times, mars 1863).
li" Digitaline. — Dose de 1 à 3 milligrammes ; à peine employée (.lousset).
15° Ergotine. — Essayée par Eulenberg, sans succès, dans un cas de toux convulsive, opiniâtre, chez un enfant de trois ans. 3 à 6 milligrammes par jour en solution dans un mélange d'alcool et de glycérine.
16° Caféine. — Injections à la dose de 1 à 2 centigrammes, au point douloureux dans la migraine (Erlenmeyer, Eulenberg).
17° Teinture de haschisch. — 30 à 60 centigrammes d'un mélange, en parties égales, de teinture de haschisch et d'eau distillée (Tamhayn).
18° Acide valérianique dissous au trentième. On peut en injecter 1 gramme, c'est-à-dire vingt gouttes tous les deux jours, dans l'épilepsie et dans la chorée [+].
Des injections ont été essayées avec Vémctine, le tartre stibié, l'huile de croton, le chloroforme, \e chloral etc.; elles sont irritantes, amènent de l'inflammation, des abcès, et doivent être entièrement bannies de la pratique.
Telles sont, avec l'indication des doses et des solutions, les substances toxiques ou médicamenteuses essayées en injections hypodermiques ; elles sont nombreuses et variées ; pour le plus grand nombre d'entre elles, les effets physiologiques ont été à peine déterminés et les résultats thérapeutiques se ressentent du peu que l'on sait sur ces effets.
On ne saurait donc trop engager les observateurs, non point à ajouter à cette liste déjà trop longue une ou plusieurs substances nouvelles, mais bien plutôt à étudier mieux qu'on ne l'a fait jusqu'ici l'effet utile des injections faites avec dos substances telles que le sulfate de quinine, la digitaline et quelques autres qui se prêtent merveilleusement à ce mode d'absorption.
IIYPOII/ï;»!.!.. On appelle hypohœma l'épanchement de sang dans la chambre antérieure de l'œil, soit après une opération de cataracte, soit après une plaie de l'iris ou une contusion de l'œil, soit même à la suite d'une iritis et d'une irido choroïdite. — H y a des hypohœma après une rup-
HYPO
HYPO
lure tle l'iris pendant la toux, après une hémorrhagie supplémentaire aux époques des règles. (Lawrence, J. Meyer, Guépin lils.)
L'hypohaema se résorbe seul dans la plupart des cas ; quelquefois il devient une cause d'inflammation et donne lieu à un hypopyon.
On ne peut confondre un hypohœma qu'avec un décollement completde l'iris ou une déchirure de l'iris (Mackensie, Ammon) ; mais dans les cas de déchirure de l'iris sans épanchement de sang, la vue est conservée, quoique affaiblie ; elle est nulle dans l'épanchement de sang- Puis la déchirure de l'iris affecte une forme assez régulière. L'épanchement sanguin récent a une coloration rosée, et le décolle ment de l'iris laisse voir une tache noire.
Thérai'>eutique . — Fermer l'œil, — compresses froides, — deux sangsues ou une application de sangsue artificielle à la tempe. — Tous les matins, instillation de collyre mydriatique pour prévenir les adhérences de l'iris. V. Collyre.
Si une iritis menace, on traitera par les moyens appropriés (V. Iritis); s'il y a un hypopyon, onferala paracentèse répétée de la cornée, et l'on tâchera d'obtenir une fistule de la cornée. V. Hypopyon.
IIYPOmARTHÉC'IQUES (APPAREILS). Le mot Mjyonarthécique (Mayor, de Lausanne) (de ûtïÔ, sous, et de vo(p9yjÇ, attelle) désigne une série d'appareils où la partie solide qui soutient les membres laisse à découvert une partie de la région.
Les gouttières métalliques, la boîte de Baudens, l'appareil polydactyle de J. Roux, sont des types d'appareils hyponarthéciques. V. Fractures et Fractures dk jambe.
Hl'POPlf©l\. L'hypopyon est un épiphénomène de plusieurs maladies de l'œil :
Une kératite parenchymateuse, une iritis, une iridochoroïdite, peuvent causer un épanchement de pus dans la chambre antérieure de l'œil, désigné sous le nom d'hypopyon.
Une demi-circonférence d'un blanc jaunâtre apparaissant à la partie inférieure de la cornée, augmentant insensiblement, accompagnée de contraction de la pupille, d'.un état dépoli des lames superficielles de la cornée, d'une congeslion de la conjonctive, caractérisent l'hypopyon, compliquant les lésions inflammatoires des membranes de la chambre antérieure de l'œil.
Il est rare que l'hypopyon se résorbe, à moins qu'il ne s'agisse d'iritis séreuse chez les vieillards et chez des sujets syphilitiques et scrofuleux. V. Iritis.
Thérapeutique. — Il faut d'abord s'occuper de guérir des maladies qui peuvent donner naissance à l'hypopyon ; mais lorsque le traitement a échoué, on emploiera le collyre suivant :
Eau distillée 30 grammes.
LnuJanum 1 id.
ou le collyre mydriatique avec le sulfate d'atropine :
Eau distillée 30 grammes.
Sulf<ito«iioutre d'atropiae 5 centigrammes.
Et l'on placera des compresses d'eau tiède sur les paupières. (Nannoni.)
Si la cornée menace de se sphacéler, ou simplement si l'hypopyon s'accroît sans cesse (Maîtrejean), on incisera la cornée avec le couteau à cataracte, sans chercher à évacuer le pus en une seule fois (Richter). — La succion (Leclerc, Adelman) est un moyen inutile et dangereux. — Les injections (Saint- Yves, Carron du Villards) n'ont pas d'avantages sérieux et exposent à un redoublement de l'inflammation.
Les ponctions répétées de la cornée avec l'aiguille à cataracte et l'établissement de fistules à la partie inférieure de la cornée (Mackensie, Sperino), sont le meilleur moyen à mettre en usage. L'humeur aqueuse, en se reproduisant, entraîne avec elle, tous les jours, un peu de pus. Les compresses d'eau chaude renouvelées tout les jours, l'occlusion de l'œil avec un petit voile de toile attaché à une bande qui entoure la tête, et le décubitus dorsal, la tête un peu élevée, sont les soins consécutifs indiqués après les ponctions de la cornée.
UYPOSPADIAS. Lorsque l'urèthre, formé de deuxmob liés latérales juxtaposées, est arrêté dans son développement, il arrive que le canal manque au niveau du gland, et alors l'urèthre s'ouvre anormalement à la face inférieure du gland ; ou bien il y a ouverture normale au gland et une ouverture anormale à la face inférieure du gland, et dans ces cas le gland et le prépuce sont toujours plus ou moins déformés ; ou bien le filet du prépuce peut manquer, le gland peut avoir subi un mouvement de torsion (Godard), s'être recourbé en dessous par des adhérences du prépuce au scrotum (Bouisson), être bifide (Sixtus). Ces lésions constituent l'hijpospadias balanique. Des vices de développement du scrotum coïncident rarement avec lui. D'autres fois il y a hypospadias pénien; alors une ouverture existe sur l'urèthre à la face inférieure de la verge, avec ou sans conservation du canal entre la fissure congénitale et le gland. Dans le cas de conservation du canal, oblitéré au méat seulement, peut-être faut-il penser qu'il y a fistule congénitale plutôt qu'hypospadias (Guyon) ; quand le canal manque, il y a ordinairement une gouttière sur la face i férieure de la verge, entre l'orifice anormal et le gland, y a des cas où l'hypospadias est double, où deux ouvertur existent. La courbure de la verge, la bifidité du pénis, sonl les complications ordinaires de l'hypospadias pénien . L'A upospadias scrotal est une division complexe dans laqueljà l'ouverture de l'urèthre est entre le scrotum divisé. DaJP ce vice de conformation il n'est pas rare que les testicules soient atrophiés; la verge est recourbée comme un clitoris, et il y a un état désigné sous le nom d'hermaphrodisme mâle.
L'hypospadias coïncide quelquefois avec d'autres arrêts de développement. 11 cause un trouble dans l'excrétion urinaire quand par le fait de l'incurvation de la verge, FuVine coule sur le scrotum; dans certains cas, l'orifice fistuleux étant très-petit, il y a rétention d'urine.
Lorsque les individus sont arrivés à l'âge de puberté, sauf le cas d'hyspospadias balanique, les érections sonl imparfaites, et d'autant plus vicieuses que le gland est plus déformé. La génération ne peut avoir lieu, même en sujr |i posant une intégrité de la sécrétion des testicules, qiie I quand il y a une gouttière uréthralc et une incurvation médiocre de la verge. — Dans la majorité des cas d'iiypospadias balanique, la fécondation est possible, mais elle ûej] peut avoir lieu quand il y a hypospadias scrotal avec ouverture sous le pubis.
Thérapeutique. — Si l'hypospadias balanique ou l'hypospadias pénien sont compliqués d'une imperforation du méat urinaire avec ou sans canal au devant de la fistule on traitera comme les atrésies de l'urèthre (V. ATRÉSif DE l'urèthre). Lorsque l'urèthre sera rétabli, on traiter; l'hypospadias comme une fistule urinaire (V, Fistules URt
NAIRES URÉTHRALES).
Si la verge est adhérente au scrotum, si elle est coudé' (Bouisson), on sectionnera les adhérences de la verge; et si malgré cela, la verge reste coudée, on fera un plià l!
HYSS
HYST
peau, puis une petite incision, et un ténotome sera conduit sur la face inférieure de la verge fortement redressée ; au milieu de l'espace qui sépare le méat anormal du gland, on divisera transversalement l'enveloppe du corps caverneux, puisle ténolome sera introduit entre les deux corps caverneux et les sépareradans l'épaisseur de la verge. (Bouisson.)
Contre l'iiypospadias pénien compliqué de bifidité de la verge, et d'absence de rigole simulant un canal, il n'y a rien à faire.
S'il y a des traces de canal, au contraire, on avivera les bords de la rigole glandaire et l'on réunira par-dessus une sonde passée dans l'urèthre (Velpeau, Dieffenbach), ou l'on avivera deux lambeaux sur le prépuce et on les réunira par làuture entortillée pour former une paroi inférieure au canal Dieffenbach).
On pourra tenter les procédés d'avivement et de réunion les fistules urinaires dans les cas où l'on aura préalablenent formé un canal; mais en général il vaut mieux s'absenir de pratiquer une opération qui a été suivie de mort
t n'a jamais donné un résultat réellement digne de justi-
er des tentatives dangereuses.
HYPOSTHKIVIE. État général de l'économie qui [baisse l'activité vitale des organes et des tissus, de façon créer une langueur générale ou un affaiblissement partiel e la contraciilité capillaire favorable à la production des laladies chroniques.
li'hyposthénie succède quelquefois à l'hypersthénie, lais elle jleut se montrer d'emblée, et c'est elle qui est cause des phlegmasies chroniques et de toutes les transrmations de tissu qui caractérisent les nosorganies. Y. ce ot.
Thérapeutique. ■ — Contre l'hyposthénie primitive ou condaire, élément très-défavorable des maladies, il faut escrire les tisanes stimulantes, toniques et amères, — vins affaiblis, une nourriture proportionnée à l'état madif ; — les bains froids, les bains de mer et de rivière, lydrothérapie ; le fer, le quinquina, l'arsenic, etc. V. ïoauES, Stimulants, etc.
HYKACÉUM. Substance aromatique solidifiée et fournie r l'urine d'un quadrupède du Cap, VHymx capensis. |tte matière jouit des propriétés du castoréum.
HYSSOPË. Plante indigène de la famille des labiées, m les fleurs aromatiques en infusion, 5 à 10 grammes
Fig. 341, — Hyssope.
litre d'eau, servent d'expectorant dans la bronchite onique Q.
IIYSTÉBtlE. Des spasmes avec sensation de boule épigastrique, ou laryngée-, et des accès convulsifs, sans fièvre, avec perte incomplète de connaissance, suivis de larmes, caractérisent l'hystérie.
L'hystérie semble être l'effet réflexe des troubles fonctionnels ou des maladies de l'utérus et de ses annexes, ce qui explique pourquoi on ne l'observe que chez la femme : P l'Opter uterum mulier est id qnod est.
C'est de douze à quarante ans qu'on observe l'hystérie, sous l'influence du travail de la puberté ou de la menstruation, des maladies de l'ovaire ou de l'utérus, de la chlorose, de la dysménorrhée, de la convalescence des maladies aiguës, et enfin des impressions morales vives.
L'amour contrarié ou non satisfait et la continence sont des causes occasionnelles fréquentes de l'hystérie.
Hien n'est commun comme la contagion de l'hystérie dans sa forme convulsive, spasmodique ou mentale, et toutes les épidémies de folie démoniaque observées au moyen âge n'ont pas d'autre origine.
L'homme éprouve quelquefois des attaques convulsives semblables à celles de l'hystérie, avec la sensation de boule au cou, mais cela est rare, et ces convulsions ne sont pas autre chose que l'épilepsie modifiée.
11 y a une hystérie spasmodique, une hystérie convulsive et une hystérie mentale.
L'hystérie spasmodique se révèle par des étouffements, des spasmes, la boule épigastrique et laryngée, la toux nerveuse, des névralgies de toutes sortes, l'excitabilité et la mobilité de l'esprit, des larmes non motivées, et l'analgésie générale ou partielle de la peau.
L'hystérie convulsive est caractérisée par des malaises, de l'oppression, une demi-perte de connaissance avec strangulation, des convulsions violentes des membres et du bassin pendant vingt ou trente minutes, le tout suivi de larmes et d'une courbature plus ou moins prononcée.
La présence des malaises prodromiques pendant plu- , sieurs minutes ou plusieurs heures avant l'attaque convulsive, et l'absence de coma ou d'aliénation après elle, font distinguer l'hystérie de l'épilepsie.
La fin de l'attaque d'hystérie convulsive est ordinairement marquée par une sécrétion peu abondante de mucosités utérines ou vaginales.
L'hystérie en attaques convulsives produit souvent des pneumatoses gastro-intestinales excessives avec contractions de l'intestin, borborygmes et sensation de boule remontant de l'estomac à la gorge, sous l'influence de l'œsophagisme.
Une femme qui se plaint d'étouffement sans motifs et qui pleure sans raison a de l'hystérie.
Une petite toux sèche, continuelle, exaspérée par les émotions morales, est un phénomène nerveux appartenant à l'hystérie V. Toux nerveuse.
La toux nerveuse, se complique quelquefois d'un bruit guttural intense qui la fait ressembler à l'aboiement d'un chien, mais c'est le spasme du diaphragme qui en est la cause.
Les attaques d'hystérie produisent souvent la catalepsie, la folie, l'amaurose, la surdité, l'analgésie de la peau et des paralysies musculaires partielles ou générales qui guérissent aisément sous l'influence des grandes perturbations morales.
HYST
lîYST
Les personnes atteintes d'hystérie ont souvent dans les flancs, dans le côté, dans restomac ou dans la tête, des douleurs de névralgie qu'on appelait jadis des clous hxjstériques. (V. Chlorose À Névralgie.)
Chez les hystériques, il y a des amauroses, des paraplégies ou des hémiplégies, qui résultent d'un simple trouble fonctionnel d'innervation, sans lésion matérielle appréciable des centres nerveux, et qui constituent la paralysie hystérique.
L'hystérie est fort souvent compliquée de menstruation douloureuse ou d'aménorrhée. (Y. Chlorose.)
Quant l'hystérie apparaît subitement et violemment, sans la boule et sans l'état spasmodique général, elle est difficile à séparer de l'épilcpsie, et on l'appelle Jiystéro-épilepsie.
Dans l'hystérie , les attaques convulsives reviennent aisément sous l'influence des contrariétés éprouvées par les malades.
L'hystérie convulsive disparaît à mesure qu'on avance en âge, et elle (îst remplacée par l'état nerveux ou nervosisme (V. ces mots), ou quelquefois même parla folie.
L'hyslérie mentale se présente surtout sous forme de manie religieuse, de démonomauie, d'érotisme et de nymphomanie ; mais, à un degré moindre, elle se traduit par des troubles circonscrits des facultés intellectuelles et affectives laissant à peu près libre l'exercice de la pensée. (V. Folie hystérique.)
Thérapeutique. — Moyens à employer dans les attaques d'hystérie. — Dans les attaques d'hystérie, il faut contenir les malades, détacher leurs vêtements, les mettre à l'air, et les coucher à terre sur un matelas.
Il faut leur faire respirer de l'éther sulfurique ou acétique, du vinaigre, du chloroforme, leur donner à boire du sirop d'éther ou de chloroforme ; des potions gommeuses avec la liquem' d'Hoffmann, avec la teinture de musc, de valériane, de castoréum, de succin, ou avec de l'ambre gris.
Traitement dans VintervaUe des attaques. — En dehors des attaques convulsives et pour en prévenir le retour, il faut que les malades fassent beaucoup d'exercice en plein air, de la gymnastique, fuient les lectures énervantes ou sensuelles, les spectacles elles tracas du monde, et la vie contemplative ou mystique.
S'il y a chlorose, suppression menstruelle ou aménorrhée, il faut recourir à l'emploi des toniques et des ferrugineux, de l'arsenic, des bains de mer et de rivière, des infusions de safran, d'armoise, et à tous les excitants généraux de la vitalité organique. V. Chlorose.
Quand l'hystérie résulte de la contagion ou de l'imitation, il faut isoler les malades et hîs punir de leurs attaques de façon à faire réagir le moral sur la constitution physique.
Le mariage est souvent utile chez la jeune fille hystérique, moins en raison du rapprochement sexuel en luimême que par le changement de régime et d'idées qu'il entraîne, et par la révolution organique qui résulte ordinairement de la grossesse et de l'allaitement, si les femmes veulent bien nourrir leur enfant au lieu de le confier à une nourrice.
C'est dans les intervalles des attaques que des lavements froids d'eau simple, de décoction de valériane, à'asa fœtida et de chloroforme sont très-utiles à administrer tous les jours. — 11 faut aider à leur action par l'emploi de la poudre de valériane, 2 à 5 grammes par jour; — de camphre, \kh grammes ; — ou à' oxyde de zinc, 2 grammes;
— de la teinture cV opium, dix à douze gouttes ; — d'ambre, vingt gouttes ; — de castoréitm, trente gouttes; — de musc, l h U grammes; — de valériane, de Y acétate, du carbonate, du succinate ou du valérianate d'ammoniaque, 50 centigrammes à 1 gramme ; - du valérianate de zinc, 25 centigrammes à 1 gramme; — de l'extrait d'aconit ou de belladone, 5 à 10 et 15 ou 35 centigrammes; — de bromure de potassium, 3 à 8 grammes ; — de chloral hydraté, 2 à 3 grammes, — On pourra aussi se servir de pilules de Smith, de Richter, — des pilules d'aloès et d'asa fœtida, de galbanum composées, — des pilules d'asa fœtida hyoscyamé, d'asa fœtida musqué, toniques de ^Yhylt, bénites de Fuller, etc.
Les bains lièdes ou salins prolongés pendant deux heures (Comme) peuvent être fort utiles. On se servira aussi des bains de valériane, des bains de mer, de rivière, par des lotions froides et le traitement régulier de l'hydrothérapie. Ce traitement réussit surtout dans les névroses hystériques et dans l'hystérie mentale et spasmodique.
En cas de dysménorrhée, de névralgies ou de viscéralgie, de paralysie, il faudra employer les remèdes particulièrement propres à guérir ces complications. (V. ces mots.)