BILIAIRES
L'ictère chronique dont la cause est incertaine, ou est rapportée à une obstruction indolente et à une congestion du foie ou à un cancer, doit être traité par le séjour à la campagne et aux eaux d'Ems ou de Vichy ; — par l'hydrothérapie méthodique et les douches sur le foie ; — par les boissons émoUientes ou alcalines ; — par les potions avec 3 grammes de bicarbonate de soude [È] ; — par le sel de nitre, 6 grammes par litre de tisane ; — par des pilules de fiel de bœuf desséché de 15 centigrammes, cinq à huit pilules parjour[+] ; — par des pilules de savon médicinal de 1 5 centigrammes, six par jour \±\; — par de légers purgatifs ; — par des pilules aloétiques, etc.
Aloês socotrin .\
Rhubarbe en poudre ! aa 5 grammes.
Savon médicinal )
Sirop de sucre. (J. s.
Pour faire des pilules de 15 centigrammes; dix à douze pilules par jour [T]- Ou bien :
Extrait de saponaire .5 grammes.
Calomel 3 id.
Pour cinquante pilules. A prendre trois ou quatre par jour \±\.
Dans l'ictère chronique, le régime doit se composer d'aliments végétaux, féculents ou herbacés bien ciiits, de viandes rôties maigres, de laitage, de poisson, de fruits en compote, et de vin coupé avec de l'eau légèrement alcaline. V. Foie. '
Ictère tics notaveau-ncs. — L'ictère se montre chez presque tous les nouveau-nés au moment de la chute du cordon, et résulte d'une phlébite ombilicale légère ou grave, compliquée d'hépatite aiguë.
Il y a chez le nouveau-né un ictère bénin, qui guérit très-rapidement, et un ictère grave, qui est promptement mortel si la veine ombilicale s'est remplie de pus.
Thérapeutique. — Dans l'ictère des nouveau-nés, il faut donner des bains, faire des frictions avec la pommade alcaline sur la région du foie, prescrire du sirop de chicorée composé et des lavements avec le miel de mercuriale.
Ictère gra-ve. — V. FlÈVRI;; JAUNE SPORADIQUE.
Formulaire général de l'ictère.
Sirop d'acide ^«r^^'^V/^^e, 100 grammes pour 1 kilogramme d'eau à boire en tisane [+]•
Oxyniel simple, &k grammes pour 1 kilogramme d'eau à boire en tisane \±\.
Acide citrique, de 2 à 5 grammes par litre d'eau sucrée à boire en tisane [T],
Décoction de feuilles d'artichaut, trois tasses par jour. — Laxatif léger □. (Delafontaine.)
Décoction de Senecio vulgaris ou séneçon, 4 à 8 grammes par litre d'eau [+].
73i ICTÈ
Infusion d'alkékengc, à prendre 30 grammes dans un litre d'eau (Dioscoride.)
Décoction de saponaire, h prendre 3 à 6 grammes par litre d'eau m.
Suc de saponaire fraîche, 20 à 30 grammes , le matin à jeun [+].
Extrait de saponaire, 1 à 3 grammes, à prendre tous les jours dans du pain à chanter [+].
Èmétique à haute dose Q. (Vaidy, Journ. cotnpL du dict., XV, 233.)
Petit-lait. A prendre à Interlaken, en Suisse, un à deux litres par jour.
Pilules fondantes.
Extrait de ciguë 4 grammes.
Masse pihilaire de Belloste 80 centigrammes.
Pour soixante pilules. A prendre pendant un mois. Une ou deux par jour, dans l'ictère avec engorgement du foie H- (D^ Stoerk.j
Pilules antiictériques.
Aloès socotrin pulvérisé . . . ^
Rhubarbe ! aa 5 grammes.
Savoa médicinal râpé )
Mêlez et ajoutez q. s. de sirop de sucre pour faire des pilules de 3 décigrammes.
Cinq ou six par jour. Dans l'ictère par engorgemeat du foie.
Électuaire de Kortum,
Conserve de cocliléaria. .......... 100 grammes.
Extrait do chiendent \ e/x • i
Extrait de pissenlit | aa 50 id.
Acétate de potasse 50 Id.
Une cuillerée à café quatre fois par jour, pendant un mois, contre les obstructions qui produisent l'ictère.
Pilules antihilieuses d'Harvey.
Aloès \
Racine de ialap j
Rhubarbe. . . } 10 grammes.
Extrait de coloquinte j
Sirop de nerprun q. 9.
F. s. a. des pilules de 20 centigrammes. Une à quatre par jour, comme purgatif, dans l'ictère par congestion du foie [+].
Pilules d' aloès composées.
Aloès en poudre 30 grammes.
Extrait de gentiane 15 id.
nulle de carvi 40 gouttes.
Sirop q.' s.
Broyez ensemble jusqu'à ce que la masse soit identique. Faites des pilules de 15 centigrammes. A prendre dans l'ictère symptomatique d'une hypertrophie du foie □.
(Ph. Lond.)
Pilules d'aloès avec la myrrhe.
■Aloès 60 grammes.
Safran )
Myrrhe / 30 id.
Sirop q. p.
Pulvérisez séparément l'aloès et la myrrhe, broyez le tout ensemble pour former une masse bien homogène.
Faites des pilules de 15 centigrammes; deux à six comme purgatif, dans les hypertrophies du foie accompagnées d'ictère (Ph. Lond.)
ICTÈ
Pilules d' aloès et de savon.
Aloès 20 grammes.
Savou médicinal 30 Id.
Huile volatile d'îïnis 5 décigrammes.
Sirop de nerprun q. s.
Mêlez et faites des pilules de 5 décigrammes. On administre trois ou quatre de ces pilules comme fondant des engorgements du foie qui produisent l'ictère F+l.
(Codex.)
Pilules de Rufus.
Aloès 20 grammes.
Myrrhe 10 id.
Safrau 5 id.
Sirop d'absiathe q. s.
Mêlez et faites des pilules de 2 décigrammes. Utiles comme toni-purgatives, cinq à dix par jour, dans certains cas d'ictère produits par l'hypertrophie du foie [+]•
Suc d'herbes dépuratif.
Feuilles de chicorée \
— de fumeterre ( aa parties égales,
— de bourrache i ^ °
— de cerfeuil /
Q. s. pour obtenir 130 grammes de suc d'herbes. A prendre le matin à jeun, dans l'ictère symptomatique d'une maladie du foie
Mixture fondante.
Eau 250 grammes.
Tartrate de potasse 1
Extrait de gentiane > aa 10 id.
Extrait de centaurée j
F. S. a. 16 grammes toutes les deux heures, dans l'ictère avec obstruction du foie. (Mutzel.)
Eau fmdante. ^
Sulfate de soude , 30 grammes.
Nitrate de potasse , , . 5 décigrammes.
Ëmétique 25 milligrammes.
Dissolvez dans :
Eau 1000 grammes.
Par verre, d'heure en heure, pour purger doucement, dans l'ictère avec engorgement du foie □.
Poudre purgative tempérante.
Nltre 5 grammes.
Èmétique 5 centigrammes.
Faites dissoudre dans un litre et demi de bouillon aux herbes. Boire par tasse jusqu'à effet purgatif suffisant, dans l'ictère symptomatique de la congestion chronique du foie O. ^
Mixture vomitive.
Ipécacuanlia , 6 grammes.
Écorce d'orange ) i
r- ■ J . . > aa 4 id.
Crème de tartre )
Faites bouillir dans :
Eau q. 9.
Ajoutez à la solution de cette décoction :
sirop de camomille 20 grammes.
Dose : une cuillerée à bouche toutes les trois heures (3-
(Baldinger.)
Potion calmante.
Carbonate de potasse 30 grammei.
Savon de Venise 1 .r .j
, . J aa 15 lu.
Gomme arabique )
Alcool q. s.
Dose : deux tiers de verre mêlés avec un tiers-d'eau ; deux ou trois fois par jour.
ILLU
IMMU
Eaux mlnérAles.
Eau acidulé froide de Carghieghe, près de Saint-Martin ardaigne).
Eau saline de Néris, à prendre en boisson et en bains.
Eau alcaline de Royat, à prendre en ])oisson, en bains en douches sur le foie.
Eau de Carlsbad, à prendre en boisson.
Eau de Hambourg, à prendre en boisson.
Eau de Kissingen, à prendre en boisson.
Eaux salines, tiédes, améres de Fouillou, près de Dax andes).
Eaux de Tarascon (Ariége).
Eau minérale d'Alais (Gard). — Vomitive et purgative, elques verres pendant quinze jours au plus.
Eau minérale de Saint-Alban (laxative) ; cinq ou six ih'es et en bains.
Eau sulfureuse et ferrugineuse d'Encausse (Haute- (tonne).
Eau saline purgative de Niederbronn (Bas-Wiin), boisson e bains.
. Eau alcaline de Vichy, en boisson, trois verres par ijir, en douches et en bains.
Eau alcaline d'Ems, en boisson et en bains.
Eau alcaline de Vais, en boisson et en bains.
IDIOPATHIQUE. Qualification donnée aux maladies q semblent se développer spontanément., sans cause exlériu'e évidente ni maladie antérieure. Par opposition, on d ne le nom de symptomatiques aux maladies qui sont la C( séquence de lésions antérieures.
DIOSY»ICR-%SIK. Chaque individu a une manière d re qui procède de sa force vitale, c'est-à-dire du ferni|it vital qu'il a reçu de ses parents, et il en résulte chez luune aptitude spéciale pour subir l'impression des agents ej irieurs ou pour leur résister. C'est l'idiosyncrasie qui fa l'immunité ou la prédisposition aux malaises et aux miadies qui affligent l'espèce humaine. V. Ibîmunité.
• DIOT ET imOTlE. V. FOLIE.
Arbre de la famille des conifères, dont les feuilles or été vantées comme emménagogues ou comme aborihs |3> et dont les baies sont légèrenicnt purgatives.
ei^JAME. Plante de la famille des asparaginées dio3coies. Sa racine ou rhizome donne une fécule qui sert à l'Eprientation, et qu'on emploie dans l'entérite chronique pc faire des potages au lait, au beurre et au bouillon. Oien fait cuire une cuillerée à bouche par assiette de pcj.ge [±].
LEUS. V. Invagination de l'intestin et Occlusions
STINALES.
LïXiSION. Erreur des sens qui accompagne l'état 'eux, l'empoisonnement par les solanées vireuses, la e et la folie (V. ces mots). Uillusion sensorielle diffère 'hallucination, parce que le malade se trompe sur la [ire réelle d'un objet, et prend un chapeau, une bougie, lampe ou un ami pour une tête de chimère, pour un •e, pour une voiture, pour un visage grimaçant, etc.; is que dans l'hallucination le malade voit des êtres, ou nd des voix qui n'existent pas. — L'illusion sensori(e est un symptôme fréquent de la folie ou de certains
IN
ne
fie
ur
ph
tai
en
empoisonnements par l'opium, le haschisch, ou par les solanées. — • Quand, au moyen âge, sous l'influence de la démonomanie, les malades allaient au sabbat à cheval sur un bâton, ils se croyaient montés sur des coursiers ardents qui les emportaient à toute vitesse dans le monde des chimères, et étaient le jouet d'une illusion sensorielle.
IMAGIIVATIOI\. L'imagination est cette faculté à l'aide de laquelle l'homme s'élève au-dessus du vulgaire pour donner à ses pensées une profondeur que tout le monde ne saurait atteindre. Unie à la raison et à la science, elle est l'origine des plus belles œuvres de l'esprit humain ; mais abandonnée à elle-même et exercée sans frein, ce n'est plus qu'une folie digne de pitié.
L'imagination joue un grand rôle en pathologie et en thérapeutique. En pathologie, c'est la crainte qui appelle le mal, développe les maladies pestilentielles ou produit ces phénomènes bizarres connus sous la rubrique de stigmatisatioa (V. ce mot]; c'est Y imitation qui engendre les névroses et les épidémies de vampirisme, de démonomanie, de chorée ou d'épilepsie ; et en thérapeutique, c'est Vespérance qui attache un malade au prestige de son médecin, au sol de la patrie, d'oii il est éloigné, à la vertu d'une relique et d'un pèlerinage profane ou sacré, à la réputation d'un remède ; enfin c'est la foi qui fait vivre et dont la puissance produit des guérisons que partout on considère comme des miracles. Voy. V Introduction.
J5IBÉCILL1TÉ. L'imbécillité est une faiblesse naturelle ou acquise de l'intelligence, voisine de l'idiotie, dans laquelle toutes les facultés de l'esprit humain ne s'exercent que d'une façon incomplète. V. Folie.
Isaa'a'ATIOSJ. L'imitation est une faculté des êtres vivants par laquelle ils reproduisent tous les actes moraux et physiques dont ils sont témoins. C'est une des sources les plus puissantes de la dégradation physique et morale, mais aussi c'est souvent un moyen de guérison à ne pas dédaigner.
Le spectacle de la mauvaise tenue, de l'inconduite, de la licence, du mépris de la vertu et des belles actions, celui de l'immoralité et du crime, sont aussi dangereux par leur contagion que celui des névroses spasmodiques, convulsives ou vésaniques; et de même qu'on cache les maladies physiques de l'homme, il faudrait pouvoir soustraire à l'esprit humain le tableau des maladies morales qui dégradent l'humanité.
De môme qu'on dit: Oh se pend-on, ici? parce qu'il n'est pas rare de voir des individus se suspendre à un endroit où d'autres se sont pendus, on peut dire : On guériton ? Et en effet, bien des malades qui courent avec une extrême confiance vers un remède qui a la réputation de guérir , vers un médecin dont le talent est très-renommé , vers une relique dont le contact doit les sauver , enfin vers un pèlerinage où ils doivent retrouver la vie, ne se guérissent que par l'imitation et parce qu'ils croient fermement que ce qu'ils vont faire a guéri beaucoup d'autres malades comme eux, et même plus malades qu'eux,
IMMlRiEî^'CE MOKBIDE. L'état de l'organisme qui précède l'invasion des maladies, et qui n'est qu'un simple malaise indéterminé, constitue Y imminence morbide, bien distincte de la prédisposition qui n'est qu'un état permanent de l'individu, pouvant amener une maladie spéciale.
SîWMDRUTÉ. L'immunité est un état de l'organisme qui n'a rien de pathologique, et en vertu duquel les individus résistent aux maladies qui les entourent et qui régnent d'une façon épidémique, comme si le germe ùe ces maladies ne pouvait pas se développer en eux. Ainsi, au
IMPU
temps de la variole, tout le monde n'avait pas la petite vérole, et aujourd'hui il y a des sujets momentanément réfractaires à la vaccine. Il faut considérer l'immunité comme une idiosyncrasie donnant à ceux qui la possèdent la faculté de pouvoir vivre au milieu d'un foyer épidémiquc sans être atteints par la maladie.
Si l'immunité est en général un don naturel, il y a des immunités acquises. Le contact permanent avec les malades, ce qui arrive aux hospitalières et aux médecins, donne l'immunité contre toutes les maladies indigènes, et l'inoculation de la vaccine donne pour un temps variable l'immunité de la variole.
IMPÉR.vroiRE. Plante de la famille des ombellifèrcs, dont la racine en poudre, à la dose de 1 à 3 grammes , en infusion, 10 à 15 grammes par litre d'eau, s'emploie comme carminatif.
Î.WPEUFOKATIOIV. V. ÀTRÉSIES.
IMPÉTICiO. Dartre cutanée voisine de l'eczéma (V. ce mot), formant les gourmes de l'enfance.
L'impétigo est souvent une maladie de l'enfance et il occupe le cuir chevelu, où il simule la teigne, le visage, le derrière des oreilles et les membres.
Des pustules blanchâtres, dont l'humeur se concrète sous forme de croûtes molles, jaunes, transparentes, mélicériques, ou bien coule sur la peau du voisinage, caractérisent l'impétigo ou les gourmes (V. ce mot).
Quand les pustules de l'impétigo sont disséminées, elles forment Vimpetigo sparsa; il est figurata quand, au contraire, elles sont disposées en groupes, réunies par plaques plus ou moins étendues.
L'impétigo dure très-longtemps et n'a d'autre inconvénient sérieux que de provoquer des adénites liypertrophiques ou suppurées dans le voisinage des parties malades de la peau.
Thérapeutique. — Pour le traitement de l'impétigo, V. Gourmes. Mais le meilleur moyen à employer est le sirop d'arséniate de soude à l'intérieur, et sur les parties malades une pommade avec moitié goudron et moitié axonge.
IMPLAI^TATIOl^l FŒl'ALE. Un fœtus peut se développer incomplètement et végéter en totalité ou partiellement par le fait de son accolement avec un fœtus normal. — Celte variété de monstruosité est une implantation fœtale ou un (œtus parasitaire par accolement, et cet état correspond aux monstruosités hétéradelphiques (Geoffroy Saint- Hilaire).
Les implantations fœtales existent à la région ombilicale (Gaithier), à la région sacrée, au périnée.
Il est difficile d'établir qu'il y a implantation plutôt qu'excès de développement au moins pour les cas de fœtus pygomèle, c'est-à-dire pour les fœtus qui, outre des membres normaux, ont des membres abdominaux rudimentaires au périnée et à la région sacrée ; on ne peut pas affirmer non plus qu'il y a inclusion ou accolement dans les cas de tumeurs sous-cutanées pédiculées dans lesquelles existent des membres bien conformés.
L'inspection des tumeurs, l'existence de portions de fœtus se présentant avec des caractères de vitalité plus complète que dans les inclusions, caractérisent les implantations fœtales.
Le type le plus complet d'union de deux fœtus est représenté dans les deux frères siamois, qui ont vécu jusqu'à l'âge adulte.
Thérapeutique. — Toutes les fois que les parties de fœtus implantées sur un autre sont bien vivantes et ne subissent aucune altération, il n'y a rien à faire, nulle opération à tenter. En cas de lésion par addition d'un fœtus rudimenlaire, l'extraction peut être faite par les procédés d'ablation des tumeurs et par amputation, avec cette seule différence, qu'il vaut toujours mieux couper les os que de désarticuler (V. Doigts surnuméraires). Au cas de formation de tumeur autour des parties du fœtus parasitaire , on se comportera comme pour les inclusions fœtales. V. Lnclusions fœtales.
La séparation des deux frères siamois a été jugée inopportune par les chirurgiens qui les ont vus.
I.^IPKESlSlBIMTÉ. Attribut de la vie par lequel tous les tissus d'un être vivant sentent les influences extérieures et réagissent contre elles à leur façon, sans l'intermédiaire de la conscience ou du système nerveux (V. Vie). C'est la i sensibihté indépendante des nerfs ou une espèce de sensi- : bilité inconsciente et insensible. L'impressibilité existe dans la matière amorphe des germes, apparaît avec la vie, el précède toute organisation. C'est par elle que se développent la plupart des maladies, et, en l'utilisant, la thérapeutique y peut trouver d'utiles moyens de guérison.
Tous les moyens que l'hygiène conseille dans le but de |. guérir les maladies chroniques, tels que les voyages, le régime ou certains remèdes insipides, n'agissent qu'en modifiant l'impressibilité organique. Ils l'excitent ou la diminuent, sans que les malades aient conscience de ce qui se passe en eux.
I]ttPRESSI01\ . Acte organique, inconscient, en vertu duquel tous les êtres vivants subissent les influences extérieures et réagissent involontairement contre elles (V. Impressibilité). Il est distinct de la sensation, phénomène de conscience par lequel l'individu analyse ce qu'il éprouve et accepte ou repousse volontairement ce qui le gêne. Toute maladie résulte d'une impression suivie d'une réaction morbifique, ce qui m'a fait dire : « Les maladia ne sont que des impressions transformées. »
aMPlllS.Si.4KCE. L'abolition ou la faiblesse des érec- j tions du pénis constitue l'impuissance. |
Les vices de conformation du pénis, tels que le pbi- ' ' mosis, les adhérences vicieuses du prépuce au gland ella cryptorchidie, peuvent donner lieu à l'impuissance.
Les pertes séminales involontaires, la myélite, le dia-jj bète sucré ou glycosurie, l'empoisonnement par le char- (i bon, le sulfure de carbone, le camphre, le nitrate de potasse, le nénuphar, les attouchements manuels de l'onanisme et la succion du pénis chez les enfants ou les adultes, enlèvent peu à peu toute l'excitabilité de cel; organe et déterminent souvent l'impuissance. «
La satiété et le dégoiit d'une femme, la préoccupalioi * d'une idée importante, la crainte de ne pas accompli l'acte vénérien, l'effroi d'une syphilis possible, la craint de la paternité, l'énergique désir de posséder une fenini qui , se laissant caresser, n'accorde rien ou ne cèd qu'après une lutte prolongée, la timidité excessive pn d'une personne vivement aimée, l'imagination troublt par une menace do sortilège, peuvent quelquefois enge: drer l'impuissance.
Le faible développement du système pileux particulier < ment au pénis, les chairs molles, la voix claire et perçani < les testicules llétris, l'apathie et la pusillanimité, accoi pagnent souvent l'impuissance. ' ik
La stimulation excessive de la pensée affaiblit toujoi' «»