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ij les facultés viriles, et le savant ne saurait lutter en amour I contre un muletier.
Thérapeutique. — L'impuissance par atonie générale ou locale se traite par les préparations ferrugineuses ou manganésiques (V. Fer et Manganèse), par les bains froids et par les douches froides sur le périnée, par les bains de moutarde, par les substances aromatiques alcoolisées, par une nourriture abondante et par le repos à la campagne
Les liniments ammoniacaux et cantharidés sur les lombes et sur les cuisses, — l'application de vésicatoires restant ; vingt-huit ou trente heures en place, — l'urtication, — la flagellation, — le massage et le galvanisme, sont trèsutiles dans l'impuissance atonique.
L'impuissance occasionnée par les pertes séminales guérit bien par la cautérisation de la région prostatique de l'urèthre. V. Pertes séminales.
Le temps est le seul remède à l'impuissance déterminée par l'inhalation des gaz du charbon ou du sulfure de
I carbone.
L'impuissance de la glycosurie cesse dès qu'il n'y a plus de sucre dans les urines, même lorsque la guérison n'est pas définitive.
La teinture ou la poudre de cantharidés à petite dose, dix à vingt gouttes par jour; — les diablotins d'Italie, deux ià six par jour; — les pastilles vénitiennes, l'ambre gris, il à 2 grammes par jour; — le musc, 1 à 2 grammes; — I l'huile phosphorée, cinq gouttes; les pastilles de ginseng, etc., sont souvent employés contre l'impuissance, mais ces remèdes sont très-dangereux et compromettent souvent la vie de ceux qui les emploient. ^ Un embout de bois ou la grosse olive de métal faite par Mathieu, et placés dans le rectum, guérissent quelquefois de l'impuissance.
Le commerce des femmes rend parfois la virilité aux individus qui se sont autrefois adonnés à la masturbation et qui avaient cessé de voir des femmes dès qu'ils avaient constaté leur impuissance.
[l FORMULAIRE DE l'iMPUISSANCE.
Voudrii de vanille, 2 à 6 grammes par jour. A prendre x'U deux fois, matin et soir
; tMle ou éther plmphoré, à la dose de cinq à dix gouttes, mais en même temps faire abstinence. (A. Deroy.)
Eaux de Spa, trois à douze verres par jour avec du vin ou du lait.
Eau de Passij, à prendre une bouteille par jour.
Eau de Bussang, à prendre une bouteille par jour.
I.TlPl]LS>IO!V. Élan irrésistible à accomplir certains actes moraux ou physiques en dehors de toute action délirante. V. Folie, Épilepsie.
AMOVIBLE. V. Appareils, Bandages.
INANITION. L'épuisement qui résulte d'une abstinence complète ou d'une alimentation insuffisante constitue 1 manition.
Les enfants résistent moins à l'inanition que l^s adultes, et ceux-ci moins que les vieillards.
Chez l'homme, la mort par inanition arrive au bout d un temps variable, qui oscille entre le cinquième et le SLxieme jour.
Après les tiraillements atroces de l'épigastre, qui ne durent en général que vingt-quatre heures, les inanitiés ont la bouche ardente, la salive épaisse, les déjections
BOUCHUT ET DESPRÉS. 2" édit.
rares, puis fréquentes et diarrhétiques, l'urine acre et foncée, la peau sèche, terreuse, la respiration d'abord ralentie, puis haletante, l'amaigrissement excessif, et la chaleur s'abaisse à 'Ih", ce qui est l'indice d'une mort prochaine.
Les individus qui boivent de l'eau sans rien manger de solide résistent bien plus longtemps que les autres aux effets de l'inanition.
Chez tous les animaux qui succombent à une abstinence absolue, la perte de substance du corps est environ des kjlù du poids primitif, et des 6/10 dans les cas d'abstinence relative (Anselmier).
Dans l'inanition, l'abaissement de la température, qui est environ de 8", 3 par jour, et en rapport avec la diminution de la respiration, progresse tout à coup le dernier jour et descend de Mv", ce qui met la chaleur du corps entre 2li et 26" au-dessus de zéro, chiffre le plus faible que puisse offrir un animal à sang chaud.
La mort par inanition a quelquefois lieu au milieu d'une agitation excessive et de mouvements convulsifs bien caractérisés.
Chez ceux qui succombent à l'inanition il n'y a plus de graisse, si ce n'est dans le canal médullaire des os; le système musculaire est fort amoindri ; l'estomac et les intestins sont très-resserrés ; la muqueuse intestinale est blanchâtre et sèche ; tous les viscères, sauf le poumon et le cerveau, sont très-réduits ; il n'y a plus de sang dans les vaisseaux, si ce n'est dans les veines du ventre, et le corps est très-lent à se putréfier.
Inani<ion des maladies aiguës. Quand on soumet les malades atteints de maladies aiguës à une diète trop rigoureuse, et surtout trop prolongée, il en résulte qu'au moment oîi la maladie entre en résolution, la fièvre, qui avait presque disparu, se rallume, s'accompagne d'insomnie, de délire, quelquefois de vomissements bilieux, et la mort peut en être la conséquence.
Thérapeutique. — Après les premiers jours de la diète absolue chez les malades atteints de phlegmasie ou de fièvre intense, il faut donner des boissons féculentes , mucilagineuses et des bouillons, en attendant qu'on puisse donner un petit potage. — Une diète prolongée ne réussit jamais (V. Diète). — Dans les maladies chroniques, il en est de môme, et il faut bien se garder de trop diminuer la quantité d'aliments que prennent les malades. Ici, en particulier, une faible alimentation composée de fécules, de viande, de laitage et de fruits avec un peu de vin est toujours nécessaire.
I1\APPÉTE1\CE. L'inappétence ou anorexie, caractérisée par le défaut d'appétit, est le résultat d'un simple malaise, précurseur d'une maladie aiguë ou la conséquence d'une maladie chronique.
Thérapeutique. — Quand l'inappétence annonce l'invasion d'une phlegmasie aiguë, il faut attendre; mais quand elle est le premier symptôme d'une fièvre muqueuse ou typho'ide, il faut, d'après ce seul phénomène, donner un vomitif avec 5 centigrammes de tartre stibié dans un demi -verre d'eau.
I1\CA11TATI0X. Procédé de la médecine occulte dans laquelle on agit sur le moral des malades par l'emploi de paroles magiques. C'est une pratique de la sorcellerie et de la démonomanie du moyen âge, qui n'existe plus aujourd'hui sous cette forme. On peut en faire un moyen de médication morale. V. V Introduction.