‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 317 sur 612 · INTERMITTENTE · texte numérisé non relu

INTERMITTENTE

On ouvrira les phlegmons et les abcès de bonne heure, soit qu'ils résultent d'une infiltration urineuse, soit qu'ils se soient développés en un lieu éloigné.

Sur les articulations, on placera des vésicatoires, et l'on ouvrira même les articulations lorsque la suppuration sera évidente (Velpeau).

Infection purulente pucrpcrnlc et fièvre puerpérale. — L'infection purulente puerpérale est une infection consécutive à une phlébite ou à une angioleucite utérine (Tonnelé, Nonat), ou à une infection putride à forme aiguë produite par résorption de produits putrides enfermés dans l'utérus (Batailhé). V. Infection putride aiguë et Infection purulente et Fièvre puerpérale.

Infection syphilitique. V. SYPHILIS.

lîVIFILTRATIO^" D'URINE. — L'infiltration d'urine est la conséquence immédiate de l'ouverture des reins, des uretères et de la vessie. Elle produit un phlegmon diffus s'étendant avec rapidité en même temps que le malade présente, à des degrés variables, les signes d'une infection urineuse.

Il y a une variété d'infiltration d'urine après une ouverture de l'urèthre qui suit une marche spéciale ; l'urine s'infiltre au moment de la miction, puis des accidents apparaissent immédiatement ; mais, dans ces cas, le phlegmon est circonscrit ; cela devait être, on le conçoit, car la source de l'infiltration ne coule que d'une façon intermittente.

Les plaies des reins, du bassinet et de l'urèthre causent l'infiltration d'urine dans le flanc et dans la région du rein. Les plaies, les ruptures et les ulcérations de la vessie causent une infiltration dans le petit bassin ; les ruptures et plaies du col de la vessie causent l'infiltration urineuse dans le petit bassin, au pénis, puis au scrotum et jusque dans les aines.

L'urine qui s'infiltre entre les loges aponévrotiqucs du périnée, débute parle périnée sur la ligne médiane ou sur les côtés, puis l'inflammation causée par l'infiltration urineuse gagne toutes les parties voisines. Malgré tout ce que la théorie indique, eu égard aux aponévroses du périnée, l'infiltration urineuse suit cette marche habituellement (Malgaigne).

L'infiltration urineuse du périnée et des bourses est caractérisée par une rougeur vive des téguments gagnant les parties voisines, les aines, la paroi abdominale et les fesses avec rapidité. Du côlé de l'état général, on constate l'accélération et la petitesse du pouls, un abattement et des frissons plus ou moins prolongés ; les malades exhalent une odeur urineuse caractéristique et meurent quelquefois dans

le coma, après avoir présenté des hoquets et des vomissements (V. Infection urineuse). Jamais le phlegmon simple des bourses ne présente les mêmes caractères que l'infiltration urineuse, qui, d'ailleurs, a été précédée d'accidents du côté des voies urinaires.

Le phlegmon diffus causé par l'infiltration urineuse se termine toujours par gangrène du tégument et souvent par fistule urinaire lorsque les malades ne succombent pas à l'infiltration urineuse.

L'infiltration d'urine dans le flanc n'est indiquée au début que par les signes d'une plaie du rein et les signes généraux qui accompagnent l'infiltration urineuse. — L'urine qui s'infiltre dans le bassin ne peut être reconnue que par l'existence de lésions de la vessie coïncidant avec l'état général ([ui accompagne d'ordinaire l'infiltration urineuse et les signes d'un phlegmon du petit bassin : ténesme anal et vésical ; induration du tissu cellulaire du bassin constatée par le toucher rectal et vaginal. Lorsque l'infiltration urineuse gagne le scrotum et le périnée, le diagnostic devient très-facile. V. Rein {Plaies du), Yessie [Plaies de la).

Thérapeutique. — Lorsque le chirurgien se trouve en face d'une rétention d'urine, il doit rétablir le cours de l'urine avant que la vessie ne se rompe. Si l'infiltration «vineuse est déjà produite, le chirurgien fera un ou deux larges débridements sur le scrotum.

Cela fait le chirurgien placera une.sonde à demeure daiiï la vessie ou, s'il y a des rétrécissements, une bougie dan* l'urèthre.

Lorsqu'il y a de la gangrène du tégument, lorsque l'urini coule par-dessous les eschares, on fera des lavages à l'eaii tiède ou avec la décoction de quinquina (V. Abcès). Od pansera les plaies avec de la poudre de quinquina ou avet de la charpie imbibée d'eau et d'eau-de-vie camphrée. On pansera ensuite les plaies à l'aide d'un pansement simple.

S'il y a infection urineuse, on traitera par les remèdeappropriés. V. Infection urineuse.

On traitera plus tard les fistules urinaires et les rétrécissements.

Pour l'infiltration urineuse du flanc, V. Reins (Plaies ttel

Il\FLAI»ïWATI01\. L'exsudation séro-fibrineuse detissus avec chaleur, rougeur, gonflement et douleur, carai térise V inflammation .

L'inflammation se montre à Vétat aigu et à Vétat chpinique.

Dans les parties vasculaires, l'inflammation aiguë produit d'abord le resserrement des capillaires artériels veineux, puis leur dilatation avec stase sanguine foniian' la congestion et l'arrêt du sang avec exsudai fibrineux, sm vie : soit de résolution, quand tout le sang infiltré s'absorbi' soit induration, quand le tissu reste dur et s'infiltre dr léments conjonctifs ou fibro-plastiques, soit de suppurution, quand l'exsudation séro-fibrineuse se convertit en pus, soit enfin de gangrène, quand l'arrêt du sang dansli'~ capillaires suspend toute nutrition et produit la mort detissus.

Dans les parties non vasculaires l'inflammation se révt'ii par le gonflement, l'infiltration séreuse, la segmentalim et la multiplication des éléments qui composent le tissu.

Suivant Virchow et les Allemands, l'inflammation iune irritation organique avec prolifération des noyaux d tissu connectif.'

L'inflammation se termine quelquefois si vile sur u [loint pour paraître au même moment sur un autre, qu y a lieu de croire à une métastase, c'est-à-dire à un traii

INFI

INHA

10 dû à l'indueuce morbide primitive engendrant des h lomènes inflammatoires sur plusieurs points de l'ora --me, ou à la migration d'un élément morbide par les 0 circulatoires. V. Embolie.

i; froid et l'excessive chaleur, les contusions et les biriictions capillaires spontanées, les caustiques, les corps tiiigers placés dans les tissus, sont, par l'intermédiaire lu^rand sympathique, nerf vaso-moteur, les causes de 'ii|ammation.

ans toute phlegmasie un peu violente et prolongée, le s'altère dans ses éléments constitutifs et il se charge

'ois ou quatre fois plus de fibrine que de coutume; au lieu de 2 millièmes et demi, elle s'élève à 6 et

llièmes. (Andral et Gavarret.)

inflammation des tissus est une des causes les plus laires de la fièvre et de l'élévation de la température )rps, qui peut aller jusqu'à hO et l\\ degrés. (Hunter, al).

i fièvre est un des phénomènes sympathiques ou ré- 5 les plus constants de l'inflammation aigvië.

')ute inflammation qui ne s'accompagne pas de fièvre ei être considérée comme ayant pris la forme chroiq.!.

Jinflammation aiguë ou chronique est ordinairement le oi de départ de la dégénérescence épithéliale et cancécu , fibro-plastique et tuberculeuse, d'après l'âge des uj(li, leur prédisposition héréditaire, leur tempérament t liu' constitution acquise.

lîn n'est aussi commun chez les enfants que la métaiioiliose des exsudations inflammatoires fi!)ro-plastiques

11 jberculeSj de façon à produire les écronelles, le carealjla scrofule et la phthisie pulmonaire.

(iand l'inflammation ne se montre pas d'une façon vi(nte comme cause antérieure des nosorganies épithélal , chondroïdes, cancéreuses et tuberculeuses, elle ne m pas à s'y joindre comme effet de l'irritation pro- :iiiipar ces productions morbides. V. Nosorcanie.

1 médecine provoque quelquefois l'inflammation d'une liir saine dont les fonctions sont peu importantes, pour lébrrasser une partie malade essentielle à la vie, et c'est lins que s'expliquent l'usage révulsif des cautères, des ésijvtoires, des sétons, des moxas et des irritants purgaifs introduits dans l'intestin. V. Révulsion et Dériva-

Ijérapeutique . — On appelle antiphlogistiques (V. ce iiotÉes moyens employés pour combattre l'inflammation ligij. Ce sont Veau, la diète et la saignée.

C st l'eau qui est la base essentielle des boissons émollens, acidulés ou féculentes, et des applications topiques ™pyées pour combattre l'inflammation aiguë.

? l'appauvrissement immédiat du sang qu elle entraîne, été absolue, végétale, féculente ou lactée étendue , dégorge les capillaires des organes enflammés et phe aisément de beaucoup d'inflammations aiguës. sempHr le système circidatoire au début d'une inflamn par des saignées générales ou locales, l'application igsues ou de ventouses scarifiées, voilà le moyen d'arou de modérer le mal.

révulsion énergique, au moyen de ventouses sèches, r la ventouse Junod, au début d'une inflammation , peut rendre de très-grands services au malade. révulsion gastro-intestinale par un vomitif ou par un 'Mf ne convient pas au début des phlegmasies aiguës st utile qu'au déclin du mal pour en activer la fin.

la d'e trio

mal de rêti

et

aigii

■ !■ pur et r

Les révulsions cutanées à faide du vésicatoire ne conviennent qu'à la fin des maladies aiguës.

On administre la digitale en poudre ou en teinture ; — la vératrine, à la dose de 5 à 25 milligrammes, qui ont une action sédative sur le cœur et sur le pouls ; ou bien le nitrate et le chlorate de potasse, 2 à Zi grammes; — le tartre slibié, 5 à 15 centigrammes; — le mercure sous forme de calomel, de 1 à 2 grammes, qui sont quelquefois très-utiles contre l'inflammation pour appauvrir le sang ; mais leur emploi dépend d'indications spéciales et sera indiqué à l'occasion du traitement de chaque inflammation en particulier.

Traitement des inflammations chroniques. — Ici, la diète ne convient plus. Il faut employer les révulsifs cutanés, les ventouses sèches, les cautérisations épiderndques, la palctation, les moxas, les cautères, l'hydrothérapie ; les révulsifs sur l'intestin, notamment la cure de petit-lait, les purgatifs, les toniques, et surtout le séjour de la campagne ou au bord de la mer.

li\FLUEi^îl5A. V. Grippe.

ÏIVFUSIOIM. Préparation de pharmacie destinée à extraire, au moyeu de l'eau bouillante, le principe médicamenteux d'une substance.

On a surtout recours aux infusions pour la préparation des tisanes. Alors on met de /j. à 8 ou à 15 grammes de feuilles, de fleurs, de bois concassé ou de poudre dans un vase sur lequel on jette de l'eau bouillante. Au bout d'un quart d'heure ou d'une demi-heure on passe sur une passoire ou sur un filtre, et l'on a un médicament liquide qu'il ne reste plus qu'à édulcorer.

II%'IIALATI01\. Méthode thérapeutique qui consiste à faire les médicaments volatils, les vapeurs et les poussières médicamenteuses, en utilisant l'absorption pulmonaire pour la pénétration des remèdes et pour agir sur le sang et sur l'organisation en général, ou seulement comme topique sur les poumons malades.

On emploie pour les inhalations pulmonaires les odeurs, les gaz, les vapeurs et les poussières solides ou liquides. Elles se font dans un appartement rempli des vapeurs à respirer ou au moyen d'un tube ou d'un flacon ou d'un appareil spécial. Parmi les inhalations employées en thérapeutique, nous citerons :

Les inhalations de musc et de valériane, qui se font en plaçant de la poudre de musc et de valériane dans la chambre à coucher des malades atteints d'hypochondrie, d'épilepsie, d'hystérie et de névroses essentielles □.

Les inhalations de goudron ou d'acide phénique. Elles se font avec ces substances mises dans une assiette sur la table d'une chaml^re à coucher. Elles s'emploient dans l'asthme, dans la bronchite chronique et dans la phthisie pulmonaire \±}. On peut les faire également à l'aide d'un petit tube de bois rempli par ces substances et tenu constamment dans la bouche comme un cigare.

Les inhalations de térébenthine. — Elles se font en allant habiter au milieu des bois de sapins et s'emploient dans la bronchite chronique et dans la phthisie [T]-

Les inhalations d'oxygène. — Elles ont été employées dans le croup, dans la coqueluche, dans les maladies asphyxiques et dans le choléra El-

Les inhalations de vapeurs d'acide chlorhydrique. — Elles ont été employées dans le croup [3-

Les inhalations de l'air des it'ibles. — Pendant longtemps on a vanté l'atmosphère des étables comme utile

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dans Im pluliisie pulmonaire, mais les malades qui ont été habilei' une chambre placée au-dessus des vaches n'en ont éprouvé qu'une insignifiante amélioration.

Inlialatious cViode. — On fait respirer l'iode soit dans des cigarettes, soit dans des flacons à large tubulure, qu'on place devant la bouche. Elles s'emploient dans la phthisie a (Piorry).

Inhalations cVéther iodhydrique. — Elles se font dans la phthisie en aspirant largement un flacon rempli de ce liquide, □ (Huette\

Inhalations de camphre. — Elles se font au moyen de petits tubes de plume ou de bois remplis de camphre. On les prescrit dans la bronchite chronique et dans l'angine pharyngée chronique [+]•

Inhalations de chlovofornœ. — Elles se font sur un mouchoir imbibé de cette substance, placé au devant des narines, et s'emploient contre les douleurs névralgiques ou contre les dernières douleurs de l'accouchement (Simpson).

Inhalations du gaz des matières ayant servi à la purification du gaz d'éclairage. — Ces inhalations se font en allant dans l'usine à gaz respirer pendant une heure l'atmosphère de la salle où l'on a déposé la chaux et les sub stances qui ont servi à purifier le gaz d'éclairage. On les emploie dans la coqueluche □.

Inhalations des eaux minérales pulvérisées. — H y a un nouveau procédé d'inhalation dans lequel on fait respirer l'eau médicamenteuse en poussière ou pulvérisée par des appareils spéciaux, et l'on prétend qu'il est préférable à l'inhalation des vapeurs produites par l'ébuUition (Sales - Girons).

La pulvérisation des eaux médicamenteuses destinées à l'inhalation se fait dans presque toutes les eaux minérales, afin d'ajouter une voie nouvelle à l'absorption pulmonaire, à l'absorption par les voies digcstives et par la peau.

Ce sont les eaux minérales sulfureuses usitées contre les laryngites chroniques, la bronchite, l'angine pharyngée ou la phthisie pulmonaire, que l'on emploie pulvérisées pour faire des inhalations quotidiennes d'environ une heure.

11 n'est pas certain que les eaux pulvérisées et employées en inhalation par la bouche ouverte pénètrent dans les bronches, car elles se condensent sur la voûte palatine ou dans l'arrière-gorge et ne vont guère au delà. En effet, nulle substance introduite par cette voie n'a été retrouvée dans l'urine, et si la poussière d'eau pénétrait, elle se condenserait dans les bronches, en formant des gouttes d'eau qui feraient tousser les malades, ce qui n'a pas lieu.

Pour faire des inhalations d'eau pulvérisée, on reste tous les jours la bouche béante pendant une heure devant un appareil pulvérisateur en fonction, ou dans une vaste salle remplie de poussière d'eau médicamenteuse produite par un mécanisme approprié.

Inhalations de vapeur d'eau. Les inhalations de vapeur d'eau médicamenteuse obtenues par l'ébuUition ne sont pas si dépourvues de principes curatifs qu'on veut bien le dire ; cette ébullition entraîne un certain nombre de particules salines contenues dans les eaux, et ce mode d'inhalation peut encore être employé.

Dans certaines eaux minérales, à Royat et au mont Dore en particulier, on emploie toujours les inhalations d'eau minérale eu ébullition, dont les vapeurs traversent }>ar des trous le plafond inférieur d'une salle où se trouvent réunis un grand nombre de malades.

ll\'JEt'TI01^S. Le> injections sont des topiques appli-

qués dans les cavités intérieures, dans le tissu cellulaire, au moyen d'une seringue, d'une poire élastique de caoutchouc, ou à'irrigateurs. Il y a les injections oculaires, auriculaires, pharyngées, vaginales, rectales (ce sont les lavements), sous-cutanées, hypodermiques (V. ce mot), et les injections dans les abcès, les cavités séreuses et les trajets fistuleux.

Les injections sont cmollientes avec la guimauve, la graint de lin, la gomme, l'amidon, avec l'eau chaude, etc.; — cfl/mrt/ites, avec la morelie, le pavot, la jusquiame, la belladone, l'atropine, la morphine, etc. ; — astringentes, avce le rataiihia, la bistorte, le tannin, l'écorce de chêne, les feuilles de noyer, les feuilles de fraisier, l'acétate de plomb, l'alun, le nitrate d'argent, etc. ; — irritantes, avec la teinture d'iode, la décoction de roses dans du gros vin, l'alcool simple ou camphré ; — antiputrides, avec l'eau de coaltar saponinée, l'eau phéniquée au millième, etc.

Fis'. •''^2. — Setinguo évitant Ic-s injoctions d'air avec les lifinidc!. B. Corps de pompe. — ACD. Seringue montée.

Les injections abondantes du rectum forment de vén bles douches très-utiles contre la constipation et les ac dents qui en résultent, ainsi que dans les cas de volvu si promptement mortels. V. Douche ascendante, LA|

MENT

Les injections dans les veines avec de l'eau ou des n

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3icaments ont été essayées dans un but thérapeutique, Tiais les résultats n'ont pas été très-favorables et le moyen i été abandonné.

On fait des injections caustiques avec des seringues de verre. Les injections iodées sont faites avec une seringue i'ivoire.

Lorsqu'on ne veut pas injecter d'air avec le liquide à njection, on se sert de la seringue (fig. 3^»2) qu'on emplit m ras comme un vase, puis on place le piston, dont la tige :reuse conduit hors de la seringue le liquide, sans qu'il y lit la moindre bulle d'air.

Pour les injections hypodermiques, on se sert de la sel'ingue de Pravaz. V. Anévrysme (iig. 22).

Pour les injections vaginales et les lavements, le meileur instrument est l'irrigateur Ëguisier.

Injection d'acétate de plomb pour l'urèthre, dans les dennorrhagies, 5 grammes pour 500 grammes d'eau. (Riord.)

Ou bien, eau de rose, 150 grammes; acétate de plomb ristallisé, 3 grammes. Contre la blennorrhagie [+]•

Ou bien, eau de rose, 1 litre ; acétate de plomb cristallisé, 0 grammes (Ricord). Contre la vaginite r+1.

Injection alcaline vaginale. Eau, 1 litre ; bicarbonate de oude, k grammes [±}.

Injection d\ilun pour Vuréthre (Ricord). Eau de rose, 50 grammes; alun, 1 gramme. Contre la blennorrhée □.

Injection d'alun pour le vagin (Ricord). Eau, 1 litre; lun, 10 à' 15 grammes. Contre la vaginite {+}.

, Injection astringente (Ricord). Eau de rose, 200 gr. ; lilfate de zinc, 1 gramme; tannin, 1 gramme. Contre la llennorrhagie {±}.

Injection astringente au tannin. Eau distillée, 250 gramjjies; tannin, 1 gramme. Contre la blennorrhagie chro- ^que [T].

Injection astringente de noix de galle. Eau, 125 gr. ; pix de galle, k grammes. Faites bouillir et réduisez à moi- :é. Contre la blennorrhagie f+l.

Injection auriculaire. Huile d'amandes douces, 15 gr. ; lile de cajeput, 7 grammes ; camphre, k grammes. Contre surdité [+].

jl Injection acoustique,

" Baume dti Pérou 10 gouttes.

Infusion d hypeiMcum 100 grammes.

Teinture de musc 2 décigrammcs.

Essence de roses 5 centigrammes.

Faites deux ou trois fois par jour des injections dans les ■eilles. Surdités accidentelles.

Injection calmante vaginale. Morelle , 1 5 grammes ; pavot, 3 gr.; eau, 500 grammes. Faire bouillir et ajouter : opium, centigrammes [+].

Injection calmante laudanisée. Décoction de guimauve,

00 grammes; laudanum, 15 grammes. Contre la blenarrhée FR.

Injection calmante belladonée. Belladone et stramoine, laque, 15 grammes. Faire bouillir dans 750 grammes eau, et réduire à 500 grammes. Contre les douleurs de atrice [+]■

Injection caustique au nitrate d'argent (Ricord). Eau dislée, 30 grammes; nitrate d'argent, 3 grammes. Pour ire avorter la blennorrhagie, en injectant quelques gouttes

1 entrée du canal de l'urèthre Q.

Injection de nitrate d'(W(/eM<. Eau distillée, 125 gr. ; ni-

BOUCHUT ET DE8PBÉS. — 2^ édlt.

trate d'argent, 5 centigrammes. Contre la blennorrhagie ancienne de huit à quinze jours El-

Injection chlorurée. Eau, 500 grammes; chlorure de Labarraque, 30 grammes. Contre les écoulements muqueux du vagin [±}.

Injection avec le cubébe. Eau bouillante, 500 grammes ; poivre cubébe, 50 grammes. Contre la vaginite RI.

Injection iodée (Velpeau). Eau distillée, 100 grammes; teinture d'iode, 50 grammes FR.

Injection iodnrée. Iode, 2 grammes ; solution saturée d'iodure de potassium, 100 grammes. Contre l'hydrocèle, les abcès froids ou par congestion et dans les kystes de l'ovaire [+1.

Injection irritante au vin. Vin rouge chaud, 500 gr. ; alcool, 30 grammes; dans l'hydrocèle [+]•

Injection irritante de roses rouges. Vin, 1 litre ; roses rouges, 50 grammes. Faire bouillir et passez.

Injection mercurielle. Eau, 1 litre ; subUmé, 1 gramme; pour employer, avec la seringue de Pravaz, en injectant dans le tissu cellulaire dans la syphilis.

Injection au sulfate de zinc laudanisée. Eau, 200 gr;; sulfate de zinc, 1 gramme; laudanum, 2 grammes. Contre la blennorrhagie chronique f+l.

Injection d'acide phénique. Acide phénique, 1 gr.; eau, 1 litre. Dans le cancer de Putérus et du rectum dans l'angine couenneuse |+ +|.

Injection de coaltar saponi né. Teinture de coaltar saponiné, 25 grammes ; eau, 1 litre. Dans l'angine couenneuse et la diphthérite cutanée |+ -n.

Injections hypodermiques. V. EnDERMIQUE et

Hypodermique,

II\]\ÉITÉ. Propriété qu'ont les êtres vivants de créer, par la génération, des modifications individuelles, de forme, de couleur, de taille, d'instincts, etc., qui se transmettent comme type de race ou d'individus, mais qui ne détruisent pas la forme invariable de l'espèce (P. Lucas). Ce que produit l'innéité est transmis par l'hérédité, et c'est ainsi que les maladies héréditaires s'engendrent et disparaissent. En effet, quand une maladie tient une famille en puissance, l'innéité d'une nouvelle manière d'être peut la sauver, de même que lorsqu'elle n'a aucune maladie héréditaire, c'est l'innéité qui peut la lui apporter. V. Hérédité.

IIVOCl)LATIO!V. Variété de la méthode endermique au moyen de laquelle on fait pénétrer dans l'organisme, à l'aide de piqûres au-dessous de l'épiderme, des substances actives qu'on ne veut pas introduire dans l'estomac. V. Hypodermique.

Avant la découverte de la vaccine, c'est par i'inoculation du virus de la variole, importée de Conslantinople par lady Montagu, en 1673, qu'on se préservait de cette fièvre éruptive, mais aujourd'hui cette pratique est remplacée par l'inoculation du virus-vaccin (V. Vaccin). — L'inoculation de la syphilis, imaginée par Auzias- Turenne comme le traitement de ceux qui viennent de contracter la syphilis, est, en Suède et en Italie, sous le nom de sijphilisation (V. ce mot), une pratique trèsrépandue. — L'inoculation de la clavelée chez les moutons, et de la pneumonie contagieuse des bètes bovines, est constamment pratiquée par les vétérinaires, et il est probable qu'on trouvera dans cette méthode le moyen de guérir toutes les maladies virulentes.

lu 'US

INSO

L'inoculation de substances médicamenteuses, telles que la morphine (Lafargue) et l'atropine, au moyen de nombreuses piqûres avec une aiguille trempée dans une solution saturée de sel, permet de faire absorber ces narcotiques à la minute et est très-utile dans les névralgies et dans quelques douleurs rhumatismales.

lI^QlilÈTUDE. Agitation et douleurs vagues de tout le corps et surtout des membres inférieurs indiquant un état nerveux moral ou physique et en rapport avec un faible état morbide.

li^^iECTICIDË. Poudres employées pour la destruction des poux de la tête, des poux du pubis, de l'acarus dos galeux, des punaises et de tous les petits insectes nuisibles. Parmi elles se trouvent la poudre de pyrèthre du Caucase, que l'on insuffle sur les matelas et dans les bois de lit et dans les murailles \+ +\ ; la poudre de camomille □, de staphisaigre \±], l'essence de térébenthine en frictions, la benzine, l'huile de naphte, etc.

Ii\SEi\S!BILITÈ. V. AnESTHÉSIE.

iivsoLjITIOIV. L'insolation est caractérisée par des douleurs de tête vives, quelquefois accompagnées d'étourdissement, de délire et de perte de connaissance, dus à une forte congestion cérébrale. V. ce mot.

Thérapeutique. — La perte de connaissance ou le délire, provoqués par l'insolation, doivent être traités par la saignée du bras, par les sinapismes sur les membres inférieurs et par les applications d'eau froide sur la tête. V. Calentuhe.

ll\SOMl\llE. — Le sommeil se perd souvent chez ceux qui ont beaucoup travaillé, ou chez lesquels ont lieu de vives préoccupations d'affaires.

Thérapmtique. — Les opiacés, les solanées vireuses et les antispasmodiques sont les moyens à employer contre l'insomnie.

Le poivre cubèbe, à la dose de 50 centigrammes à 1 gramme par jour, est un excellent remède.

Le sirop de chloroforme à la dose de 30 grammes guérit quelquefois l'insomnie.

Le brommure de potassium purifié, 25 à 50 centigr., chez les enfants; 1 à 2 grammes chez l'adulte, donne de bons résultats (Miles) [+].

FORMULAIRE DE L'iNSOMNIE.

Morphine, de 1 à 5 centigrammes, à prendre le soir en pilules [+] peu usité

Acétate de morphine, 1 à 5 centigrammes, le soir en

pilules rn.

Sirop d'acétate de morphine, à prendre 30 grammes, le soir deux heures après le repas.

Sulfate de morphine, à prendre en pilules de 2 à 5 centigrammes [+]•

Sirop de sulfate de morphine, à prendre le soir à la dose de 30 grammes.

Chlorhydrate de morphine, 1 à 5 centigrammes, à prendre le soir.

CotZéi/ie, à prendre en pilules de 10 à 20 centigrammes [+1.

Extrait d'opium eu pilules, 1 à 10 centigrammes, à prendre le soir.

Sirop d'extrait d'opium, et sirop de pavots blaiCcs à la

INTE

dose de 30 grammes \±\. Ce sirop contient 5 centigr. d'opium.

Cynoglosse en pilules, de 10 à 30 centigrammes.

Diascordium, à pi'endre à la dose de 2 à 6 grammes RI.

Sirop diacode, à prendre le soir à la dose de 30 gr. contenant 25 milligram. d'opium [Tl.

Laudanum de Sydenham, de 10 à 20 gouttes [+1.

Laudanum de Rousseau, de 5 à 15 gouttes.

Narcéine, à prendre en sirop 20 grammes ou en pilules de 10 à 15 centigrammes [3-

Pilules de codéine.

Godc'iiie 1 a 1 ■ •

Tlirulacc J °

Pondre de guimauve q. s.

F. s. a. quatre pilules. A prendre une chaque jour [+]■

Mélange soporifique pour usage externe.

Extrait de lielladoue ) ^

J aa 5 grammes, extrait d opuiiu ) ^

En frictions tous les soirs sur la tempe et recouvrirde taffetas ciré.

Extrait alcoolique de lactucarium. — Pulvérisez grossièrement le lactucarium, faites-le macérer pendant quelques jours avec quatre fois son poids d'alcool à 56° centésimaux, passez avec expression et filtrez. Versez sur le marc la même quantité d'alcool, et, après une nouvelle macération, passez de nouveau avec expression et fdtrez, réunissez les teintures, distillez pour en retirer tout l'alcool; évaporez le résidu au bain-marie en consistance d'extrait, et achevez ladessiccation à l'étuve RI (Aubergier),

Sirop de lactucarium. A prendre tous les soirs, à la dose de 30 à 60 grammes [3-

Les préparations de lactucarium ne valent pas grand'chose et n'ont que peu d'effets soporifiques. Elles n'agissent que lorsqu'elles sont falsifiées avec de l'opium; alors, dans ces conditions, il vaut mieux employer directement l'opium dont on peut fixer soi-même la dose.

Bromure de potassium, à prendre de 25 à 50 centigrammes pour les enfants et à 1 ou 2 grammes pour les adultes.

Gouttes noires anglaises, à prendre le soir à la dose de une à six gouttes.

INSUFFISANCE. Lorsque par inflammation, ou par suite des incrustations calcaires produites parla vieillesse, les valvules des orifices du cœur ne peuvent se redresser et fermer les ouvertures cardiaques, on dit qu'elles sont insuffisantes, et cela caractérise les insuffisances des orifices du cœur V. Cœur, Endocardite.

INTEMPÉRIE. Le mélange des quatre humeurs, le sang, la pituite, la bile et l'atrabile en proportions différentes de l'état normal constituait, au temps de Galien, une intempérie. C'est une expression inusitée anjourd'hui et tombée dans le domaine de l'histoire.

INTERCALAIRE. Dans la doctrine des crises et des jours critiques (V. ces mots) il y a des jours qui sont réputés critiques parce que, ces jours-là, se montre le phéno- ij mène par lequel se jugent lesmaladies. Les jours où n'ont f! pas lieu les crises sont les jours intercalaires. Ce sont les troisième, cinquième, neuvième, treizième, dix -neuvième, etc.

INTERCURRENT. Phénomène morbide ou maladie

INTE

INTE

pparaissant comme complication dans le cours d'une naladie en voie d'exécution.

l!MTERMITTEniCE. La réapparition d'un phénomène norbide, à des intervalles réguliers ou irréguliers, constiue V intermittence.

L'intermittence d'un symptôme indique souvent la lature et le traitement des maladies au milieu desquelles 1 se manifeste.

Des symptômes intermittents, venant d'une façon régulère tous les jours et sans réaction fébrile, indiquent une évre larvée. V. Fjèvre iNTERMm'ENTE et Névralgie.

A côté des intermittences régulières et périodiques il a des intermittences irrégulières qui ne sont d'aucune tilité pour la thérapeutique : ainsi sont les intermittences u cœur et du pouls, les intermittences des spasmes ou onvulsives de quelques névroses, et l'intermittence de incontinence des urines.

Quand l'intermittence est périodique et régulière, venant )us les jours, tous les deux jours ou deux fois par jour,

peu près à la même heure, elle oblige ordinairement recourir à l'usage du quinquina ou de la quinine.

Lorsqu'au miheu d'une fièvre ou d'une maladie aiguë ise montre un symptôme régulièrement intermittent, il |ut le combattre par les préparations de quinine et de binquina.

Les douleurs de névralgie venant tous les jours à la lême heure guérissent très bien par le sulfate de qui- |ne.

L'intermittence nocturne, régulière, d'une douleur, 'ant les os pour siège, indique ordinairement une diathèse jphililique et exige l'emploi d'un traitement mèrcuriel ou duré.

I1\[TERTRIC>0. Inflammation de la peau causée par le ntact de deux parties contiguës ou par l'irritation d'un

ioduitde sécrétion comme l'urine, la sueur ou les larmes. L'intertrigo existe surtout chez les personnes grasses,

I ns l'aisselle, au cou, entre les cuisses et à la marge

i| l'anus, et il se complique souvent d'eczéma ou d'im-

Higo.

i Thérapeutique. — Contre l'intertrigo, il faut prescrire I s applications fréquemment répétées de poudre d'amin, de lycopode ou de sous-nitrate de bismuth, — des l ions avec de l'eau blanche, — d'eau alcoolisée, — ( ;au de Cologne, — de liqueur de Gowland, — d'eau i| goudron, — d'émulsion de sublimé corrosif, faite iec 10 centio- rammes de sublimé pour 300 grammes ilîmulsion.

IIVTESTIIV (Maladies de l'). Les intestins sont le lîge de lésions et de maladies très-variées. Ce sont les (icrétions, — les cléchinar s, — le cancer, — V étrangle- ■ mt interne ovL iléus, — les hernies, — V inflammation ou

térite, -- les invaginations, — les plaies, — les rétrcksements, etc. V. Entérite, Hernies, Invagination,

• NCER.

Intestin (CONCRÉTIONS DE l'). Des concrétions calùres se forment assez souvent dans l'intestin de l'homme ;as l'uifluence d'un calcul biliaire tombé dans cet organe, ( d'un corps étranger qui se recouvre de matières aniides et calcaires.

Chez les animaux, les concrétions intestinales sont trèsiîqucntes et sont connues sous le nom de bézoards. Les concrétions intestinales sont formées de matières

animales, de carbonate de magnésie et de phosphate de chaux entourant un noyau de fruit ou un morceau d'os (Morand), un pépin de fruit ou un corps étranger quelconque.

11 y a des concrétions de différent volume cl de différent poids, depuis 10 et 20 grammes jusqu'à 1 et plusieurs kilogrammes.

Les concrétions intestinales sont tantôt dures, tantôt spongieuses, plus ou moins dures, friables, brunes, rougeàtres ou blanches, et toujours recouvertes d'aspérités plus ou moins fortes.

Chez les paysans qui mangent du pain d'avoine il y a souvent des calculs avénacés formés de ligneux recouvert de matière organique (Monro, Marcel). On a quelquefois appelé ces calculs wgagrophiles, par comparaison avec les calculs formés de boules de poils chez les bœufs qui lèchent leur peau et avalent des poils.

Des douleurs fixes, aiguës ou erratiques, avec constipation ou alternance de constipation et de diarrhée, de la gêne au cours des matières stercorales et quelquefois une obstruction intestinale avec tumeur autour du ventre, dure et molle, indiquent une concrétion de Tintestiii.

Les accidents produits par les concrétions de l'intestin sont souvent suivis de l'excrétion d'une ou de plusieurs pierres par l'anus, mais chez quelques individus la mort est la conséquence de l'entérite, de l'obstruction ou de la perforation intestinale.

Il y a des concrétions de l'intestin qui ne sont autres que les dépôts calcaires formés autour d'un calcul biliaire arrêté dans l'intestin.

Les grosses concrétions et les gros calculs des intestins causent des accidents qui sont communs àtoutes les occlusions intestinales (V. ce mot). Lorsque les calculs arrivent dans le rectum, ils causent des accidents analogues aux corps étrangers. V. Corps ètrangehs.

Thérapeutique-. — Il faut purger les malades à plusieurs reprises pour tâcher d'évacuer les concrétions de l'intestin ; mais si l'on ne peut y réussir, il faut prescrire les boissons délayantes de petit-lait, la cure de raisin; — les eaux de^Wiesbaden, de Niederbronn, de Kissingen et de Tœplitz.

Si les concrétions arrivent au rectum et ne peuvent en sortir, il faut les extraire avec des tenettes ou avec une curette. On fera des injections forcées dans le rectum (J. Cloquet) pour favoriser l'expulsion des calculs du gros intestin. — Au besoin même, si leur volume est très-considérable, on sera obligé de fendre l'anus.

Intestins {Déchirures des). Une contusion sur l'abdomen ou sur une hernie détermine quelquefois une rupture des intestins ; une péritonite suraiguë et un épanchement circonscrit des matières intestinales; une péritonite locale, une péritonite herniaire, suivent ces lésions. V. Anus

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