LAVE
LAVAl\nE COMMUNIE OU SPIC. Plante delà famille des labiées, dont les fleurs sont très-utiles aux parfumeurs
Fig. 38fi. - Lavande.
comme aromate et dont la médecine relire une huile dite d'aspic, utile en frictions contre la paralysie [±].
Il y a aussi la lavande officinale qui jouit des mêmes propriétés, mais plus faibles.
liilVARDEN!^ (Gers). Eau minérale bicarbonatée, calcique, gazeuse, à 19°, employée contre les dyspepsies et les affections chroniques des voies digestives.
LAVEME'MT. Les lavements sont des injections d'eau simple ou médicamenteuse dans le rectum et dans le gros intestin jusqu'à la valvule ccecale. On les emploie pour désobstruer l'intestin des matières qu'il renferme, pour tonifier cet organe affaibli et peu contractile, enfin pour faire absorber des remèdes qu'on ne veut pas administrer par la bouche, ou pour nourrir les malades.
Les lavements tiédes avec la décoction de graine de lin, 15 grammes dans 1 litre d'eau, de racine de guimauve et de son, sont des émollients.
11 y a des personnes qui ne peuvent supporter les lavements, et que cette opération fait tomber en syncope ou en faiblesse prolongée. Un litre d'eau suffit en général pour un lavement ; mais, dans quelques cas, on donne des lavements forcés de 8 à 10 litres, au moyen d'appareils ïj spéciaux pour vaincre une invagination intestinale empêl chant le cours des matières. V. Occlusion intestinale et I Invagination.
Les lavements d'eau froide et les douches ascendantes [rectales froides sont essentiellement toniques.
Les lavements mèdicaineideux se font avec un lavement ordinaire, additionné du remède à introduire.
Ils sont purgatifs avec la décoction de follicules de séné, 30 grammes ; — avec le miel de mercuriale, 60 grammes ; — avec le miel commun, 150 grammes; — avec le sel gris, 100 grammes; — avec le sulfate de soude, 100 grammes ; — avec l'huile de ricin, 100 grammes, etc.
Ils sont calmants avec l'opium, 5 centigrammes ; — avec le laudanum de Sydenham, douze à vingt gouttes ; — avec la glycérine, 50 grammes ; — avec la belladone en extrait, 10 centigram.; le bromure de potassium, 1 gram., etc.
Ils sont astringents avec la décoction de racine de ratanhia ou avec son extrait, 2 grammes ; — avec l'acétate de plomb, — avec le nitrate d'argent, — avec le bismuth.
Ils sont alimentaires avec le bouillon et le lait.
D'après Viridet, Tiedemann et Gmelin, Steinhauser. il
faut admettre la possibilité d'une digestion cœcale, et la clinique semble l'établir de son côté. .l'ai vu des malades vivre six semaines par des lavements de bouillon et sans avoir pu introduire aucune espèce de boisson ou d'aliments dans leur estomac.
Ils sont antispasmodiques avec la décoction d'armoise, — avec l'asa fœtida Z et k grammes en émulsion; la camomille, l'éther, le chloroforme, la morphine, le pavot, le laudanum, le musc, etc.
Ils sont antiputrides avec le camphre en émulsion avec un jaune d'œuf.
Ils sont anthelminthiques avec la mousse de Corse, avec la suie, avec l'ail, avec l'eau mercurielle.
Ils sont antipériodiques avec la quinine, 50 centigrammes dans de l'eau légèrement acidulée, etc.
Lavement de pavot.
Tète de pavnt 20 grammes.
Eau bouillante 500 id.
Ouvrez les têtes de pavots , rejetez les semences et divisez le péricarpe en petites parties, versez dessus l'eau bouillante ; laissez infuser pendant deux heures et passez.
On délaye dans ce lavement 16 grammes d'amidon en poudre, et l'on a le lavement de pavot et d'amidon, trèsemployé dans les hôpitaux pour calmer la diarrhée.
Lavement laudanisé.
Laudanum de Sydenham U décigrammes.
Décoction de guimauve 250 grammes.
On y ajoute 16 grammes d'amidon, et l'on a le lavement d'amidon .laudanisé, très-employé pour combattre les diarrhées.
^'Lavement contre la diarrhée.
Gomme adragant 1 gramme.
Amidon 8 id.
Laudanum de Sydenham 20 gouttes.
Eau 200 grammes.
F. s. a. " (Rostan.)
A prendre en une fois.
Lavement opiacé camphré.
Camphre. 1 décigramme.
Extrait d'opium 3 centigrammes.
•Jaune d'œuf n° 1.
Eau 200 grammes.
Usité pour combattre les érections dans la blennorrhagie.
Lavement sédatif.
Extrait i vieux de belladone 1 décigramme.
Eau 200 grammes.
Faites dissoudre et administrer à une douce température .
Lavement de belladone contre Viléus.
Racine de belladone i grammes.
Eau 200 id.
Faites infuser. On n'a pas obtenu d'effet stupéfiant après l'administration de ce lavement, qui a suffi pour rétablir complètement un malade. (Stanius.)
Lavement au musc.
Musc l gramme.
Délayez dans un demi-jaune d'œuf.
Ajoutez :
Décoction de lin 250 grammes.
Pour un lavement à prendre tiède.
800 l^ÂVE
Lavement au musc et au camphre.
Camphre )
Délayez dans un jaune d'œuf.
Ajoutez :
Décofliuu do lin 250 grammes.
Pour un lavement à prendre tiède.
Lavement contre la névrose lombaire abdominale.
Poudre de valériane et fcnille il'oranger. 4 grammes.
Mêlez avec :
Eau 200 grammes.
Pour un lavement à prendre tiède.
Lavement avec le tabac.
Keuilles sèches de labae 30 grammi s.
Eau bouillante 500 id.
Émétique 6 décigrammes.
F. s. a. Ce lavement ne doit jamais être employé que dans des cas bien précis, caria dose de tabac est trop forte et peut empoisonner. (F. H. P.)
En général, il ne faut pas dépasser la dose de 1 ;'i 5 grammes.
Boucliardat a bien insisté sur les dangers que présentait l'administration du lavement de tabac à 30 grammes ; des empoisonnements ont été signalés avec des doses moindres. Mais des doses élevées peuvent être indispensables dans des cas graves d'iléus. Dans ces cas, et à cause de l'action parfois si pernicieuse du tabac, le médecin doit interroger avec le plus grand soin les susceptibilités individuelles. La notion de la constitution et du tempérament peut fournir quelques indices à ce sujet, et l'on doit craindre de donner tout à coup de fortes doses cbez les gens nerveux et débiles. Mais ce qui doit surtout guider, c'est la connaissance des accidents idiosyncrasiques, s'il y en a eu. Dans le cas contraire, il faut donner d'abord de petites et puis de plus fortes doses. Il ne faut pas surtout juger le tabac inefficace, parce qu'il n'a pas amené un résultat satisfaisant à une faible dose ; ce découragement précipité pourrait être funeste aux malades.
Lavements médicamenteux.
Parmi les lavements médicamenteux, les plus importants sont :
Lavement alcalin. Borax, iO gram. ; eau tiède, 250 gram. Dans la diarrhée.
Lavement (ï amidon. Eau tiède, 125 à 250 grammes; poudre d'amidon, 15 grammes. Agitez.
Lavement anthelminthique. Eau, 400 grammes ; mousse de Corse, 15 grammes. Faites bouillir et ajoutez huile de ricin, ZiO grammes. Contre les oxyures et les lombrics.
Lavement d'asa fœtida. Asa fœtida, 2 à 6 grammes; jaune d'œuf, n» 1. Mêlez et ajoutez à 250 grammes d'eau chaude. Dans la dyspnée et contre les spasmes.
Lavement bromure. Eau chaude, 150 gram.; Itromure de potassium, h gram.
Lavement camphré. Camphre, 5 grammes ; jaune d'œuf, n" 1 ; eau tiède, 500 grammes. Contre les érections delà blennorrhagie et dans l'alaxie des fièvres.
Lavement de chloral. Eau chaude, 100 gram.; chloral hydraté, 2 à ;i grammes.
Lavement de copahu. Copahu, 30 gram.; jaune d'œuf, n" 1. Mêlez et ajoutez 250 grammes d'eau chaude. Dans la blennorrhagie.
JAZA
Lavement huileux. Eau chaude, 250 grammes; huile d'olives, 60 grammes. Comme laxatif dans la constipa-
Lavement au nitrate d'argent. Nitrate, 15 centigrammes ; eau distillée, 200 grammes. Faites dissoudre et administrez avec une seringue de verre [3- Dans la dysenterie et l'entéro-colile.
Lavement purgatif Séné, 30 grammes ; eau, 500 gr. Faire bouillir. — Autre. Eau chaude, 500 grammes; sel marin, 60 grammes. — Autre. Eau chaude, 500 grammes; sulfate de soude, 30 grammes. — Lavement purgatif des peintres. Séné, 8 grammes ; eau bouillante, 500 grammes. Laissez infuser et ajoutez poudre de jalap, grammes; diaphœnix 30 grammes, et sirop de nerprun, 30 grammes. Dans la colique de plomb.
Lavement de sulfate de quinine. Sulfate de quinine, 1 gramme. Ajoutez deux à six gouttes d'acide sulfurique et versez dans 150 grammes d'eau [T]. Dans les fièvres intermittentes et dans les paroxysmes fébriles de la fièvre typhoïde.
Lavement de tannin. Tannin, 5 grammes ; eau chaude, 500 grammes. Contre la diarrhée.
Lavement vermifuge. Semen-contra, 25 grammes ; eau bouillante, 250 grammes. Laissez infuser et administrez dans les cas d'oxyures.
LAVEY (sur le lac de Genève, canton de Vaud). Eau minérale sulfureuse et gazeuse, employée contre la scrofule, avec les bains d'eaux mères chlorurées de Bex [+1.
Lt^lLATIF. Médicament qui relâche le ventre sans avoir l'action irritante des purgatifs. Le miel, la mélasse, le tamarin, la manne, le raisin, le petit-lait, la casse, les épinards, etc., sont des laxatifs. On les emploie dans la dyspepsie par constipation.
LAZ/%RET{§i, QlJ/%Rjt1VTAIIVE ET CORDOTVS S4- I^'ITilIRES. Les lazarets sont des établissements particuliers destinés à l'isolement temporaire des individus ou des objets susceptibles de pouvoir transmettre par leur contact une maladie contagieuse ou seulement infectocontagieuse. V. Infection et Contagion.
Les lazarets sont de véritables hôpitaux éloignés des habitations, très-spacieux, bien aérés, où se trouvent les personnes suspectes, dont il faut empêcher les communications avec le dehors, tout le temps exigé par les règlements sanitaires.
On donne le nom de quarantaine au temps fixé par les règlements pour isoler les personnes que leurs rapports avec des individus atteints d'une maladie contagieuse rendent susceptibles de transmettre le germe de cette maladie.
Les quarantaines s'imposent aux personnes, aux navires et aux marchandises qui arrivent d'im endroit où existe une maladie contagieuse el dans tous les ports on est averti de l'élat sanitaire des bâtiments qui arrivent par la patente qui leur a été délivrée par le consul des stations maritimes d'où ils sont sortis.
La patente indique la nature de la cargaison et les rapports de cette cargaison ou de l'équipage avec un foyer d'infection situé dans le voisinage, de là des patentes nettes, quand la santé de l'équipage est bonne ; des patentes touchées si l'équipage dont la santé est bonne a fréquenté des navires dont l'équipage est resté sain, et provenant de lieux infectés ; des patentes soupçonnées, si lorsqu'on l'a délivrée il y avait dans le pays une maladie contagieuse ou libre communication avec des caravanes
LÈPR
LEUC
ou de^ marchandises provenant de lieux infectés, enfin de patentes brutes, quand le navire arrive d'un pays infecté, ou qu'il renferme des marchandises provenant d'un pays où règne une maladie contagieuse.
Les quarantaines sont de quinze à vingt-cinq jours et plus pour les patentes nettes ; elles sont de quarante jours pour les patentes brutes et celles qu'on impose aux personnes sont plus courtes que celles des marchandises, parce qu'un être vivant ne saurait garder sans en être infecté le germe d'une affection contagieuse qui, au contraire, peut séjourner plus longtemps dans des matières organiques privées de la vie.
La quarantaine des marchandises se fait à terre, dans un lazaret, si la patente est nette et loin des lazarets, si le navire vient d'un pays infecté ou s'il a eu des malades et des morts de maladie contagieuse durant la traversée.
Pour les personnes la quarantaine se fait à bord ou dans le lazaret. Si la patente est nette elles peuvent communiquer avec burs amis et leurs parents derrière une barrière que surveillent des gardiens spéciaux ; mais si la patente est brute elles sont renfermées pendant quinze jours dans leurs chambres. Les provisions sont passées à travers des grilles, et s'il arrive un cas de mort parmi les compagnons d'un voyage, ceux qui survivent recommencent leur quarantaine à partir du jour de la mort de leur compagnon.
Les navires font quarantaine dans le port si leur patente est nette, et loin du port si sa provenance ou ses rapports le rendent suspect au point de vue sanitaire.
Quand les individus affectés d'une maladie contagieuse sont en nombre considérable, et qu'on veut les isoler pour empêcher que la maladie ne se transmette aux localités voisines, ce n'est plus au moyen de quarantaines ni de lazarets qu'il faut agir, c'est par des cordons sanitaires en fermant d'un cercle d'hommes armésie pays où règne une maladie contagieuse.
Si les lazarets, les quarantaines et les cordons sanitaires sont utiles contre les maladies contagieuses, c'est-à-dire transmissibles par le contact des objets infectés, ils sont insuffisants dans les maladies infecto-contagieuses, c'est-àdire transmissibles par la contamination de l'air, dont les courants échappent à toute étreinte et se jouent de toutes les mesures sanitaires.
Le commerce et l'industrie se plaignent beaucoup des entraves apportées à leur développement parles quarantaines, variables cliez dilîérents peuples de l'Europe, et sans aucun souci de la vie individuelle, réclamant la liberté commerciale au nom de l'intérêt public. C'est là ce qui a fait abréger la durée des quarantaines, mais dans les cas de patente brute on fera très-bien de les maintenir au besoin ; lorsqu'un commencement d'épidémie se déclare on devra brûler en mer le navire et sa cargaison.
LÉXlTlF. Médicament destiné à adoucir les entrailles
en les débarrassant sans colique et sans secousse des matières qu'ils renferment. V. Laxatif.
LEîVTILLE. Plante de la famille des légumineuses, dont la graine est employée comme aliment, et dont la farine, mêlée à un peu de fécule et de cacao, exploitée par le charlatanisme, sous le nom à'crvaJenta Wlmrtoii ou de revalesciére Ditbarrij, est donnée comme alimentation exclusive dans l'entérite chronique [T].
LÉPRF. Maladie de la peau .-,ur les caractères et la nature de laquelle il règne beaucoup d'obscurité, car elle est confondue par la plupart des médecins avec le psoriasis {V. Psoriasis), tandis que pour les Hébreux elle paraissait être V éléphant idsis des Grecs ou des Arabes.
BOUCHUT ET DESPRÉS. — 2^ édït.
La lèpre est une maladie squameuse , caractérisée par des taches écailleuses régulièrement circulaires, du diamètre de 1 à 3 centimètres, offrant quelquefois un centre sain et déprimé, répandues sur le corps en quantité plus ou moins considérable.
Il y a une lèpre vulgaire, une lèpre alphokle dont les taches sont un peu plus blanches et un peu moins étendues, et une lèpre noire, dont les plaques sont un peu brunâtres, mais toutes ces formes sont peu distinctes et se rapprochent du pson'asis gui^ato. V. Psoriasis.
Ttiérapeutique. — Tout ce qui se rattache au traitement de la lèpre se trouvera plus loin, dans l'article Psoriasis.
LEPTOTIIRi.V BUCCALIS. Algue formée de fdameiUs ou bâtonnets très-fins qu'on trouve à la surface de la langue, dans les dents cariées, dans certains liquides vomis et dans la matière de certaines diarrhées (Ch. Robin). Elle s'observe dans le sang des moutons atteints de sang de rate, et dans le sang des animaux inoculés avec ce sang (Ch. Robin).