LAVA
ment le larynx cl rarrière-bouclie, de façon à occasionner des accidents immédiats d'asphyxie.
Thcmpeutiquc. — Chez les adultes, on fera boire de l'eau froide à petites gorgées et souvent. S'il y a une laryngite, calomel à dose fractionnée, sangsues sur la région du larynx, déchirer avec l'ongle les replis aryténo-épiglottiques tuméfiés (V. Laryngite œdémateuse et Œdème de la glotte). La trachéotomie sera faite en cas d'asphyxie, et l'on retirera la canule le plus tôt possible. Six à huit jours suffisent pour la guérison de la laryngite qui suit une brûlure.
Chez les enfants, quand la brûlure du larynx a occasionné le gonflement de la muqueuse, donnant lieu à la cyanose et à l'anesthésie, il faut pratiquer la trachéotomie.
Larynx (Plaies du). Les tentatives de suicide par la section du cou ; des plaies par armes à feu ; des plaies accidenteHes et des fractures intéressent le larynx, en ouvrant, soit la membrane thyro-byoïdienne, soit le cartilage thyroïde.
Les plaies du larynx sont quelquefois compliquées de fracture, d'autres fois ce sont les fragments de cartilages fracturés qui percent la membrane de dehors en dedans. V, Fracture.
L'emphysème et la dyspnée sont les phénomènes habituels des plaies du larynx. On peut, dans certains cas, voir le larynx à découvert et le diagnostic, dans ces conditions, est fait par la simple inspection de la plaie. La hauteur à laquelle siège la plaie du cou et l'emphysème révèlent les plaies peu étendues.
Fig. 384. Bandage des pluies du larynx maintenant le cou fléchi.
Thérapeuivjue. — Réunir la plaie parla suture en embrassant avec le fil les parties profondes, tenirla tête dans la flexion forcée avec un bandage formé par deux serviettes pliées en cravate (fig. 38/i}.
Nourrir le malade avec la sonde œsophagienne; sangsues aux premières menaces de laryngite, trachéotomie s'il y a suffocation croissante.
I.AIIDAI^IJM. Préparation formée de vin, d'alcool, d'opium et de quelques autres substances. Il y en a deux espèces :
1° le laudanum de Sydenltam, dont vingt gouttes renferment 5 centigrammes d'extrait d'opium, et qui est formé d'opium, 60 grammes ; de safran, 2 grammes ; de
cannelle et girofle, k grammes de chaque, macérés dans 500 grammes de vin de iMalaga ;
2° le laudanum de Rousseau, ou vin d'opium, dont vingt gouttes renferment 10 centigrammes d'extrait d'opium. 11 s'obtient en faisant fermenter de l'opium, du miel et de la levure de bière dans l'eau qu'on distille à trois reprises différentes.
L.^URIER-CERISF. OU IiAURIER-A]«ilLXDES. Arbrisseau de la famille des rosacées, dont les feuilles renferment beaucoup d'acide cyanhydrique et en quantité variable, ce qui rend leur emploi culinaire dangereux.
11 renferme une /««7e essentielle très- active qui a une forte odeur d'amandes amères et dont l'inhalation étourdit violemment. Ses propriétés sont très-sédatives et à trop haute dose elles sont toxiques. Cette huile produit des vertiges, de la titubation, de la cyanose par arrêt de la respiration, des convulsions et la mort.
On en tire de Veau distillée de laurier-cerise, qu'on administre en potion à la dose de 2 à 30 grammes contre la toux de la bronchite chronique et de la phthisie|33- C'est un médicament inégal et dangereux. En lotion, l'eau de laurier-cerise sert aussi contre les douleurs du cancer O et contre le prurit de la peau ou des parties génitales. Je le donne souvent mélangé à l'eau d'un bain à la dose de 250 grammes dans les affections nerveuses.
LALIRIER COMMf\ Arbre de la famille des laurinées, dont les feuilles et le bois servent à préparer Vhuile
Kig..385. — Laurier coninnm.
de laurier et Vonguent de laurier, (ju'on emploie comme stimulant dans le rhumatisme [+]■
Il est peu employé à l'intérieur comme médicament. Toutefois,.;! titre de stomachique, de nervin et de sudorifique, on donne quelquefois l'infusion, h grammes par litre d'eau; Vhuile rolalile une ou deux gouttes en potion. — Le laurier fait partie de l'orviétan, de l'eau Ihériacale, du baume de Fioraventi, etc.
LAURIER-ROSE. Plante de la famille des apocynées, dont les feuilles infusées dans l'eau ont été employées contre la gale FI.
LAVAL (Isère). Eau sulfureuse â 21°, peu connue.